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Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

Accueil > Actualités > Opinions • LEFASO.NET • jeudi 5 décembre 2019 à 23h15min
Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

Le sommet du 16 décembre 2019 à Pau, entre les pays du G5 Sahel et la France, sur l’avenir de la présence militaire de l’Hexagone dans cette zone, à l’initiative du président Emmanuel Macron, a suscité l’analyse ci-dessous de Siaka Coulibaly, juriste et analyste politique.

On attendait la réaction des pouvoirs français suite à la montée du sentiment anti-français dans les pays africains francophones. Elle vient de se profiler à travers l’invitation du président Emmanuel Macron adressée aux chefs d’Etats du G5 Sahel à clarifier leur position sur la présence des forces françaises au Sahel sous peine du retrait de la force Barkhane.

Visiblement très agacé, Emmanuel Macron, à partir de Watford, près de Londres, ce mercredi 4 décembre et en marge du Sommet commémoratif du 70e anniversaire de l’OTAN, a fait une déclaration où il mêle menace de retrait de la présence militaire française et proposition de dernière chance aux chefs d’Etats du G5 Sahel. Macron invite les chefs d’Etat du G5 Sahel à une rencontre à Pau en France le 16 décembre prochain en vue de clarifier leur engagement à la coopération militaire avec la France.

Plusieurs observateurs estiment déjà que le président français a « tapé du poing sur la table » ou a « donné un ultimatum » à ses homologues africains.
On peut se demander si cette opération, du plus pur style françafricain, constitue la vraie réponse au sentiment de rejet que les Africains manifestent à l’égard de la France. Ce sentiment est maintenant bien explicite. Il est alimenté par des douleurs issues des relations entre la France et ses anciennes colonies et réchauffé ces dernières années par quelques sujets qui fâchent en Afrique.

D’abord la question brûlante et irrésolue du franc CFA et la présence militaire française sur le sol africain constituent les thèmes d’une sourde rancœur d’une partie importante de la population africaine à l’égard du partenaire obligé qu’est la France. Les chances de résorber le sentiment anti-français par cette rencontre de Pau ressemblant à une cérémonie de prestation de serment, semblent bien minces. Ce ressentiment contre la France procède d’une situation très ambiguë liée à la question sécuritaire et au terrorisme.

Il se nourrit essentiellement de rumeurs d’accointances ou d’intelligence entre les troupes françaises et les groupes armés terroristes. Cette partie de la problématique se nourrit des liens entre la France et le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) qui n’est pas classé sur la liste des organisations terroristes mais qui fait partie des mouvements rebelles revendiquant l’indépendance du territoire de l’Azawad, et fait recours à la violence armée au besoin, ce qui, dans l’esprit de la plupart des Africains, revient à du terrorisme purement et simplement.

Un autre membre de la conviction populaire anti- française provient d’une déduction assez simpliste. Si la force Barkhane est positionnée sur le terrain d’opération des terroristes et que pendant toutes ces années, elle n’arrive pas à endiguer le flux des attaques de ces acteurs, ce serait probablement parce qu’il existe un rapport de complicité entre les Français et les terroristes.

Ces considérations prolifèrent au niveau social, sur les réseaux numériques, dans les médias et dans les lieux de socialisation des pays du G5 Sahel, sans que les responsables des institutions, en particulier les autorités politiques, ne fassent grand-chose pour encadrer le sujet.

Au vu des réactions de certaines autorités gouvernementales, il était possible de penser que ce sentiment ait pu être, soit suscité et entretenu par des responsables politiques, ou qu’elles en tirent profit pour des tentatives de relégitimation par la voie populiste, à peu de frais et sur le dos de leurs partenaires français. C’est ce qui explique, très clairement, la réaction d’Emmanuel Macron de demande de clarification formelle aux dirigeants du G5 Sahel.

L’initiative Macron a peu de chances de régler le problème. D’abord parce que les chefs d’Etats africains sont bien rodés à ces exercices avec la France et tous ces pays ont déjà signé des accords de coopération militaire avec la France. Renouveler le partenariat par un nouvel engagement formel ne résoudra probablement pas le problème.

Même si les parlements sont mis à contribution pour consolider la volonté des pays du G5 Sahel à accepter la présence militaire française sur leur sol, l’initiative reste limitée à un niveau institutionnel. Et il n’y aura aucun obstacle à la prise d’un nouvel engagement des dirigeants du G5 Sahel à voir des forces armées françaises intervenir sur le territoire, c’est certain.

