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G5 Sahel : « L’heure n’est pas à la diversion, mais à l’union sacrée », déclare Maman Sambo Sidiko (Secrétaire permanent)

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • • mardi 5 novembre 2019 à 22h45min
G5 Sahel : « L’heure n’est pas à la diversion, mais à l’union sacrée », déclare Maman Sambo Sidiko (Secrétaire permanent)

La 6e session ordinaire du Conseil des ministres du G5 Sahel s’est ouverte ce mardi 5 novembre 2019 à Ouagadougou, après les travaux préparatifs des experts des différents pays membres. Cette session va permettre d’examiner la vie de cette institution.

Neuf mois après le Conseil des ministres tenu à Niamey, au Niger, c’est au tour de Ouagadougou, au Burkina Faso, d’accueillir la 6e session ordinaire, ce mardi 5 novembre 2019.

Cette réunion, selon le président du Conseil des ministres, par ailleurs ministre en charge du Développement du Burkina, Lassané Kaboré, offre l’opportunité d’examiner l’état d’avancement des différents domaines de développement et de sécurité couverts par le G5 Sahel et de formuler les orientations nécessaires pour une meilleure appropriation des différents dossiers.

De façon spécifique, la session va permettre de prendre connaissance de l’état de mise en œuvre du programme de travail annuel du Secrétariat permanent du G5 Sahel ; l’état du budget du Secrétariat permanent ; le processus d’élaboration du cadre stratégique intégré sécurité-développement ; le projet de guide de suivi évaluation des projets et programmes du G5 Sahel ; le rapport organisationnel du Secrétariat permanent ; et l’état de mise en œuvre de la feuille de route de la présidence burkinabè du G5 Sahel.

L’assemblée à observer une minute de silence à la mémoire des victimes d’attaques terroristes

Ce menu est le résultat d’une séance de travail de deux jours au préalable par les équipes d’experts pays et ceux du Secrétariat permanent, a fait savoir Maman Sambo Sidikou, le secrétaire permanent du G5 Sahel. Les orientations et recommandations à l’issue de cette session « sont très attendues afin d’aiguiller le Secrétariat permanent vers la direction à suivre pour bien terminer l’année en cours », a-t-il enrichi.

Une session dans un contexte sécuritaire particulier

A en croire Lassané Kaboré, la 6e session ordinaire du Conseil des ministres se tient au moment où les Etats membres du G5 Sahel restent toujours confrontés à de nombreux défis sécuritaires, liés notamment à l’activité de groupes armés terroristes, à la criminalité transnationale organisée et aux trafics de tous genres. « Les attaques sans cesse perpétrées par les groupes terroristes dans notre espace nous rappellent non seulement l’urgence de la situation mais aussi, l’urgence de travailler en synergie, à la fois sur le terrain mais également dans la mobilisation des ressources, pour faire face à cette barbarie d’une autre époque », a-t-il ajouté.

Lassané Kaboré, président de la 6e session ordinaire du conseil des ministres du G5 Sahel

Face aux récurrentes attaques terroristes, le Secrétaire permanent du G5 Sahel appelle à une unité d’actions. « Aujourd’hui, l’heure n’est pas à la diversion, l’heure est à l’union sacrée. Parce que ces gens qui nous attaquent veulent détruire notre façon d’être, même nos Etats dans leur forme républicaine », a-t-il déclaré.

Maman Sambo Sidikou, secrétaire permanent du G5 Sahel

Né de la volonté de cinq pays subsahariens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), le G5 Sahel a été créé en 2014 pour relever les défis de la sécurité et du développement des pays membres. La présidence de cette institution est tournante pour une période d’une année. Le président du Faso, Roch Kaboré, passera le témoin à son homologue de la Mauritanie en février 2020.

