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Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • dimanche 28 juillet 2019 à 23h00min
Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

Arrivé à la tête du tout premier gouvernement du pouvoir Roch Kaboré, le 6 janvier 2016, Paul Kaba Thiéba a quitté la primature le 21 janvier 2019. Pendant trois ans, la gouvernance de l’ancien cadre de la BCEAO n’a pas du tout été un long fleuve tranquille. Six mois après son départ, et avec le recul, comment l’homme vit-il son passage à cette haute fonction de l’Etat, quel regard a-t-il des questions cruciales du pays… ? Paul Kaba Thiéba s’ouvre à l’opinion à travers Lefaso.net. C’est avec le plein de punch, les propos toujours fermes de conviction lorsqu’il s’agit de parler de la vie du pays, que le désormais directeur général de la Caisse des dépôts et consignations nous a reçus à sa résidence en cet après-midi du 18 juillet 2019. Paul Kaba Thiéba, stoïque et sans mots masqués… Interview

Lefaso.net : Vous arrivez à la Primature au lendemain d’évènements d’une insurrection populaire et du putsch de septembre 2015 et jusque-là inconnu du monde politique burkinabè. Comment vous vous êtes retrouvé à ce poste de Premier ministre ?

Paul Kaba Thiéba : C’est vrai, quand je suis arrivé, j’ai entendu demander où il était, il y en a même qui se demandait est-ce que ce monsieur-là est un Burkinabè. C’est vrai que j’ai duré à l’extérieur ; le pays a beaucoup changé (sociologiquement, politique, etc.) et j’ai découvert beaucoup de choses avec beaucoup de plaisir. Le pays avait évolué. Ce n’était pas toujours facile de pouvoir s’adapter à cette évolution. Ça n’a donc pas été du tout facile, quand je suis entré au gouvernement, surtout que je n’étais pas là.

Il y a de nouveaux comportements qui sont apparus, une nouvelle culture, etc. Je prends l’exemple de la presse, quand nous étions jeunes, il n’y avait qu’une seule télévision au Burkina Faso (la télé nationale), jusqu’à ce que je quitte le pays en 1983. À l’époque, il n’y avait qu’une seule radio également (la radio nationale). Mais regardez le paysage médiatique burkinabè aujourd’hui, c’est une révolution. Même au niveau de la presse écrite privée libre, à l’époque, il n’y avait que L’Observateur (devenue aujourd’hui L’Observateur Paalga). C’est pour que, lorsque tu regardes les choses par rapport à ce qu’elles étaient dans les années 80, elles ont véritablement changé. Également, la vitalité de la société civile, qui était quasi-inexistante à l’époque, mais qui est, aujourd’hui, montée en puissance et lutte pour la bonne gouvernance.

Au niveau des syndicats, c’est une continuité parce qu’au Burkina Faso, le mouvement syndical a toujours été extrêmement fort. Le syndicat a toujours été un acteur politique majeur. Je vous cite un exemple : en 1966, le premier changement politique qu’on a connu avec la chute du président Maurice Yaméogo, l’a été à la suite d’une insurrection populaire conduite par les syndicats. Et comme ce n’était pas quelque chose de bien organisé (préparé), ce sont les civils eux-mêmes qui ont demandé aux militaires de prendre le pouvoir.

Le syndicat s’est également opposé aux changements qu’il estimait ne pas être en accord avec l’élan des travailleurs et du peuple. Donc, notre histoire a été ponctuée par le mouvement syndical. La seule période où le mouvement syndical a été affaibli, c’est pendant la Révolution ; après 1983, les choses ont changé. Mais tout de suite, après l’intermède de la Révolution, le mouvement syndical a repris sa place et quand je suis arrivé au gouvernement, j’ai constaté que le syndicat gardait toujours sa forme. On peut avoir des opinions différentes sur le bien-fondé de certaines de ses actions, mais, en tout cas, il y a une vitalité du mouvement syndical et cela se voit dans tous les secteurs de la vie de la nation.

Vous arrivez à la tête du premier gouvernement post-insurrectionnel. Comment ça s’est passé ?

Je dirais vraiment que c’est le destin. Je ne m’attendais pas du tout à jouer, dans ce pays, un rôle politique majeur. Je n’étais pas là. Le président Roch Marc Christian Kaboré a bien voulu me faire appel, je ne pouvais pas refuser, même si je savais que la tâche était lourde, difficile. C’est quelqu’un pour lequel j’ai le plus grand respect.

Travailler à ses côtés est un grand honneur. Je me suis dit que, si je peux lui être utile, être utile à mon pays, je n’hésiterais pas une seule seconde ; parce que le pays a trop fait pour nous (c’est grâce à l’argent public par les écoles publiques que nous avons eu la chance de faire tout ce cursus de formation scolaire et académique). Nous devons donc au pays, également par le travail. Bref, je n’imaginais pas qu’un jour, je pouvais venir au Burkina et entrer dans la politique, entrer dans la vie publique. Je n’y pensais même pas. Je considère donc que c’est un appel de Dieu et le président du Faso a été un instrument de cet appel.

Quand vous avez été nommé, l’opposition vous a perçu comme Premier ministre par défaut, au regard non seulement de la situation socio-politique du pays, mais également de l’actualité qui a entouré la nomination. Quel sentiment cela vous a laissé ?

Il y a deux façons de faire la politique. Le président Roch Marc Christian Kaboré est un homme que je connais bien, c’est un homme d’engagement. Depuis qu’il était jeune, il s’est engagé du côté des plus faibles. Il s’est engagé contre l’injustice, pour l’égalité des droits, la démocratie et le progrès social. Alors, ceux qui considèrent le combat politique comme un engagement, comme un sacerdoce, je considère que le président Kaboré s’est appuyé sur ceux-ci. Et je prétends faire partie de cette catégorie.

Le président Kaboré a une conception de la politique qui consiste à faire changer la vie de ses compatriotes. Exercer des charges publiques, ce n’est pas venir s’asseoir dans des salons feutrés et jouir des attributs d’un pouvoir monarchique. Non ! C’est plutôt apporter l’eau potable à la population, apporter de l’électricité aux Burkinabè qui vivent dans des zones rurales, apporter la santé aux populations qui manquent de moyens, c’est faire en sorte que tout le monde puisse avoir accès à l’éducation.

Ces secteurs sont des lignes de fracture sociale, d’injustice sociale. Si vous voulez apprécier les questions d’égalité de droit et de justice sociale, c’est par là qu’il faut commencer. Je considère que dans notre pays, le sens du combat politique, ce ne peut qu’être orienté vers la réalisation donc de la lutte contre ces types d’injustice. Il y a d’autres idéaux pour lesquels également, je me suis engagé telle que la défense de la démocratie, de la liberté ; parce que, quoi qu’on dise, la démocratie est le moins mauvais des régimes (chacun peut avoir son point de vue, mais c’est le mien).

Quel était votre agenda ?

En venant, je me suis donné une idée de la politique, qui est que l’engagement sur ce plan doit être un sacerdoce, pour changer la vie de ses concitoyens. J’ai accepté travailler aux côtés du président Roch Marc Christian Kaboré, parce que je suis un homme d’engagement et un homme d’honneur. Il n’est pas quelqu’un qui est venu au pouvoir pour s’enrichir. Ça ne l’intéresse pas. Je suis venu pour servir mon pays, pas pour me servir. J’avais déjà une situation confortable ; je ne suis pas riche, mais j’ai le minimum pour vivre.

Donc, ma seule ambition, en venant à la Primature, c’est d’essayer de faire quelque chose pour changer la vie de mes compatriotes. Mais, quand je vois les gens se battre en politique, la question que je me pose, c’est de savoir si vraiment, ils croient en ce pays. Est-ce que si on leur donne le pouvoir aujourd’hui, savent-ils sur quel levier il faut appuyer pour changer la vie des Burkinabè ? Réfléchir de manière structurelle pour changer la vie des Burkinabè ? La question de fond, c’est comment faire en sorte que le Burkina Faso soit sur la trajectoire de croissance forte et durable pour mettre fin à cette grande injustice qu’est la pauvreté (qui se traduit par cette disparité au niveau de l’éducation ; l’ascenseur social, c’est l’éducation qui met tout le monde sur un pied d’égalité, l’enfant du riche et l’enfant du pauvre).

