Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Le succès est d’obtenir ce que vous voulez. Le bonheur est de vouloir ce que vous obtenez» Dale Carnegie

Bio-sûreté : Des équipes du G5 Sahel et de la Tunisie s’exercent au diagnostic mobile des menaces

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • jeudi 7 novembre 2019 à 21h00min
Bio-sûreté : Des équipes du G5 Sahel et de la Tunisie s’exercent au diagnostic mobile des menaces

Dans le cadre des projets de coopération en matière de bio-sûreté dans les pays membres du G5 Sahel et en Tunisie, l’Institut de microbiologie de la Bundeswehr (IMB) et la GIZ, en coopération avec la Fondation Mérieux, soutiennent des institutions partenaires dans le renforcement de leurs capacités en matière de diagnostic mobile et dans le domaine de la bio-sûreté. C’est ainsi que Burkina Faso accueille, depuis le 26 octobre 2019, les équipes d’intervention rapides du G5 Sahel et de la Tunisie, en vue d’un exercice de diagnostic rapide. Le lancement officiel de cet exercice a eu lieu le mercredi 6 novembre 2019 au camp militaire Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso, en présence du ministre de la Défense nationale, Cheriff Sy.

La création d’un réseau de bio-sûreté a posé la première pierre d’une coopération entre les pays du Sahel. Cette coopération vise à améliorer le dépistage et le diagnostic des agents hautement contagieux, la capacité de réaction et la mise en œuvre des normes internationales de bio-sûreté.

L’objectif est de tester la réactivité du réseau et du Laboratoire mobile du G5 Sahel en termes de déploiement de l’équipe d’intervention rapide, tester la réactivité de l’équipe tunisienne en termes de déploiement, faciliter l’échange et la mise en réseau des participants des pays du G5 Sahel et de la Tunisie…

La cérémonie a été marquée par la présence du ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Cheriff Sy, représentant le président du Faso, président en exercice du G5 Sahel. Il y avait aussi la présence remarquée de l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Burkina, Ingo Herbert.
Au programme de cette cérémonie, il y a eu une présentation de l’expérience de la Tunisie en matière de bio-sûreté, du Laboratoire mobile et de l’équipe d’intervention rapide du G5 Sahel ; une présentation du scénario et de l’exercice de déploiement en matière de diagnostic mobile ; et des remises symboliques de présents aux autorités et acteurs clés.

Chériff Sy ministre d’Etat, de la Défense Nationale et des Anciens Combattants

Ces cinq dernières années, des cas de maladie à fièvres hémorragiques virales, en l’occurrence la Maladie à virus Ebola (MVE) et la dengue, ont été rapportés dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. La région sahélienne constitue une particularité éco-climatique qui est régulièrement menacée par des épidémies récurrentes.

En 2014, le Burkina Faso a enregistré dix alertes de cas suspects de MVE avec sept prélèvements de sang veineux qui se sont tous révélés négatifs.
C’est compte tenu de cette situation épidémiologique que le gouvernement allemand a mis au point, en coopération avec des acteurs locaux compétents, des projets de renforcement des capacités de prévention et de réaction face aux menaces biologiques dans les pays membres du Sahel et en Tunisie. L’objectif est de donner à des institutions partenaires fiables, sur place, les moyens d’assumer une plus grande responsabilité par rapport aux intérêts sécuritaires nationaux et de contribuer à long terme à la stabilisation de ces pays partenaires en termes de diagnostic et de surveillance des virus hautement pathogènes.

Selon Dr Thérèse Kagoné, virologue médicale, coordonnatrice du Réseau sous-régional de bio-sûreté pour le G5 Sahel, cheffe du Laboratoire national de référence des fièvres hémorragiques virales du Burkina Faso et cheffe du Laboratoire régional de référence des fièvres hémorragiques virales pour les 15 pays membres de la CEDEAO, c’est une très bonne collaboration car, dit-elle, « nous avons des virus qui circulent en Tunisie mais qui ne sont pas très fréquents ici au Burkina. Ça nous permet d’augmenter la gamme de nos virus et de répondre à la question si oui ou non ces virus circulent ici. Eux aussi ils savent ce qu’on cherche au niveau des cinq pays du Sahel comme type de virus hautement infectieux. Ces équipes sont également prêtes car elles ont été confrontées à de rudes épreuves en recevant plus de 200 échantillons qu’elles ont pu analyser en temps réel, et si c’était une épidémie, les résultats allient aussi sortir en temps réel ».

Dr Thérèse Kagoné virologue médicale, Coordonnatrice du réseau sous régional de bio- sûreté pour le G5 Sahel

Pour l’ambassadeur de l’Allemagne au Burkina Faso, Ingo Herbert, « c’est un exemple de bonne coopération entre l’Allemagne et les pays du G5 Sahel et aussi avec la Tunisie qui a connu la première expérience ». Il estime que pour des menaces de maladies comme l’Ebola, il est nécessaire d’avoir un soutien conséquent pour la prévention.

Le ministre de la Défense nationale, Chériff Sy, a, au nom du chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré, exprimé la fierté du Burkina de coordonner le réseau de bio-sûreté et d’abriter ces équipes d’intervention. Au vu des enjeux de la bio-sureté en termes de santé, de développement économique et de sécurité des populations, il a exhorté les ministères en charge de la Sante de la Défense, les partenaires techniques et financiers, à soutenir ces laboratoires pour que les équipes puissent atteindre leurs objectifs de représenter dignement l’espace G5 Sahel et la Tunisie.

Ingo Herbert ambassadeur de l’Allemagne au Burkina Faso.

Et pour clore la cérémonie, l’équipe tunisienne et celle d’intervention rapide du G5 Sahel ont effectué une démonstration du travail des laboratoires mobiles. L’équipe d’intervention rapide tunisienne est composé de quatre experts et l’équipe d’intervention des pays membres du Sahel de onze membres issus du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Tchad. L’exercice prend fin en 2020.

Haoua Touré
Lefaso.net

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Réglementation pharmaceutique dans l’espace UEMOA : Les ministres de la Santé dans une dynamique d’harmonisation du secteur
Coopération Burkina Faso-UNICEF : 90% de taux de réalisation en matière de communication
65e anniversaire de la révolution algérienne : « Le peuple algérien va s’inscrire dans l’histoire », foi de l’ambassadeur Mohamed Ainseur
Forum international francophone de l’évaluation : Quatre jours de partage de bonnes pratiques pour le rayonnement de l’évaluation
L’ambassade de France au Burkina n’a pas suspendu la délivrance des visas (Communiqué)
Intégration régionale : L’expression culturelle comme moyen d’action
Bio-sûreté : Des équipes du G5 Sahel et de la Tunisie s’exercent au diagnostic mobile des menaces
G5 Sahel : « L’heure n’est pas à la diversion, mais à l’union sacrée », déclare Maman Sambo Sidiko (Secrétaire permanent)
Intégration régionale : « Notre objectif, c’est qu’un jour, il n’y ait plus de Burkinabè, de Maliens, d’Ivoiriens…, mais simplement des Africains », prône le ministre Paul Robert Tiendrébéogo
Course-cycliste féminine de l’intégration : Les communautés vivant au Burkina pédalent en chœur à Tenkodogo
Promotion de l’intégration régionale : « Cette façon de faire au Burkina doit faire tache d’huile en Afrique », loue Toumey Kodjo, porte-parole des communautés
Sommet Russie-Afrique : « L’engagement de Poutine a été clair » dans la lutte contre l’insécurité au Sahel, selon le président du Faso
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2019 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés