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Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | • mardi 15 octobre 2019 à 22h53min
Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

Les obscurantistes réussissent chaque année à éteindre la lumière de l’école dans certaines localités du pays. Cette année encore, plusieurs salles de classe ne s’ouvriront pas. Dans le Soum, sur les 10 circonscriptions d’éducation de base que compte la province, huit ne fonctionnent plus. C’est seulement dans le chef-lieu à Djibo qu’on trouve encore des classes ouvertes pour cette année scolaire 2019-2020.

La chaleur des retrouvailles qui rythme les rentrées scolaires ne se vit plus dans plusieurs écoles de la province du Soum, hantée par le terrorisme. Pour l’année scolaire 2019-2020, c’est le black-out. Sur les 10 circonscriptions d’éducation de base (CEB) que compte la province du Soum, quatre sont fermées : Nassoumbou, Baraboulé, Koutougou et Tongomayel. Ainsi en a décidé l’Etat comme pour casser le thermomètre, à défaut de faire baisser la fièvre, privant ainsi des milliers de jeunes de l’école.

« L’Etat a failli énormément », rumine Hamidou Tamboura (nom d’emprunt), un acteur de l’éducation dans la province. En plus des quatre CEB officiellement fermées, quatre autres n’ont pas ouvert (Arbinda, Kelbo, Pobé Mengao, Diguel) car les enseignants estiment que leur sécurité n’est pas garantie. Hamidou Tamboura et ses camarades nourrissent l’espoir que ces quatre circonscriptions ouvriront au cours de l’année scolaire. Pour la rentrée 2019-2020, seulement deux CEB fonctionnent dans la commune de Djibo.

L’école, cette digue contre l’ignorance, a ainsi cédé dans les huit autres communes qui composent la province. « Nous serons submergés », prédisait un responsable d’établissement que nous avons rencontré en août 2019 à Djibo. Il poursuit : « On a décidé en ce qui nous concerne de prendre tous les élèves, même si on aura plus de 130 élèves par classe. On a décidé ainsi. On ne peut pas refuser un enfant qui fuit l’insécurité à Nassoumbou pour venir demander la place chez nous à Djibo ville ».

Des milliers d’enfants fuyant les zones où l’école n’a plus droit de cité, et qui ont de la famille à Djibo ou ailleurs s’y sont établis afin de continuer leurs cursus. A Djibo, des élèves se sont mis ensemble pour louer des maisonnettes, parfois dans des zones non loties pour continuer à étudier dans les écoles publiques ou dans les lycées privés pour ceux dont les parents ont les moyens. Mais les moins chanceux ou issus de familles très pauvres, errent dans ces communes, sans perspectives. Ainsi, depuis 2016, le droit à l’éducation de milliers d’enfants est bafoué dans la province du Soum.

Assis dans son bureau à Djibo, devant son ordinateur, une médaille des palmes académiques accroché au mur, Adama Diallo (nom d’emprunt) un ancien enseignant de la commune de Nassoumbou est rouge de rage. « Nous sommes un peu déçus de tout cela. Des gens (Les autorités, Ndlr.) qui disaient qu’on ne cèdera pas une seule parcelle de notre pays (…) ces enfants qui sont dans ces localités, que voudrait-on qu’ils deviennent ? Qu’est-ce que vous allez dire aux parents concrètement ? Ils n’ont pas choisi, ils sont nés là-bas, c’est tout », grogne-t-il, le visage grave.

Pour Mamadou Barro, ancien secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), les mesures conservatoires qui consistent pour l’Etat à fermer les établissements dans les localités où le taux de scolarisation est en dessous de la moyenne nationale, aura des conséquences désastreuses plus tard. « Continuer dans cette direction, c’est créer les conditions pour renforcer l’analphabétisme dans notre pays (...) C’est vraiment une catastrophe pour le personnel enseignant, les élèves et les parents qui placent de l’espoir dans l’éducation de leurs enfants », analyse le professeur de français, avant d’assener : « C’est une faillite de l’Etat, ni plus, ni moins ». Charles Dipama, coordonnateur national de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation n’en dit pas plus. « C’est un aveu d’impuissance vis-à-vis des groupes armés ».