C’est l’éducation qui permet à tout le monde de pouvoir s’insérer dans la société et de pouvoir créer des richesses. Quand vous voyez la situation dans laquelle notre pays se trouve en matière d’éducation, il y a encore de gros efforts à faire. C’est à ces questions que je pense chaque matin, midi et soir. Avant que je ne sois au gouvernement, pendant que j’y étais et après que je n’y sois plus. Comment mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et faire en sorte que mon pays puisse, un jour, être un pays émergent ?

Quand on suit l’exemple des pays qui ont réussi à mettre fin à la pauvreté, dans notre pays aussi, on peut faire la même chose. Mais encore faut-il qu’il y ait un minimum de consensus ; que les Burkinabè acceptent le sacrifice qu’on doit payer pour pouvoir se développer. Il y en a qui pensent que la vie est facile et qu’il suffit de revendiquer et encore revendiquer des droits, sans se préoccuper de savoir que les revendications que l’on fait sont réalistes, sans se préoccuper des questions sécuritaires et de ces millions de Burkinabè qui sont dans les campagnes.

Une trentaine d’années à l’extérieur, lorsque vous veniez pour diriger le gouvernement, quelles étaient vos appréhensions de la société burkinabè par rapport à la réalité que vous avez vécues sur le terrain ?

C’était plus compliqué que je ne le pensais. Quand je venais, j’avoue que je ne savais pas qu’il n’y avait pas une majorité de Burkinabè qui était prête à consentir le sacrifice nécessaire pour faire que le Burkina Faso soit dans une lancée de pays émergent. Je pensais que la majorité des Burkinabè était prête à positionner notre pays sur cette voie du développement. Mais les choses en politique sont beaucoup plus compliquées que cela ; vous avez des intérêts catégoriels dans l’administration, des partis politiques qui sont-là, etc. Bref, je ne veux critiquer personne, mais c’est beaucoup plus compliqué qu’on ne le croit. Il y a encore beaucoup de travail à faire.

Vous est-il arrivé de regretter d’être venu servir le pays, à ce niveau de responsabilité ?

C’est notre pays, on va aller où ? On y est obligé et il faut travailler plus. Il faut respecter tous ces points et travailler, et encore travailler, sans répit. On n’a pas le choix. Il faut y aller, en espérant qu’un jour, nous serons aussi un pays développé. Avec la technologie qui existait déjà en 1969, des gens ont pu aller sur la lune. Regardez le fossé qui existe entre eux et nous aujourd’hui. Quand est-ce que nous allons pouvoir maîtriser les outils nécessaires pour d’abord maîtriser la faim, nous auto-suffire (sur le plan alimentaire), augmenter la productivité agricole, suffisamment ?

Ce qui suppose qu’on change radicalement notre façon de travailler (ça concerne les semences améliorées, la mécanisation agricole, l’utilisation des intrants, la formation des agriculteurs, des éleveurs, la transformation de nos produits, etc.). Ça interroge également notre système d’enseignement ; produit-il une main-d’œuvre suffisamment qualifiée pour le domaine du bâtiment par exemple ? Pourquoi est-on obligé d’aller chercher des techniciens en bâtiment par exemple à l’étranger pour faire des finitions des maisons ? On doit se poser des questions. On est près de 20 millions de Burkinabè, et avec plus de 40 000 jeunes qui ont le Bac, l’an dernier. Alors, comment se fait-il qu’on n’arrive pas à produire des techniciens dans le domaine du bâtiment, de la mécanique, etc.? Faites le tour de Ouagadougou aujourd’hui, combien de garages modernes allez-vous trouver ? Là où il y a un jeune avec du matériel moderne, qui fait le diagnostic, qui fait des pièces détachées, il y en a combien ? À part les garages des grands groupes.

C’est le cas dans le domaine de l’eau, de l’énergie solaire... Il en est de même pour les questions de santé. C’est également le cas dans la lutte contre les pandémies, les grandes maladies. Nous ne sommes pas capables, nous-mêmes, de produire notre propre médicament.

D’où cette vision de transformation structurelle que vous n’avez cessé de prôner durant toute votre direction ?

Le président Roch, c’est justement cela. C’est-à-dire qu’il considère que le Burkina Faso peut être un pays émergent (et je pense la même chose), mais à condition qu’on joue sur ces trois piliers : d’abord, améliorer la gouvernance dans notre pays ; mettre fin à la corruption, jouer sur l’efficacité de l’administration (fonctionnement de l’administration, procédure, la rigueur, etc.) ; ensuite, le capital humain, sans lequel c’est difficile (si vous n’avez pas les hommes qu’il faut, c’est difficile de faire une transformation). C’est pourquoi, la question de l’éducation est centrale. Si on me demandait aujourd’hui : qu’est-ce qu’il faut faire pour développer le Burkina Faso, je dirais l’éducation nationale (l’enseignement supérieur, la formation professionnelle) centrée sur les problématiques que j’ai évoquées. Il faut former des élites.

L’éducation nationale doit permettre d’assurer la promotion de tout le monde. Elle doit également permettre de pouvoir assurer la sélection des meilleurs, pour former des élites, qui vont conduire la vision ensuite. Donc, la santé, l’éducation nationale, c’est vital. Et l’axe numéro 3, enfin, c’est la transformation de l’économie. Effectivement, c’est ce que j’ai dit : il faut rigoureusement changer les techniques de production et faire en sorte qu’on tire de la valeur ajoutée au niveau du secteur primaire pour aller progressivement vers l’industrie à travers la transformation de nos produits (agriculture, élevage), atteindre l’autosuffisance alimentaire, dégager un surplus. Cela va se matérialiser sur le secteur tertiaire (c’est-à-dire les services).

C’est cela la transformation structurelle de l’économie, et c’est l’ambition que nous avons. Pour revenir à une question que vous avez soulevée précédemment, je réalise qu’il faut beaucoup plus de temps. Mais le plus important est de maintenir le cap et le bon chemin ; continuer à travailler dans le même sens.

Le 15 janvier 2016, a lieu l’attentat de Ouagadougou, premier du genre terroriste, quelques jours après votre nomination à la primature. Quelle a été son incidence sur vos responsabilités ?

C’est vrai que c’est une date un peu symbolique pour moi ; parce que, comme vous l’avez dit, ça marque le début des attaques terroristes qui endeuillent notre pays depuis plus de trois ans maintenant. Au début, j’avoue que j’étais choqué par la violence de l’attaque. J’ai été également choqué par la suite des évènements ; puisque j’ai vu que les attaques n’ont pas baissé, au contraire, au fil du temps, ça s’est accentué et se sont étendues à plusieurs zones de notre territoire. C’est une situation inédite de l’histoire de notre pays.

Habituellement, on a eu, dans notre histoire, de petits conflits, mais ça n’a jamais été loin. Mais là, ça a été un conflit d’un genre nouveau, avec notamment un conflit là où on ne connaît pas le but (on ne sait pas pourquoi les gens nous attaquent). Ils nous empêchent de nous occuper de la mise en œuvre des projets prioritaires (la mise en œuvre du programme présidentiel et du PNDES). Avec l’insécurité, ça désorganise complètement notre économie et ça joue sur les investissements et tous les secteurs de l’économie.

Ça distrait les Burkinabè des préoccupations prioritaires que nous avons et ça distrait également les ressources prioritaires que nous devons allouer au PNDES et au programme présidentiel. C’est une situation que personne ne pouvait prévoir et qui continue à endeuiller notre pays, malheureusement. Mais Dieu merci, depuis quelques mois, je pense quand même qu’il y a un sursaut (même si on déplore malheureusement encore des morts). Nous sommes sur la bonne voie pour continuer à inverser la situation, si Dieu le veut.

La gestion de la question sécuritaire par le président Kaboré avait fait l’objet de nombreuses critiques et vous avez pointé des accointances entre des dignitaires de l’ancien régime et ces groupes terroristes. Aujourd’hui, faites-vous la même observation ?

Nous disons simplement que depuis janvier 2016, notre pays fait l’objet d’attaques par des terroristes, dont nous ne connaissons pas les origines. Quand nous sommes dans une guerre normale, en général, ce sont des armées qui s’affrontent. Et même si c’était des mouvements qui avaient des revendications précises, on pouvait comprendre. Mais là, on ne sait pas (on ne sait même pas pourquoi nous sommes attaqués). Des jeunes Burkinabè sont fauchés tous les jours, des vies humaines enlevées tous les jours. Il y a donc une guerre qui nous est imposée, sans qu’on ne sache qui est derrière.

