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Burkina Faso : « Ces incohérences de nos politiciens ! »

Accueil > Actualités > Opinions • Par Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE • samedi 12 octobre 2019 à 00h05min
Burkina Faso : « Ces incohérences de nos politiciens ! »

La politique n’est pas la logique, on le sait. Mais elle a certainement une logique toute pratique à laquelle elle doit se soumettre, celle de la cohérence qui demande aux politiciens de faire suivre leurs discours d’attitudes ou d’actes concrets et visibles, sous peine de ne pas être crédibles, et pour éviter de nous prendre, nous les citoyens, pour des bambins. Des incohérences, celles des beaux discours et des faux arguments, il y en a suffisamment pour réveiller le citoyen burkinabè de son coma politique. C’est de quelques-unes de ces incohérences qu’on va ici témoigner.

Qu’on ne demande pas pourquoi nous nous y attardons pour les (faire) remarquer : parce qu’on est simplement un citoyen. Qu’on ne demande pas non plus contre qui au juste (même si l’on cite ici des noms), ou contre quel parti politique on écrit en particulier : contre une bien vieille politique usée qui fait et fera échouer n’importe quel homme politique même patriote et sincère…

1.« Réconciliation nationale » :

a/ Ablassé Ouédraogo contre Zéphirin Diabré

Monsieur Ouédraogo est sans aucun doute la trompette politique burkinabè la plus bruyante de ce qui est appelé « réconciliation nationale » (mais nous avions déjà indiqué qu’il s’agissait de tout sauf d’une « réconciliation », et nous dirons très bientôt dans un autre écrit en quoi cette dite réconciliation n’a même rien de « nationale »). C’est son dada, l’alpha et l’oméga de la politique sinon, du moins de sa politique : aucune de ses sorties politiques ne se prive et ne nous prive de ce miel de la réconciliation (cf. la dernière sortie après les verdicts du procès des apprentis putschistes)…

Et pourtant, l’émotion de l’attaque meurtrière contre les FDS à Koutougou (24 soldats morts) en août dernier n’était pas encore retombée quand le même M. Ouédraogo se mit à critiquer non seulement, et comme un parti de l’opposition peut se le permettre, le chef de l’Etat, mais à surtout incendier Zéphirin Diabré, son voisin du CFOP : « Le malheur du Burkina Faso, a-t-il dit, c’est d’avoir Roch Kaboré à la tête de l’Etat, et Zéphirin Diabré à la tête de l’opposition »…

Autrement dit, celui qui ne cesse de pousser haut et fort le refrain de la « réconciliation nationale » fait feu de tout bois contre les autres politiciens, comme pour tirer les marrons du feu encore brûlant de la tuerie de Koutougou : tous nuls sauf Ablassé Ouédraogo ? Alors vive la réconciliation nationale !

b/ Le CDP contre le retour de Blaise Compaoré au Faso

Pas parce que ce parti ne serait pas favorable à ce retour, mais parce qu’il le rend encore plus improbable, voire impossible, par ses divisions internes. Le CDP connaît son heure d’insurrection, de coup d’Etat et de trahison internes… Tardivement, mais sûrement. Cela ne nous déplaît ni ne surprend : après l’union de soumission vient la division insurrectionnelle. On appelle cela « délivrance » quand une femme accouche, c’est-à-dire se sépare de son bébé qui lui est lié et uni pendant neuf mois…

Contrairement à ce qu’avançait Jean de Dieu Somda dans une interview (20/03/2019), la démocratie est en train d’arriver au CDP, après l’insurrection, pas avant. Il n’y aurait pas eu d’insurrection si le parti avait connu la démocratie interne autour de la modification du fameux article 37 de la Constitution, si les désaccords qu’on observe aujourd’hui avaient été tolérés et pratiqués à l’époque, avant l’insurrection…

