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Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

Accueil > Actualités > Opinions • Par Christophe Dabiré • mardi 12 novembre 2019 à 23h52min
Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

Parmi les victimes du convoi minier de Boungou, il y avait sans doute de vaillants hommes et femmes qui auraient préféré se défendre que d’être abattus comme des animaux de brousse. Se battre et combattre pas seulement pour continuer à vivre, mais pour survivre en hommes fiers et dignes n’aurait alors pas été un choix mais une nécessité. Seuls des hommes sans fierté ni dignité auraient hésité à se défendre, s’ils en avaient les moyens, comme s’ils avaient le choix…

D’où vient donc que l’on nous parle de « volontariat » pour défendre un pays, le nôtre, qui est depuis longtemps maintenant en danger ? On ? Non, pas n’importe qui, mais le chef de l’Etat, le président du Faso ! Tout le pays est en danger, et le chef de l’Etat sollicite la bonne volonté des citoyens pour défendre leur propre pays. Un pays en guerre, attaqué tous les jours de toutes parts, qui ne mobilise pas d’office ses citoyens, mais leur demande de bien vouloir se mobiliser quand ils veulent, s’ils le veulent ! Du volontariat pour survivre ?

Comme si l’Etat burkinabè avait peur de ses citoyens. Car c’est à la fois le rôle d’un Etat, son devoir et son droit souverain de mobiliser les forces et les hommes en âge de combattre quand il est en guerre et en danger, partout dans le monde. Ou peut-être que l’Etat burkinabè n’a toujours pas réalisé que nous, Burkinabè et étrangers vivant au Burkina, sommes tous en danger. Malgré les morts, les massacres. Malgré l’émotion qui s’en est toujours suivie.

Ou peut-être que l’appel au volontariat pour défendre le pays est l’aveu qu’il n’y a déjà plus d’Etat : alors ce « sauve qui veut » du volontariat est en même temps un « sauve qui peut » terrifiant. Le Burkina comme autorité politique (pas comme pays) n’est peut-être même pas faible et impuissant face au danger, mais d’une certaine façon inexistant, voire déjà mort. Car, pendant que les citoyens demandent à leur Etat de les défendre et protéger, ce même Etat leur demande de se porter volontaires pour le défendre !

Or, des citoyens burkinabè rempli de bons sentiments et de bonne volonté pour défendre leur pays en danger pourraient n’en être plus capables, du fait de l’âge ou de la maladie ; pendant que des citoyens en âge de combattre refuseront leurs bras : si ce n’est pas l’Etat qui les mobilise et les contraigne au combat pour la défense de la patrie, qui d’autre pourrait le faire ?

Face au danger on n’a pas à vouloir ou non se défendre, on y est obligé. Aucun Etat ne survivrait grâce à la seule charité de la bonne volonté de ses citoyens, et des bons sentiments tout doux mais mous : parler d’effort de « guerre » sous forme d’argent (M. Bindi Ouoba) n’a aucun sens si l’on ne commence pas par mobiliser physiquement les citoyens pour la guerre. A-t-on jamais vu une guerre sans soldats, sans guerriers ?

Non seulement l’argent, même « nerf de la guerre », ne se battra jamais seul et à notre place, mais encore : si c’est la peur de mourir et de plus avoir affaire à l’argent auquel chacun est attaché qui empêche l’Etat de recourir à son devoir de mobilisation des citoyens de toutes classes sociales, autrement dit si nous refusons de mourir pour la patrie, nous risquons tous de mourir au final sans gloire ni fierté, comme des rats, riches ou pauvres ; puisque, de toute façon, le danger est bien là, partout et tous les jours…

Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE

Vos commentaires

  • Le 13 novembre à 03:06, par HSSM En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Je suis fatigue des paroles après paroles.

    C’est quand et ou le recrutement ? quelles sont les conditions ?

    Nous nous sommes prêts. que le gouvernement et les dirigeants des FDS nous situent clairement !! On est fatigue de trop parler.

    Putain !!!

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  • Le 13 novembre à 07:06, par l’intrus En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Je crois que jusqu’à présent c’est le terme qui est utilisé pour le recrutement des militaires, conformément à la loi. l’Assemblée Nationale votera une loi pour le recrutement obligatoire en cas de besoin.

