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Rentrée scolaire : A Koudougou, les compagnies de transport sont débordées

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Etienne Lankoandé • mercredi 2 octobre 2019 à 17h00min
Rentrée scolaire : A Koudougou, les compagnies de transport sont débordées

C’est la rentrée scolaire 2019-2020. Enseignants et élèves s’apprêtent activement à reprendre le chemin des établissements d’enseignement. A la gare routière de Koudougou, les compagnies de transports sont débordées, c’est la chasse aux places pour les passagers. STAF, TSR et SBTA sont les trois principales compagnies faisant la navette Koudougou-Ouagadougou. Elles sont toutes les trois logées dans l’enceinte de la gare routière de Koudougou. Un regard sur les tracasseries à cette gare, le 30 septembre 2019.

Koudougou, 30 septembre 2019. La gare routière regorge de monde et ce sont des embouteillages : les uns veulent voir si une compagnie dispose toujours de places, et les autres hâtent le pas afin de ne pas manquer leurs places. A l’heure du départ, une personne qui tergiverse peut perdre sa place au profit d’une autre. Ce sont des bousculades, même aux portières des véhicules, pour pouvoir y accéder.

A la société de transport STAF, les guichetiers nous informent que toutes les places des départs du jour sont déjà prises, idem pour celles du lendemain jusqu’à midi. Ces embouteillages s’expliqueraient par la rentrée scolaire, le moment où beaucoup d’élèves, d’étudiants et d’enseignants voyagent pour rejoindre leurs postes ou leurs localités d’habitation. C’est le moment où les activités connexes au transport prospèrent ; un effet d’entraînement, l’appelle-t-on en économie.

Les chauffeurs de taxi confient qu’ils engrangent le maximum de profit en cette période d’intense mobilité humaine. Seydou est conducteur de tricycle. Il avoue avoir entre 10 000 et 12 000 F par jour pendant la période. « Nous apprécions vraiment la période de la rentrée scolaire », a-t-il confié. En dehors de cette période de vaches grasses, il dit gagner comme bénéfice net par jour, entre 2 000 et 4 000 F CFA et rarement au-delà de 5 000 F.

Pour les vendeurs de fruits, c’est indéniablement le meilleur moment où le commerce prospère. « En dehors de la période de la rentrée scolaire, nous restons assises à nous regarder parce qu’on ne vend pas », avoue madame Kaboré. « Je vends de l’eau, des gâteaux et des pommes, mais il arrive que j’écoule tout ce que j’ai amené comme marchandise dans la journée, et ce depuis trois jours », témoigne une deuxième vendeuse qui ajoute que la valeur de sa marchandise avoisine parfois 20 000 F CFA.

Hamidou, conducteur de moto taxi, prend le contrepied des précédents intervenants. Pour lui, le marché n’est pas fructueux parce que ce sont des élèves qui voyagent en majorité, alors que ces derniers manquent d’argent. Il en vient à incriminer tout le mois de septembre. « J’ai aimé le mois d’août plus que celui de septembre, où le marché a beaucoup été morose pour nous », déclare-t-il.

Il ajoute qu’avec les élèves, ils sont obligés de beaucoup rabaisser les prix pour qu’ils acceptent d’emprunter leurs taxis. En dehors de ces cas exceptionnels rencontrés aussi chez certains vendeurs ambulants de la gare, l’affluence montre un marché qui s’adapte à la situation pour satisfaire la demande.

A STAF, c’est la période où tout le monde est débordé. « Nous faisions un intervalle d’une à deux heures par jour entre deux départs. Mais maintenant, c’est chaque 30 minutes qu’il y a un départ et malgré cela, toute la clientèle n’arrive pas à trouver de la place », confie le guichetier principal selon qui, la compagnie n’arrive à satisfaire que les trois quarts de la demande en cette période. A la société de transport TSR, tout comme à SBTA, il y a un départ toutes les heures, dans les mêmes conditions qu’à STAF. Marcel se rendait à Ouagadougou pour un ravitaillement en marchandises.

Il n’a pas eu de place à STAF, ni à TSR, encore moins à SBTA. « Je vais lancer ma commande à partir de Koudougou », se résout-il. Bon nombre de personnes sont dans la situation de Marcel et sont obligées, pour certaines, d’annuler le voyage et, pour d’autres, de le reporter au lendemain ou à un autre jour. Même chez les minicars, généralement appelés « 17 places », le marché semble inondé.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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