Alors que le retour de Blaise Compaoré était réclamé par les partisans sous la bannière de la « réconciliation nationale », comme s’ils anticipaient les insurrections internes actuelles dans le parti que l’ancien président était le seul à même de calmer et réconcilier (à moins que ces insurrections intestines ne soient nées de ce que tout le CDP s’est impatienté d’avoir attendu ce retour en vain), personne ne peut encore imaginer un Blaise Compaoré, que l’on dit sage, revenir dans ce panier de crabes qu’est devenu le CDP : revenir au Faso certes, mais dans quelle famille politique, dans quel CDP ? Là encore, la « réconciliation nationale » en prend un coup, le coup de la division et des bagarres internes de ceux-là mêmes qui la réclament…

2. Terrorisme : Bindi Ouoba contre Yacouba Isaac Zida

« Le MPP s’étonne particulièrement du jugement négatif porté par l’ancien premier ministre sur la lutte antiterroriste menée par ses anciens frères d’armes, qui, tous les jours, exposent leurs vies pour rétablir la sécurité de notre pays.

Le MPP reste interrogatif sur les capacités revendiquées par Monsieur Zida, qui occulte qu’il n’a pas su anticiper sur la survenue de l’attaque terroriste qui s’est produite le 16 janvier 2016 à Ouagadougou sur l’avenue Kwame N’krumah, quelques jours seulement après son départ du gouvernement, alors que celle-ci semble avoir été bien préparée à l’avance.

Le MPP estime en outre que Monsieur Zida, en tant que premier ministre d’alors, et spécialiste de la question antiterroriste, aurait pu également laisser au gouvernement entrant, au nom de la continuité de l’Etat, un document référentiel de lutte antiterroriste. Des vies humaines auraient pu être épargnées. »

Telle était la réplique du porte-parole du parti MPP, Ouoba Bindi, à Zida (1er avril 2019). La faute de ce dernier serait de n’avoir pas anticipé la première grosse attaque terroriste dans Ouagadougou, pendant qu’il était premier ministre. Mais l’argument est aussi chétif que tout politicien est rétif à l’impartialité.

Il y a pourtant eu des attaques terroristes sous Paul Kaba Thiéba, et il y en a encore tous les jours sous Christophe J.M Dabiré, tous deux premiers ministres de gouvernement MPP qui ne les ont pas anticipées non plus ! De sorte que la réplique du porte-parole du MPP à Zida se retourne contre le MPP : n’être pas capable, quand on est premier ministre, d’anticiper les attaques terroristes à venir ! Un argument qui est plus dirigé contre soi-même et contre son propre camp que contre l’adversaire n’est pas habile, car il rate inévitablement sa cible et revient en pleine figure comme un boomerang…

3. « Dialogue national » : la culture contre les cultures

On demande aux Burkinabè de dialoguer, de cultiver le dialogue national. Mais que fait-on au juste pour qu’ils dialoguent et échangent ? Strictement rien ! Pour que des gens dialoguent, il leur faut se rencontrer. Or, que fait la politique pour que les Burkinabè, c’est-à-dire nos cultures et ethnie se rencontrent et se connaissent ? Rien.

Le ministère « de la culture » au Burkina a toujours bien porté son nom : la culture, dont reste éloignée et exclue la grande majorité de la population (il n’ y a pas de culture populaire, ou elle reste une utopie), au détriment de nos cultures. Le pays du FESPACO, de la culture de l’art, n’a pas d’égards pour ses cultures, celles des ethnies. Celles-ci (nos cultures) ne sont pas le simple pluriel de la culture élitiste et bourgeoise, ce sont deux types, deux natures de culture bien différentes, mais que l’on confond allègrement et dangereusement ; en croyant qu’en parlant de « la » culture on parle aussi de nos cultures !

Ainsi, on nous rétorquera qu’il y a « la semaine nationale de la culture » au Burkina Faso, et que cela suffit à nos cultures. Mais quels échanges pour une meilleure connaissance réciproque de nos cultures traditionnelles, et pour un vrai dialogue national cette semaine de la culture permet-elle ?