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  • Le 13 novembre à 08:15, par raogo En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Ha mon pays ! depuis fort longtemps les hommes, les femmes, et les jeunes ont perdu beaucoup de vos valeurs. Les gens aiment l’argent et n’ont rien n’a cirer avec des valeurs de nos parents (l’intégrité, le respect de la hiérarchie et bien d’autres …). La jeunesse n’est pas intègre.
    S’il y a eu mobilisation pour chasser un régime on peut encore se mobiliser pour défendre le pays de ces ennemis.

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  • Le 13 novembre à 08:18, par A qui la faute ? En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Je fais partie de ceux qui pensent que l’armée est un métier, une vocation avec un déontologie et une rigueur qui ne sont pas données à tout le monde. Certes les citoyens doivent résister, soutenir et collaborer avec l’armée.
    - Si nous n’avons pas suffisamment d’armes pour fournir à nos militaires sur le front, avec quels moyens allons-nous armer les masses de volontaires ?
    - Si nos camps militaires ont été dévastés à plusieurs reprises, qu’en serait-il des habitations, vu que nos maisons deviennent des camps militaires ?
    - Je pense aussi que dans notre société actuelle il sera difficile de trier le bon grain de l’ivraie pour faire un recrutement saint aussi massivement et aussi rapidement. Il suffit d’un seul traitre pour pourrir la situation. Il suffit d’un seul mauvais usage de la force temporaire du volontaire pour pourrir la situation.
    Ne confondons pas cette guerre à celle de l’Indochine où l’ennemi (les armées occidentales et africaines) n’attaquait pas les civiles. Systématiquement c’est l’ennemi qui était vulnérable à la présence d’un "civil" parce que c’est ce dernier qui décide s’il y a combat.
    Ne la confondons pas non plus à la résistance française où la track des nazis concernait les juifs et résister peu consister à cacher des juifs dans sa maison ou saboter un plan ou même attaquer l’ennemi comme en Indochine car il ne ciblait pas le civil par défaut.

    Je reste persuadé que la meilleure option reste une acquisition d’avions de combats postés à moins de 30 minutes des points sensibles, ce qui est largement à notre portée, afin d’intervenir rapidement. En plus bien sûr d’équiper convenablement les militaires sur le terrain. La foutaise des islamistes est galvanisée par le nombre de victoires qu’ils arrivent à obtenir. S’ils font une bonne série d’attaques fiasco, vous verrez qu’ils auront même du mal à recruter. Car parmis leurs combattants il y en a qui cherchent juste un salaire, leur but n’est pas de mourir. C’est pour cela qu’il ne procèdent pas par des attentats sucides comme en Afganistan où ce sont des mordus de la cause. Ici ils n’hésitent même pas à fuire à chaque fois que l’armée arrive à résister.

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  • Le 13 novembre à 09:07, par PITROIPA En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Monsieur K.D.C DABIRE, vous êtes dans le décor.
    Un pays en guerre a effectivement besoin de volontaires. Les militaires qui sont payés sont même de volontaires car ils n’ont pas été mis là par la force.
    Que veut dire VOLONTAIRE donc selon vous ?
    Le volontaire c’est celui qui prend une situation avec volonté, bon vouloir, qui accepte de prendre comme quelque chose à lui. Comme on le dit souvent, travailler comme dans le champ de son père, c’est à dire travailler comme si c’est pour lui.
    Mon cher DABIRE, allez y prendre un groupe de personnes et donnez leur des armes sans chercher à savoir qui veut et qui ne veut pas, vous aurez de sérieuses surprises une fois sous le feu de l’action.
    Monsieur DABIRE, je ne sais pas si vous savez ce que c’est que la guerre, mais quand les projectiles se font leurs chemin, pénétrant et déchirant la chaire humaine, il faut être volontaire pour rester là arme à la main. Si non que l’on se rend à ennemie même quand il est encore loin ou on fuit.
    Oui, le pays a bel et bien besoin de volontaires et chacun à la hauteur de ce qu’il peut faire !!!
    Pendant la guerre de Noël, les CDR étaient là (même si leur rôle était discutable pour certains) pour patrouiller en ville ; leurs intransigeance faisait plus peur aux infiltrés maliens et autres étrangers vendeurs d’informations (venus en touristes). Cela laissait les mains libres à la police pour faire autre chose de plus professionnel. Les CDR étaient des volontaires. Il y a aussi nos mamans qui se retrouvaient dans les permanences de secteurs pour faire de gâteaux qui étaient envoyés à nos frères au front ; nos mamans étaient des volontaires. Un autre type de volontaire était les différents groupes de personnes qui aimaient les battus (recherche de gibier en brousse) qui montraient la brousse et ces recoins à nos hommes. Etc.
    QUE CHAQUE VOLONTAIRE SE PRÉSENTE DONC ET DISE DANS QUEL DOMAINE IL POURRA SERVIR ;
    LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS !!!