De la sécurité pour ne pas aller en Kamikaze

9 enseignants ont été tués par les groupes terroristes au Burkina Faso ; d’autres battus et humiliés devant leurs élèves ; des salles de classe incendiées ; le matériel pédagogique détruit. Telles sont les actions entreprises par les groupes terroristes au Burkina Faso contre le système éducatif depuis 2016. Tout a commencé avec l’assassinat de Salifou Badini, directeur de l’école de Kourfayel, village situé à 7 kilomètres de Djibo. C’était le 3 mars 2017.

Toujours dans la même province,
les enseignants Ouédraogo Judicaël et Sana Al-hassane Cheickna , en service à Djibo, ont été tués le 18 mars 2019
, après leur enlèvement le 11 mars 2019 sur l’axe Djibo-Kongoussi par des individus armés.

Un lourd silence règne dans les écoles des différentes communes de la province du Soum

Malgré les promesses de normalisation de la situation, celle-ci se dégrade de jour en jour. Aucun remède n’a réussi jusque-là à arrêter l’hémorragie des fermetures des établissements d’enseignement. En 2017, sur le territoire national, 10 écoles ont été fermées avant la fin de l’année scolaire. Ce nombre est passé à 400 en 2018 puis à 2024 en 2019. Et pourtant, les autorités du pays avaient promis de ne pas laisser une parcelle du territoire aux terroristes. « Ce n’est pas parce que la situation sécuritaire se dégrade que nous devons céder l’espace à l’ennemi. Je le dis et je le répète, aucune portion de notre territoire ne sera cédée à qui que ce soit », disait l’ancien chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba.

Mais la réalité est là. « Pour les zones où la situation sécuritaire ne permet pas d’aller, nous n’irons pas en kamikaze », s’est défendu le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, le Pr Stanislas Ouaro, qui donnait le top départ de la rentrée scolaire 2019-2020, le 1er octobre 2019 dans la commune de Saaba dans la province du Kadiogo. Une manière de dire que c’est de la responsabilité de l’Etat de protéger le personnel enseignant et les élèves. Pour le ministre, la fermeture des écoles n’est pas un abandon : « Soyez rassurés de la détermination du gouvernement à faire en sorte que chaque enfant puisse aller à l’école. Nous allons, au fur et à mesure que la situation s’améliore, travailler à faire en sorte que les élèves puissent retourner à l’école. Mais on doit tenir compte aussi des réalités sur le terrain ». Une assurance teintée de résignation.

Les conséquences d’une seule année de fermeture d’une école sont désastreuses, reconnaissent les acteurs de l’éducation. Bertin Toé, chef du département du numérique éducatif et des approches pédagogiques au secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence, en a énuméré quelques-unes, au cours d’un panel organisé par l’Association des journalistes du Burkina (AJB), le 12 juillet 2019. Dans cette partie du pays, tout comme dans d’autres régions, se posait déjà le problème d’accès et de maintien à l’école. La fermeture des classes va accentuer l’enrôlement des enfants par les groupes terroristes ; l’augmentation de la délinquance et du grand banditisme ; le mariage des enfants ; le phénomène de la mendicité et des enfants de la rue ; la négation du droit légitime des enfants à l’éducation.

« Le garçon qui ne fait rien, qui ne va plus à l’école, qui ne garde plus les animaux, puisqu’on a pris leur bétail, où va-t-il aller ? Ils sont nombreux et ils vont aller prendre les armes. Ils ne vont pas s’asseoir et mourir de faim. Ils n’ont rien à faire, on ne leur propose rien en retour. Si on ne s’occupe pas de ces enfants, un jour, ils vont s’occuper de nous. Il ne faut même pas croire que ça va trainer. Ce sont les enfants de 15 ans qui prennent les armes dans les villages. Il y a beaucoup qui étaient nos élèves. Si aujourd’hui il n’y a plus de service dans les zones de Nassoumbou et Baraboulé, c’est fini », tranche sans tournure Adama Diallo (nom d’emprunt) ancien enseignant de la commune de Nassoumbou, désormais établi à Djibo.