C’est vrai que le contexte sous-régional dans lequel nous vivons, profite également à ce genre de situations, mais pour le cas spécifique de notre pays, l’histoire nous le dira. Mais en tout cas, pour l’instant, on n’a pas l’origine de ces attaques (comme je l’ai dit, il ne s’agit pas d’un conflit conventionnel). Mais notre devoir, c’est d’assurer la sécurité des Burkinabè et de tous ceux qui vivent au Burkina, assurer la défense nationale. Et je crois que le président Roch Marc Christian Kaboré, qui est le chef suprême des armées, assume avec beaucoup d’efficacité, ses responsabilités sur cette question. Il est vrai que c’est un aspect sur lequel on ne communique pas beaucoup, compte-tenu de la sensibilité du sujet, mais ayant eu le privilège de travailler à ses côtés, je peux vous assurer que j’ai rarement vu un homme d’État qui consacre tant de temps, d’énergie à la sécurité nationale.

Vous qui avez passé trois ans à la primature, qu’est-ce qui ne marche pas dans les sérails sécuritaires burkinabè ?

La situation de notre appareil sécuritaire ne peut pas être dissociée de notre histoire récente. Or, notre histoire récente a été marquée par les 27 ans de pouvoir de l’ancien président et également par la période révolutionnaire, qui ont affecté nos Forces de défense et de sécurité. Pendant la présidence de l’ancien chef d’État, tout le monde savait et a vu ce qui s’est passé ici avec la désorganisation des FDS et le rôle prépondérant que jouaient certaines unités par rapport au commandement classique de l’armée.

Tout cela n’est certainement pas neutre sur la situation que nous vivons. Tout cela a pu avoir des conséquences sur l’efficacité et la capacité de nos FDS à s’adapter à la menace qui nous est imposée (en termes de matériel, de préparation, d’entraînement, de savoir-faire…). Je veux simplement dire qu’il faut analyser cette question au regard de notre histoire et de l’instrumentalisation de l’armée au cours de notre histoire récente.

Vous aviez annoncé la mise en place d’un code d’éthique et de bonne conduite aux membres de votre gouvernement pour une gouvernance vertueuse. Finalement, qu’en a-t-il été ?

Nous avons essayé, au cours de notre passage au gouvernement, de donner l’exemple, en matière d’éthique et de bonne gouvernance. Je pense qu’il y a eu des progrès, puisque nous avons par exemple une justice qui est indépendante pour travailler, des institutions qui œuvrent dans la lutte contre la corruption (et qui font bien leur travail) et le gouvernement qui a œuvré à une conception démocratique du pouvoir. Les ministres ont, au sein du gouvernement, compris que le temps n’était pas au gaspillage.

Contrairement à ce que les gens pensaient, les conditions de vie des ministres, leur traitement, les avantages auxquels ils ont droit, par rapport à ce que je vois ailleurs, c’est en tout cas un strict minimum. Les frais de mission des ministres sont tellement bas qu’arrivés à l’étranger, ils ne peuvent même pas loger dans les mêmes hôtels que leurs collègues ministres, lorsqu’il y a une conférence internationale. Ce qui pose souvent le problème de représentativité de notre pays dans les rencontres internationales. Contrairement à ce que certains pensent, nous avons fait avancer les choses en matière d’éthique, de bonne gouvernance. Peut-être que ce n’est pas suffisant, je peux le concéder. Mais, la réalité est que cette question d’éthique et de bonne gouvernance est un long combat et je pense que nous sommes sur la bonne voie.

Dans cet environnement socio-sécuritaire instable, vous avez lancé le PNDES et vous en aviez fait même « votre boussole », disiez-vous en 2018. Quelle était votre vision ?

La vision, c’est de dire que : je crois que le Burkina Faso peut être un pays émergent. Je crois qu’on peut mettre fin à la pauvreté, dans toutes ses formes. Je crois qu’on peut mettre fin aux injustices et inégalités au Burkina Faso. Et pour ça, le PNDES a été conçu en mettant l’accent sur les trois piliers (la gouvernance, le capital humain et la transformation structurelle de l’économie). Cette vision est de dire qu’on peut mettre le Burkina Faso sur une trajectoire de croissance forte ; une croissance durable pour lutter contre la pauvreté, en mettant en œuvre le PNDES. La vision que nous avons, c’est de réaliser un taux de croissance (le PIB, la richesse nationale) qui serait entre 8 et 10% par an. C’est ce que nous voulons. Vous savez, on a un taux de population burkinabè qui croît, à peu près, de 3,1% chaque année.

Si vous avez un taux de croissance de Produit intérieur brut (PIB) qui n’est pas significativement supérieur à la croissance démographique, l’impact sur le revenu par habitant est très faible. Si vous regardez, historiquement, le PIB depuis 1975 jusqu’à des années récentes, la moyenne est autour de 5 et 5,5%. Si vous regardez l’impact sur le revenu par tête d’habitant, ce n’est pas suffisamment fort pour avoir un impact conséquent dans la lutte contre la pauvreté ; c’est ça la question. C’est pourquoi, l’idée du président Roch Marc Christian Kaboré, et de mon gouvernement, était de dire qu’il faut augmenter le potentiel de croissance ; inventer le potentiel de croissance, c’est donc jouer sur les facteurs, sur le capital des travailleurs. Le travail, c’est essentiellement l’aptitude, la capacité technique d’amener les Burkinabè à exercer différents métiers et à créer les richesses. C’est cela la question.

Au cœur du PNDES, il y a la question du capital humain, qui est l’axe numéro 2. Il faut faire en sorte que les gens se portent bien à travers la politique de la santé. Donc, la vision est qu’il ne faut pas qu’il y ait un Burkinabè à plus de cinq kilomètres, loin d’un centre de santé. La vision du président est que nos structures de gouvernement soient fonctionnelles, équipées. C’est dans ce sens qu’on met en place la gratuité de soins pour les femmes enceintes et des enfants âgés de moins de cinq ans.

À côté de cela, il y a tout l’enjeu qui concerne l’ensemble de l’éducation nationale et la formation professionnelle, pour faire en sorte que le capital humain que nous avons puisse nous permettre de réaliser nos ambitions économiques ; parce que, si vous avez une jeunesse, même si elle est nombreuse, mais qu’elle ne produit pas, ou si elle ne produit pas assez, vous n’allez jamais être développé. Voilà pourquoi, la question de l’éducation professionnelle et de la formation est centrale, et c’est cela qui est au cœur du PNDES. Il y a également l’axe de la gouvernance ; il faut faire en sorte qu’on lutte contre le gaspillage dans notre administration, qu’on y mette fin.

Quand vous observez ce qui se passe dans notre administration, c’est comme s’il y a une sorte de consensus, une sorte de résignation dans l’évolution du gaspillage. Il faut qu’on ait le courage de dire que ça ne doit pas continuer comme ainsi. Aucun pays ne peut vivre au-dessus de ses moyens. Il faut que les dépenses courantes évoluent proportionnellement à nos ressources. Il faut qu’on ait également le courage de dire que nous préférons affecter l’essentiel des ressources pour préparer des lendemains meilleurs, investir dans la formation de nos jeunes, dans l’éducation, la santé, les infrastructures, l’électricité, l’eau politique, les logements, plutôt que de faire autre chose. C’est à ce prix-là qu’on peut développer un pays.

Mais, une société qui choisit de privilégier l’instant actuel, ça peut poser des difficultés. C’est pourquoi, les axes 1 et 2 (du PNDES) sont complémentaires. L’axe 3 découle de l’axe 2, à partir du moment où nous avons investi dans l’éducation et la formation, vous allez voir que les jeunes qui sortent du système éducatif, ce sont eux qui vont s’investir dans la création des richesses, à travers les Petites et moyennes entreprises et Petites et moyennes industries (PME/PMI), dans l’agriculture et l’élevage qui vont cesser d’être traditionnels, pour être modernisés. Jusqu’à présent, si les gens continuent de travailler de manière traditionnelle, les rendements seront toujours bas.

Une fois que les rendements sont augmentés par l’utilisation de la technologie, on atteint l’autosuffisance alimentaire, et nous sommes à l’abri des famines et les excédents sont utilisés dans les transformations agricoles pour poser les bases de l’industrialisation de notre pays. Les produits de notre élevage peuvent, en ce moment, alimenter les autres pays et ce sera la même chose avec la tomate, les oignons, les noix de cajou, le sésame, etc., qui sont susceptibles d’améliorer notre chaîne de valeurs et nos richesses.

