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Concours directs session 2019 : 5 892 postes pour 1 247 751 candidats

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 17 septembre 2019 à 21h05min
Concours directs session 2019 : 5 892 postes pour 1 247 751 candidats

L’administration des épreuves des concours directs de la Fonction publique, session de 2019, se déroulera du 18 au 30 septembre 2019, dans les différents centres de composition du Burkina Faso. A quelques heures du début des épreuves, nous avons rencontré certains candidats dans les centres de formation, ce lundi 16 septembre 2019. Ils se disent prêts et confiants.

Ils seront au total 1 247 751 candidats à concourir pour 5 892 postes à pourvoir dans les 87 concours directs lancés par le ministère de la Fonction publique burkinabè pour la session de 2019. Soit une moyenne d’un poste pour plus de 200 candidats.

La bataille s’annonce rude pour ces nombreux candidats. C’est du moins la conviction des candidats que nous avons rencontrés, au lycée privé Wenlamita de Tampouy, en pleine révision. Réunis dans une salle de classe, environ la soixantaine, ces candidats peaufinent la préparation par un cours de dissertation dispensé par un encadreur. Cette séance vise à actualiser le niveau des candidats, nous a confié l’encadreur. C’est en quelque sorte, dit-il, une remise à niveau, vu que beaucoup de candidats ont oublié certaines notions de la dissertation. « Il faut rester imperturbable ; prenez surtout en compte les observations que j’ai faites », a conseillé l’encadreur qui a souhaité garder l’anonymat.

Les candidats, quant à eux, se disent prêts à affronter les épreuves. « Nous sommes suffisamment outillés pour affronter ces épreuves », a indiqué un candidat. De toutes les façons, on ne peut pas dire le contraire, a renchéri un autre, avant d’ajouter que la chance aussi fait partie de ces compositions.

Esther Zoungrana,souhaite rompre avec l’habitude

« On fait de notre mieux, sinon, on ne peut pas être totalement prêt… »

Si la plupart des candidats se disent prêts pour le début des ‘’hostilités’’, Esther Zoungrana, elle, se garde de tout commentaire. Ce serait trop dire que d’affirmer qu’on est prêt, dit-elle. Car selon elle, en matière de concours, on ne peut jamais afficher une certitude. « Je suis à ma 7e année de composition de concours et je suis toujours là », s’est-elle justifiée. « On fait de notre mieux, sinon, on ne peut pas être totalement prêt surtout avec le nombre de candidats en lice, cette année », a-t-elle ajouté, sans pour autant perdre l’espoir de décrocher le précieux ‘’sésame’’ cette année.

Jacob Compaoré, comme tous les autres candidats d’ailleurs, espère cette année, intégrer la Fonction publique à l’issue de ces concours. Ainsi, dit-il, je suis confiant et prêt pour ce « combat ». Le nombre ne compte pas, c’est l’application de ce que nous avons appris qui sera déterminante, a expliqué ce candidat au concours de greffiers.

Pierre Kaboré, se dit confiant pour ces concours.

Chacun y va de sa préparation

Ils préparent les mêmes concours, ces candidats, sans toutefois avoir la même méthode de travail. Pendant que certains sont dans les salles pour se partager les connaissances, d’autres par contre préfèrent se mettre à l’écart pour plus de lucidité et de concentration à quelques heures du début des épreuves. Pierre Kaboré, esseulé dans une des salles, révise timidement son document pour le compte du concours de conseiller en aménagement du territoire et du développement local.

« J’ai treize concours à préparer, je dois pour cela bien me concentrer », a-t-il répondu dans sa solitude. Cette année, je compte tirer mon épingle du jeu. Je suis optimiste pour ça », a-t-il indiqué. Bien qu’il se dise confiant, il déplore cependant des difficultés, qui selon lui, pourraient tromper la vigilance de certains candidats. Pour lui, la répartition des listes de composition n’est pas très indicative comme les années antérieures. « On peut facilement se perdre », conclut-il.

Les candidats dans les dernières révisions

Des cours intensifs seront organisés pendant les compositions

Selon des encadreurs que nous avons rencontrés, il sera organisé des cours intensifs à l’endroit des candidats. En effet, des corrections des différentes épreuves seront faites, chaque soir. Cela va permettre, selon eux, aux candidats d’éviter les mêmes erreurs et d’aborder les autres sujets avec beaucoup de sérénité.

