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Situation nationale : Les « élucubrations d’un Burkinabè »

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mercredi 16 octobre 2019 à 20h00min
Situation nationale : Les « élucubrations d’un Burkinabè »

15 octobre 1987 - 15 octobre 2019, 32 ans déjà qu’a été assassiné Thomas Sankara. Son époque évoquait le temps des capabilités. Capabilités pour un peuple de se servir de son environnement pour sortir de la misère par l’autosuffisance alimentaire. C’était le temps des possibles.

Possibilité de mener une « vaccination commando » pour tous les enfants du Burkina. Des postes de santé primaire (PSP) étaient construits dans les villages avec la participation active des villageois. Des travaux d’intérêt collectifs étaient organisés pour lutter contre l’insalubrité et par conséquent pour le bien-être et la santé de la population. Tout n’était pas parfait non plus. Hélas ! Néanmoins, le temps de la Révolution était celui de l’élaboration des idées au service du peuple.

Un peuple éclairé était capable de lutter contre l’obscurantisme, celui-là même qui gangrène aujourd’hui les mentalités d’une partie de l’Afrique et du Burkina. L’évocation du souvenir de l’assassinat de Sankara n’est pas de la nostalgie vaine. Je puis dire que la politique d’alors était incarnée par des personnes éprises de justice sociale. Leur idéal était le développement pour tous. Nous étions fiers d’être Burkinabè.

Le monde entier nous enviait. Certes les opposants n’avaient pas toujours voix au chapitre, néanmoins tout le monde était d’accord pour dire que le changement était enclenché et qu’un avenir radieux nous attendait.
Que dire aujourd’hui ? la situation au niveau sécuritaire est catastrophique. Les causes sont multiples. Ne doit-on pas faire un parallèle avec ce qui se passe aujourd’hui en Afrique, au Burkina en ce qui nous concerne avec les bouleversements géopolitiques du Proche et Moyen-Orient ? Je crois que si.

En effet, je pense que s’il n’y avait pas eu l’invasion de l’Irak par l’Amérique et ses Alliés et de la guerre qui s’en est suivie, s’il n’y avait pas eu le soulèvement en Syrie ; aussi et surtout, si Kadhafi n’avait pas été assassiné, même si pour certains il était un dictateur, Boko Haram n’aurait pas pu voir le jour car les armes ne circuleraient pas avec tant de facilité, Aqmi serait resté à l’ombre, etc., etc. Cela dit, que faut-il faire alors ? Les incantations et les prières ne pourront pas à elles seules sauver notre pays. Il faut de l’action. Pas la guerre.

Par action, j’entends que nos dirigeants et décideurs doivent prioriser leurs engagements. Et pour moi, la première des priorités, c’est la lutte effective contre l’illettrisme. Une seconde priorité, c’est la lutte contre la pauvreté… Un peuple qui a faim ne peut pas travailler. In fine, je placerai la santé au rang de cause nationale. Un peuple illettré, qui est affamé et qui est malade ne progressera point. Pourquoi ne pas partir de nos réalités pour construire l’avenir ? Mais ce ne sont là que les élucubrations d’une personne ordinaire, soucieuse du développement de son pays.

M’Saamba

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