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Méthodes contraceptives : Entre rumeurs et désinformation à Gaoua

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • dimanche 15 septembre 2019 à 13h38min
Méthodes contraceptives : Entre rumeurs et désinformation à Gaoua

Le district sanitaire de Gaoua, à l’image des autres districts du Burkina Faso, offre aux populations des soins en santé de la reproduction, notamment le planning familial. Cependant, des rumeurs et de la désinformation existent autour des méthodes de planification familiale, au grand dam des agents de santé. Malgré les réticences, ils s’évertuent à sensibiliser les plus sceptiques.

« Se projeter dans l’avenir en matière de vie de couple en décidant de choisir le nombre d’enfants suivant une planification des naissances, dans l’optique de pouvoir bien mener ses activités et s’occuper convenablement de ses enfants ». Ainsi peut être définie succinctement la planification familiale, selon Dr Suzanne Kola, médecin-chef du district sanitaire de Gaoua. Les méthodes de contraception disponibles sont de deux types : les méthodes hormonales (les injectables, les pilules) et les méthodes mécaniques (préservatifs féminin et masculin).

Docteur Kola Suzane-Médecin chef district saitaire Gaoua

Avant l’administration ou la prise de ces méthodes, les femmes bénéficient d’une causerie éducative qui consiste à présenter les méthodes de contraception disponibles. A l’issue de cette causerie, chaque femme choisit la méthode qui lui convient et l’agent de santé donne de plus amples explications sur la méthode choisie, affirme Dr Kola Suzanne.

Des propos non vérifiés

Les femmes sont nombreuses à utiliser ces méthodes, mais elles entretiennent entre elles des rumeurs, des propos non vérifiés sur l’efficacité de ces produits, nous confie Yéri Dolly/Noufé, accoucheuse auxiliaire à la maternité du centre médical de Gaoua. Des hommes également sont dans cette dynamique. C’est le cas de D.T., qui n’hésite pas à clarifier sa position : « Moi je n’approuve pas ces méthodes parce que ça modifie le fonctionnement de l’organisme de la femme. Si on pouvait ne pas utiliser ces produits chimiques et rester naturel, ce serait vraiment mieux ».

Des femmes rencontrées au Service de santé maternelle et infantile nous donnent leur avis. Chantal Da est venue pour renouveler sa méthode contraceptive. « J’ai trois enfants et je suis sans mari, raison pour laquelle j’ai choisi cette méthode pour éviter une autre grossesse », confie-t-elle. Maman Traoré est commerçante et mère de quatre enfants. « Avec le commerce que je fais, j’aide mon mari à prendre soin des enfants. J’ai espacé leurs naissances pour pouvoir s’occuper d’eux tous en faisant mon commerce. J’utilise cette méthode (l’injectable) depuis quelques années. Ce qui m’inquiétait au début, c’était la rareté de mes règles. Mais quand j’ai émis mon inquiétude, la sage-femme m’a dit de ne pas m’inquiéter et effectivement, mes menstrues sont revenues quelques temps après », explique-t-elle.

« Je demande à mes sœurs de venir s’entretenir avec nous »

Les effets secondaires des méthodes contraceptives sont généralement les saignements, la prise de poids, le retour un peu lent de la fécondité. Mais ces effets varient en fonction des organismes, nous confie l’accoucheuse Yéri Doly/Noufé. Puis d’ajouter : « Tout médicament dans le corps humain a des effets secondaires qui varient d’un organisme à un autre, ce qui ne veut pas dire que le produit est dangereux.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Boubacar Tarnaguida

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Vos commentaires

  • Le 16 septembre à 16:13, par koh En réponse à : Méthodes contraceptives : Entre rumeurs et désinformation à Gaoua

    pourquoi vous demandez aux femmes de choisir la méthode qu’elle veut ? C’est une mauvaise approche car la femme ne peut pas décider seule.
    est ce que la méthode choisie par la femme la conviendra sur le plan sanitaire ?
    Vous ne donnez jamais les effets secondaires ou conséquences néfastes de ces méthodes.
    De grâce pardon ne créez pas plus problèmes à nos pauvres populations qui en déjà jusqu’au cou.
    VOUS EN TANT QUE AGENT DE SANTE ET PRATIQUANT UNE RELIGION EST CE QUE VOTRE FOI VOUS AUTORISE A NE PAS DIRE LA VERITE AUX PAUVRES POPULATIONS ?
    LE TOUT PUISSANT JUGERA CHACUN SELON SES ACTES.

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