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Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • jeudi 3 octobre 2019 à 23h45min
Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

Face aux informations véhiculées par certains médias étrangers, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Rémi Fulgance Dandjinou, s’est voulu catégorique, ce jeudi, 3 octobre 2019 à l’occasion de la conférence de presse du gouvernement : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo ».

Le ministre Dandjinou a précisé qu’il y a ’’plutôt’’ des interventions qui sont faites par des forces françaises, à la demande de l’État-major burkinabè. « Il n’y a pas de base française installée à Djibo (région du sahel, ndlr). Il y a des interventions françaises qui sont faites, à la demande de l’Etat-major. Les forces armées françaises, Barkhane, sont intervenues, à ce que je sache, au moins deux fois dans cette zone. Elles ont fait leur intervention et sont reparties. Forcément, lorsqu’elles arrivent, elles sont hébergées dans les bases où nos soldats sont. Donc, il faut faire la part des choses… ; j’ai pris le soin, avant de venir aujourd’hui, de vérifier avec le chef d’Etat-major, le ministre de la Défense, qui ont répété de façon claire et nette qu’il n’y a pas de base française en construction à Djibo », affirme le ministre porte-parole du gouvernement.

Rémi Fulgance Dandjinou appelle donc à ne pas céder à la désinformation.
« Si vous mettez bout à bout notre actualité, il y a un mouvement qui va demander le départ des bases françaises dans quelques jours, et juste avant, il y a une publication qui dit qu’il y a des bases françaises au Burkina. Donc, regardez un peu comment on fabrique et monte l’opinion. On est tous sensibles à cela, parce qu’un fait important de notre pays, on ne le rappelle pas assez, le président Maurice Yaméogo est l’un des rares présidents de l’espace ouest-africain à avoir refusé une base (militaire) », rappelle le ministre, qui précise cependant que dans le cadre de la coopération militaire, le Burkina peut parfois solliciter les forces françaises pour certaines opérations.

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Vos commentaires

  • Le 3 octobre à 12:50, par MOREBALLA En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Trop de blablabla, permettez nous d’assurer notre sécurité face à nos terroristes dans la légalité par juste un truchement de la réglementation de la possession des armes à feu.

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    • Le 4 octobre à 16:42, par Messoh En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

      Il est facile de rester derrière son clavier où dans son salon et de dire « on ne veut pas de base Française… etc. Et en même temps, on n’a jamais entendu quelqu’un dire : « je vais me faire enrôler pour aller combattre les terroristes ». Comme quoi c’est facile de parler, de critiquer, de raconter sa vie, sans avoir le courage de s’engager par la nation. Si ces gens disaient ceci : « on ne veut pas de base Française, mais nous, nous-nous engagions à aller combattre ces djihadistes », alors, je pouvais les comprendre. Mais des gens qui parlent et qui racontent leur vie sans être prêt à s’engager personnellement pour la défense de la nation, ça ne s’appelle des hommes ça ne s’appelle pas des patriotes.

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      • Le 5 octobre à 09:14, par Timbila En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

        Je pense que vous vous êtes déjà enrôlés dans l’armée depuis l’avènement de l’hydre djihadistes. Il y a une part non négligeable du budget qui est consacrée à la préservation de notre territoire et à la sécurité. Des gens ont été formés pour cela dans de grandes écoles militaires et en effectuant des missions aux prix du contribuable burkinabé. On ne vient pas dans l’armée ou la sécurité pour être riche ou pour rouler dans de grosses cylindrées ou racketter les populations. On vient pour défendre une cause noble et cela qui leur procure notre respect. Dans le cas contraire, il ne sert à rien d’avoir une armée si elle ne fait que des ratissages après les attaques. Par ailleurs, confier sa sécurité aux autres reviens à se faire coloniser une deuxième fois. Dans ce cas ne nous parlez plus de souveraineté lorsque un diplomate français se met à nous manquer du respect. Si comme si je demandais à mon voisin de prendre en charge ma femme et mes enfants en charge parce que je n’ai pas les capacités. C’est tout simplement irresponsable.

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    • Le 7 octobre à 10:43, par YAAM SOBA En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

      Attention chers ami ! Nous ne sommes pas au Far West pour laisser la population s’armer. Si le gouvernement de Roch Kaboré ne peut pas équiper les forces de sécurité républicaines, et bien qu’il débarrasse le plancher. Nous sommes dans un Etat de Droit et non dans un etat de nature.