En l’état actuel du désamour africain envers la France, une opération de nature institutionnelle est largement décalée et inadaptée. Il faut, pour cela, considérer le niveau de légitimité de ces dirigeants dans leurs pays respectifs. La plupart du temps, il existe déjà depuis près d’une décennie, de manière très explicite, une rupture de plus en plus profonde, entre les citoyens et les institutions.

Cette rupture se manifeste par des taux de participation de plus en plus faibles aux élections et par des actes de défiance de l’autorité étatique généralement regroupés sous le terme incivisme. Les jeunes, en particulier, sont les sujets de cette nouvelle relation entre l’Etat et les citoyens. Cette jeunesse d’ailleurs est aussi responsable de la situation politique des pays africains faite de turbulences socio-politiques répétitives et des très grosses difficultés qu’ont aujourd’hui les dirigeants à gouverner. Ils présentent une exigence de redevabilité de la gestion publique inédite et les dirigeants politiques, peu sensibles aux réflexions de fond, n’ont pas compris que leurs sociétés ont changé et que les modes de gouvernance passés ne seront plus de mise dorénavant.

Le sentiment anti-français n’est que le prolongement de la rupture du lien institutionnel voire sociétal que connaissent la plupart des pays sahéliens. Les citoyens africains et les jeunes mettent leurs propres dirigeants dans le même panier que la France et les considèrent comme globalement responsables de la situation qu’ils vivent.

En poussant la réflexion, il est aussi possible de considérer que la France en général, et son président actuel en particulier, sont largement en deçà du niveau de conscience qu’ils devraient accorder à ce sentiment anti-français dans leurs pays partenaires. D’une part, le cadre mental français sur l’Africain est peu dynamique, mais surtout, les Français ne perçoivent toujours pas une autre forme de relations avec les Africains.

Les Français gardent de l’Africain, la définition qu’ils s’en sont faite il y a soixante ans, au moment où les Africains recevaient leur indépendance, qui est celle d’un être relativement peu éveillé, façonné dans le moule que l’Occident a bien voulu lui fabriquer. C’est l’Afrique du vieux Meka, prête à accepter toutes les vicissitudes de la vie « moderne » comme faisant partie de son destin.

L’Afrique d’aujourd’hui, à défaut de pouvoir s’élever au niveau des premières nations du monde en termes d’auto-prise en charge sur tous les plans, comprend les évolutions de ce monde et sa population nouvelle, équarrie par trente ans de mondialisation, n’est plus du tout prête à reproduire les attitudes de soumission de leurs pères envers qui que ce soit.

La France ne peut s’en prendre qu’à elle-même, face à la situation qui se présente à elle maintenant, car la réalité de ces pays qu’elle voudrait aujourd’hui considérer comme ingrats, a été générée par cette même France. Les assemblages de groupes d’individus qui ont été faits pour constituer les Etats d’Afrique francophone du Sahel n’ont tenu compte que de la vision de la France. La viabilité sociologique de ces Etats n’a pas été même une question au moment de la définition des Etats après la colonisation.

Ces Etats ont fonctionné en étant en permanence orientés sur l’angle ethnique des pouvoirs. La citoyenneté, le partage des ressources, le développement social et les droits politiques sont gérés selon cet angle ethnique, ce qui génère énormément de frustrations et de violences contenues. L’instabilité politique actuelle prend sa source dans l’approche dévoyée des Etats.

Aujourd’hui, la dimension de l’incohérence sociologique des Etats francophones d’Afrique de l’ouest produit tous ses effets, hier en Côte d’Ivoire (2000 – 2011) et maintenant au Mali et au Burkina Faso, avec des risques très élevés d’implosion de ces Etats. Comme un retour de manivelle, la France reçoit les retombées de ce qu’elle a ensemencé jadis sur le sol africain.

Le sujet du sentiment anti-français en Afrique sahélienne est un sujet à peine politique. Il s’agit de perceptions et de sentiments profondément ancrés dans le tréfonds des populations de cette partie du continent qui se manifesteront de plus en plus fréquemment et sous des formes dures. Le terrorisme est un défi pour la France qui y paie déjà un lourd tribut en vies humaines mais cela pourrait même constituer un moindre mal devant l’insurrection sociale permanente contre les institutions nationales et la France qui prend de l’ampleur au fil des jours en Afrique.