Serge Ika Ki (Stagiaire)
LeFaso.net

Vos commentaires

  • Le 17 septembre à 16:13, par Le noble En réponse à : Concours directs session 2019 : 5 892 postes pour 1 247 501 candidats

    Bonne chance à tous les candidats aux différents concours même si elle parait mince.

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  • Le 18 septembre à 08:11, par HUG En réponse à : Concours directs session 2019 : 5 892 postes pour 1 247 501 candidats

    Chers syndicalistes ils est très bon de revendiquer mais il ne faut pas oublier qu’on a des enfants, des frères et autres qui aspirent un jour travailler dans la fonction publique. Certains syndicats ont eu des avantages faramineuses pour leurs membres mais le constat est là 5892 place pour plus d’ un million de candidats. Bonne chance à tous et à toutes

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  • Le 18 septembre à 11:22, par INTEGRE En réponse à : Concours directs session 2019 : 5 892 postes pour 1 247 501 candidats

    Près de 1 250 000 jeunes sont en chômage dans notre pays .Malgré l’existence d’un ministère de l’emploi et de la jeunesse , les choses semblent aller de mal en pire . Nos gouvernants peuvent faire quelque chose pour absorber plus de 5892 jeunes . Il faut encourager l’ entreprenariat ; que chaque ministre à sa position agisse avec transparence pour encourager subventionner et soutenir tout projet d’entreprenariat . Et ce quelque soit le promoteur , sans tenir compte de la religion , de l’appartenance politique surtout , de la région d’origine etc. Tous les Burkinabès ont les mêmes droits sur tous les biens du Burkina . Seul l’entreprenariat peut nous aider à éradiquer, un temps soit peu le chômage .Mettons-nous la main dans la main pour combattre tous les fléaux de notre pays . Ca ne sert à rien d’aider ses amis, ses parents , ses camarades du même parti et j’en passe à asseoir des grosses entreprises qui peuvent ne pas faire long feu ,et bloquer le projets de ceux qui n’appartiennent pas aux groupes suscités . Le Burkina est un pays où il fera bon vivre si chacun banni l’égocentrisme se trouvant au fond de lui . Le monde est un village donc le Burkina est comme une concession , alors occupons- nous les uns des autres .Travaillons à ce que chacun se sente en famille , et c’est nos gouvernants qui doivent travailler à cela .Que chacun se dise "je viens travailler pour mon pays" et non pas avoir dans la tête des calculs pour s’enrichir . Chacun est grand et responsable s’il fait les choses avec transparence sans discrimination aucune . Aidez ceux qui veulent entreprendre pour réduire le taux de chômage .Pensez au capital social du Pr LAURENT BADO .

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  • Le 18 septembre à 16:56, par HSSM En réponse à : Concours directs session 2019 : 5 892 postes pour 1 247 751 candidats

    Tout ceux qui crient haut et fort sur le sujet du chômage au Burkina Faso doivent revoir leur manière de voir les choses.

    Au contraire il ya beaucoup plus de travail au Burkina en general en Afrique que tout autre continent.

    On commence petit pour devenir grand. Tout nos problèmes (les rues et quartiers salles, la désorganisation des populations, manque d’autosuffisance alimentaire, le domaine de la restauration, les menages dans les maisons etc... ) sont tous des opportunités c.d du travail en abondance.

    Oubien croyez vous que ce sont d’autres personnes qui viendront les faire a la place des burkinabés ? Notre pays doit travailler.

    Beaucoup de jeunes préfèrent s’assoir prendre du The du matin au soir dans les grins tout en se plaignant que ya pas du travail. Alors dans que son quartier, tout est salle et désorganiser, les moustiques sont devenues les maitres des lieux. La desolation est que ce sont les pauvres meres qui continuent de vendre dans les rues et marches pour donner chaque jour a manger aux jeunes qui se disent intelligent et émancipés. C’est inadmissible. Les jeunes refusent d’aller servir dans des restaurants ou faire les menages dans les maisons etc..

    Un jeune qui se plaint du chômage doit se poser cette question : Qu’est ce que je fais actuellement comme travail ? si la réponse est non, c’est que ce jeune est un imbecile qui ne veut pas évoluer dans sa vie. Point.

    Meme avec mon Bac+2, je préfère travailler comme serveur dans un restaurant ou faire le maneuvrage dans un chantier de construction en échange avec un petit salaire de subsistence tout en espérant un jour meilleur que de m’assoir et me plaindre a l’Etat.

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