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    • Le 7 octobre à 23:01, par mr ouedraogo En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

      pas de bases parce que si les bases françaises viendraient ses à causes des ressources le seul trouque la force de la defense calme d’abord les téorristes faités des enquètes pour voir leur armes ses quelles marques ses marques francaise où bien

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  • Le 3 octobre à 13:12, par Kap En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    C’est de l’intox de traitres intérieurs , afin de créer une division entre les fils du Faso ;

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  • Le 3 octobre à 15:56, par Bonjour En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Je comprends pas ce nationalisme débridé, notre pays prend l’eau de toutes parts, et il y a des des nationalistes ou autres patriotes de pacotille, assis dans les maquis à Ouagadougou et qui font une fixation sur une présence militaire française.
    Le déni de la gravité de la situation à ce point est infantile.
    Ceux qui sont opposés à cette présence et qui sortent hurler ne disent pas en quoi cela pose problème.
    Mais dans ce pays tout le monde veut hurler avec les loups.

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    • Le 4 octobre à 07:52, par Passakziri En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

      C’est simplement ahurissant d’écouter certains nationalistes aveugler parler . Une Chose est de rejetter la présence de bases étrangères sur son territoire, une autre est d’avoir la capacité d’affronter les problèmes tout seuls. Celui qui prend l’exemple de l’armée malienne se Cache la face, car si les armées étrangères , y compris celle du Burkina n’etaient pas entrées au Mali et y étaeint actuellement, il y’a longtemps que tout le territoire malien serait Sous contrôle islamiste.
      Je ne cautionne pas la manière de faire de nos dirrigeant actuels mais je crois que les choses ne sont pas aussi faciles que beaucoup de nationalistes zélés veulent le faire croire.

      Passakziri

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  • Le 3 octobre à 18:02, par cisse En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    vraiment Le’s soldat malien sont brave regarder comment I’ll CE sont plier et revenir en force pour detruire l’enemie çest ça Ki manke le Burkina on Tue des soldat mai rien de retour

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  • Le 3 octobre à 19:08, par la vérité En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Très honnêtement s’il faut des bases militaires pour vaincre les terroristes, je suis partant. A quoi bon jouer au dur. Les occidentaux n’ont ils pas eu besoin des africains pendant les grandes guerres ? Il faut se préparer et être certain qu’on maitrise la situation avant de parler de départ de bases militaires. Ce gouvernement fait du populisme. I

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  • Le 4 octobre à 00:44, par Ou ? En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    S’Il n’y a pas de base française installée à Djibo ou est-elle intallée car nos savons qu’il y’a au moins une base française installée au Burkina. Pas a Dijbo mais ou ?

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  • Le 4 octobre à 02:11, par Ngaw En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    @la vérité
    Ne confond pas les choses. Durant la seconde guerre mondiale, les antagonistes se connaissaient (les positions, les revendications, etc...)

    Ici au Burkina qui est le terroriste et se trouve t’il et qu’est-ce qu’il veut ??? Dit nous si tu le sait et l’armée Burkina ira les anéantir sans besoin des bases militaires.

    Cite moi un exemple sur ce monde ou un pays impérialiste à aider à faire reculer des terroristes.
    Les Français sont la pour leurs intérêts et non pour aider le Faso. Mêmes les enfants ont compris cela !!

    la défense du Faso est premièrement burkinabé. Et nous sommes prêts pour notre nation.

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    • Le 4 octobre à 10:03, par OUBZANGA En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

      SVP éviter les déclarations inutiles. C’est à nous de négocier bien avec l’Europe. Le monde est devenu planétaire. Fini les histoires du temps de la guerre froide. Si les bases militaires étrangères disparaissent vous allez voir. Quand on n’est pas fort, il faut avoir le courage de demander de l’aide. Ouvrez vos yeux.
      l ’Irak, la Syrie ont plus de moyens que nous mais ils demandent de l’aide aux autres. Sachez que nous avons mare de vos discours rétrogrades.
      L’autorité de Naba Baogo était contestée par un prétendant, le prince Bangré (Bagaré). Incapable de s’imposer, le Naba demanda le secours du Mogho Naba puis celui du Capitaine Destenaves , Chef des troupes françaises installées à Bandiagara (Mali)
      Le 18 Mai 1895, le capitaine Destenaves avait réussi à signer un traité de protectorat avec Naba Baogo du Yatenga en échange d’un semblant d’appui militaire contre le prince Bangré ou Bagaré
      Vous comprenez donc que la demande d’aide aux troupes étrangères n’a pas commencé aujourd’hui !