La fermeture des écoles est perçue par une bonne partie des populations, surtout résidantes dans les zones concernées, comme un désengagement de l’Etat et nourrit le sentiment que l’Etat central les a abandonnées. Pour elles, c’est un recul de l’Etat et une victoire concédée à ces groupes armés qui contrôlent désormais des territoires, des terreaux fertiles pour s’enraciner.

Pour Adama Diallo qui a passé plusieurs années de service à Nassoumbou, l’école offrait un « environnement sécure » à l’enfant dans ces zones. Tous les efforts fournis et les résultats engrangés depuis des années, en termes de mariage précoce, excision… vont tomber à l’eau. « C’est sûr qu’un parent ne va pas s’asseoir avec sa fille qui a 12 ou 13 ans et qui ne va pas à l’école, » dit-il.

L’expérience des regroupements n’est pas concluante

Pour rattraper ce qui pouvait l’être, les élèves en classe d’examen ayant eu des difficultés à achever leur année scolaire, avaient été regroupés à Djibo pour des cours intensifs en vue d’un examen spécial en août et septembre 2018. Au total, 3 064 candidats dont 2 692 du Soum et 372 de la région du Nord (sites de Ouahigouya, Titao et Banh) ont été concernés par ce réaménagement pour leur premier diplôme d’études en prenant part, du 29 au 31 août 2018, à la session spéciale d’examen, pendant que leurs camarades des autres régions du pays étaient en vacances, après cet examen tenu le 19 juin 2018.

Quant aux examens du BEPC et du baccalauréat, il a fallu attendre le 4 septembre 2018 pour les organiser à Djibo. 1 715 candidats du Soum et 122 candidats de la région du Nord (sites de Ouahigouya et de Bahn) pour le BEPC et 405 candidats dont 396 du Soum et 9 de la région du Nord pour le BAC, le premier diplôme universitaire.

L’expérience des regroupements n’est pas concluante, selon Hamidou Tamboura un responsable d’établissement à Djibo. Certains nouveaux bacheliers ont eu du mal à s’inscrire dans les universités. « Le regroupement a fait du tort à nos enfants surtout en ce qui concerne le BAC. Ils ont eu des difficultés pour s’inscrire. Les bourses n’ont pas attendu les résultats de la province, il y avait des délais prescrits. On n’a pas attendu nos résultats pourtant on nous avait promis qu’on nous attendrait. Il y a une élève qui a eu 16,5 de moyenne au BAC et qui voulait faire la médecine. Le test d’entrée en médecine s’est déroulé avant que les résultats ne sortent ici », se rappelle l’enseignant avant d’ajouter : « C’est comme si nous ne faisions pas partie de ce pays ».

Pour ne pas revivre l’amère expérience des regroupements au cours de l’année scolaire 2018-2019, les acteurs de l’éducation du Soum, surtout de la ville de Djibo, en ont décidé autrement. « Les enfants sont venus nous dire qu’ils ne voulaient pas le regroupement. Nous non plus. Pour cela, les enseignants ont donné le maximum en début d’année, parce qu’on ne savait pas de quoi demain serait fait. Du coup on avait une certaine avance sur le programme. Malgré tout, le programme ne s’est pas achevé, les élèves se sont donc organisés en groupe de travail avec des enseignants qui les accompagnaient ».

Les élèves de Djibo ont ainsi composé les examens à la même date que ceux du reste du pays. Le 6 juin 2019 pour le BEPC, le 11 juin 2019 pour le CEP et le 21 juin 2019 pour le BAC. La province a réussi, malgré tout, à tirer ses marrons du feu. Au CEP, un taux de succès de 57,83% (54,83% pour les filles, et 60,46 pour les garçons) a été enregistré. Un chiffre au-dessus du taux national qui était de 55,11%. Les résultats du BEPC dans le principal lycée de la ville de Djibo (le lycée provincial) en 2019 donnaient 26,13% (21,25% de filles et 29,41% de garçons). Le taux national de succès était de 26,61%. Au BAC, le lycée provincial a fait 51,56% de réussite avec ses 66 candidats, contre un taux national de succès établit à 36,92%.