Si Macron pense qu’il va évacuer le passif des relations entre son pays et l’Afrique par une légère rencontre superficielle le 16 décembre à venir, il se trompe lourdement. L’engagement des présidents du G5 Sahel, Emmanuel Macron l’aura sans frais, mais l’amour des Africains pour la France, il faudra le conquérir, si cela en vaut la peine.

A court terme, le président français risque un hors sujet dans ce dossier. Le sentiment anti -français n’est pas du tout une question réduite à l’opinion des chefs d’Etat africains, c’est une question de société. Ne pas l’avoir perçu constitue déjà un pas vers l’échec, comme un médecin qui rate son diagnostic d’entrée. Et, à inverser le sentiment contraire, il serait étonnant que la France y réussisse à cause de sa psycho-résistance sur le fond de sa relation à l’Africain qui constitue une véritable pathologie pour ses propres intérêts. Alea jacta est.

Siaka Coulibaly
Juriste, Analyste politique

Vos commentaires

  • Le 5 décembre 2019 à 20:43, par Bao-yam En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Je suis un peu déçu par cettr analyse qui manque de cohérence et de courage contrairement à l’idée que je me faisais de l’auteur. Certains aspects de l’analyse (ethnique) ne font que répéter des grilles d’analyse occidentale. L’incompétence, le manque de vision et la corruption n’ont aucune frontière ethnique et le problème dans nos États n’a rien d’ethnique. Quand un africain parlant de son pays evoque "l’implosition de ces états" avec détachement, ça fait froid au dos. Bref, il n’y a pas de message cohérent dans cet écrit. Une tentative de se positionner comme consultant ?

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  • Le 5 décembre 2019 à 21:14, par ALIAS-LELION En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Chaque pays est capable de se prendre en main, et de se donner les moyens pour y arriver, quel que soit le prix à payer.
    Autrement, c’est l’hécatombe.

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  • Le 5 décembre 2019 à 21:24, par yannick En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Le sentiment anti-français étant analysé,bien dit et afin de mettre cette jeunesse que vous évoquez face à ses responsabilités : "Cette jeunesse d’ailleurs est aussi responsable de la situation politique des pays africains faite de turbulences socio-politiques répétitives et des très grosses difficultés qu’ont aujourd’hui les dirigeants à gouverner." fin de citation.
    Il est donc souhaitable,que l’armée française se retire et laisse place à cette jeunesse,face à ses responsabilités sans aucun recours possible à une demande de retour de l’armée française
    pour intervenir quelque soit la tournure que prendra les événements.
    Ce sont de jeunes français qui partent de la France pour combattre le terrorisme tandis que sur place,la jeunesse revendicative des pays du G5 coule une vie pleine d’inconscience,d’incivilité et d’irresponsabilité.
    Cela aussi n’est pas normal !!!

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  • Le 5 décembre 2019 à 22:41, par sidbala En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Ce sont ces genres d’intellectuels, qui sont le mal des aventuriers politiciens en manque de légitimité. En aucun moment les africains ne demande la cause de leur malheur, ils veulent des solutions pour se développer, vous passer tout le temps a leur pomper l’air en leur disant ces même phrases, vos malheur c’est l’homme blanc, il vous a tout pris jusqu’à votre âme.
    Ayons pitié de nous même, le mpp a son arrivée au pouvoir disait être la solution à tout, et aujourd’hui il passe tout le temps à nous expliquer les causes.

    Comme peut on nous développer ainsi. Arrêtons d’utiliser tout ce qui est du blanc, même jusqu’à sa langue, pourquoi vous partez vous soyer en Europe même pour un petit rhume. Vraiment les dieux sont tombes sur les têtes. Battez vous c’est encore mieux que de stigmentiser l’autre

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  • Le 5 décembre 2019 à 23:10, par cristalclear En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Cher Siaka Coulibaly, tu as fapper plein dans le mille. Ton analyse est si limpide et si precise qu’il n’y a rien a rajouter.
    Les Africains sont perçus a travers prisme qu’avait de nous nos ancetres les Gaullois :
    "On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir."
    A mon avis les autorités Francaises devraient s’inspirer de l’analuse de Coulibaly si leur souhait est comme il le dis c’est reconquerir l’Afrique. Il faut aussi noter que les Africains ont le sentiment que non seulement la Russie de Putin a empeché les Occidentaux avec la France en tete, de faire tomber la Syrie, comme ils l’on fait ne Lybie avec l’assasinat de Khadaffi mais que Putin a combattu et vaincu l’Etat Islamique en Syrie. C’est ce type de guerre de 4eme generation dont les Africains sont vicitimes crée ce sentiment anti francais. Et cela ils auront du mal a le changer dans la tete des Africains. Le nord Malien Kidal, reste un noeud dans la gorge des Maliens en particulier et des Africains en general. Sarkozy a détruit de façon irreversible l’image de la France, François Hollande a protegé Kidal et empiré de sentiment anti-français, et Macon est la cerise sur le gateau en ridiculisé et humulié les dirigeants Africains.

