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Syndicat national des secrétaires du Burkina : Une grève de 96 heures pour exiger la reprise des négociations avec le gouvernement

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 19 août 2019 à 14h30min
Syndicat national des secrétaires du Burkina :  Une grève de 96 heures pour exiger la reprise des négociations avec le gouvernement

Face à la presse ce lundi 19 août 2019, le Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB) a annoncé qu’il observera une grève de 96 heures à compter du mardi 03 septembre 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Objectif : exiger du gouvernement la reprise des négociations et la satisfaction de sa plateforme revendicative qui porte essentiellement sur la question des carrières.

Dans sa plateforme revendicative déposée le 29 septembre 2016, le Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB) y dévoilait ses principales revendications :

• L’implication et la prise en compte des amendements du SYNASEB dans le processus d’élaboration du Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME) ;
• La réorganisation du plan de carrière des secrétaires ;
• L’amélioration des conditions de vie et de travail des secrétaires ;
• Des mesures d’accompagnement ou fonds de motivation.

Suite au dépôt de cette plateforme, des séances de travail ont eu lieu avec le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale d’alors, Clément Sawadogo. Des séances de travail qui ont porté essentiellement sur la construction de la carrière des secrétaires dans le processus d’élaboration du Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Une rencontre sera ensuite programmée pour le 20 décembre 2017 en vue de la signature d’un protocole d’accord entre le SYNASEB et le gouvernement. Contre toute attente, le syndicat recevra une note l’informant du report de la rencontre au motif que les consultations n’ont pas été tenues au sommet. Et depuis ce report, la signature du protocole d’accord n’est plus à l’ordre du jour.

A la faveur du remaniement ministériel qui a porté à la tête du ministère en charge de la Fonction publique le Pr Séni Ouédraogo, le SYNASEB dit avoir nourri l’espoir que le dialogue social s’améliorerait. Que nenni. « Depuis la prise de fonction du Pr Séni Mahamoudou Ouédraogo, le 05 février 2018, le dialogue est rompu entre le SYNASEB et le gouvernement et le processus d’élaboration du RIME s’est poursuivi sans l’implication du syndicat », se désole Bourama Ouattara, secrétaire général du SYNASEB.

Bourama Ouattara, SG SYNASEB

Et le SG d’expliquer : « Une description des postes de travail des catégories C et B a été faite en mi-juin 2018. En ce qui concerne la catégorie A du corps de métier de secrétariat, elle est mise en voie d’extinction sans aucune explication, nulle proposition n’a été faite pour définir le cadre d’évolution de la catégorie B. Aussi, pour ce qui est du devenir de la catégorie A actuelle « mise en voie d’extinction », aucune orientation n’a été donnée au SYNASEB. Maintes fois, des audiences ont été sollicitées au département en charge de la Fonction publique pour mieux comprendre, mais sans suite. »

C’est alors que le SYNASEB observera une grève de 72 heures du 26 au 28 juin 2019 pour exiger du gouvernement la satisfaction de sa plateforme revendicative, sans gain de cause.

Outre la situation jugée « désastreuse » de l’avenir des carrières, le SYNASEB affirme également que le ministre Séni Ouédraogo au lieu d’œuvrer à trouver des solutions aux préoccupations des travailleurs, s’évertue plutôt à diviser les organisations syndicales de son département, ainsi que les travailleurs et leurs syndicats, et les travailleurs entre eux.

Quant au gouvernement, le syndicat estime que « pour justifier son insouciance totale » face à ses revendications, il lui a fait croire que ses préoccupations trouveront réponses pendant la conférence sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat. Pourtant à en croire Bourama Ouattara, les revendications du SYNASEB sont plus axées sur leur carrière, plutôt que sur des questions pécuniaires.

C’est pourquoi, face à la « situation désastreuse » et au « mutisme » du ministre de la Fonction publique qui n’a pas reçu le SYNASEB, malgré les nombreuses sollicitations, le syndicat a décidé d’observer un arrêt de travail de 96 heures à compter du mardi 03 septembre 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Cet arrêt de travail vise à exiger du gouvernement la poursuite sans conditions des négociations suspendues.

Et si à l’issue de cette grève, les négociations ne sont pas reprises, le syndicat menace de durcir le ton pour mieux se faire entendre. « Si la situation reste inchangée, le gouvernement endossera l’entière responsabilité des éléments qui seront mis sur la place publique d’une part et d’autre part de la détérioration du climat social au sein du ministère eu égard aux actions vigoureuses qui sont envisagées. », prévient Bourama Ouattara.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 19 août à 13:27, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Front social : Le Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB) annonce une grève de 96 heures

    - Secrétaires du Faso, en avant pour la lutte ! Pourvu que les ‘’Secrets ne soient pas à terre’’ !! Donc pas de ‘’Secrets-à-Terre’’ ! Sinon bonne chance à vous car comme dit dans la Bible dans Mathieu 7, Verset 7 : ‘’Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.…’’.