Trois ans après les premières fermetures d’écoles dans la province du Soum, le gouvernement a mis en place une stratégie nationale de scolarisation des élèves des zones à forts défis sécuritaires. « Cette stratégie est destinée à redonner l’espoir à ces milliers d’élèves et au personnel éducatif de reprendre le chemin de l’école et d’y poursuivre en toute sécurité leur formation et leurs missions », avait déclaré le premier ministre Christophe Joseph-Marie Dabiré à l’issue de la cérémonie de lancement de la stratégie le 21 février 2019 tout en précisant qu’elle constitue une amorce pour la reprise totale de la scolarisation sur toute l’étendue du territoire national.

La vision de la mesure est qu’« à l’horizon 2024, le Burkina Faso (doit) bénéficier d’un environnement scolaire sain, pacifique et sécurisé qui garantit et favorise la continuité efficace des activités d’enseignement et d’apprentissage sur toute l’étendue du territoire national ». Il s’agira entre autres de sécuriser les infrastructures éducatives ainsi que les acteurs ; de réhabiliter les infrastructures et le matériel des écoles abandonnées, fermées ou détruites ; de mobiliser toutes les communautés dans le dispositif de sécurisation des structures éducatives en vue de prévenir les attaques ou limiter leur impact en collaboration avec les forces de défense et de sécurité ; d’améliorer le réseau de communication entre les intervenants (FDS, enseignants, communautés, élèves, journalistes, PTF), dans les zones concernées ; de renforcer la résilience des populations.


A LIRE AUSSI : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè


Avec cette stratégie l’espoir de réouverture des salles de classes renaitra-t-il à Nassoumbou, Baraboulé, Koutougou, Tongomayel, Arbinda, Kelbo, Pobé Mengao et Diguel pour l’année scolaire 2019-2020 ? Pour l’instant, les lignes peinent à bouger. La stratégie qui a entretenu l’espoir de milliers d’élèves et de parents dans ces communes du Soum est pour le moment un échec.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 15 octobre à 12:50, par Marie En réponse à : Province du Soum : La lumière de l’école s’éteint

    Trop douloureux ! Le cœur meurtri saigne pour ce Faso qui est entrain de s’effondrer.
    Voici une cause ultime, non négociable pour laquelle on doit descendre massivement dans les rues pour crier la colère contre ce gouvernement qui est assis sur ses mains. Descendre massivement dans les rues pour exiger le retour de ces enfants à l’ecole. Et que le gouvernent fasse ce qui doit être fait.
    Au lieu de cela on a des amuseurs et des drôles dont le seul but est d’exister qui nous rabattent les oreilles avec des non sujets tel l’impérialisme. Vraisemblablement ils n’ont pas le sens des priorités. Encore moins le courage de l’action.

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    • Le 15 octobre à 17:26, par Sidpassata Veritas En réponse à : Province du Soum : La lumière de l’école s’éteint

      Le Président du Faso répète souvent dans ces discours que nous ne cèderons pas un seul mètre carré du territoire national burkinabè. D’accord, mais j’attends toujours qu’il nous dise comment on s’organise pour reprendre la terre de nos ancêtres des mains des vulgaires bandits de grand-chemin qui nous narguent de cette manière blessante. Je suis très fâché contre les bandits et la passivité de nos dirigeants !
      A la guerre comme à la guerre ! arrêté les conseils de ministres et faites des conseils de guerre, fermez les maquis et demandez à tous l’effort de guerre, organisez la défense de chaque villages par ses habitants et les FDS, arrêtez le projet de recensement général de la population au profit d’une mobilisation générale de la population, organisez la traque générale de tous les terroristes et leurs complices par tous pendant deux semaines et vous verrez que la peur changera de camps. Arrêtez d’empêcher les journalistes de rapporter les faits concernant l’insécurité mais donnez des messages et des mots d’ordre qui encouragent, qui chassent la panique générale et qui mobilisent contre la terreur et ses auteurs. Notre nombre est notre force et honte à la peur et aux peureux ! Il vaut mieux mourir en combattant que d’être abattu pendant la fuite. Sommes nous une bande de peureux et de lâches, ou de dignes fils intègres de nos pères ? Honte à celui qui ne fait pas autant sinon plus que son père ; il ne vaut pas mieux qu’un sale bâtard ! Pourquoi laisser des salopards souiller la terre vierge de nos ancêtres, à moins de manquer d’appendice sans parler de cœur !