La vision du PNDES est de dire que la pauvreté n’est pas une fatalité, qu’on peut mettre le Burkina Faso sur un chantier soutenu pendant plusieurs années, afin de mettre fin à la pauvreté, si on a une politique économique rigoureuse avec une vision claire. Ce qui est important en économie, c’est de savoir où on va, comment faire, par quel levier soutenir le pays. C’est cela qui est important. Tous ceux qui prétendent qu’ils veulent faire ceci ou cela, la question centrale est de savoir comment ils comptent développer le Burkina Faso. Comment ? C’est cela qui doit nous préoccuper. Prendre le pouvoir, c’est bien. Mais, comment procéder pour développer le pays ? Le PNDES, qui est la traduction du programme présidentiel, est, me semble-t-il, le meilleur modèle que je connaisse pour sortir notre pays de la pauvreté. On arrive à le mettre en œuvre de manière soutenue, durable ; parce que le choix est clair.

De Ouagadougou à Paris, en passant par Abidjan, des promesses ont été faites. Au lendemain de votre départ de la primature, pouvez-vous nous faire le bilan ?

Quand nous sommes allés à Paris et avec les partenaires techniques et financiers, nous avions discuté du PNDES, les gens ont pensé que nous sommes revenus avec des valises d’argent. Les gens pensaient que les comptes en banque étaient remplis au fur et à mesure et qu’on allait les distribuer. Le Sénégal a fait son plan de Sénégal émergent, la Côte d’Ivoire a fait son plan. Le processus est le suivant : vous venez, vous exposez vos idées, voilà les investissements structurants que nous comptons mettre en œuvre, voilà ce que nous avons identifié au niveau des financements et voilà la part du budget de l’État. Les partenaires techniques et financiers décident de prendre tels aspects de la politique de l’eau potable, de santé, l’agriculture, etc. C’est ainsi que ça se passe. C’est ce qui se vit tous les jours avec le PNDES.

Nous avons les chiffres de la réalisation du PNDES ; chaque fois, je fais le point au secrétariat permanent du PNDES (où est-ce que nous en sommes en matière de réalisations des objectifs du PNDES). Vous savez que ceux qui ne sont pas économistes, ils ont l’impression que ce sont des valises d’argent qu’on allait voir circuler dans les rues. Mais ce n’est pas comme cela. Ce sont des engagements qu’on prend et les partenaires regardent la cohérence des plans pour savoir s’ils sont réalistes, afin de les financer. Je fais toujours les points sur la réalisation des routes, des ponts, des barrages, etc. Beaucoup de choses du PNDES qui ont été faites. Je connais les chiffres quelles que soient les zones. Je n’ai aucun état d’âme par rapport à cela. Les gens croient qu’ils vont coincer le Premier ministre Kaba Thiéba, en disant : vous avez pris des engagements et vous ne les avez pas honorés. Mais, c’est une mauvaise lecture des affaires économiques.

Le PNDES se fixait pour objectif de transformer structurellement l’économie burkinabè afin de lutter plus durablement contre la pauvreté qui touche 40% de la population. Quelle impression avez-vous après trois ans de sa mise en œuvre ?

Globalement, je suis impressionné par la capacité de résilience des Burkinabè. Il n’y a pas un mois qu’on n’a pas pu payer les salaires des fonctionnaires, dans un contexte où au cours des années 2017 et 2018, on assistait à des grèves de 40 jours, 30 jours. Comment la banque de l’État peut fermer pendant 30, 40 jours ? Dans quel pays allez-vous voir cela ? Si ce n’est pas chez nous ? Que ceux qui sont chargés de recouvrer les impôts pour permettre à l’État de fonctionner arrêtent de travailler ! Si ce n’est pas chez nous.

Mais comme nous sommes dans un pays démocratique, on accepte. Ce que les gens doivent comprendre, est que les gouvernants passent, mais le Faso demeure. Les sacrifices que nous devrons consentir pour que notre pays se développe, si nous ne le faisons pas, notre pays ne va jamais être développé. C’est malheureux de le dire, mais c’est comme cela. Le développement, ce n’est pas un hasard. Les pays qui se sont développés, il y a eu un effort quelque part ; des enjeux essentiels, un consensus politique.

Tout le monde a compris qu’il faut se centrer sur les priorités ; ces priorités qui sont les développements, tout le monde a compris à base de cela qu’il y a un certain nombre de choses à faire pendant plusieurs années. On déroule sur la base de consensus sur lequel on peut travailler. C’est ainsi qu’on atteint le résultat. Mais s’il n’y a pas ce consensus, c’est difficile de faire quelque chose ; chacun va continuer de revendiquer de son coté, mais il sera difficile de conduire la dynamique qu’il convient pour changer la vie des Burkinabè radicalement. Et cela me rend triste.

Que répondrez-vous finalement aux citoyens burkinabè qui pensent que cet argent n’est pas dévolu qu’aux projets de développement prévus par le PNDES ? Ils pensent que tout est fait pour préparer la réélection.

Comment voulez-vous qu’on comprenne cela. Même les partenaires techniques et financiers n’accepteraient pas qu’on prenne des financements affectés à des politiques sectorielles pour financer des élections. Ils n’accepteront jamais cela. La mise en œuvre du PNDES est un partenariat entre nous et les partenaires techniques et financiers. On s’était mis à table pour évaluer l’état des performances et de mobilisation des ressources. On se parle franchement et personne n’acceptera que des financements alloués au PNDES dans le cadre de la santé, l’assainissement, l’eau etc., soient utilisés pour faire autre chose.

Il faut que les gens comprennent que le gouvernement du Burkina Faso est un gouvernement responsable, qui fait le mieux pour ses citoyens. Pour avoir été aux côtés du président du Faso, je sais comment les gens travaillent dans le gouvernement. Vous avez dans le gouvernement, des femmes et des hommes qui ne dorment pas. Matin, midi et soir, ils travaillent pour le Burkina Faso. Mais malheureusement, tout le monde ne peut pas le savoir. Le commun des gens pense que quand on est dans le gouvernement, ce sont les facilités. Il faut regarder le président du Faso, son engagement en politique, il y a un certain nombre de valeurs qui sous-tendent cela.

La conception de la politique, que nous avons, est fondée sur la sobriété, une certaine culture de résultats. La finalité pour moi n’est pas être au gouvernement, mais d’obtenir des résultats et de changer la vie des Burkinabè. Je sais que nous sommes un pays pauvre ; c’est ce qui me préoccupe. Comment mettre fin à cela ? Je continue de méditer, je continue de chercher. Il faut avoir une approche pédagogique, continuer à travailler. Cela viendra un jour. Ce n’est pas simple. Changer l’histoire d’un pays, combattre la pauvreté, c’est faisable. Plusieurs pays ont réussi à le faire (le Japon, la Corée du Sud, etc.).

Mais, il y a eu un consensus politique, une volonté politique forte à avoir. On peut renverser l’équation historique par un consensus politique fort, un travail acharné des populations. Il faut que les jeunes de mon pays comprennent que des gens viendront développer notre pays. Ils doivent cesser de croire que le développement viendra d’ailleurs. Les jeunes doivent avoir de l’ambition. La pauvreté n’est pas une fatalité, nous aussi, on peut se développer, c’est le travail acharné, c’est cela le prix. J’ai toujours dit qu’il n’y a pas de petit travail, si on te dit de balayer la rue, il faut bien balayer. Il faut toujours faire bien son travail. On ne doit pas perdre de vue, la valeur du travail bien fait. Il ne faut pas croire que la vie est facile, qu’il suffit de devenir un fonctionnaire, pour devenir riche, ça ne marche pas.

Vous aviez déclaré vouloir « faire en sorte que tous les fruits de la croissance soient au service de la lutte contre les inégalités, pour la réduction de la fracture sociale ». Pensez-vous que le gouvernement actuel travaille dans ce sens ?

La gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants âgés de moins de cinq ans. La santé est un secteur très important et cela a été un exemple salué à l’étranger. C’est l’un des engagements du président du Faso contre la fracture sociale, contre les inégalités en matière de santé. On est allé plus loin que ça : la construction des CSPS, leur équipement, la construction des CHU, etc. C’était les clés de l’engagement du président du Faso, qu’on ne voit pas, mais que le gouvernement a mené pendant mon passage au gouvernement. Nous considérons que c’était la plus grande injustice de notre société. Nous le faisons, parce que nous pensons que c’est la clé du développement.