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  • Le 13 novembre à 09:29, par Le sage En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Bien dit monsieur le philosophe.Maintenant prenez les armes et nous serons avec vous pour le combat.Vous êtes trop fort en discours,on a plus besoin de ça.soyer d’abord parmi ces volontaires et le reste on verra après.

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  • Le 13 novembre à 10:01, par LE LÉGENDAIRE En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    moi je penses qu’il faut une grande sensibilisation de la population à se défendre et défendre sont prochain ; et cette sensibilisation doit forcément se faire par les représentants du gouvernement et de l’Etat partout dans le pays. impliquer les Mairies surtout qui sont plus proches de la population à travers leurs agents (police municipale, CVD et autres).

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  • Le 13 novembre à 10:21, par Ka En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Merci Christophe : Ce qui est certain, ayant déjà une formation militaire, je m’engagerai malgré mon âge : Car, c’est un devoir pour tout Burkinabé patriotique et non une obligation. Pour mourir pour sa patrie, il faut avant tout l’aimer. Et la question que je pose aux antis volontaires à l’appel du président, c’est est-ce que qu’ils aiment vraiment leur patrie ? Sinon chacun approuvera cet appel du président et songerait à s’engager au strict nécessaire par patriotisme.

    Tout dont je reproche au chef de l’état, c’est de ne pas y penser trop tôt ? Sinon ces volontaires d’assaut y étaient déjà bien organisés à travers le pays. Pourtant Roch Kaboré fait partie de la génération du camarade Pierre Ouédraogo, ceux qui ont vu juste pour protéger la révolution et le peuple, et qui ont suivi l’idée de Thomas Sankara de créer le CDR. En demandant aujourd’hui au peuple de s’engager pour une lutte légitime et noble contre nos propres frères déguisés en terroriste pour déstabiliser le pays, est un CDR bis. Car, le sens profond de la création du CDR pendant la révolution inachevée du visionnaire Thomas Sankara était d’avoir des représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, et a travers nos frontières pour éviter ce que nous vivons aujourd’hui. Si au départ avec nos terroristes déguisés on avait appelé des volontaires ressemblants les CDR, qu’on appelle des détachements d’assaut qui contrôleront nos villages et nos frontières, nous n’en seront pas là de nos jours. Encore une fois, merci Christophe pour cette analyse pertinente.

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    • Le 13 novembre à 15:56, par SOME En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

      oui mon ami ka, on s’engage comme on s’etait engagé dans les CDR que l’on est prompt a critiquer Mais aujourd’hui on voit bien que Thomas sankara avait vu tres juste meme si on a utilisé les CDR pour mieux le destabiliser.

      oui des le depart les kolweogo et dozos et milices diverses n’existaient pas car on attendait legitimement quelque chose du gouvernement et de l’armee. Par depit le peuple s’est auto-organisé. Meme si cela etait dangereux dans le contexte actuel du pays l’armee pouvait les ancadrer comme les milices elles memes le demandaient.