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  • Le 15 octobre à 12:54, par Bigbalè En réponse à : Province du Soum : La lumière de l’école s’éteint

    Quand nos propres enfants (Djihadistes) décident de collaborer avec ceux qui tuent les hommes, les femmes et les enfants, qu’est-ce qu’un gouvernement peut faire ? Ceux qui accusent le gouvernement d’être seul responsable de la fermeture de ces écoles sont de mauvaises foi car si quelque chose arrive aux enfants, c’est encore eux qui diront que l’Etat n’a rien fait pour protéger les élèves et les enseignants dans les enceintes scolaires. Si ces Djihadistes peuvent attaquer un camp militaire et tuer des soldats professionnels, ce n’est pas une école et des enfants qu’on ne peut pas massacrer à moindre coût. Les parents d’élèves doivent s’organiser pour assurer l’instruction de leurs rejetons à la maison mais je sais que là encore, des traitres qui vivent dans leurs propres maisons iront dire aux Djihadistes que tels citoyens sont entrain d’aller contre le coran et ils les assassineront à coup sûr ! La prudence, c’est bien de fermer ces écoles jusqu’à ce que les populations se révoltent contre les Djihadistes dont les tueries n’ont jamais été cautionnées par aucune ligne du saint Coran ! Nous préférons nos enfants vivants et ignorants que instruits et tués par des apatrides !

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    • Le 16 octobre à 08:33, par Peuple insurgé En réponse à : Province du Soum : La lumière de l’école s’éteint

      @ Bigbalè, Vos enfants ont-il déjà été confrontés à un problème de scolarisation ? Avez vous des parents dans ces zones ? Non apparemment. Donc le gouvernement attend que les pauvres populations se révoltent mains nues contre ces criminels ! C’est le comble. Un père de famille assis qui attend que sa femme et ses enfants luttent contre des agresseurs à sa place. Je suis écoeuré par cette façon d’excuser, de dédouaner nos dirigeants. Quelle malheur !

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  • Le 15 octobre à 13:57, par billy billy En réponse à : Province du Soum : La lumière de l’école s’éteint

    ça veux dire que même djibo ne finira pas l’année scolaire.
    état peu envoyer au moins 50 FDS par école mais rien n’est fait. on attends le jugement prochain

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  • Le 15 octobre à 14:24, par HUG En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    Courage au milliers d’enfants et à leurs parents car l’éducation est un droit fondamental pour tout être humain. le pouvoir du MPP est le seul responsable de la situation car il a laissé pourrir la situation. Je m’explique : Suite à la victoire des élections de 2015 du MPP et , je me rappelle que le président de la transition a eu un entretien avec l’actuel président. A l’époque lors de la conférence de presse , le président de la transition a dit qu’il a dit au nouveau président qu’ils des situations
    urgentes mais que la question de la sécurité était la plus préoccupante.
    Mais qu’est ce pouvoir a fait pour nous éviter cela ?