Des cultures burkinabè différentes y viennent plutôt compétir et rivaliser qu’échanger et se connaître pour dialoguer ; de la même manière que nos cultures et arts africains étaient donnés en spectacle en Europe pendant la colonisation (expositions coloniales), nous donnons nos cultures en simple spectacle : sauf qu’il ne s’agit plus d’expositions coloniales, mais de libres auto-expositions et d’auto-exhibitions sans plus d’échanges et de connaissance des uns et des autres qu’il y en avait dans les expositions coloniales. Quand le Peul, le Gourounsi, le Mossi, le Bwaba, etc…, auront contemplé la belle danse des meilleurs danseurs Lobi, quels échanges se seront dégagés de ce spectacle ?

On nous rétorquera aussi qu’il y a le SIAO pour valoriser nos cultures : mais le SIAO est un marché où l’on n’échange pas au sens du dialogue que l’on veut national et interculturel, on y fait plutôt des affaires. Et sur un marché, il n’y a pas de conflits (personne ne va au marché pour se battre), ce qui donne l’illusion libéraliste selon laquelle il n’y aurait que la cohésion sociale si la société était organisée comme un marché. Mais aucune société n’est un marché, sinon on ne parlerait pas de dialogue et de réconciliation nationale. De belles paroles sans actes…

4. Les insurgés contre l’insurrection

On a pu lire ici ou là, lors de la présentation du MPS (Mouvement patriotique pour le salut), cette déclaration du président Augustin Loada selon laquelle « les Burkinabè doivent courageusement tourner la page de l’insurrection et laisser leurs histoires d’insurgés et d’ancien régime aux historiens » (27 juillet 2019). S’il ne s’agit pas d’intoxication de journaux anti-insurrection malveillants, autrement dit si Augustin Loada a effectivement tenu ces propos, c’est un scandale qui soulève deux ensembles de questions importantes :

a/ Puisque le parti MPS se présente comme un parti d’opposition au gouvernement actuel, à partir de quoi et d’où peut-il s’opposer au gouvernement si l’on doit tourner le dos à l’insurrection ? Et que veut-on changer de plus et mieux dans la politique actuelle si le changement qu’a permis l’insurrection n’a plus de valeur que comme un simple fait historique passé à dépasser ? A dépasser pour aller où, dans quelle direction si ce n’est de nouveau vers...le passé ?

En l’état actuel de la politique burkinabè, seuls des citoyens qui ont déjà atteint le « salut » pourraient tourner le dos à l’insurrection, c’est-à-dire n’en auraient plus besoin, puisque l’insurrection voulait sauver le Burkina du passé et de ses tares politiques pour que la vie des burkinabè s’en trouve améliorée.

b/ « réconciliation nationale » oblige, il faut tourner le dos à l’insurrection pour faire quoi d’autre et de différent que les autres politiciens ne font pas déjà, ou n’ont pas fait jusqu’à aujourd’hui ? Cette déclaration est un hymne au statu quo, au mimétisme et au conformisme : faire la politique comme tout le monde, pour plaire. Et donc ne rien changer : mais d’où et de qui nous viendrait alors le salut ?

Notre inquiétude se confirme par le fait que Loada, comme tout bon politicien burkinabè, s’est dépêché d’aller visiter et consulter le Roi des Mossi dès la naissance de son parti. Le problème n’est pas le Mogho Naaba et son autorité, mais le fait que cette autorité qui est supérieure à certains égards à celle du président du Faso n’a pas de statut juridique dans notre Etat de droit ! Le Mogho Naaba est une autorité exceptionnelle à laquelle la Constitution du pays ne reconnaît aucun statut particulier
Or Augustin Loada est un juriste : pourquoi cette énigme d’une autorité sans droit dans un Etat de droit ne le frappe-t-elle pas (lui comme tous les juristes d’ailleurs) ?