Une photo de famille des membres du G5 Sahel

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

Vos commentaires

  • Le 6 novembre à 08:26, par Béonéré En réponse à : G5 Sahel : « L’heure n’est pas à la diversion, mais à l’union sacrée », déclare Maman Sambo Sidiko (Secrétaire permanent)

    "L’heure n’est pas à la diversion" mais c’est exactement ce que la France fait de mieux en ce moment. Face à une menace commune, vous (dirigeants) n’êtes pas en mesure de mettre en place une stratégie commune. Chaque pays discute en apartheid avec la France. La visite touristique de la ministre française des armées dans les pays du G5 sahel en est un exemple pattant. Pourquoi autant de diversion pour un problème connu et commun ? A quand le sursaut patriotique des africains pour une prise en main réel de notre sécurité ? Qu’est-ce qui empêche la mise en place d’un plan commun ?
    Tant que vous allez continuer à discuter en rang dispersé pour la sécurité du sahel, G5 , France Afrique, France France-Burkina, France-Mali...., Nous n’aurons jamais de paix. J’espère que nos gouvernements sortirons à temps de leur profond sommeil. Que Dieu sauve le Sahel.

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  • Le 6 novembre à 09:36, par Kôrô Yamyélé En réponse à : G5 Sahel : « L’heure n’est pas à la diversion, mais à l’union sacrée », déclare Maman Sambo Sidiko (Secrétaire permanent)

    - Laissez-moi vous livrer des secrets ici ! Sur ce site il y a des gens qui pensent encore que moi Kôrô Yamyélé, je suis assis ici dans mes champs, habillé de haillons, portant des chaussures taillées dans le pneumatique de camion et arborant un chapeau de paille déchiqueté sur la tête. Non, votre cher Kôrô Yamyélé n’est pas ce type de paysan incapable de nourrir le Faso. Bref voici le secret :

    Je veux parler du G5 Sahel dont seul RMCK croit encore ! Créé en décembre 2014 pour mutualiser les forces face au défi sécuritaire auquel est confrontée la zone sahélo-sahélienne, le G5 Sahel (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) a par la suite identifié les questions de développement comme l’un des leviers indispensables pour la lutte contre l’extrémisme violent. Ici c’est le médecin après la mort car c’est aussi le manque de développement qui a fertilisé le terrorisme avec les ressentiments de l’exclusion d’une bonne partie de la population longtemps négligée. Son budget est estimé à deux milliards d’euros, soient environ 1.310. 000.000 de FCFA.

    Et depuis le vendredi 23 février 2018, au siège de la Commission européenne à Bruxelles, une rencontre diplomatique s’est achevée avec seulement un peu d’espoir avec le président nigérien qui a annoncé que 414 millions d’euros avaient été promis la communauté internationale pour financer le G5 Sahel. Celui-ci regroupe depuis 2017 des militaires de Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, et devrait atteindre 5.000 hommes en mi-2018. Sa mission est de sécuriser le Sahel, sujet depuis le tournant des années 2010 à des infiltrations terroristes. Elle doit aussi suppléer, et à terme remplacer, l’opération militaire française Barkhane, qui compte 4.500 hommes et qui est déployée sur la même immensité. Et boum ! A cette occasion certains ont dit que : ‘’Sur le papier, et uniquement sur le papier, le G5 Sahel est une initiative à couvrir de lauriers. L’idée est de rendre aux sahéliens leur souveraineté en matière de sécurité, celle-là même qu’ils ont si longtemps déléguée aux grandes puissances, et notamment à la France’’. Certains ont affirmé que ‘’rien ne semble plus baroque qu’une présence militaire française qui fait la pluie et le beau temps dans ses anciennes colonies, y compris en soutenant les dictatures en place. Ce qui est le cas au Sahel où Barkhane a succédé à une innombrable litanie d’opérations françaises avec des noms emprunté à la flore et à la faune (Licorne, etc.)’’.