Nous allons commencer à implémenter l’assurance maladie universelle, et si le président du Faso est élu en 2020 (et pense que ça sera le cas), ce sera l’un des plus grands chantiers à mener. Ce qui nous différencie, notre engagement en politique des autres, c’est que nous sommes du côté de la lutte contre la pauvreté, contre l’injustice. Nous sommes du côté de la création des richesses ; non pour enrichir les plus riches, mais pour enrichir les pauvres. On croit que, plus le revenu des pauvres augmente, plus le revenu de toute la nation augmente. Ce qui va permettre à un plus grand nombre de Burkinabè de vivre décemment. C’est le sens de notre engagement en politique.

Pensez-vous que Christophe Dabiré, votre successeur, est l’homme de la situation ?

Bien sûr ! C’est la même chose, c’est la même politique, c’est le président du Faso qui est à la tête. Ils font le même travail, je le vois. C’est l’engagement du président du Faso, c’est le PNDES qui est toujours en œuvre.

Votre gouvernance n’a pas été du tout un long fleuve tranquille. D’aucuns estiment que vous avez été ‘‘fouetté’’ par les membres de votre propre famille politique. Comment expliquez-vous cela ?

Cela ne me préoccupe pas. Je vous ai dit que mon engagement en politique, c’est de servir mon pays. Le reste, ça ne m’intéresse pas. Il faut que les gens comprennent que si le président t’appelle pour servir ton pays, tu viens, tu fais ce que tu as à faire et tu pars. C’est cela qui compte. Les questions de personnes ne m’intéressent pas. Je ne pense pas à cela. La question est celle de la continuité de la politique. Le président du Faso peut faire des réaménagements pour conduire sa vision. J’étais à la BCEAO et c’est grâce à Dieu et au président du Faso que je suis venu servir mon pays. Les questions de postes, je n’y pense pas. C’est juste servir mon pays.

Vous étiez pressenti à la BCEAO au lendemain de votre départ de la primature. Qu’est-ce qui n’a pas marché ?

J’ai été à la BCEAO par la grâce de Dieu. J’avais quitté le Burkina Faso en 1983, pour me rendre en France. J’ai travaillé là-bas, ensuite, j’ai fait un doctorat en économie. Je me suis spécialisé pour, par la suite, me retrouver à la BCEAO. J’ai eu la chance de gravir tous les échelons à la BCEAO. Maintenant que j’approche l’âge de la retraite, le président du Faso m’a donné la chance de servir mon pays et je le remercie. Ma conception de la politique est de servir mon pays et de me rendre utile aux gens.

Le défi de la lutte contre la pauvreté reste immense au Burkina, quels sont les conseils que vous avez donnés à votre successeur ?

Le Premier ministre actuel, c’est quelqu’un de compétent et il n’a pas besoin de mes conseils. Mais s’il demande mon avis, je le lui donne.

De la primature à la direction d’une caisse. Que se cache-t-il derrière une telle nomination ?

Il y a une continuité dans ma façon de voir la politique. Le président du Faso m’avait consulté bien avant la formation du nouveau gouvernement. Il m’avait donné l’opportunité d’échanger avec lui sur les réformes essentielles à mettre en œuvre pour relever les secteurs bancaires, afin d’améliorer l’efficacité de notre système bancaire. On a échangé sur ce point, il m’a donné des instructions avant la formation du gouvernement Dabiré. Et parmi les réformes, il y avait la création de la Caisse des dépôts et consignations. Ce n’est pas un hasard.

L’idée, c’est de dire aujourd’hui, les ressources des fonds de retraites, notamment de la CARFO, les cotisations des retraités et des fonctionnaires, et de la CNSS sont déposées dans des banques privées, y compris des ressources déposées sur les livrets des comptes d’épargne de La Poste Burkina Faso. Ces ressources sont déposées dans des banques commerciales, qui utilisent cet argent pour gagner de l’argent sous forme de prêts et se font des intérêts. L’idée, c’est de dire pourquoi ne pas centraliser cette épargne institutionnelle pour l’intérêt général ? Au lieu de laisser cet argent dans des banques commerciales, pourquoi ne pas centraliser cet argent dans une institution de l’État à caractère spécial, dont le rôle sera d’utiliser cet argent rationnellement pour financer le développement du Burkina Faso ?

Ce n’est pas compliqué, il y a une cohérence dans ma démarche et celle du président du Faso. Si cette institution prend son essor, vous allez voir. Ces ressources seront déposées, parce que c’est l’épargne populaire, cette institution va les gérer avec la garantie, la caution de l’État. C’est important que toutes ces ressources-là soient gérées sous la foi publique ; ces ressources seront utilisées pour financer l’intérêt général, à savoir les collectivités territoriales (communes, régions).

L’un des objectifs de la Caisse de dépôts et consignations va être de financer les équipements, les écoles, les universités, les centres de formation professionnelle, des abattoirs frigorifiques des communes. Cela permettra de mettre fin aux inégalités entre les communes, en respectant les règles des finances. La deuxième mission sera de financer les PMI et PME, afin de permettre aux jeunes talentueux de construire leurs entreprises, en leur accordant des prêts, afin de créer des richesses, diversifier notre économie et mettre fin au fonctionnariat. La troisième mission sera le secteur des logements ; il faut des logements sociaux. La caisse va financer les logements sociaux et permettre aux Burkinabè de s’offrir des maisons. Notre vision n’est donc pas une question de titre, d’honneur et de position, mais plutôt un engagement politique autrement.

Durant votre passage à la primature, pensez-vous avoir bénéficié du soutien des médias ?

Je ne peux pas juger. Je sais que les médias font leur travail, nous sommes en démocratie. Je suis fier de notre presse. Depuis mon retour au pays, j’ai vu une presse indépendante. Je ne veux pas qu’on parle bien de moi, cela ne m’intéresse pas. Si j’ai bien fait mon travail, c’est cela l’essentiel, le reste, l’histoire jugera.

Que souhaiteriez-vous que les Burkinabè retiennent de Paul Kaba Thiéba ?

Je ne savais pas que j’allais avoir l’opportunité de servir mon pays à ce niveau de responsabilité. C’est l’appel de Dieu et je remercie le président du Faso. Servir son pays est une œuvre de longue haleine. J’ai essayé de servir mon pays, pour le peu que je peux. Je n’ai certainement pas été parfait. Là, je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là, avec toutes les contraintes, la situation sociale, la situation sécuritaire qui font qu’on ne pouvait pas embrasser toutes les marches de manœuvres qu’on avait avant.

Sans cela, on aurait pu mieux faire. Honnêtement, je pense avoir servi mon pays ; est-ce que nous avons réussi ou pas ? Je pense que beaucoup de choses restent à faire. Ma conviction, mon souhait, c’est que les jeunes burkinabè comprennent qu’on ne peut pas bâtir une nation sans sacrifices. C’est un engagement collectif pour combattre la pauvreté, il faut un consensus collectif. Il faut de grandes ambitions dans plusieurs domaines. Nous avons une jeunesse courageuse, une jeunesse qui a versé son sang pour plus de liberté, une jeunesse qui veut travailler et qui attend une formation et une éducation. Je crois que cette jeunesse peut développer le Faso, j’ai été honoré d’avoir apporté ma contribution à cette œuvre. Je remercie le président du Faso, c’était vraiment exaltant, j’ai beaucoup aimé et c’est mieux que tout, les autres feront le reste…

Interview réalisée par :
Edouard K. Samboé
Oumar L. Ouédraogo
Mariam Sagnon (stagiaire)

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 26 juillet à 15:35, par sydwaya En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    ah là ! si le rôle de la Caisse de dépôts et consignations est d’encaisser l’argent pour les retarîtes pour ensuite faire des prêts aux particulières comment une banque, c’est qu’on est foutu. Je vous assure que dans quelques années la CARFO et CNSS risquent d’être déclarées en faillite. Autrement dit, l’Etat crée et gère une banque ! On aura que nos yeux pour pleurer ! Je crois qu’il est mieux de laisser nos sous entre les mains des banques classiques qui vont les utiliser avec la rigueur du privé. Avec la Caisse de dépôts et consignations nos sous risquent d’être livrés à des amis insolvables pour des affaires obscures et voilà la catastrophe.

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  • Le 26 juillet à 15:40, par HUG En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Quand on reconnait son erreur et qu’on demande pardon, on peut pardonner sinon c’est sous votre règne que des accords incroyables souvent exagérées ont été signés avec des syndicats. Vous n’avez pas songé au bien être de la population en général en songeant par exemple a répondre aux gémissements de beaucoup de burkinabés qui avaient faim.Bonne chance pour la suite

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  • Le 26 juillet à 16:03, par ROKIA CHRISTIANA KAVONRééé En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    BONJOUR M LE PM
    NOUS, ON VOUS AVAIT DIT QUE VOS CHIFFRES DU PNDES NE SERVAIENT A RIEN. ON NE MANGE PAS LES CHIFFRES.
    C EST SOUS VOTRE RÈGNE QUE DES ACCORDS OU MENSONGES ONT ÉTÉ SIGNES.
    ET PUIS JE VOUS GARANTI QUE SI C EST UNE GESTION MOUTA MOUTA NOS RETRAITES SONT EN DANGER !