Il nous semble qu’il ne suffit pas de dire que cette autorité du Roi des mossé est garante de paix parce qu’elle protège tous les Burkinabè ; car, que se passera-t-il si tous ces Burkinabè qui ne sont pas mossé refusent de se soumettre à l’autorité d’un roi qui n’est pas le leur, ce qui est leur droit ? Va-t-on les exterminer ou chasser du Burkina ? Vu sous cet angle, on est dangereusement plus près de la catastrophe que du salut…

5. Putsch de 2015 : un procès contre la justice

Ce procès, dont on peut dire un mot maintenant qu’il s’est refermé et les verdicts connus, a été un procès injuste : absolument pas parce qu’il serait un procès politique, orchestré par le gouvernement actuel ou par quelque parti anti- (ex)CDP, mais parce que les animateurs débateurs (partie civile et défense) étaient plus politiciens que juristes avocats ! Des avocats burkinabè « insurgés » en face d’avocats anti-insurrection, en gros. Pour quelle justice ?

On aurait préféré que pour plus de justice, les uns et les autres ne défendent pas leur propre camp, ce qui revient au final à se défendre au lieu de défendre les accusés : l’exemple d’un Jacques Vergès communiste ami de Pol Pot défendant le nazi Klaus Barbie ! La justice judiciaire peut consister aussi à se mettre à la place de l’autre, et être la meilleure et seule occasion pour changer de camp partisan et être véritablement impartial. Ce n’est donc pas du côté des verdicts que ce procès a été injuste, mais du côté des parties (avocats) du débat qui n’était pas seulement judiciaire mais politicien.

C’est dans ce contexte que l’argument le plus faux et incohérent a été produit par la défense, celui qui consistait à soutenir que le régime de la Transition était inconstitutionnel et illégitime, et que, donc, on ne pouvait plus parler de coup d’Etat opéré par les apprentis putschistes galonnés. Car, le fondement et la source de la légitimité ne sont pas la Constitution, laquelle ne peut s’auto-légitimer, mais sont bien le peuple burkinabè comme souverain ; le même peuple qui s’est insurgé. L’insurrection était un acte (du) souverain qui n’a pas à répondre devant quelque autre instance et institution à lui supérieures pour être légitime.

Cet argument était d’autant plus faux et incohérent que c’était le même peuple que l’ex -CDP et ses alliés évoquaient bruyamment pour modifier l’article 37 par référendum. Pourquoi ce même peuple était-il source de légitimité avant l’insurrection, et pas après sous la transition ?

Les incohérences intellectuelles et partisanes ne peuvent que masquer les vrais problèmes du Burkina et des Burkinabè avec des faux problèmes entretenus par des beaux discours sans actes et des faux arguments. Si les conditions de vie des citoyens des campagnes et des villes ne s’améliorent pas au Burkina Faso, ce n’est pas à cause d’un manque de réconciliation nationale et de dialogue, soyons sérieux !

Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE

Vos commentaires

  • Le 11 octobre à 15:37, par Sy Boubakar En réponse à : Burkina Faso : « Ces incohérences de nos politiciens ! »

    Dans ce long développement de monsieur Dabire je voudrais m’attarder sur le volet culturel où il parle de nos cultures, expression que je trouve inappropriée si tant est qu’au niveau d’un État donné il est plus opportun de parler d’expression culturelle d’un regroupement socio-linguistique donné que de culture propre à celui-ci qui serait distincte de la culture des autres regroupement Cela pour dire qu’il nya qu’une culture burkinabé voire africaine qui s’exprime à travers des expressions plurielles. Là paresse pour ne pas dire l’incurie des intellectuels africains pour "exhumer " cette culture du tombeau dans lequel l’ont enfermé ceux qui nous ont vaincu sans avoir raison selon le bon mot de Hamidou Kane explique cette aberration chez un intellectuel de son niveau qui en vient donc à parler "des cultures "à l’échelle d’un "petit pays "Comme le Burkina Faso. Sur les volets politiques de son argumentation je dirais simplement qu’il a oublié que les politiques sont avant tout des situationnistes (honni soit qui..) qui ne s’accomodent de la vertu que lorsqu’ils sont certains d’avoir la situation bien en mains comme vient de nous le démontrer brillamment le président Macky Sall qui peaufinent son image de rassembleur et de bâtisseur d’un Sénégal uni et prospère avant sa sortie.Pour tout dire monsieur Dabire la politique s’accommode mal des principes moraux