      Voila qu’on sort du chapeau cette stupidité qui donne la honte : ou est l’armee que fait-elle avant d’etre secondée par tout le peuple. Or cette armée avait le soutien du peuple mais il a fallu desolidariser cette armee populaire du peuple pour mieux agir. car dites vous ils ont bien appris la lecon de la conduite de l’armée lors de l’insureection. Alors il faut la discrediter.

      je m’engagerai quand l’armée aura su se montrer qu’il existe une armée avec une hierarchie responsable et patriote qui dira a ses subalternes suivez moi (comme Thomas sankara en 1974 dans cette meme region) au lieu de n’envoie pas que les seuls petits soldats sans soutien se faire tuer comme des lapins.

      Je m’engagerai quand le chef supreme des armees M Roch aura expliqué un minimum de ce qui se passe sur les frontieres du pays. je ne m’engagerai pas pour etre tué tout gratuitement parce que je ne dispose meme pas du minimum tels que les renseignements et les munitions pour combattre alors que d’autres se construisent des villas avec nos impots et laisser tuer nios enfants et maintenant demandent que nous memes on aille se faire tuer. Ou sont-ils eux ?

      quand la hierachie sera au front avec leurs hommes pour appliquer leurs cours d’ecole de guerre sur le terrain et dans les villas climatisées a ouaga, quand l’armee sera aux frontieres nous serons avec eux et on s’occupera des villages et de la securité interieure avec nos policiers et milices villageoises CDR nouvelle formule.
      Quelle honte honte !
      SOME

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  • Le 13 novembre à 10:27, par Amors En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    L’annonce faite par le Président du Faso d’avoir (je site) "ordonné le recrutement de volontaires pour la défense dans les zones sous menace" a entrainé un débat légitime sur le bienfondé d’une telle stratégie. Comme d’habitude, elle a provoqué des commentaires excessifs de la part des détracteurs systématiques aussi bien que des partisans inconditionnels du pouvoir. Mais on pourrait attendre une analyse beaucoup plus pertinente de la part d’un auteur présenté comme un philosophe.
    Tout élève de terminale sait que le plan d’une bonne dissertation se décline en trois parties : Thèse, Antithèse, Synthèse ...

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  • Le 13 novembre à 11:13, par le petit tranquilos En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Merci Mr DABIRE. Le gouvernement en plus de son appel au volontariat (c’est déjà lancé) doit obligatoirement réquisitionner certaines personnes de force ou de gré pour qu’elles combattent. En tout cas le vin est tiré, ne polémiquons pas, mais cherchons des solutions pour aider le PF et son gouvernement. Nous invitons nos journalistes à ne plus faire des émissions liées au terrorisme. Même si vous partez à des conférences de presse qui soient du pouvoir ou l’opposition n’en parlez pas. Quand vous écouter certaines émissions vous vous demandez si nos hommes de presse prennent la situation au sérieux. Arrêtez pour un moment.