    CEPENDANT DEMANDER PARDON EST SIGNE DE GRANDEUR !

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    • Le 1er août à 11:40, par Eclaire En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

      C’est vraiment triste quand je vous lis et je vois ce qu’est devenu
      l’ état d’esprit des uns et des autres. Aucun objectivisme que de haine même ceux qui ne comprennent pas insultent ils jouent aux connaisseurs tout est peint en noir on ne peut pas faire mieux mais on dit du mal et chacun croit qu’il est plus patriote que l’autre il faut que l’on arrête car à long terme ça va se retourner contre nous. Apprenez à avoir foi aussi aux autres car l’orgueil va vous perdre.Merci

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      • Le 4 août à 12:25, par ROKIA CHRISTIANA KAVONRééé En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

        M L Éclaire
        ÊTES VOUS PLUS OBJECTIF QUE MOI ?
        SUIS JE PLUS HAINEUX QUE VOUS ?
        COMPRENEZ VOUS MIEUX QUE MOI ?
        PENSEZ VOUS QUE J INSULTE ?
        ÊTES VOUS PLUS PATRIOTE QUE MOI ?
        DONC VOUS PENSEZ QUE TOUT EST PEINT EN NOIR ; DES AUTORITÉS QUI PARLENT DE DÉVELOPPEMENT ET EN MÊME TEMPS ELLES DÉTOURNENT DES GROS SOUS. L ARGENT DE TOUT LE MONDE ET VOUS NE VOULEZ PAS QUE L ON PARLE. A QUAND MÊME, LA MANNE PUBLIQUE EST PARTAGÉE ENTRE AMIS. DES INCOMPÉTENTS QU ON NOMME A TUE TÊTE. EN TOUT EUX ILS ONT MONTRE QU ILS CONNAISSENT RIEN, A PART VOLER. JUSQU A PRÉSENT JE N AI PAS ÉTÉ AUX COMMANDES ET JE NE VEUX MÊME PAS, MAIS TANT QUE JE VAIS PAYER LES TAXES JE VAIS DIRE QUAND DES GENS ME VOLENT PENDANT QU ELLES NE TRAVAILLENT, NE SONT AU BON NIVEAU DE GOUVERNANCE .
        DES GENS NOUS VOLENT ET VOUS LES DÉFENDES ÊTES VOUS AVEC EUX ? OUIIIII BIEN SUR VOUS BOUFFEZ A LA SOUPE POPULAIRE !!!
        PS SI JE NE FAISAIS ¨PAS MIEUX IL Y A LONGTEMPS QUE MES ENTREPRISES SERAIENT FERMÉES ICI ET AILLEURS. DONC SVP ARRÊTEZ D AMUSER LA GALERIE !!!

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  • Le 26 juillet à 16:14, par Cequejenpense En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    1- Ce n’est pas pour rien qu’il n’a pas réussi son passage à la primature. Il ne répond presque jamais à LA question qui lui est posée. Toujours hors sujet.

    2- Il confirme qu’il ne connaissait pas SON PROPRE PAYS à travers ses premières réponses. C’est simplement parce qu’il ne s’est jamais intéressé en réalité à ce pays. Sinon quand on aime son pays et qu’on est un cadre de son niveau on s’informe quotidiennement sur ce qu’il s’y passe à travers la presse (en ligne, tv et radio) ne serait-ce qu’en suivant le journal et quelques fois des débats. Ce gars ne s’intéressait à rien de son pays.
    Nous sommes nombreux à avoir étudié à Dakar entre 2005 et 2015 et a fréquenter les organisations communautaires et leurs événements. Rare d’ex étudiants ou de travailleurs burkinabè à Dakar vous dira qu’il a connu ce monsieur (je ne parle pas des cadre de la banque, de l’ambassade ou de ses amis proche). Les étudiants pourraient vous citer beaucoup d’autres noms de tanties et tontons connus à Dakar. Comment voulez vous connaître votre pays en ne fréquentant pas vos compatriotes ?

    3- Arretez d’insulter les burkinabè en affirmant que ceux qui ne sont pas économistes on pensé que des valises d’argent circuleront dans la rue et on va les distribuer. Nous ne sommes pas aussi cancre que ça. C’est vous qui avez fait du bruit avec vos 18.000 milliards au point de vous moquez de vos adversaires qui selon vous voulais voir votre voyage de Paris échouer. La suite on connait.

    4- Quand vous citez le Plan Sénégal Emergent (PSE) vous n’avez pas honte de voir à quel point votre PNDES est un échec ? Nous voyons les réalisations du PSE au Sénégal. Au Burkina on ne voit que des inaugurations pompeuses des chantiers de vos devanciers. Meme les routes Dedougou-Tougan et Didyr-Toma-Tougan qui mènent dans votre village leur financement étaient bouclés avant l’insurrection. De même que les échangeurs de Tampouy et de Yalgado. Vous ne faites que construire des écoles de sable qui sont emportées à la moindre grosse pluie.
    Salif Diallo vous avait prévenu mais ce n’est pas vous. C’est le Président lui-même qui manque de vision clair pour son pays. Sinon il ne vous aurait pas confié la CDC après l’échec de la mobilisation des ressources du PNDES.
    Mais quelques part ça se comprend. Vous êtes nommé pour s’assurer de gagner le Sourou en 2020 avec Saran avec les ressources de la CDC et du Médiateur du Faso.
    Le développement dont vous parlez vous-même n’y croyez point.

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    • Le 26 juillet à 20:30, par Un Burkinabê En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

      Cequejenpense, je trouve que vous êtes trop sévère envers l’ex-Premier Ministre. Chacun de nous doit apporter sa pierre à la construction de notre pays dans les limites de ses capacités sans tricher. Personnellement je trouve que le pouvoir actuel est beaucoup plus visible en matière d’investissements mieux que l’ère ODP/MT - CDP. De nos jours les investissements sont fait à l’échelle nationale et de façon concomittante au lieu d’être concentrés dans quelques parties du pays. Comme vous avez un niveau universitaire, je vous demande de faire une carte du Burkina et cartographiez les réalisations faites et vous vous rendrez compte que les investissements sont faits sur tout le territoire national et celà est une bonne chose. Ensuite faite un graphe à équation simple avec comme paramètres les investissements faits par an ; extrapolez sur 27 ans. Vous verez qu’en 3 ans malgré la situation sécuritaire défavorisant le niveau des investissements est supérieur à celui du CDP pendant leur premières 5 années. Quand on a un niveau d’éducation tertiaire il faut savoir analyser objectivement les choses en prenant bien soin de définir ses critères pour éviter d’être ridicule. Enfin par rapport à la connaissance des réalités du pays je trouve que vos arguments sont très légers. Les Français connaissent mieux nos réalités que ceux qui sont nés au pays et y vivent. Le plus important c’est de servir loyalement son pays et de façon à ce que l’impact positif soit significatif.
      Fraternellement
      Un Burkinabê

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    • Le 29 juillet à 11:29, par Tassembédo En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

      Cequejenpense BRAVO !! Je partage votre point de vue.
      Il ne connaissait pas du tout son Pays. Le pire, est qu’à 55 ans il n’avait même pas une seule case dans ce Pays là. Ce qui veut simplement dire qu’il ne s’y ait jamais intéressé.
      S’il avait pris le soin d’acquérir un terrain et de construire sa maison, il aurait compris que :
      - les démarcheurs peuvent le rouler dans la farine.
      - les gens peuvent te raconter avec insistance le contraire de ce qu’ils pensent.
      - les démarches auprès de l’administration peuvent se révéler lourd et inutilement complexe.
      - les quincailleries peuvent lui vendre des produits nuls, hors d’usage, voir dangereux.
      - le maçon et les ouvriers peuvent que dis-je vont l’escroquer.
      - le livreur de sable ne livrera jamais la même qualité de sable.
      - la paresse et les belles promesses seront légion sur son chantier.
      - le contre-maitre peut se révéler être celui qui organise le vol sur le chantier.
      - autours de lui, les gens peuvent se révéler extrêmement FAUX ...
      - l’argent qu’il enverra ne sera pas utilisé à bon escient ...
      - etc ....
      Mais débarquer comme un Colon au col Blanc pour résoudre des problèmes qu’on ne connais avec des fonds qu’on a pas ne pouvait que conduire à de tels résultats.
      Néanmoins, force est de reconnaitre qu’il s’est battu pour résoudre les problèmes qu’il croyait voir. Je pari que c’est maintenant qu’il commence à apprend à connaitre son Pays et ce qu’est vraiment son peuple. C’est maintenant qu’il doit réaliser qu’on ne lui soufflait pas à l’oreille les vrais problèmes.
      Je lui souhaite une bonne suite à la Caisse des dépôts.
      Encore Merci Cequejenpense pour ta contribution.

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    • Le 29 juillet à 14:21, par L’Autre Africain En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

      Mon frère Cequejenpense, je te félicite pour ton point de vue.
      J’ai dit et je le répète, ce monsieur ne méritait pas d’être PM du Burkina, simplement parce qu’il n’a pas l’amour de sa patrie. Dans un pays sérieux, quelqu’un qui a les moyens pour avoir des maisons à Londres, à Accra et à Dakar, et qui n’avait même pas une brique dans sa patrie, ne peut être premier ministre de cette patrie. D’après lui même : "le pays a trop fait pour nous (c’est grâce à l’argent public par les écoles publiques que nous avons eu la chance de faire tout ce cursus de formation scolaire et académique)". Et en retour quand il a réussi , il a tourné dos au pays, aucun centre d’intérêt pour le pays, en témoignent ses investissements . Celui qui n’aime pas son pays ne peut travailler à son développement.
      Et je reste convaincu que c’est parce que son ancien employeur n’a plus voulu de lui et qu’il n’a pas eu mieux ailleurs qu’il s’est cherché se terreau en attendant d’avoir mieux ailleurs. Ce monsieur n’a aucun amour, aucune ambition pour ce pays.

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  • Le 26 juillet à 16:44, par Manuel En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Bonjour,
    Très cohérent dans ses propos, on voit que quand quelqu’un est allé loin à l’école et qu’il est intelligent il s’exprime avec aisance.
    On peut ne pas être d’accord avec lui mais ce Mr est un mec bien éduqué et conscient des dangers qui guettent notre pays
    Chapeau, même si tu es Chamo !

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  • Le 26 juillet à 19:23, par Touende En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Une analyse assez coherente que j’ai beaucoup apprecié. En effet, il clair que si aucune generation n’est prete des sacrifices au Burkina Faso le development dont on reve tant restera une chimere. Le PM parle du manque de competence dans les domaines techniques au BF, ce qui est vrai mais les quelques competencies qu’il ya n’ont pas de place qu’ils meritent. Parce que le Burkina a une culture de la mediocrité tant dans le secteur privé que public. On prefere engager son parent, celui qui est dans le meme parti que soi que de privilegier les competences. Et cette situation semble croitre chaque jour que Dieu fait. Tu es au secteur privé meme si tu es competent il est difficile de frayé un chemin. Et he crois que ce pousse les gens à l’exil quelquefois c’est ça. Ailleurs la competence est recherchee. Il nous faut beaucoup plus de rigueur dans la construction de Notre pays. Dieu benisse le Burkina Faso

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  • Le 26 juillet à 20:51, par Un Burkinabê En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    L’interview est digeste et les réponses bien élaborées. Il faut admettre que le problème de notre pays reste le manque de patriotisme de ses intellectuels et pseudo-intellectuels. Un pays ne pourra jamais se developper sans un Leadership fort et sans les sacrifice d’une génération au minimum. Aussi la route du Développement doit avoir des victoires d’étape. Enfin nous n’avons pas une vision clair du Développement, de notre modéle de développement. L’exemple simple est le cas des fonctionnaires qui passent tout leur temps à revendiquer de meilleures conditions de travail, mais aucun syndicat ne propose un contrat d’objectivité à l’Etat. Nos magistrats semble t-il sont très bien payés mais combien de dossiers importants capables de booster le Développement de notre pays sont traités par notre Justice dans sa globalité par an ? Combien de PME/PMI sont financées par nos banques annuellement ? Combien d’Inovations et d’inventions sont effectuées et vulgarisées tous les 3-5 ans ?

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  • Le 26 juillet à 22:03, par Jean-Paul En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Mr Paul Kaba Tieba, bien sûr que les difficultés allaient être là. Et c’est justement pour quoi on a des gouvernements pour diriger le peuple. Vous croyiez qu’on vous avait fait appel pour venir jouer à la loterie ghanéenne. Non c’est pour résoudre les difficultés du peuple.

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  • Le 26 juillet à 22:47, par Sanou En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Vous aviez dit un jour lors de vos passages a l’ensemblé nationale que la fonction publique hospitalière de RMCK pour le secteur de la santé a couté 36 milliards. Pourtant notre greve en cour actuellement est de revendiqué la mise en application de cette fonction publique hospitalière LA.. Je cherche occasion depuis pour vous demandé a qui vous avez remis les 36 milliards ?<

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  • Le 27 juillet à 00:27, par Geremiades En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Et pour les lachés de moustiques génétiquement modifié c’etait pas une question de volonté mais une question de bon sens. Voila maintenant que tu as ouvete la boite a pandore ça continue de plus belle avec la corruption des chefs traditionnelles qui se substituent à l’etat et autorisent des laché de moustiques gentiquement modifiés dans leurs villages sans avoir l’etducation necessaire pour ce type de decision tres important aux consequence peut-etre planetaire. Va dire ça a Bill Gate.

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  • Le 27 juillet à 01:51, par Trahison En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Avec tout le respect du a son statut, je m’ ennuie touojurs d’ ecouter ou de lire Paul Kaba Tieba.Si c’ est ca, le bac C, je suis tres heureux de n’ avoir meme pas fait la Seconde.

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  • Le 27 juillet à 02:13, par Yambouliam Ouder En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Personnellement, j’ aime Rock. Mais sje n’ aime pas sa facon de diriger. Diriger, c’est pas une question d’ amitie, le pouvoir. Les copinages vont tuer son regime.Le cas le plus criard, c’est Simon depuis la france, PKT, depuis Ouaga ou le papa de PKT etait directeur de la Surete nationale et PKT faisait partie des cascadeurs qui pewtaradaient sur l’ Avenue de l’ Independance. Et on accuse les enfants d’ aujourd’ hui, que ils cascadent a la ZAD. On oublie qu’ ils ont comme ancetres les PKT la et autres ministres de la defense qui laissent mourri les soldats sans equipements et qui se construisent des maisons Taj Mahal de 65 chambres dans leur village, la, et puis on les laisse circuler trrrankiloss. Tonton Rock, Blaise n’ est pas tombe a cause de l’ article 37. Il est tombe a cause de copinage, familiage et impunite. Faut changer sinon vous allez tomber aussi or je veux pas que vous tomber. Vous etes un bon type mais ca suffit pas pour etre un bon dirigeant. On dit que vous etes gentil mais est-ce que vous pouvez etre reellement gentil avec 18 millions de burkinabe ? Soyez rigoureux dans la gestion. Vous avez multipliez et quadrupler les caisses noires la, ca va vous rattrapper dans votre bilan,.Pourquoi vous avez fait ca ? Faut respecter l’ argent du peuple meme si vous ne respecter pas votre argent personnel. Je passais. Je vous aime mais je vais vous dire la verite.Vous me connaissez la. Ma bouche la est tyoujours ouverte comme ca. Je peux pas dire ce que je ne pense pas. Ngaw !

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  • Le 27 juillet à 09:26, par Sidbéwendé Zoungrana En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Bonjour Mr. Thiéba ! Content de lire votre mea-culpa et vos tentations de vous justifier quand bien même cela n’était pas si nécessaire ; tout le monde, notamment les bons observateurs, vous ayant compris. Néanmoins, nous ne saurons passer sous silence certains faits qui semblent vous avoir échappé lors de votre passage à ce Haut poste. Nous ne serons pas du tout tendre avec vous car nous voulons et attendons de vous lors de "vos prochains passages", de meilleurs résultats.