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  • Le 4 octobre à 07:08, par citoyen LAMBDA En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Nos autorités nationales gagneraient à être moins frileuses face à ce genre d’informations . Cette réaction du gouvernement burkinabè peut d’ailleurs énerver et frustrer le gouvernement français qui pourrait diminuer son soutien à notre pays dans sa lutte contre le terrorisme qui menace sérieusement son existence . Et bonjour les dégâts .
    Ce n’était donc pas nécessaire que le ministre DANDJINOU s’épanche en trop de détails dans cette affaire pour justifier la non présence d’une base militaire française à Djibo . C’est qui important aujourd’hui c’est de voir avec l’aide de qui nous pouvons vaincre le terrorisme et non chercher à faire plaisir à quelques responsables OSC ou d’hommes politiques faussement fières et nombrilistes . Mieux ,s’il faut qu’une base militaire soit installée à Djibo pour freiner l’avancée du terrorisme dans notre pays pourquoi pas ? Bravo au journal l’Observateur PAALGA pour son article pertinent sur cette question de présence militaire française dans notre pays Notre pays est en danger grave de disparition totale et l’aide des amis pour combattre les forces du mal doit être la bienvenue . Alors trêve d’enfantillages et de fierté stupides car le danger est réel

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  • Le 4 octobre à 07:25, par Ly En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Dès alors que nos FDS ont quitté la région du SAHEL, deux options sont à envisager : 1- Négocier avec les groupes armées ou
    2- Remplacer nos FDS par des FDS étrangères si toutefois on tient à protéger nos populations.
    Il va falloir se dire la vérité : on doit négocier les groupes armés pour sauver nos populations. L’orgueil ne sert à rien,un point un trait.

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  • Le 4 octobre à 07:32, par Ly En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Bonjour, nous allons démarrer deux grandes opérations à savoir : l’enrôlement des électeurs et le recensement général de la population ; au regard de l’insécurité, nous devrions bien réfléchir avant d’entamer ces deux opérations.

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  • Le 4 octobre à 08:37, par Hamon En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    De mon point de vue il n’y a pas de honte à accepter même temporairement une force extérieure pour vaincre le terrorisme. Le gouvernement va chercher à contenter les anarchistes gauchisants pour faire envahir notre pays par de djihadistes. Ça sera une grave erreur à ne pas commettre. A quelque une centaine de kilomètres de Ouagadougou à Bourzanga, on tue tous les jours et il n’y a pas de réaction. Avouons que quelque chose ne cloche pas. Les anarchistes doivent nous donner leur plan pour contrer les djihadistes pour validation et on verra ce qu’il faut faire si oui ou non on accepte l’aide armée étrangère. A quoi bon de fanfaronner à Ouagadougou qu’on est contre les armées étrangères pendant qu’on massacre chaque jour que Dieu fait nos compatriotes. Oh Dieu aide nous !!!

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  • Le 4 octobre à 09:04, par Francis Oued En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    C’est une bonne chose qu’il y est des militaires français a Djibo après la débandade des policiers.Merci à la France.

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  • Le 4 octobre à 10:09, par OUBZANGA En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Bien dit ; j’ai honte pour ses faux nationalistes qui ne pensent qu’a leurs ventres et qui ne peuvent même pas marcher contre le djihadisme que certains veulent nous imposer avec la charia. Ouvrez bien les yeux. si les français partent vous serez les premiers à pleurer.