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  • Le 13 novembre à 11:17, par Achille De TAPSOBA En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Merci Mr DABIRE pour votre contribution pertinente et soyez béni au Nom du SEIGNEUR pour l’appel lancé à tous les citoyens. On se rappelle de l’appel du général De Gaulle en insistant tous les Français à rentrer en résistance contre les Allemands pendant la 2è Guerre Mondiale. Tout civil est logiquement un militaire de réserve. Lorsque la patrie est attaquée tout civil doit participer à l’effort de guerre pas seulement en argent ou en matériel mais en tant que combattant.Depuis 2015 le BURKINA béni par DIEU et par nos ancêtres est visiblement attaqué par les forces du mal qui cherchent manifestement à détruire le bon vivre mais DIEU merci les terroristes ont énormément du mal à s"implanter sur notre territoires grâce aux sacrifices consentis par nos BRAVES FDS.
    En rappel certains esprits(pèlerins de l’impunité) appellent à la libération des généraux criminels qui ont armé ces terroristes et les ont appelé en 2015 pour attaquer notre CHÈRE PATRIE et récupérer le pouvoir pour eux après leur chute. Par ricochet ils demandent la démission du président élu démocratique leur intention se dessinait depuis longtemps. Les tentatives de récupération du pouvoir vont lamentablement échouer à chaque instant car nous ne sommes pas amnésiques selon les termes du fuyard de plein midi. Soyons très sérieux dans notre choix de solutions.Comment des chefs terroristes hébergeurs et fournisseurs d’armes (BKC, Diendere et « ange » Djibril) peuvent-ils lutter contre leurs fils terroristes du Sahel et du Mali ? C’est absurde, ils les ont hébergés, nourris à Ouaga 2000 et les ont armés pour déstabiliser le Mali. Les chefs terroristes aiment visiblement les terroristes et aiment manifestement ses attaques. On ne libère jamais des chefs terroristes(parrains du terrorisme en Afrique de l’Ouest) pour traquer des terroristes c’est potentiellement très dangereux. Option rejetée. Les terroristes n’ont jamais gagné sur une nation dans le monde. C’est une vérité qui blesse mais je le dis haut et fort car je ne vais pas mentir à des mortels(criminels) pour leur faire plaisir. Quand on dit la vérité tu es contre la galaxie Compaoré. Franchement personne n’est indispensable pour le BURKINA mais tout le monde sera frappé par la corruption de la mort. Si ces "indispensables"(Saint Blaise, Saint Gilbert ou "ange" Djibril meurent un jour comme nous tous c’est sur leurs tombes que nous irons demander leurs aides pour nous défendre. Arrêtons vite nos inepties de croire qu’il y a des BURKINABES "INDISPENSABLES". Le BURKINA compte presque 20 Millions d’âmes. Puissions croire naïvement que 3 personnes peuvent-elles sauver le BURKINA ? Non. Cette insécurité est la conséquence logique des compromissions faites par le régime chassé avec les terroristes. Pourquoi le Sénégal ou la Guinée Conakry pays voisins du Mali ne sont-ils jamais attaqués ? Chaque jour nous cracherons la vérité aux criminels aux grands déstabilisateurs et aux ennemis invisibles de notre CHER BURKINA car le pays n’est pas leur propriété privé où ils croient dieux.

    Chaque citoyen est un soldat. Nous devons défendre notre cher Pays. Nos sincères condoléances aux familles biologiques des BRAVES FDS et des civils tombés. Nous pleurons ces JEUNES SOLDATS pétris de bravoure et ces civils. Ils ont défendu honorablement notre CHÈRE PATRIE contre les forces du mal. Leur patriotisme ne se mesure pas. Nous leur disons infiniment merci pour tout. Nos bénédictions les accompagnent partout le BURKINA NE TOMBERA JAMAIS CAR NOUS SOMMES UN PEUPLE FORT.
    .Que la Terre du BURKINA leur soit légère. Que le SEIGNEUR dans sa miséricorde les accueille dans son Royaume Céleste.

    Bravo et infiniment merci aux BRAVES FDS aux fronts. VAILLANTES FDS, soyez bénis au Nom du SEIGNEUR. Nous vous aimons. Soutien total et indéfectible du BRAVE PEUPLE aux BRAVES FDS. Grand Respect à vous. Honneur et Dignité à vous.
    NOUS DÉFENDRONS CE PAYS AU PRIX DU SANG.
    Le BURKINA EST FORT ET RESTERA VICTORIEUX.
    Ensemble, nous construirons un BURKINA PAISIBLE, ÉQUITABLE en JUSTICE et PROSPÈRE.

    LA VÉRITÉ TRIOMPHERA SUR LE MAL OU L’IMPUNITÉ(le mensonge) UN JOUR

    VICTOIRE TOUJOURS AU BRAVE PEUPLE
    VIVE LES BRAVES FDS
    VIVE LE BRAVE PEUPLE BURKINABÉ

    A bas les parrains des terroristes qui comptent sur eux pour se venger en 2020
    A bas les grands déstabilisateurs de la sous-région
    A bas les amis et les sympathisants des terroristes

    QUE LE SEIGNEUR BÉNISSE LE BURKINA QUE NOUS AIMONS TOUS.AMEN
    PAIX ET SUCCÈS A TOUS LES BURKINABÉS . AMEN

    ACHILLE DE TAPSOBA (Pur produit de THOM SANK et de NORBERT

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  • Le 13 novembre à 11:20, par Dedegueba SANON En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Rien à dire, tellement c’est du propre.👏👏👏
    Une vraie bourde politique, cette histoire de volontariat, resonnant comme un aveu d’impuissance ou d’incapacité, alors que nous sommes en péril. Pourtant il y a moult conseillers " es sciences et.." à la présidence ?