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  • Le 12 octobre à 14:53, par jeunedame seret En réponse à : Burkina Faso : « Ces incohérences de nos politiciens ! »

    Dabire vous avez raison partout en soulignant avec preuve les incohérences. J’aimerais bien vous gérer ce stress en mentionnant que ces incohérences sont humaines ; et on ne fait pas de la politique avec la morale. À vous de vous adapter. Ne vous cassez plus la tête avec les compromis et les compromissions en politique. Les ruses et les mensonges, faites-en un bel art dramatique politique sur scène. Et restez en famille pour le mieux.

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  • Le 13 octobre à 14:02, par MonOpinion En réponse à : Burkina Faso : « Ces incohérences de nos politiciens ! »

    Dire que le Burkina n’a qu’une seule culture et que la chose politique ne rime pas avec la morale me paraissent une comprehension erronee de l’une et de l’autre.
    Ne confondons pas Nation et Culture. Il y a une seule nation burkinabe avec plusieurs cultures qui s’expriment tres differemment les unes des autres a travers les arts, la musique, les langues, les traditions, les us et coutumes, selon qu’on se trouve en territoire mossi, samo, bissa, gourma, dagara ou bwaba. C’est tout cet ensemble de traditions, langues, coutumes, etc. qui constitue et definit la culture d’un groupe social. Meme aux USA il y a plusieurs cultures en fonction des groupes : les noirs ont leur culture, les Indiens ont la leur, les populations d’origine europeenes ont leur culture. Mais tous ces groupes ont en commun un Etat dont les limites sont connues et forment donc une Nation.

    La politique - Il faut eviter d’accorder du credit a ceux qui croient que politique=absence de morale. Au contraire il faut revenir a la definition originelle qui est que la politique est la participation a la gestion de la societe pour le bien etre de tous. Que des politicards choisissent de considerer la politique comme le terrain du mensonge, du vol, des abus de pouvoir et autres, c’est leur probleme. Nous devons enseigner aux jeunes la noblesse de la politique ; pas les travers.

    Donc c’est Mr. Dabire qui a raison.

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  • Le 13 octobre à 22:44, par Dedegueba SANON En réponse à : Burkina Faso : « Ces incohérences de nos politiciens ! »

    Bel essai de DABIRE, comme d’habitude, je ne suis pas assez outillé pour parler de culture ou des cultures. Par contre pour ce que je vécu et observé avec les animateurs de notre vie politique, je dirais que depuis trente ans ce sont les mêmes, et honnêtement seul Tom SANK, semblait incarner un idéal. Remarquez que ceux qui nous dirigent aujourd’hui ont été majoritairement les compagnons de Tom SANK, que leur reste-il de l’idéal révolutionnaire ? Rien, absolument rien. Les mêmes qui hier, combattaient la bourgeoisie sont devenus des super bourgeois aujourd’hui, et même des féodaux. Ils n’hésitent pas à voler le pays et à brader le patrimoine de l’état. Je me rappelle le temps où les caciques du CDP aimaient dire : " c’est nous qui avons l’argent, le pouvoir...et les belles femmes ". Et ne me demandez pas de faire une différence entre CDP et MPP, ce serait me coller.Feu Norbert ZONGO disait, les affaires du Burkina se confondent au Burkina des affaires. Là,nous sommes loin de l’idéal sankariste, ou populaire.

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