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Numérique : Le projet BFIX pour accélérer l’utilisation de l’internet au Burkina Faso

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET | Par Jacques Théodore Balima • vendredi 27 septembre 2019 à 15h00min
Numérique : Le projet BFIX pour accélérer l’utilisation de l’internet au Burkina Faso

Une délégation de la Banque mondiale, conduite par Soukeyna Kane, directrice des opérations, a procédé au lancement du projet BFIX, un point de partage de connexion. Les membres de la délégation ont également visité Keolid, un centre d’incubation numérique, retenu dans le cadre de la mise en œuvre du projet e-Burkina dans la ville de Ouagadougou. La directrice des opérations a séjourné du 24 au 26 septembre 2019 au Burkina.

L’équipe de la Banque mondiale qui a effectué la visite de contrôle au Burkina a eu une soirée chargée le mercredi 25 septembre dernier. A pas de course, les membres de la délégation ont procédé dans l’enceinte du ministère de l’Agriculture au lancement du projet BFIX et faire plus amples connaissances avec le centre d’incubation numérique, Keolid.

BFIX, un projet porteur pour le numérique au Burkina

Le Projet BFIX est un point de partage de connexion pour les acteurs nationaux. Sa réalisation offre plus de facilités en matière d’internet aux investisseurs et aux usagers. « Le point de partage de connexion est comme un carrefour où les opérateurs de téléphonie, les fournisseurs d’accès à internet dans un pays ou une région peuvent s’interconnecter pour échanger directement du trafic entre eux au lieu de le faire via des carrefours à l’extérieur du pays », a expliqué Jean-Baptiste Millogo, directeur exécutif du projet.

Au Burkina Faso, douze acteurs sont déjà connectés à ce point de partage qui permet d’effectuer près de 50% du trafic internet au plan national. Sa capacité actuelle est d’environ 50 gigabits. Et pour M. Millogo, le point de partage internet offre plusieurs avantages aux investisseurs et aux utilisateurs.

Pour les investisseurs, le fait de disposer d’un point de partage internet au plan national réduit les dépenses parce le trafic ne se fait plus forcément en passant par d’autres points hors du Burkina Faso. Aux utilisateurs du net, il offre plus de confort dans la navigation et réduit le temps d’échange des données.

« Comme le trafic se passe désormais au Burkina, les envois sont plus rapides et les utilisateurs jouissent d’un certain confort dans leur travail parce que les transferts plus rapides maintenant », a ajouté le directeur exécutif de BFIX. Il a en outre ajouté que les 50 gigabits sont extensibles en fonction de la demande. « Lorsque nous trouvons un trafic du Burkina qui se balade quelque part hors du pays, nous le ramenons dans notre point de partage », a-t-il conclu.

BFIX est financé dans le cadre du Projet régional d’infrastructures de communication de l’Afrique de l’ouest-Projet du Burkina Faso (PRICAO-BF). Financé par la Banque mondiale, ce projet vise à améliorer la connectivité, la création d’un environnement propice à la connectivité et la gestion du projet.

Keolid, un centre d’incubateurs de projets numériques

Le second point de chute de la délégation a été la base de Keolid. Laboratoire d’innovation et de développement technologique, Keolid a pour ambition de bâtir un écosystème d’innovation pour développer le Burkina Faso. Le centre a été retenu pour la mise en œuvre de la composante 3 du Projet e-Burkina.

Il s’agit notamment du renforcement de l’écosystème existant d’incubateurs d’entreprises et de hubs techniques au Burkina pour permettre aux entrepreneurs locaux d’avoir un accès fiable et moins coûteux à l’internet à large bande, aux bureaux, à la formation, aux services d’appui aux entreprises et à l’incubation d’entreprises dans un seul espace.

L’appel à candidature pour le recrutement d’un incubateur à Bobo-Dioulasso est resté infructueux. Keolid a en charge la ville de Ouagadougou. Financé à hauteur de 275 millions de francs CFA, le centre devra en 24 mois incuber au moins dix projets, le tiers des projets incubés devra apporter des bénéfices à l’agriculture ou à la zone rurale. Selon le contrat, 40% des projets devront être formulés par des femmes et 1000 jeunes dont une part importante de filles doivent être formés.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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