    D’autres affirment que : ‘’Aussi bien pour des raisons d’efficacité que de légitimité, il est impératif que la force du G5 Sahel se substitue à la force française Barkhane et même à d’autres présences combattantes comme celle des États-Unis au Niger’’. Or Emmanuel Macron déclarait à Bruxelles en décembre que : ‘’Il n’est pas question pour la France de retirer des troupes aujourd’hui’’. Et voilà aujourd’hui la Ministre des Armées de la France qui écume encore la région pour imposer un Bourgou qui sera aussi inutile que Barkhane ! Sur ce point, j’incite les gourmantchés dont le nom de famille est Bourgou à déposer plainte et revendiquer leurs droits pour emploi abusif et banalisation de leur nom de famille  !

    Beaucoup de gens, je dis bien beaucoup de gens dans la population ont un ressentiment de plus en plus fort à l’égard des forces françaises, ressentiment attisé à la fois par le passé colonial de la France, le soutien aveugle de la France aux potentats de la sous-région et aussi par les fortes suspicions de crimes sexuels commis par des soldats français en Centrafrique, et même ici au Burkina Faso.

    Et beaucoup de personnes se demandent d’ailleurs si les forces du G5 Sahel lutteront réellement contre le terrorisme ou si elles ne serviront pas d’autres desseins moins avouables. En clair, autant les populations n’ont pas du tout confiance à Barkhane, autant elles n’attendent rien du G5 Sahel qui peine dans des lourdeurs.

    Kôrô Yamyélé que je suis, pense sincèrement que dans un premier temps, la coopération des gendarmes de part et d’autre de la frontière parait plus importante et plus urgente. On l’a vu il n’y a pas longtemps que la coopération entre gendarmes du Burkina et du Mali a permis d’arrêter des terroristes au Mali, et qui venaient opérer au Burkina et fuyaient pour traverser la frontière. Je reviendrai avec d’autres proposition pour sortir de cette emmerde terroriste, croyez-moi. C’est une consultation gratuite que je vais faire pour RMCK et je ne l’oblige pas à prendre. C’est comme il veut, et moi je constate seulement qu’il a l’air de s’accomoder avec le terrorisme qu’il instrumentalise lui et certains caciques du MPP (Médiocrité, Poulisme et Pillage) pour leur politique car ils sont actuellement au pied du mur et en perte de vitesse, mais aussi pour solder leurs comptes avec certains de leurs durs adversaires.

    CONCLUSION : Il ne faut rien attendre de tout ce brouhaha spéculatif de la France dont l’attitude semble de plus en plus suspecte au Sahel. Sinon pourquoi vouloir être plus royaliste que le Roi ? Ce sont les vieux diplomates africains véreux et pourris, et les vieux officiers fatigués et malades, tous habitués aux bonnes choses qui s’en sortent avec des gros frais de missions avec frais d’hôtels et bouffe tout payés et qui ne souhaitent pas que finisse le terrorisme !!! Voilà à quoi servent le G5 Sahel et Barkhane !!!

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 6 novembre à 13:12, par Dibi En réponse à : G5 Sahel : « L’heure n’est pas à la diversion, mais à l’union sacrée », déclare Maman Sambo Sidiko (Secrétaire permanent)