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  • Le 6 décembre 2019 à 07:36, par Sy Boubakar En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Ce n’est pas que les français n’ont pas compris le désamour profond de la grande majorité des "indigènes " vis à vis de la métropole mais,à l’étape actuelle de l’évolution du monde marquée par un unilatéralisme exacerbé la France marque son territoire aux yeux des autres puissances. Il ne vous aura pas échappé que c’est dans le cadre d’un sommet de l’OTAN que Macron à adressé sa fatwa aux dirigeants Ouest africain comme pour leur dire que sans Paris rien n’est possible au Sahel..Quant à la désagrégation prochaine de nos États elle est programmée dans certaines officines occidentales car cela faciliterait l’exploitation du continent. La première guerre des grands lacs en 1998 presageait de ce scénario à venir et la lubie fut le cheval de Troie de l’occident pour nous dynamiter

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  • Le 6 décembre 2019 à 08:28, par raogo En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Nous n’en voulons pas aux français, mais nous en voulons aux dirigeants Français. Les Français on les aiment mais leur politiciens nous les détestons.

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  • Le 6 décembre 2019 à 08:36, par Le Pacifiste En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Je voudrais demander humblement aux Burkinabè et aux autres citoyens des colonies françaises d’Afrique de savoir raison garder. nous disons aux français de foutre le camp, c’est à la mode. mais savons-nous les conséquences du départ des français ? nos dirigeants le savent mais ils ne peuvent pas nous en parler. avec la situation actuelle au Mali, si les troupes françaises quittent, le pays s’enroulera comme comme un chapeau de carte

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  • Le 6 décembre 2019 à 08:53, par Legis En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Une analyse de belle facture qui cerne pas mal de réalités de la Françafrique :
    1- D’abord la convocation et les menaces dans le pur style du Chef Gaulois pour rappeler que lui et cette communauté internationale dont il se porte fort parce que étant l’interface avec le G5 Sahel, vont sévir si jamais....
    .2- ensuite ce pari déjà perdu selon lequel, si le Grand chef réussit, au moyen d’une prestation de serment formel de nos chefs d’Etats à Pau, à les tenir, alors, ceux-ci s’emploieront à mater le sentiment anti_français.
    3- Puis, la perception par Macron de l’Africain selon sa lorgnette de d’avant l’indépendance qui indique clairement que ce jeune est formaté comme ses grands-pères.
    4- Enfin, le refus de percevoir la rupture entre les classes dirigeantes de nos Etats et les populations, dont les jeunes sont les porte-étendards via des manifestations de défiance, des soubresauts et de la contestation parfois violente, alimentés non seulement par la mal gouvernance économique , financière, administrative et politique, mais aussi, par la collusion avec la France officielle, la tutelle incestueuse de celle-ci sur notre économie , nos ressources.
    J’ajoute pour ma part, l’amalgame cynique et populiste fait à dessein par le Président Macron entre les ressentiments effectivement très vifs des peuples africains contre la France officielle, la France du pouvoir et des réseaux post-focardiens en Afrique, et les mouvements anti- français qui sont sa pure invention, une vue de son esprit à lui.
    Cela dit sur un tout autre plan, je trouve dommage que certains internautes, au lieu d’apporter leur part d’analyse, se comportent comme des professeurs qui, commis à la correction d’une épreuve de dissertation politique donnée à Monsieur Coulibaly , s’insurgent du fait que tel aspect du problème n’est pas abordé comme si celui-ci y était obligé !!!! Comme la critique est facile........ .
    Je ne parle même pas de ceux- la qui, par des formules sentencieuses, parlent d’incohérence et de manque de courage de l’article et autres méchancetés gratuites. C’est est à se demander s’ils l’ont vraiment lu !
    Enfin, quant à l’internaute Yannick, qui apparemment a une longue dent contre notre jeunesse qu’il traite d’insouciante, d’incivile et d’irresponsable, je comprends bien son amour pour la France officielle dont il est certainement un engagé volontaire( pas pour les français qui comptent de nombreux amis au Burkina dont moi-même).Mais qu’il sache raison garder et se rappelle que si des français sont morts au Sahel, des centaines de milliers d’africains sont morts dans les deux grandes guerres , en Indochine, en Algérie,,etc... pour le France et sous des rapports de domination coloniale.