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  • Le 4 octobre à 11:00, par Africa En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    En apportant un démenti à "certains médias étrangers", n’apporte-t-on pas de l’eau au moulin de ceux-ci ? S’il est vrai qu’il n’y a pas de base militaire française dans notre pays, il n’en est pas moins vrai que la présence des forces étrangères sur le territoire est une réalité depuis belle lurette, bien avant l’arrivée du président Kaboré Rock CM à la magistrature suprême du pays. Quels étaient les buts et missions de ces forces ? Est-ce une mission de forces combattantes ou de forces de veille stratégique ? Ces missions ont-elles varié depuis l’apparition des attaques terroristes au lendemain de la prise de fonction du nouveau locataire du palais présidentiel ? L’Assemblée Nationale, représentant le peuple souverain avait-elle donné son accord préalable ?
    A toutes ces questions, le peuple veut savoir. Car, depuis l’intervention efficace des forces françaises au Mali, à la demande du président Dioncounda Traoré, une certaine opinion croit à tort qu’il est dans l’ordre normal des choses de sous-traiter sa propre sécurité et celle de son pays.
    Pourtant, le Président-patriote Maurice Yaméogo avait balisé la voie en posant deux actes majeurs de portée historique :
    Acte 1 : l’indépendance de la Haute-Volta ne se négocie pas ;
    Acte 2 : l’exercice plein et entier de la souveraineté nationale : pas de bases militaires ni de présence de forces étrangères sur le territoire de Haute-Volta. Nous devons compter sur nos propres forces. Qu’en est-il advenu de tout cela 59 ans après ?
    Ces deux actes avaient fortement contribué à assoir la prise de conscience de notre destinée commune et avaient suscité un élan patriotique dans toutes les couches de la société. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

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    • Le 5 octobre à 14:19, par Marie En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

      @#Africa

      Vous etes l’exemple du nationaliste zele que beaucoup denoncent ici. Car vous preferez voir la maison bruler jusqu’aux fondements plutot que de demander ou d’accepter de l’aide pour eteindre l’incendie. Votre nationalisme n’est pas du patriotisme. C’est bien tout le contraire. Le patriote est celui qui aime fondamentalement sa patrie, qui veut son bien, qui s’engage d’une facon ou d’une autre a la defendre, la proteger et la faire prosperer. Le nationaliste zele (genre Adolph Hitler, Donald Trump et... vous de nos jours) sont dans leur extremite des fossoyeurs de la patrie sur la base d’un narcissisme et d’un chauvisnisme intemperant, compulsif, complexe, irreflechi et sans vision. Le nationalisme se complait dans un repli identitaire sans prendre en compte les consequences desastreuses. Le nationaliste extremiste de votre trempe est comparable a un homme qui par fierte prefere regarder sa maison dans laquelle se trouvent femme, enfants et biens bruler et consummer que de faire appel a son voisin (ennemi ou pas) l’aider a eteindre le brasier. On dirait d’un tel homme qu’il est fou, demoniaque. On ne dira jamais qu’il aime sa famille et sa maison. Autrement il aurait tout fait pour les sauver y compris accepter de l’aide de son ennemi. Vous evoquez Maurice Yameogo. Serieusement ! Ou mettez-vous l’evolution geo-politique ? Les temps anciens ne sont pas les temps nouveaux. Et du temps de Maurice Yameogo on ne parlait pas de terrorisme islamiste. Je vous cite "Car, depuis l’intervention efficace des forces françaises au Mali, à la demande du président Dioncounda Traoré, une certaine opinion croit à tort qu’il est dans l’ordre normal des choses de sous-traiter sa propre sécurité et celle de son pays." Pourriez-vous elaborer cette croyance "a tort de sous-traiter sa securite". Vous parlez de sous-traitance ? vraiment ? D’ou ecrivez-vous ? Certainement pas de Djibo ou d’aucune des zones chaudes du Faso. Vous etes certainement confortablement assis dans votre salon ou bureau, quelque part a Ouagadougou ou Bobo ou c’est calme, peut-etre meme hors du Burkina Faso et pouvez vous payer le luxe de denoncer une sous-traitance de la securite. Durant les Premiere et Deuxieme Guerres Mondiales, les Nations ont accouru de partout pour preter main forte contre l’envashisseur. Si l’Autriche, La Hongrie et la Pologne avaient refuse l’aide des Allies, si la France occupee avait refuse le demarquement des Americains, par fierte nationaliste, ces pays n’existeraient plus sur la carte de nos jours. Dans la vie, parfois, on a besoin de joindre les forces pour soulever une pierre, parfois, on a besoin d’un plus fort que soi pour soulever un poids, d’un plus grand que soi pour atteindre une chose en hauteur. C’est sagesse de reconnaitre avec humilite ses limitations et de demander de l’aide. A moins d’etre un esprit suicidaire. Ce que precisement est le nationalisme compulsif et extremiste.