    Bien dit K.Yamyélé et sans les Maux (mots : néocolonialisme et impérialisme, islamisme manipulé et ethnicisme étroit) qui donnent des boutons d’urticaires à nombre de débilités politiques qui squattent les forums du Fasonet et qui insultent les consciences lucides accusées de se ne livrer qu’à une guerre de claviers en salon.
    Or justement, ces minables et inaptes à mettre les mots justes qui identifient les ennemis de notre peuple, contribuent à obscurcir la situation et sont une partie des collabos de la guerre qui est livrée à notre peuple : je veux parler de tous ceux qui vous couvrent d’insultes, parce que vous dénoncer cette politique de boue, d’inaction et d’irresponsabilité néocoloniale que mène le régime RMCK et ses alliés de l’opposition veule à Rien et tous ces débiles amnésiques de l’histoire de notre peuple, qui de leur toits de paille pourrie, appellent de tous leurs vœux et intérêts mesquins, au retour en affaires, du prédateur satrape criminel qu’a été et qu’est Blaise Comparé Kouassi, extradé par la France et mis à l’abri dans un exil doré en Côte d’Ivoire, cette autre plate-forme dorée de la France-Afrique et du néocolonial français dans la sous-région.
    Na an lara, an sara ! En Français, pour les moréphones et les fulfudéphones : "Si on se couche, on est mort".
    On est ahuri de voir que toute la pourriture néocoloniale (régime en place et opposition bidon, hiérarchie supérieure de l’armée, société civile aux abonnées absents, se préoccupent plus de campagne électorale, des petites phrases des uns et des autres, de colloques sur l’excision du clitoris de nos filles, des inaugurations de poulaillers, des prêches de tolérances dans les mosquées et églises et des Appels à Dieu qui nous sauve, dans les instances internationales, pendant que le pays toute la « Maison commune du Faso » se lézarde et brule ; et que nos paysans sont sur les routes de l’exode et de l’exil interne !
    On est révolté et révulsé devant ce spectacle d’irresponsabilité, d’incompétence et de calculs réactionnaires. Arrêtons de couvrir l’inacceptable, de ne pas mettre des mots sur nos maux ; c’est en rajouter aux malheurs de notre peuple !
    Si RMCK et son régime n’ont pas l’énergie de la situation qu’ils jettent l’éponge ! Les résistances primaires et secondaires de notre peuple, face au colonialisme, ont révélé qu’il recèle en son sein des forces et des individus d’une autre trempe et d’un patriotisme incorruptible et non de pacotille, quant à la défense de sa sécurité et de son indépendance souveraine !
    Il faut arrêter de compter sur un G5 bureaucratique et bien vermoulu de néocolonialisme ! Il faut savoir compter sur ses propres forces ! Ses forces patriotiques nationales, démocratiques et panafricaines de progrès !
    Des débiles de l’histoire ont dit que nous pouvons compter sur la France qui s’est libérée en 39-45 avec l’aide américaine. Faux !
    C’est avant tout l’aide africaine aujourd’hui méconnue en histoire chez les Français. L’aide américaine a plutôt approfondi la colonisation économique, culturelle et militaire de la France par le plan Marshal.
    A ce corolaire, le G5 n’est qu’un instrument de recolonisation de l’Afrique ; et c’est aussi au regard de ce corolaire que l’Algérie à laminé l’Islamisme violent et criminel chez lui, sans aucune aide turque ou occidentale et de ses appendices de pourritures d’ONG du mensonge médiatique et de la corruption décentralisée.
    On est ahuri de voir que la plupart de nos concitoyens s’aveuglent devant l’histoire et peinent à comprendre que l’Occident nous fait la guerre ; une guerre par proxy avec son élevage de chacals et de mercenaires islamistes salafistes, à la seule fin de nous maintenir dans son assujettissement néocolonial. Et à cette fin, nombre de politiques nègres, civils et militaires tirent très bien leurs marrons du jeu ou du feu.
    Les budgets de guerre de lutte contre le terrorisme au Nations Unies comme au G5 sont avant tout, alloués à payer les frais de missions de la pléthore de hauts fonctionnaires civils et hauts gradés militaires en balades dans le monde à la recherche de la paix sous le monceau de désordres et de guerres impérialistes que sèment le système occidental dans le monde.
    A ce corolaire, la guerre et l’insécurité contre les populations et la piétaille armée de "22 Long-Riffle", est une affaire qui roule pour tout ce monde au sommet de nos Etats mis en état de faillite globale ; et qui n’ont aucun intérêts que ça cesse !
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !
    NB : Oui, j’ai fait le service armé pour tous ceux qui se pose la question. Et mon patriotisme de clavier devrait suffire. C’est du boulot de sortir de sa tête des idées à l’opposer de tous ces réactionnaires pro-Compaoré et consorts ; et non des inepties en défense du néocolonialisme de soumission et de dépigmentation de soi, inutiles à notre peuple.

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