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  • Le 6 décembre 2019 à 09:10, par William En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Pour l’instant c’est la France qui verse son sang pour sauver les pays du Sahel. Décidément, les sahéliens anti-français sont indécrottables ;

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  • Le 6 décembre 2019 à 09:13, par William En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    La vraie question est : "quand Macron décidera de rapatrier tous nos soldats, et laisser les africains se débrouiller entre eux ?".

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  • Le 6 décembre 2019 à 09:18, par Bernard En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Dans votre exposé très complet et argumenté vous citez une des explications "clé" des difficultés
    des États ex-colonies françaises. Le colonisateur à créé des divisions administratives pour gouverner ses colonies. Leurs limites sont arbitraires et ne tiennent aucun compte des réalités africaines. Ainsi est créée en 1919 la colonie de Haute-Volta... supprimée en 1932 et rétablie en 1947.Ce sont ces simples divisions administratives qui deviennent en 1960 des ÉTATS ! Pour beaucoup, leur tracé.,leurs dimensions,, la composition de leur population laissaient prévoir les difficultés de tels "assemblages".

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  • Le 6 décembre 2019 à 09:58, par Le Grand En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    je m’attendais franchement à plus profond que ça de la part de Siaka Coulibaly !
    d’abord le titre ! sous l’angle de vue des ouest africains que nous sommes, est ce qu’il est franchement question d’aider la France ? faut il le rappeler, la guerre pour l’instant, elle se déroule sur le sol ouest africain. peu importe ce que nous pouvons reprocher à la politique africaine de la France des années avant 1960, il nous faut maintenant regarder vers le futur et faire de la politique Africaine de la France ce que nous les africains nous voulons ! la France coupable ou pas, à mon avis là n’est pas la question !
    Siaka Coulibaly ne dis rien ou presque rien sur la responsabilité de nos responsables politiques dans ce sentiments antifrançais grandissant ! ne serrait ce que leur silence incompréhensible si ce n’est carrément leur complicité ! au font ça les arrange bien que la population peu instruite et peu informée se mette à accuser la France de tous les malheurs de l’Afrique alors qu’en réalité c’est plus de leur incompétence à établir de vrai programmes de développement qu’il s’agit. si nos armées sont dans ce piteux état c’est parce que jusque là elles ne servaient que d’instruments de pression pour le président en exercice qui en armait une partie pour sa protection et veillait à ce que le reste n’ai jamais rien qui puisse pouvoir l’inquiéter un jour !
    sur la question de la jeunesse aussi je trouve que Siaka Coulibaly est bien léger ! cette jeunesse de plus en plus paresseuse et rêveuse qui rechigne à s’informer, à se former, à s’instruire, très facilement manipulable par n’importe qui maitrisant un simple outil de photomontage ; cette jeunesse dont Siaka Coulibaly justifie l’incivisme et les dérives par un simple désaveux de la classe politique, c’est bien elle qui confortablement assise en sécurité dans les villes de Ouagadougou, Bobo, Bamako... s’adonne à cette campagne massive de désinformation sur les réseaux sociaux, cette même jeunesse dans le confort des grandes villes, mettant en doute toutes version officielle, lui préférant la version absurde grossièrement montée de toute pièce qui présente la France comme le monstre impérialiste qui tenterait un retour contre l’indépendance du Noir africain ! c’est bien cette jeunesse dans le confort des grandes villes qui réclame le départ de l’armée française du Sahel, sans jamais se demander qui serait à même de la remplacer, pour au moins ralentir les élans des groupes terroristes.
    la désinformation encouragée par le silence des autorités est à la base de tout cela ! aussi bien le débat sur le franc CFA que le débat sur la présence militaire de la France au Sahel. si on n’y prend garde, la prochaine insurrection sera contre le président malien ou le président burkinabè avec une raison saugrenue comme l’armée française qui exploiterait de l’or au Sahel