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      • Le 6 octobre à 02:22, par Africa En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

        - Merci internaute Marie pour votre contribution. Si je ne réponds pas, ce serait un manque de politesse à votre égard. Voici donc mes éléments en deux volets :
        I. Sur l’essentiel.
        - A propos de la présence des base françaises au Burkina. Je n’apprendrai rien à personne en disant que cela relève de l’utopie ; car, depuis le mileu des années 2000, la France avait déjà commencé à réduire drastiquememt ses soldats basés en Afrique ( Sénégal, RCI, Gabon et Tchad). Comment au même moment, elle ouvrirait une base au Burkina qui est à un jet de pierre de la Côte d’Ivoire où il existe une base française ? C’est pourquoi j’ai affirmé dans mon post qu’il n’existe pas de base française au Burkina.
        - A propos de la présence des forces étrangėres au Burkina. Oui, il en existe mais à quelle fin ? C’est ce que j’ai appelé des forces de veille stratégique dans le Sahel où le grand banditisme (affaire avion de traficants de drogue au Nord Mali et kidnapping de touriste en Mauritanie) sévissait au milieu des années 2000. Depuis l’apparition des attaques terroriste au Burkina en 2016, une certaine opinion nationale veut les assimiler à des forces combattantes. D’où ces interrogations récurrentes après chaque attaque : mais où sont les forces française et américaines pendant que les terroristes nous attaquent ? Pourquoi voulons-nous que ces pays envoient leurs enfants se faire trouer pendant que nous sommes là ? Je dis nous en tant que nation. Pourquoi n’avons-nous pas préparé nos forces armées et de sécurité comme les français l’ont fait au point de pouvoir neutraliser des milliers d’assailants avec seulement 250 parachutistes commandos au Mali ? Et pourtant, le président-patriote Maurice Yaméogo avait balisé la voie dès 1960.
        - pour conclure sur ce point, permettez-moi internaute Marie, de vous dire que je ne partage pas votre assertion selon laquelle la vision du président-patriote Maurice Yaméogo en matière de défense nationale est passéiste. Cette vision nous interpelle aujourd’hui plus qu’hier. Car, lorsque la France du Général de Gaulle proposa le maintien des bases françaises en Haute-Volta , le président-patriote déclina l’offre comme l’avait fait le Général lui-même lorsque les américains voulurent, à l’issue de la 2ème guerre mondiale, installer des bases militaires sur le territoire français. Il refusa même d’adhérer à l’OTAN parce qu’il ne voulait pas sous-traiter la défense de la France et des français. Et cela a été le fil conducteur qui conduit la France ã se doter d’une des armées les plus puissantes au monde aujoud’hui. Et l’histoire lui a donné doublement raison. Voilà que le président Donald Trump demande aux Européens dans le cadre de l’OTAN, d’assurer leur propre sécurité parce que les Etats-Unis ne veulent plus être les gendarmes du monde. C’est trop cher à supporter.
        - Pendant ce temps, la vision politique du président-patriote Maurice Yaméogo , similaire à celle du Général de Gaulle, consistant à bâtir une armée nationale forte et aguerrie dans toutes ses missions, capable de protéger le pays et ses habitants, est considéré aujourd’hui comme passéiste. Puisque la géo-politique, comme vous le qualifie Marie, et que moi je dirais la géo-stratégie, nous permet de faire appel à la France pour combattre à nos côtés ou parfois à notre place, au Japon de nous envoyer des équipements de sécurité, aux USA de nous collecter les renseignements, à l’Allemagne de former nos troupes, à la Chine du matériel militaire, etc... Et pendant ce temps, quels sacrifices individuels et collectifs consentons-nous pour la défense de la patrie ? Pourquoi avons-nous attendu d’être attaqués avant de chercher à équiper nos FDS dans la précipitation ? Ne dit-on pas que "qui veut la paix, prépare la guerre ?"