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  • Le 13 novembre à 12:15, par KOLO Idrissa En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    RAOGO me déçoit.
    Comment peux-tu être en colère contre notre jeunesse en galère ? Tu peux te loger à Ouaga sans argent ? Tu peux manger sans argent ? Tes enfants iront à l’école sans argent ? Ceux qui nous gouvernent, gouvernent-ils gratuitement ? Les députés qui légifèrent, le font-ils gratuitement ?
    Tu dis " les gens aiment l’argent". Et toi tu travailles gratuit ou en volontaire ? " ils n’ont rien à crier des valeurs de nos ancêtres" Et toi c’est quelle valeur tu prônes ? Quelle valeur que tu vis ?
    "la jeunesse n’est pas intègre" Et toi ? Quelles sont tes preuves d’intégrité ?
    Pour moi, je pense que dans le forum, si tu n’as rien de bon à dire, c’est mieux de lire les autres.

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  • Le 13 novembre à 12:54, par citoyen LAMBDA En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Merci Mr DABIRE pour cette intervention . Très sincèrement quand on regarde comment le BURKINA FASO est gouverné actuellement ,comment des ministres et autres DG se comportent dans leur façon de diriger les grands services de l’Etat ,la question qui se pose est : "est que ce pays est vraiment dirigé par des hommes d’Etat au sens noble de cette notion " ? Effectivement ,comment peut-on ramener la défense d’un pays en danger de disparition à un simple exercice de volontariat ? Si ce n’est de l’irresponsabilité ou une fuite de responsabilité ,ça pourrait même être interprétée comme une trahison de la patrie . Et Mr DABIRE a raison de douter sur la capacité de nos autorités actuelles à appréhender la gravité de la situation dans laquelle se trouve notre pays en ce moment .

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  • Le 13 novembre à 13:24, par Jean-Paul En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Entre doter les militaires de moyens convenables et conséquents et recruter massivement des volontaires, quelle stratégie devrions-nous adopter. À mon humble avis, cette guerre asymétrique à nous imposer par les fanatiques fous a besoin, pour obtenir des résultats concrets, d’investir dans la surveillance par drones sophistiqués. Ainsi nos soldats seront moins exposés, et du haut des airs avec des drones équipés de caméras IR, on peut facilement traquer les ennemis de jour comme de nuit.

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  • Le 13 novembre à 15:00, par Bernard Luther King ou le Prophete Impie En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Le Nigeria a fait face à aussi pire sinon "plus pire" . Mais ce sont les volontaires de la CJTF (Civilian Joint Task Force), une caolition de groupe d’auto-defense Nigerians, qui ont aidé l’armée à chasser Boko Haram jusque dans ses derniere retranchements. Des villageois ont risqué leur vie en tacklant des "attaqueurs à la bombe" pour les desarmorcer, comme dans un jeu de Maracana : vous ne le croirez pas ! Retenez que l’Armée Nigerianne ne faisait pas d’operation dans le Nord du Nigeraia sans le CJTF à ses cotés, car eux seuls CJTF connaissaient le terrain.
    - 

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  • Le 13 novembre à 22:45, par Koro leger En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    A Bernard luther et bois,
    Ne comparer pas pour comparer mais comparez parce que tous les facteurs de comparaison sont réunis.
    D’abord sachez que l’Etat nigerian a doté son armée de moyens matériels a la hauteur de la menace, d’où cette armée arrive à elle seule faire face à la menace terroristes, d’où les terroristes réfléchissent N fois avant de vouloir s’attaquer à un détachement militaire. Cette condition n’est pas encore remplie au Burkina Faso. Donc on ne peut pas se foutre se l’armée en concluant qu’elle ne peut pas contenir la menace terroriste parce qu’elle ne dispose de rien pour affronter cette menace.
    Lorsque l’armée aura me matériel qu’elle réclame pour affronter les terroristes et qui malgré ce armement elle fait preuve défaillance, on diraen ce moment que l’armée a besoin de soutien. Si non trop tôt pour le dire actuellement d’autant plus qu’elle ne dispose de rien sur le terrain pour faire face à une menace terroristes.