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    • Le 6 décembre 2019 à 13:22, par A qui la faute ? En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

      @Le Grand, que Dieu vous bénisse !
      Les gens qui pensent tout connaitre confondent populisme (qui soulève facilement les foules) à la raison. Ce n’est pas en répétant des slogans anti-impérialistes qu’on va s’en sortir. Les USA ont plus soufferts de la tentative de colonisation britanique que nous. Aujourd’hui les britaniques les respectent parce qu’ils ont démontré. Nous nous sommes assis dans les débits de boissons à vouloir être plus riches que des pays industrialisés. Fermons les mines d’or et vous verrez si la France va en souffrir. Sortons du CFA et regardons si cela va ramener les 6 millions de burkinabé immigrés partout qui n’ont pas leur place dans leur pays qui les "aime" mieux. Le monde a évolué. Macron n’était pas né quand on signait en 1960. Et il ne va pas passer sa journée à s’inquiéter de notre sort. Nous devons utiliser ce qu’il y a de bien en chacun des pays qui peuvent nous être d’une aide quelconque et regarder de l’avant.
      On verra bientôt à l’oeuvre la sainte Chine à l’oeuvre, sachant qu’elle des problèmes élémentaires de droits humains qui font brûler Hong-Kong actuellement

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  • Le 6 décembre 2019 à 09:59, par Le pauvre En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Merci M.Coulibaly. C’est clair, pur, limpide, explicite. Nous ne voulons plus de la France chez nous un point un trait. Merci

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    • Le 6 décembre 2019 à 12:16, par Le Grand En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

      jusque là vous rêvez en faite !
      il vous faut comprendre que vous n’avez pas le choix ! la France sera chez vous que vous le vouliez ou pas, il y va de son existence ! si la France doit marcher sur votre cadavre pour rentrer chez vous, elle le fera avec le sourire aux lèvres !
      le mieux pour vous est de comprendre cela, de composer avec la France pour qu’elle soit chez vous et vous chez elle dans un partenariat où vous y gagnez tous !
      Arrêtez d’être déjà stupides, regardez vos innombrables faiblesses en face, affrontez les, corrigez au mieux, ce serait déjà un grand pas pour vous assumer et moins dépendre des autres !
      NB : ce sera soit la France soit un autre pays plus puissant que vous.

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  • Le 6 décembre 2019 à 12:39, par Philaretus En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Monsieur COULIBALY,
    Pourquoi cette tendance fâcheuse, et ce réflexe malsain de toujours imputer à la France et aux autres l’origine de nos malheurs ? L’Afrique Noire et le Burkina sont victimes et en même temps pleinement coupable de leur sort lamentable.
    Pendant 60 ans, nous avons volé, pillé et spolié les maigres richesses de nos Etats. Nous avons ambitionné construire des châteaux en Espagne, posséder des comptes bancaires en Suisse, armé et surrarmé des milices au détriment d’édification de véritables armées nationales. Conclusion : nous avons pas d’armées, nous avons besoin de l’appui logistique de la France car, ne nous leurrons pas, c’est pas sur qu’on pourrait seuls, vraincres ces terroristes. Ils ont fait leur preuve au Mali.

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  • Le 6 décembre 2019 à 13:25, par Bernard Luther King ou le Prophete Impie En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    France, ma France va tout voir car c’est l’occasion pour tout le monde de se montrer au defilé comme à l’occasion de l’inauguration du 1er Cable sous-marin en Angleterre : chacun y va de son sifflet, comme lors de l’Insurrection de 2014. Macron, faut demander pagdon dèh ! Avis d’appel à candidature pour un Mediateur entre la France et le G5.

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  • Le 6 décembre 2019 à 13:40, par SIAM En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    En fait, le problème au BF c’est ça. On aime les phénomènes de mode sans vraiment une reflexion profonde. En fait il faut partir d’un principe simple et simpliste : "les états n’ont pas d’amis, ils n’ont que des interets". Au lieu de cela on passe le temps à se dire anti ou pro-Français. Cela ne nous mènera nul part. Il faut simplement savoir où ou avec qui nous avons nos interets. C’est tout. Meme si tous les français quittaient l’AOF demain, il seront remplacés par d’autres. Et puis je vois qu’on fait des confusions en confondant la politique du gouvernement français et les français

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  • Le 6 décembre 2019 à 21:06, par jeunedame seret En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Belle réflexion. Je copie coller. Je partage dans mon mail. Mr SIAKA TOUT EST CLAIR ET CORRECT. En effet, la France et ses pays G5 peuvent répéter leur cérémonie. Ils ne conquérons plus les cœurs des populations. On ne peut pas aimer deux fois la même personne. Et la France vit actuellement la loi du juste retour ou le boomrang. Et ce sont ses tourments qui justifient cet appel écervelé ou évaporé à un prompt festin anniversaire à Pau. Mais lebga toro tard ! Messieurs les français, l’heure est venue de déménager sans repentance.

