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Réparateur de téléphones portables au Burkina : Un métier qui ne connait pas la crise

Accueil > Actualités > Portraits • LEFASO.NET • mercredi 11 septembre 2019 à 17h00min
Réparateur de téléphones portables au Burkina : Un métier qui ne connait pas la crise

Le constat est sans appel. Avec l’augmentation du nombre de téléphones et de tablettes, les besoins de réparation sont énormes. Les téléphones sont de nos jours à la portée de tous certes, mais leur capacité de résistance aux chocs est limitée. Les réparateurs de téléphones portables, encore appelés médecins de la téléphonie mobile, soulagent les propriétaires. C’est ainsi que de jeunes Burkinabè s’adonnent à ce métier et tirent leur épingle du jeu. Souleymane Kaboré est un réparateur de téléphones qui détecte toutes les anomalies sans complaisance.

Souleymane Kaboré est un réparateur de téléphones portables. Sa passion pour ce métier l’a poussé à devenir un expert dans ce domaine, sans aucune formation qualifiée. Il a commencé ce métier en 2012 sous la tutelle d’un patron et travaille aujourd’hui à son propre compte. Son entreprise jouit d’une bonne renommée. De bouche à oreille, les clients ont fait sa publicité. Souleymane n’a pas duré sur les bancs mais il s’est évertué à comprendre la langue française pour discuter aisément avec ses clients. Il confie que son niveau d’instruction ne constitue pas un obstacle à l’exercice de son métier.

Face à l’évolution de la technologie, Souleymane Kaboré dit s’adapter aux nouveaux téléphones qui se présentent sur le marché burkinabè. Chose qui lui permet de se perfectionner.

« Dans ce métier, on n’est pas toujours en odeur de sainteté avec les clients »

C’est un métier très délicat car il arrive que les clients ne soient pas satisfaits. Souvent, il y a des pannes irréparables que ces derniers ne veulent pas admettre. Si beaucoup de clients sont satisfaits et félicitent monsieur Kaboré, d’autres par contre lui reprochent des incidents lors de la réparation. « En voulant soigner un mal, on réveille un autre mais les clients ne veulent pas comprendre et nous accusent de bâcler le travail. Dans ces circonstances, il faut toujours prendre son mal en patience pour garder de bonnes relations avec les clients, étant donné que des malentendus affectent négativement l’image et la réputation de l’entreprise ».

Kaboré Souleymane, réparateur de téléphones portables

C’est pourquoi il lui arrive de réparer des appareils sans prendre un centime, en réponse à certaines plaintes. « Souvent, un téléphone peut durer plusieurs jours mais quand la personne est pressée, on ne peut pas prendre tous les paramètres en compte ».
Les pannes les plus fréquentes constatées sont les cassures d’écran, les problèmes de microphone. Les smartphones ne font pas bon ménage avec l’humidité. Quand un smartphone tombe dans l’eau, la probabilité de changer l’écran et d’autres pièces est très élevée.

Souleymane peut déjà se réjouir de ce métier qui lui permet de gagner son pain quotidien. Cependant, il rêve de renforcer la capacité de son entreprise en acquérant un espace beaucoup plus large et plus visible, équipé de matériel propice à la réparation.

Devenir un réparateur est un atout indéniable puisque la réparation de téléphones ne connaît pas de crise. Souleymane Kaboré pense qu’être réparateur de téléphone portable pourrait réduire le chômage des jeunes au Burkina Faso. « Tout le monde ne peut pas être fonctionnaire, mais tout un chacun a son domaine propre et peut être excellent dans ce domaine. Donc le gouvernement doit motiver les jeunes en les aidant à mettre leurs talents en valeur. Cela commence par l’ouverture d’écoles pour les jeunes, pour leur permettre de se qualifier dans le domaine de la réparation des téléphones portables », argumente Souleymane Kaboré.

Yassia Kabré est venu se mettre à l’école de Souleymane Kaboré. A l’en croire, depuis qu’il travaille avec lui, il commence à exceller dans le domaine. Quand on lui présente un téléphone en panne, il détecte l’anomalie sans problème. Il est fier aujourd’hui car il a vraiment beaucoup appris de ce « médecin de la téléphonie mobile » qui est prêt à partager son savoir-faire. A tous ces jeunes qui veulent se lancer dans ce métier, Souleymane assure qu’il est prêt à les accompagner.

P.M. OUEDRAOGO

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