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  • Le 15 octobre à 16:39, par Volontaire En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    Triste réalité et qui risque de s’empirer. Voici mes propositions :
    1. l’État doit réquisitionner (contre un forfait) toutes les écoles privées de Djibo et répartir tous les élèves de la localité dans toutes les écoles et si ce n’est pas suffisant dresser des écoles de fortune ;
    2. Assurer la prise en charge intégrale de la scolarité, des fournitures scolaires, de la cantines et autres frais liés ;
    3. Encourager et motiver les encadreurs et assurer la sécurité de la ville de Djibo ;
    4. Ouvrir des centres d’accueil pour les jeunes filles élèves qui n’ont pas de parents ou tuteurs à Djibo pour minimiser les risques d’exploitation, d’abus et de prostitution, sources d’autres maux qui peuvent nuire à la société ;
    5. Mobiliser tous les humanitaires, les partenaires et volontaires œuvrant pour la cause de l’enfant et surtout de la jeune fille pour accompagner l’État dans la prise en charge des enfants scolarisés

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  • Le 15 octobre à 17:05, par SOULAMA Hôté Adama En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    Ça fait pitié et ça fait peur, j’ai la rage au coeur, que le bon dieu nous vienne en aide.

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  • Le 15 octobre à 17:48, par Le petit tranquilos En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    Bien dit Bigbale. Il y a des gens de mauvaise foi. Si tel est le cas, comme le journaliste a des idées pour écrire, qu’il devienne le coordinateur et avec les enseignants qui accusent l’état, ils iront ouvrir les écoles. Vraiment s’est énervant. J’ai ma propre nièce qui était dans la zone, elle est rentrée avec des séquelles. Heureusement que maintenant tout est rentré en ordre. Elle dit être reaffectee a dedougou.
    Je propose que l’état mette des écoles provisoires a djibo avec des tentes afin de recevoir tous les élèves qui désirent aller encore a l’école. Cesser d’accuser le gouvernement pour rien, c’est sur et certain que si vous étiez a leur place vous ne verrez pas mieux. Allez calmement et cherchez des solutions applicables surtout vous les enseignants et journalistes.

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  • Le 15 octobre à 18:28, par ô pays mon beau peuple En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    Il n’y a aucune solution à cette situation si ce n’est qu’une résistance populaire. Mais dans les zones où les gens refusent de dénoncer leurs propres parents et quand nos FDS interviennent on crie aux exécutions sommaires qu’ils se débrouillent là bas et qu’on envoie plus nos soldats se faire massacrer.

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    • Le 16 octobre à 22:43, par le pays va mieux En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

      Sincèrement dit. Au début de la crise cette même population à pactisé avec des terroristes. D’autres même les cachaient dans leur maison lorsque ceux-ci sont pourchassés par les FDS. Voilà qu’aujourd’hui ces mêmes terroristes se sont retournés contre vous. Comment faire ? C’est exactement ce que le régime Compaoré à fait en hébergeant des terroristes ici et aujourd’hui ils retournès contre notre pays.

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  • Le 16 octobre à 05:59, par le nomade En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    A l’internaute o pays mon beau peuple les gens du Soum n’ont pas refusé de dénoncer leurs parents parceque si l’Etat a obtenu la liste avec les noms précis et les villages d’origine des djihadistes c’est grâce à la coopération des populations sur palce. Mais il ne faut pas demander aux populations de se suicider parceque si les FDS sont incapables de protéger ces populations il est clair que ces dénonciations auront des limites. Par ailleurs, si ces mêmes populations voient les FDS exécuter des innocents croyez vous qu’elles prendront le risque de se faire tuer. Il y a aussi le fait de la stigmatisation de la communeauté peule qui est ciblée et pointée du doigt partout ! Dans ces conditions comment voulez vous que les gens se comportent dans ces zones. Il y a aussi eu plusieurs cas dans le Sahel des populations appellent les FDS pour signaler la présence des djihadistes dans un androit précis mais ceux-ci préfèrent ne pas répondre à l’appel et se présentent après ls tuerie peut-être par peur des embuscades, comme la dernière tuerie à Salmossi. Enfin de compte les populations du Soum et du Sahel en général se sentent simplement abandonnées par l’Etat !

