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Soutenance de fin cycle à l’ISTIC : Le journaliste Moussa Congo scrute le genre enquête dans les quotidiens Sidwaya et L’Observateur Paalga

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET • mercredi 25 septembre 2019 à 13h30min
Soutenance de fin cycle à l’ISTIC : Le journaliste Moussa Congo scrute le genre enquête dans les quotidiens Sidwaya et L’Observateur Paalga

« L’enquête dans les quotidiens Sidwaya et L’Observateur Paalga en 2017 ». C’est le thème du mémoire de fin de formation à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) de l’étudiant Moussa Congo. Le mardi, 17 septembre 2019, à Ouagadougou, il a défendu son mémoire de fin de formation, couronné par la note de 16/20, avec la « mention très bien ».

Le désormais conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, option journalisme, a mené un travail de fourmille dans les colonnes du quotidien d’Etat, Sidwaya, et du doyen des quotidiens privés, L’Observateur Paalga. Face à lui, un jury composé de Noël Dah (président), Rabankhi Abou-Bâkr Zida (ancien directeur général de Sidwaya) et Victor Sanou (directeur de mémoire).

Sur ce genre journalistique, l’enquête, Moussa Congo a abouti à la conclusion qu’il est insuffisamment pratiqué dans ces deux grands quotidiens burkinabè, dans la période concernée par l’étude. Dans ces journaux concernés, les genres compte-rendu, interview occupent une place importante. Or, de l’avis de M. Congo, le traitement des faits d’actualité par la presse écrite est fortement menacé par les médias sociaux et le journalisme citoyen et les lecteurs, eux, expriment le besoin de découvrir des ‘’des choses cachées’’ à dessein par les politiques, les acteurs économiques et sociaux.

« Nos recherches ont établi que dans les colonnes de Sidwaya, seulement dix enquêtes ont été produites en 2017 ; soit 0,22% des 3966 articles publiés. Sur un total de 1050 articles publiés dans L’Observateur Paalga, sur la même période, aucun n’a été consacré à l’enquête », a observé le journaliste Moussa Congo.

Moussa Congo, recevant le prix spécial du Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation au Galian 2017

Selon l’impétrant, le choix du thème a donc été guidé par la nécessité de poser le débat sur la capacité des journalistes des quotidiens à mener des enquêtes journalistiques. Il apprend de ce fait que 30,3% des journalistes enquêtés dans ces deux quotidiens ont moins cinq ans de métier et 68% des enquêtés n’ont jamais bénéficié d’une formation au journalisme d’investigation ; ce qui constitue sans doute, de son avis, un « obstacle sérieux » dans la pratique de ce genre journalistique.

Pour que ce genre journalistique soit davantage pratiqué, Moussa Congo suggère la création de « desks spécialisés » dans les grandes enquêtes, la formation continue des journalistes à l’enquête journalistique, le journalisme collaboratif et l’affranchissement de l’auto-censure, etc. Il a, en outre, souhaité que le goût à ce genre journalistique soit suscité dès les centres et instituts de formation.

L’exposé du résumé de son travail, couronnement des deux années passées à l’ISTIC, a fait place à l’appréciation du jury à travers des questions d’éclaircissement, des commentaires et des suggestions. Le jury a salué la pertinence du thème et la qualité de travail abattu par l’impétrant. Ce qui lui a valu la note de 16/20, avec la « mention très bien ».

Rappelons que le désormais conseiller Moussa Congo est un ancien dans le métier du journalisme. Avant d’entrée pour cette formation professionnelle, il a servi à Fada N’Gourma en tant que chef de service régional des Editions Sidwaya de l’Est. Moussa Congo a été lauréat, par quatre fois, du prix Galian, cérémonie annuelle de récompense des meilleurs journalistes au Burkina Faso. Il a produit plusieurs enquêtes, dont une sur le sujet de l’homosexualité à Bobo-Dioulasso en 2016.

O.L
Lefaso.net

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