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Situation des jeunes filles et jeunes femmes : L’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme partage les résultats d’une étude avec ses membres

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • jeudi 7 novembre 2019 à 21h00min
Situation des jeunes filles et jeunes femmes : L’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme partage les résultats d’une étude avec ses membres

Le jeudi 7 novembre 2019, l’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF) a organisé, dans les locaux de Pathfinder international/Burkina, un atelier de restitution des résultats d’une étude-diagnostic sur la situation des jeunes filles et jeunes femmes dans neuf pays ouest-africains francophones. Il s’agit notamment du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Mauritanie et du Togo. L’atelier, qui a regroupé une vingtaine de participants composés des membres de l’IPBF et des partenaires techniques et financiers, a vu la participation de la première responsable de la structure d’accueil, Lydia Saloucou.

C’est au regard des défis plus prononcés chez les Jeunes filles et jeunes femmes (JFF) en matière d’éducation, d’insertion socioprofessionnelle, d’accès aux moyens d’information et de communication, de réalisation des aspirations familiales et d’engagement citoyen, que l’Initiative Pananutigri pour le bien-être de la femme (IPBF) a initié l’étude-diagnostic dans les neuf pays francophone de l’Afrique de l’Ouest.

Le but ultime de cette étude, selon la présidente de l’organisation, Juliette Nathalie Bakyono, était de « faire un focus sur les JFF pour connaître leurs besoins et leurs aspirations et savoir maintenant qu’elles sont les actions et stratégies innovantes que nous pouvons utiliser pour promouvoir ces besoins et aspirations ». Pour ce faire, après les collectes de données sur le terrain auprès des personnes ressources, l’équipe chargée de l’étude a recueilli les récits de vie des JFF scolarisées et non-scolarisées en milieu urbain et en milieu rural.

Les participants

Au total, 62 entretiens individuels ont été réalisés dans huit pays et ont touché 65 personnes (dont 52 femmes et 13 hommes) ; 32 focus group ont été réalisés avec 284 JFF ; 35 récits de vie ont été réalisés avec 35 JFF. Pour cette étude, la tranche d’âge retenue était celle de 15-25 ans pour les jeunes filles et 26-40 ans pour les jeunes femmes. Il ressort de l’étude que les JFF scolarisées comme non-scolarisées ont les mêmes besoins et aspirations. Ils sont de divers ordres.

« Du point de vue de la santé, il y a les besoins de vouloir décider de son propre corps, de ne plus subir le mariage précoce et forcé. Sur le plan socio-économique, il y a l’offre de formation professionnelle qui est là mais souvent cette formation professionnelle n’est pas adaptée à ce que les filles elles-mêmes veulent. Souvent, on leur propose des formations en couture ; or elles veulent aller au-delà. Du point de vue de l’éducation, les matières scientifiques sont généralement confiées aux garçons. Les filles sont beaucoup plus dans le domaine de la littérature. Elles veulent pouvoir aller au supérieur et choisir elles-mêmes les métiers ou les formations qu’elles pourrons faire », a ainsi résumé Mme Bakyono.

La présidente de l’IPBF invite les participants à des échanges fructueux

Et d’ajouter : « Ce que nous avons beaucoup aimé, c’est surtout cette envie pour les jeunes filles de pouvoir prendre leurs décisions ; la liberté de s’exprimer, de pouvoir être consultées en fonction de ce qu’elles veulent. Elles n’ont pas envie qu’on prenne les décisions pour elles ou qu’on les mette dans une masse qui est celle des femmes ». Une fois finalisé, le présent rapport basé sur des besoins et des aspirations des JFF sera utilisé par l’IPBF comme un outil de plaidoyer.

La représentante pays de Pathfinder Burina Faso, au centre

Sensible aux questions de genre, la directrice pays de Pathfinder/Burina Faso, Lydia Saloucou, a grandement ouvert les portes de l’ONG à l’IPBF pour la tenue du présent atelier de restitution. « On n’a pas de rapport formel mais par la beauté et la noblesse du sujet sur lequel ils sont en train de travailler, nous avons souhaité collaborer avec eux. En tant que directrice et étant sensible à la question des femmes et des jeunes filles, je ne pouvais pas rester en marge de ce qu’ils sont en train de faire », a-t-elle déclaré.

En rappel, l’IPBF est née de la volonté de jeunes (filles et garçons) dynamiques désirant apporter leur contribution significative à l’épanouissement de la femme dans tous les domaines : juridique, socio-économique et culturel. Elle focalise ses interventions sur le développement du leadership féminin, surtout chez les JFF.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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