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  • Le 16 octobre à 09:14, par Le réaliste En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    En réalité, c’est l’implication de nos propres frères dans le terrorisme depuis la chute du régime COMAPORE et compagnies qui complique tout. En effet, des politiciens ont déclaré haut et fort en public avant les élections que si leur parti ne participe pas aux élection de 2015, celui qui va prendre le Burkina ne le gouvernera pas car leur camp va rendre le pays ingouvernable, et ce après avoir fui avec les finances du pays qu’ils ont emmagasiné à l’extérieur. Comme les nouveaux dirigeants étaient leurs anciens camarades politiques, ils se connaissent bien. Pire encore pour nous, les nouveaux dirigeants ont manqué de réalisme à leur début, en dépit des grandes capacité de nuisance de leurs camarades d’hier devenus leurs adversaires, des conditions spécifiques de leur arrivée aux affaires et surtout de la situation réelle du Burkina à l’époque.
    Ainsi, des discours et pratiques irréalistes, des tâtonnements et autres dérives ont facilité les salles besognes de leurs frères ennemis, très puissants au plan intérieur et extérieur en nuisances criminelles, et ce qui devrait arriver arriva. De nos jours, sous les auspices de certaines personnalités politiques et diverses autres burkinabé, nos villes et campagnes sont bondées de Burkinabè acquis à la cause du terrorisme, et qui complotent contre leurs propres frères qui luttent pour la fin du terrorisme.
    L’idée de ces ex-politiciens criminels est de faire croire que seuls eux peuvent gouverner le pays et personne d’autre.
    Que Dieu nous aide, mais il faut d’abord que nous nous aidons pour espérer celle de Dieu.

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  • Le 16 octobre à 09:20, par le voyant En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    Pour ma part, j’accuse l’ état qui ne montre pas la voie a suivre et qui ne fait pas assez de sacrifices.
    dans un pays dans cette situation on devrait voir un changement de méthode, de comportement et sentir une volonté réelle à mettre toutes ses forces dans la bataille.Mais hélas , là il n’ en est rien.
    Il faut mettre en veilleuse les institutions inutiles : CES.MEDIATEUR.CSC.HAUT CONSEIL ET AUTRES. leurs budgets pourraient permettre de construire des infrastructures ailleurs peut être a Djibo et de relocaliser tous ce monde : élèves enseignants et autres. Mettre à la retraite anticipées tous ces fonctionnaires fantômes, absentéistes sans rendement pour permettre le recrutement et l’enrôlement de milliers de jeunes dans l’armée et les affectés dans les départements concernés

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  • Le 16 octobre à 10:50, par bassawanda En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    C’est l’Etat, le chef de l’Etat et sont gouvernement qui est responsable de la situation d’insécurité puisqu’il a la charge de garantir la sécurité de la population du pays. Il ne faut pas tromper les gens, si tout va bien dans le pays on l’attribuera au président et à son gouvernement. c’est comme ça et c’est pourquoi ils sont à la tête, c’est parce qu’on estime qu’ils peuvent, s’ils pensent eux-même être incompétents qu’ils démissionnent pour ne pas amener le pays au KO. D’autres viendrons à leur place avec de nouvelles idées.

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  • Le 16 octobre à 14:16, par le voyant En réponse à : Education dans le Soum : Le grand abandon de l’Etat

    Pour ma part, j’accuse l’ état qui ne montre pas la voie a suivre et qui ne fait pas assez de sacrifices.
    dans un pays dans cette situation on devrait voir un changement de méthode, de comportement et sentir une volonté réelle à mettre toutes ses forces dans la bataille.Mais hélas , là il n’ en est rien.
    Il faut mettre en veilleuse les institutions inutiles : CES.MEDIATEUR.CSC.HAUT CONSEIL ET AUTRES. leurs budgets pourraient permettre de construire des infrastructures ailleurs peut être a Djibo et de relocaliser tous ce monde : élèves enseignants et autres. Mettre à la retraite anticipées tous ces fonctionnaires fantômes, absentéistes sans rendement pour permettre le recrutement et l’enrôlement de milliers de jeunes dans l’armée et les affectés dans les départements concernés

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