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  • Le 6 décembre 2019 à 22:51, par simplicité En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    C’est simplement du propre !
    Un écrit de haut vol, de très haut vol.
    Heureusement que l’auteur n’a pas besoin de l’appréciation des négativistes incapables de concevoir au dessus du dénigrement.
    Cet écrit est simplement bien assorti malgré la stigmatisation quelque peu outrée que l’auteur fait du fait ethnique, mais bref, on sent qu’il est un disciple de Jean Loup Amselle et E. Mbokolo.
    Bravo encore à l’auteur !

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  • Le 8 décembre 2019 à 23:42, par GEORGES ZELEAO En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Franchement
    Quand la France en Janvier 2013 est arrivée au mali , tous les maliens applaudissaient bien assis quand l’armée française passait.
    Sans cette intervention rapide Bamako était menacé..
    Les Djihadistes se sont enfui et les villes du Nord ont été libérées du joug des coupeurs de main..
    La France a aidé à l’élection de président actuel (c’était urgent) , et avec l’aide de l’Algérie elle a aidé pour l’accord de Paix signé en 2015
    On peut dire que depuis 3 ans pas un seul jour ne s’est passé sans attaque des forces combattantes (maliennes, françaises, minusma) sur Maliweb
    Cette année la nation malienne et le journal ont glorifié l’armée malienne , mais Barkhane etait accusée de piétiner ou de vouloir profiter des richesses minières du Nord etc..
    Quelle impatience ..Boko Haram est toujours là des années après

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  • Le 9 décembre 2019 à 08:00, par Salomon Justin Yameogo En réponse à : Sentiment anti-français en Afrique : « Est-il encore possible d’aider la France ? » s’interroge Siaka Coulibaly

    Au lieu de EST-IL ENCORE POSSIBLE D’AIDER La France, moi je demanderai plutôt DOIT-ON AIDER LA FRANCE ???!...
    Tel l’enfant qui hérite de ses parents, La France d’Aujourd’hui a hérité de Celle d’Hier : elle a ainsi gardé et retiens par devers elle tout ce qui a été volé et pillé chez nous en Afrique, et au Burkina Faso de façon plus particulière. De même, elle hérité des accords monétaires ténébreux qui la font jouir plus de notre travail que nous même Aujourd’hui. En retour, Cette France n’a même pas l’humilité de nous respecter et de simplement s’excuser face à ses torts : JE NE PARLES MÊME PAS DE REMBOURSEMENT DE NOS AVOIRS D’ABORD. Elle prétend venir nous aider, mais elle vient faire ce qu’elle veut chez nous : pourquoi cette drôle de guerre qu’elle mène chez nous, et pourquoi elle peut venir fraterniser avec nos ennemis chez nous ?!... En même temps, elle nous demande d’être aussi naïfs que les pères de nos ancêtres !!!! Non,non et NON : je crois qu’il faut plutôt dire La Vérité à Cette France : L’Avenir de nos descendances en dépend étroitement ; et nous sommes donc directement responsables de ce que nos enfants, petits-enfants et autres vivront après nous. SI LA FRANCE ACCEPTE, nous devrons réviser drastiquement Nos Accords. SI ELLE REFUSE, alors on va vers Ceux Qui nous exploiteront moins et nous respecterons un peu plus ; car il ne faut pas se voiler les yeux, NOUS N’AURONS AVEC TOUT AUTRE ÉTAT QUE DES RELATIONS D’INTÉRÊTS et point barre : c’est ça, L’Amitié et La Coopération entre les États. MAIS SURTOUT, ET COMME JE CRIES DEPUIS LONGTEMPS, IL NE FAUT PAS FAIRE LA BÊTISE D’ATTENDRE QUE EUX NOUS AIENT ABANDONNÉ, APRÈS NOUS AVOIR PRÉPARÉ UN CHAOS AVANT DE CHERCHER AUTRES PARTENAIRES.

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