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Fondation Konrad-Adenauer Une formation pour aider les femmes à identifier les secteurs porteurs

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 13 septembre 2019 à 14h30min
Fondation Konrad-Adenauer  Une formation pour aider les femmes à identifier les secteurs porteurs

Les 12 et 13 septembre 2019, la fondation Konrad Adenauer a organisé un atelier de formation au profit des femmes leaders. Cette rencontre visait à outiller les femmes sur l’identification des secteurs porteurs en milieu rural et les stratégies de financement des activités.

Elles sont une trentaine de femmes entrepreneures venues des différentes régions du Burkina Faso. Ces femmes leaders ont bénéficié, les 12 et 13 septembre 2019, d’une formation qui devrait leur permettre d’évoluer dans leurs différents secteurs d’activité. A cet effet, l’atelier ambitionne d’aider les femmes à identifier les secteurs porteurs en milieu rural et les stratégies de financement des activités.

Concrètement, il s’agit de permettre aux femmes de comprendre la dynamique des principales activités économiques de leurs régions, évaluer avec elles les principales chaînes de valeurs agropastorales et non-agropastorales afin de déterminer les opportunités d’auto-emploi pour elles à travers tous les maillons de ces chaînes de valeurs, analyser les méthodes de financement adéquates à chaque activité, partager les expériences avec les femmes entrepreneures ayant une pratique appropriée à chaque activité.

Dramani OUEDRAOGO , coordinateur de la fondation Konrad Adenauer

« Quand la femme a un bien, c’est pour toute la famille »

Dramani Ouédraogo est le coordinateur de la fondation Konrad-Adenauer au Burkina Faso. Il soutient que cette formation est surtout un cadre où les participantes se feront un carnet d’adresse et auront un enrichissement d’expériences. « Nous avons réuni des femmes de pratiquement tout le Burkina. Il y a celles qui sont dans le domaine du secteur tertiaire, d’autres qui sont dans le secteur secondaire. Donc, nous pensons que c’est le moment de mettre en évidence la terre et l’ensemble des productions qui y sortent, et permettre qu’il y ait une synergie d’actions afin que chaque femme sache ce que l’autre fait », argumente-t-il. Aussi, poursuit M. Ouédraogo, « lorsque les femmes sont nanties en finances, elles sont les premières à s’occuper des ménages. On dit souvent que quand la femme a un bien, c’est pour toute la famille. »

DIALLO Fatimata ,participante

Pélagie Coulibaly vient de la zone d’Orodara, dans la région des Hauts-Bassins. Elle travaille dans la transformation des produits alimentaires tels que le manioc et la mangue. Madame Coulibaly confie que la formation lui permettra de s’enrichir professionnellement : « C’est pouvoir être en communication avec les autres participantes, échanger... J’espère qu’au retour de la formation, j’aurai un plus, pour bien mener mes activités au sein de mon entreprise ». Fatimata Diallo est une transformatrice de lait local.

Elle porte également la casquette de présidente d’une coopérative de laiterie dans la région du Sahel. Elle nous informe que la fondation Konrad-Adenauer l’appuie techniquement dans son projet, depuis des années. « Avec Konrad-Adenauer, j’ai appris beaucoup de choses. Ils m’ont donné des idées pour que je puisse évoluer dans la transformation du lait. C’est pour cela que je suis présente aujourd’hui, pour encore apprendre », a-t-elle déclaré.

Cette formation de deux jours entre dans le cadre du projet de la fondation Konrad-Adenauer « Un seul monde sans faim – les droits fonciers des femmes en Afrique de l’Ouest ». Le projet est à sa quatrième année, et selon le coordinateur Dramani Ouédraogo, d’autres projets sont en vue pour l’année 2020.

Samirah Bationo (stagiaire)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 16 septembre à 08:18, par Parmesan En réponse à : Fondation Konrad-Adenauer Une formation pour aider les femmes à identifier les secteurs porteurs

    A un moment donné, il faudra arrêter ça ! Ce genre d’action qui consiste en un saupoudrage totalement superficiel et que l’on ose appeller aide au développement !!! Cette activité n’a rien de structurant ni d’opérationnel. C’est inutile de réunir des femmes leader pour leur dire quels sont les secteurs porteurs. Elles le savent déjà !!! Ce qui est porteur c’est ce qui marche déjà ou encore ce qui pourrait susciter une forte demande dans un futur proche. Et pour connaître cela, il suffit de vivre leur quotidien et de regarder autour d’elles. Ce qu’elles font déjà.

    Il serait bien plus utile de leur donner des financements pour développer leurs activités. Si les PTF n’ont pas les moyens pour cela, qu’ils restent en retrait et évitent de se faire de la publicité à moindre frais sur le dos de nos concitoyens entrepreneurs ! J’appelle ça du helpwashing !

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