    Deuxièmement les volontaires du Nigeria dont vous parlez ont reçu la formation requise et disposent d’équipement militaire a la hauteur de ce dont dispose les terroristes.

    Toutefois on peut toujours essayer. Recrutons ces volontaires et envoyons les sur le terrain dans les mêmes conditions d’armement que nos FDS on verra tous le bilan.

    C’est bien de comparer mais il ne faut pas comparer pour comparer, mais il faut le faire parce la comparaison elle même s’impose car compassion n’est pas raison.

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  • Le 14 novembre à 07:38, par Edwige En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Au risque qu’on m’arrête pour tentative de demoralisation des troupes. J’ai des questions. Comment sera fait le recrutement ? Comment reconnaîtront nous des terroristes qui viendront se mélanger dans ce lot de volontaires ? Quand ils infiltreront nos rangs à travers ce volontariat que feront nous ? Pourquoi les rumeurs courent que nos militaires manquent d’armement ? Quand regleront nous cette histoire d’armements ?
    Ne confondez pas les situations. Le Nigeria à son propre contexte on ne prend pas des solutions d’ailleurs d’ailleurs plaquées ça ainsi. Le groupe dont vous parler,n’a pas été créer par l’ État. Ce sont des villageois qui se sont regroupés pour défendre leur terre. J’ignore si nos autorités savent mais un recrutement de volontaires pourrait être une grande porte ouverte aux djihadistes pour connaître nos stratégies militaires et autres. Pourquoi ne pas renforcé le renseignement ? Denise Barry pourrait nous aider en ce sens. Il faut de penser dans les armes et le renseignement et pourquoi pas infiltrer les rangs des terroristes. On peut également regrouper les éléments du rsp qui sont pas impliqués dans le coup d’État.
    Pour ceux qui profitent pour faire campagne ê ce moment vous êtes d’une lâcheté et d’une méchanceté sans pareil. Mais sachez que si ça pète ce sont tous les burkinabés qui seront mangésà la même sauce. Ne trouver pas des solutions bonnes asseyez vous que c’est vous qui cherchez ou voulez garder le pouvoir.
    N’importe quoi.

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  • Le 14 novembre à 13:08, par Salomon Justin Yameogo En réponse à : Insécurité au Burkina : « Défendre la patrie en danger n’est pas du volontariat, c’est une obligation », estime Christophe Dabiré (philosophe et analyste politique)

    Mr Christophe Dabiré : vous connaissez apparemment TOUT DE LA THÉORIE DE LA GUERRE. Il ne vous reste qu’à vous mettre à la disposition de nos Autorités militaires (du Faso) pour toute formation et/ou toute affectation à leurs convenances ; faites-nous le savoir !....
    Je suis de ceux et de celles qui, très tôt, ont réclamé une implication de forces populaires ; j’ai même recommandé le retour de structures comme les CDR. J’ai aussi échangé avec de Très hautes Autorités sur des stratégies de réponse à cette guerre asymétrique : je n’étalerai rien de Cela Ici.
    La mobilisation populaire, pour être efficace ne peut se faire que sur la base du volontariat ; qu’on le veuille ou merde. En effet, soyons sérieux, et même très sérieux : dans notre Contexte National Actuel qui n’est plus à expliquer, quel Parlement où quel Gouvernement peut se permettre de décider d’un enrollement forcé ? Si une telle décision est prise malgré Tout, quelles sont leurs chances de réussir un enrollement forcé, contre cet Ennemi invisible qui a été irrité par notre amateurisme dans la gouvernance et notre égo insoucient ?... On ne peut trouver de vrai remède que si on identifie très bien la maladie et son origine ; se voiler les yeux ne sera pas d’une bonne aide à une rapide solution. NOUS DEVRIONS COMBINER A LA FOIS : 1) grande mobilisation populaire, 2) réaction militaire, populaire et forte 3) avec des négociations sincères et dans L’Humilité. Si non, nous nous embourberons davantage ; La Vanité et La Fierté sont mauvaises conseillères, tant pour faire la guerre que pour gouverner.

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