    - En effet, s’agissant du Ministre de la Fonction Publique, il semble trop imbu de sa personnalité !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 19 août à 14:16, par HUG En réponse à : Front social : Le Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB) annonce une grève de 96 heures

    Courage à vous car seule la lutte paie avec ce pouvoir. Tous les corps de la fonction publique sont tous importantes. Il n y a pas de super corps et des sous corps comme semble le prétendre ce pouvoir. SOyez courageux car ils vont essayer de vous intimider. Le dialogue social avec certains corps est devenu un luxe avec ce pouvoir pourtant des textes internationaux pour le dialogue social avec les syndicats ont été ratifiés par le pays. Le MPP et acolytes veulent t-ils se soustraire de ces textes ? Si oui qu’ils aient le courage de nous le dire.

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  • Le 19 août à 18:41, par Figo En réponse à : Syndicat national des secrétaires du Burkina : Une grève de 96 heures pour exiger la reprise des négociations avec le gouvernement

    Pendant longtemps les concours professionnels s’obtenaient au mérite sur la base de l’ancienneté et de la compétence. Certains emplois ont travailler à fermer les portes aux autres (administration civile par exemple) et cela permettait aux médiocres de pouvoir être admis à cause du nombre réduit de candidats. Pourquoi ne pas laisser la possibilité aux secrétaires de passer les mêmes concours que les secrétaires administratifs ? S’ils n’ont pas le niveau, ils ne seront pas reçus un point un trait. C’est comme ceux de l’autre côté qui pensent qu’ils ont été les plus intelligents : si on ouvre les concours professionnels de l’ENAREF, de la Douane, de l’enseignement etc. aux agents des autres corps qui remplissent les conditions, le problème sera réglé et il y aura plus d’équité. Si un agent des impôts vient réussir au concours d’administrateur civil devant les secrétaires administratifs, c’est qu’il est bon et c’est des meilleurs dont le pays a besoin pour progresser, pas de ceux qui gagnent les concours sur Tapis vert.
    L’erreur des Assistantes de Direction c’est d’avoir cédé au piège de la facilité lors de la formation à l’ENAM. Il fallait révendiquer là bas pour un programme de formation plus conséquent. Emploi spécifique : n’importe quoi. Plutôt promotion des médiocres.

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  • Le 20 août à 07:29, par Youth En réponse à : Syndicat national des secrétaires du Burkina : Une grève de 96 heures pour exiger la reprise des négociations avec le gouvernement

    Monsieur le Ministre voyez comment résorber ce problème des grèves inutiles devenues la mode de certains agents de la fonction publique, qui pensent que la Fonction publique est de lieu où l’on vient se mettre à l’abri de la misère sociale et s’affilier à un syndicat et alors se transformer en sorcier moderne (refus de rendre service, refus de donner des soins médicaux, refus d’assister des personnes en détresse, etc..) Voici le soucis majeur qui reviens au départ de l’avènement des Institutions régionaux de ladministration ( IRA) il fallait tout simplement aller vers des Instituts régionaux d’agriculture pour booster ce secteur moteur du développement véritable. Avons nous besoin réellement de bureaucratiques sous utilisés presser le partir en congé annuel, et pour d’autres pour tout simplement numéroter et enregistrer du courrier ? Je suis convaincu que beaucoup de vrais Responsables compétents peuvent se passer de certains sans que l’administration ne s’y rende compte. Aujourd’hui encore il est mieux de rester modeste dans des revendications inutiles que l’on voit dans les différents corps. Pire des gens qui ont été gracieusement reclassé à l’issu de concours professionnels allégés sont devenus durs dans leur revendications (santé, police, etc. ). Parcontre d’autres corps sont loyalement rentrés dans les écoles professionnelles pour 3 années de formation et à leur sorti continuent de payer des trop perçus d’indemnités qu’on pouvait tout simplement animer pour les encourager. Et puis entre nous qui ne connaissait pas à son admission ce qui l’attendait à l’école de formation ou sur le terrain ? On démarre à peine une ou deux ans de carrière, et ou on echoue 3 fois à son concours professionnel alors hop !! on devient le Tolé SAGNON de sa promotion d’école. D’autres également cadres qui ont raté des moments de promotion professionnelle entrent dans la danse souvent même non à jour de leur cotisations. Enfin, il y a ceux la qui syndiquent et dès leur sortie de l’école à leur admission à un concours professionnel de cadre abandonne leur syndicat pour chercher un poste. Bref notre société, nos lieux de travail deviennent de plus en plus des lieux haineux, d’hypocrisie, d’intolérance et même de sorcellerie (comment peut-on refuser de rendre service alors que à la fin du mois nous sommes les premiers à courir vider nos comptes pour s’occuper de nos familles ? Pourquoi aller en grève et refuser de donner des soins, mais voler des gants de 50fcfa et autres produits pharmaceutiques prescrits en abus pour les patients puis les soutirer et repartir les placer dans des petits dépôts ? Pourquoi face à une urgence médicale refuser d’assister et des que l’on reçoit un appel d’un parent annonçant une urgence médicale d’un proche parent l’on se presse d’appeler un collègue pour le demander de pardonner aller prendre soin même étant en grève ?). Méditons et soyer réaliste et humainement responsable de nos actes BIT ne viendra jamais prendre en charge toute une vie un travailleur licencié.

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