        II. Sur l’accessoire
        Je prends bonne note de votre jugement sur mon opinion et de me faire savoir qu’en m’exprimant de la sorte, je fais partie des "nationalistes" qui ne veulent pas d’un Burkina libre et paisible. Si je ne m’abuse, le "nationalisme" se définit comme un attachement passionné à la nation, en d’autres termes, c’est du patriotisme exacerbé. Mais le "nationalisme" devient dangeureux lorsqu’il est doctrinaire et chauvin comme ce fut le cas d’Adolph Hitler qui developpa le nazisme sur fond de nationalisme doctrinaire avec les conséquences que l’on sait.
        - Quand vous m’assimilez à ce sinistre personnage, c’est tout simplement excessif de votre part et vous savez que, ce qui est excessif, devient dérisoire. Lorsque vous assimilez le Président Donald Trump à ce sinistre personnage, je pense que, même les plus farouches opposants de ses compatriotes ne vont pas jusqu’à cette extrémité.
        - Voyez-vous, mon grand père maternel fît la 1ère guerre mondiale. Il mourût en 1960. Son petit frère fît la seconde et il mourût en 1989. Je les ai donc connus et leur point commun c’était la gène de raconter les horreurs dues à la bêtise humaine. Donc, ne jouons pas avec ces maux lorsqu’il s’agit d’argumenter en pour ou en contre.
        - Tout ceci pour vous dire qu’en vous lisant, j’ai senti que trop de mots et de phrases dépassent votre pensée réelle. Soyez d’avance assurer que je ne vous en tiens pas rigueur. Cordialement.

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  • Le 4 octobre à 13:01, par BEN En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Je suis perdu. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on refuse une base de l’armée française au Burkina.

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  • Le 4 octobre à 16:09, par Nonga En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Il divague parfois ce monsieur. Il plane et plane encore dans les airs,….

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  • Le 4 octobre à 18:09, par Pamizanga En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    La nature a horreur du vide. Si notre Police fuit Djibo, il faut bien que d’autres prennent leurs places. Cessons de nous plaindre contre la France . Nous devons nous en prendre à nos frères qui fuient la bataille et viennent se réfugier dans les bars à Ouaga laissant derrière des civils sans défense

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  • Le 4 octobre à 19:28, par Kidrh En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Il y a des bases militaires US en RFA en quoi sommes nous plus indépendants sue les allemands ?
    C’est simple comme de simples citoyens français pendant la seconde guerre mondiale les nationalistes n’ont qu’a se rendre au sahel a l’est pour organiser la résistance aux terroristes
    S’ils résidaient à Djibo, Baraboule, Deou ou même Bourzanga ils ne tiendraient pas ce langage.

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  • Le 8 octobre à 13:38, par JOSBILL En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    JE CROIS QUE POUR CEQUI EST DE LA DEFENSE NATIONALE JE NE VOIS PAS UN MAL A CEQUE NOUS SOLLICITONS UN SOUTIENT QUELCONQUE AFIN DE POUVOIR VENIR A BOUT DU TERRORISME.CAR IL NE FAUT PAS QU ON SE VOILE LA FACE NOS FDS ON VRAISSEMBLA BLEMENT DU MAL A CONTRER CES FOU DE DIEU .DONC SI L ARMEE FRANCAISE PEUT NOUS PEUT EN ETRE D UN SECOURS.JE NE COMPRENDS PAS QU ON SE DISE QUE NOTRE SOUVERAINETE EST MISE EN CAUSE.

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  • Le 8 octobre à 16:58, par Eclaire En réponse à : Burkina Faso : « Il n’y a pas de base française installée à Djibo », selon le porte-parole du gouvernement

    Il faut que l’on se le dise. Les terroristes ont besoin d’une base arrière ou d’un territoire pour peparer leurs attaques et se replier et tout monde est d’accord avec cette affirmation.
    Le probleme c’est qu’en empechant l’armée Malienne et Burkinabé d’acceder a ces zones protegée d’ou les attaques partent, l’armée française contribue a protege et a promouvoir l’action des terroristes. Que l’armée française libere l’acces a Kidal et aux regions occupées par Iyad Ag Ghali, et Amadou Koufa de la katiba du Macina pour qu’on aille en decoudre et finir avec cette merde. A l’issue de ces affrontements, il y’aura necessairement un vainqueur et dans ce cas on enterre les morts et on applique la loi du vainqueur et la vie continue. La methode française expose nos populations qui se font massacrer à longeur de journée. D’ailleurs vous l’aurez constaté qu’il y’a comme un semblant de pacte entre les terroiste et les occidentaux. Les interets de ces dernier ne sont plus ménacés ou attaqués. On tue plus de burkinabe ou de maliens que d’occidentaux comme c’etait le cas au debut des revendications des terroistes. Voila la realité des choses et c’est pour cela que les base qui servent a proteger entre autre les terroistes doivent disparaitre.

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