    Ceci étant, nous relèverons dans un premier temps votre vision des choses politiques de l’époque qui n’avaient absolument rien à voir avec les réalités dans notre pays. Vous aviez sous-estimé les choses, notamment celle de comprendre que la "politique-politicienne" est loin d’être la "politique" que vous avez appris sur les bancs qui consistait à développer des "Algorithmes" pour dégager les Options par vous jugés positifs pour être appliqués. C’est vrai. Vous avez perdu de vue les comportements à 90% négatifs qu’appliqués par nos Acteurs politiques que sont ceux-là qui viennent pour s’enrichir plutôt que de servir leur Patrie comme vous le disiez si bien. En rappel, retenez que vous avez été retenu parce que vous avez été reconnu entre autres comme le "moindre-mal". En effet, au nombre de trois (3) personnes éligibles, les deux autres ont été rejetées parce que, très arrogant pour le premier, arrogance constatée lors de son premier passage aux Finances qui n’a duré que quelques mois, et la seconde parce que, même très compétente, était du sexe opposé. Ce qui reboutait la plupart des décideurs. Cependant, l’omission fut que "malgré vos savoirs et compétences peut-être, vous manquiez d’envergures politiques sur le terrain et surtout sur les gymnastiques politico-politiciens". Pour preuves, même à Touéni, on ne vous connaissait pas. D’où des médisances pour ne pas dire des méfiances des personnes (politiques) de terrain qui n’arrivaient pas à vous situer par rapport à "leurs intérêts personnels et politiques". D’où des lancées inattendues de discrédits sur vous organisées.

    Dans un second temps, on relèvera que vous avez négativement sous-estimé les burkinabé des années 2015. En effet, lorsque vous avez trouvé l’idée ingénieuse de rédiger et construire le PNDES qui somme toute n’st que la SCADD en version plus détaillée, vous avez bien fait d’engager le pays dans les "Appels à Financement de l’International". Ce qui fut une très bonne chose. Cependant, ignorant sinon, négligeant que même au pays il y a des compatriotes qui disposent des mêmes qualifications, les mêmes diplômes académiques, sinon plus que vous, vous avez manqué de discernement dans les "Communications" par vous faites au peuple. Ce qui a servi ceux-là qu’on pourrait qualifier comme étant vos adversaires qui n’ont pas hésité à saisir l’occasion au bond pour chercher à mettre à plat, vos efforts pourtant justifiés et justifiables. Il n’était pas difficile pour les gens de comprendre qu’on n’obtient pas de si forts soutiens (Financiers surtout) en quelques heures/jours de discussions comme si on allait acheter des galettes au marché. Plutôt de déclarer "haut et fort" que vous avez obtenu 18 000 milliards, vous auriez par exemple expliqué clairement que des "intérêts avaient été suscités" à hauteur de cette valeur, que mais il y y avait des étapes à franchir "nécessairement" avant de pouvoir en jouir (Dossiers individuels à monter, les conditionnalités de participations propres à assurer etc. etc., ce qui prendra du temps. Les gens vous auraient compris et vous airaient défendu et soutenu. Si vous vous rappelez, à l’Hémicycle, une personnalité et non pas des moindre, même sous forme de boutade a eu à déclarer "que si à la fin de l’année on ne voyait pas l’ombre d’un sous de ces 18 000 milliards pointer, la Salle de Conférence sera bien petite pour tout le monde (y compris vous certainement). Cela voulait dire tout haut ce que bon nombre de personnes de la rue pensait vraiment.

    Dans un troisième temps, il serait honnête de relever que vous avez perdu de vue les "27 années de gabégies d’une certaine équipe" ; période durant laquelle, notre pays a reculé au profit de "poches privées". Mieux, vous avez perdu de vue ce qui s’est passé avant votre arrivée (insurrection pour raz-le-bol) qui avait mis tout le monde sur le qui-vive. Vous avez oublié une logique qui était qu’il est difficile de nettoyer et remplacer un "Pouvoir qui a longtemps régné". Ce qui fut votre cas.

    Mais bon. après tant de critiques, il y a lieu de relever et vous mettre en garde pour la suite des choses. Vous avez imaginé, suggéré et réussi à convaincre l’Autorité pour la création de la "CAISSE DE CONSIGNATION" ; Institution qui dans les logiques économiques modernes se justifie et pourrait bien être "fortement porteuse". La vision est bonne. Mais il reste que sa mise en oeuvre soit efficacement faite et que sa gestion soit positive. On compte sur vous et on vous tiens à l’oeil pour de résultats probants.

    On se comprend nous supposons.

    Répondre à ce message

  • Le 27 juillet à 10:59, par OUEDRAOGO AMINATA En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    BONJOUR A TOUS.MOI PERSONNELLEMENT JE FÉLICITE PKT CAR IL EST ARRIVE AU GOUVERNEMENT SANS N’AVOIR JAMAIS FAIT LA POLITIQUE.EN DÉPIT DES RÉALISATIONS FAITES MOI JE LUI TIRE MON CHAPEAU.IL NE FAUT PAS TOUJOURS VOIR LES CHOSES SOUS DE MAUVAIS ANGLES CAR S’IL N’A PAS LE SOUTIEN DU PEUPLE QUELLES RÉALISATIONS IL PEUT FAIRE DANS SON NOUVEAU POSTE ?JE L’ENCOURAGE A PERSÉVÉRER DANS LA LUTTE POUR SORTIR LE BURKINA FASO DU SOUS DÉVELOPPEMENT.

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  • Le 27 juillet à 11:42, par Harouna En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Bien, M Paul Kaba Thieba, il faut aussi demander pardon au président Blaise Compaoré qui fut votre cible quand vous étiez Premier ministre. Nous attendons depuis votre argent propre, mais rien à l’ horizon. Je préfère l’ argent sale.

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  • Le 27 juillet à 12:52, par Le petit tranquilos En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Toutes mes félicitations a mon Samo. Vous avez fait ça que vous pouvez. Mettez toute la rigueur au seins de l’institution que vous dirigez actuellement. ’Posez de bonne base afin que toute l’Afrique, voire même l’Europe nous envie. N’oubliez pas de récupérer les contraventions des policiers et gendarmeries pour alimenter la caisse. Bonne suite et Dieu vous guide et vous bénisse. Vous avez apporté votre pierre a la construction du Faso.

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  • Le 27 juillet à 13:55, par KABORE Marc ludovic En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Pauvre de nous Burkinabé. On te dit avance , pendant ce temps il serre le frein à main. Bon vent PKT. Bonne trouvail la nouvelle caisse.

    Répondre à ce message

  • Le 27 juillet à 18:07, par Sigry En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    " Quand je venais, j’avoue que je ne savais pas qu’il n’y avait pas une majorité de Burkinabè qui était prête à consentir le sacrifice nécessaire pour faire que le Burkina Faso soit dans une lancée de pays émergent. Je pensais que la majorité des Burkinabè était prête à positionner notre pays sur cette voie du développement."
    Cela dénote que le pouvoir n’a pas été élu par la majorité des Burkinabè sinon que le problème ne poserait pas.

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  • Le 27 juillet à 20:17, par Sidbéwendé Zoungrana En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Bonjour Mr. Thiéba ! Content de lire votre mea-culpa et vos tentations de vous justifier quand bien même cela n’était pas si nécessaire ; tout le monde, notamment les bons observateurs, vous ayant compris. Néanmoins, nous ne saurons passer sous silence certains faits qui semblent vous avoir échappé lors de votre passage à ce Haut poste. Nous ne serons pas du tout tendre avec vous car nous voulons et attendons de vous lors de "vos prochains passages", de meilleurs résultats.

    Ceci étant, nous relèverons dans un premier temps votre vision des choses politiques de l’époque qui n’avaient absolument rien à voir avec les réalités dans notre pays. Vous aviez sous-estimé les choses, notamment celle de comprendre que la "politique-politicienne" est loin d’être la "politique" que vous avez appris sur les bancs qui consistait à développer des "Algorithmes" pour dégager les Options par vous jugés positifs pour être appliqués. C’est vrai. Vous avez perdu de vue les comportements à 90% négatifs qu’appliqués par nos Acteurs politiques que sont ceux-là qui viennent pour s’enrichir plutôt que de servir leur Patrie comme vous le disiez si bien. En rappel, retenez que vous avez été retenu parce que vous avez été reconnu entre autres comme le "moindre-mal". En effet, au nombre de trois (3) personnes éligibles, les deux autres ont été rejetées parce que, très arrogant pour le premier, arrogance constatée lors de son premier passage aux Finances qui n’a duré que quelques mois, et la seconde parce que, même très compétente, était du sexe opposé. Ce qui reboutait la plupart des décideurs. Cependant, l’omission fut que "malgré vos savoirs et compétences peut-être, vous manquiez d’envergures politiques sur le terrain et surtout sur les gymnastiques politico-politiciens". Pour preuves, même à Touéni, on ne vous connaissait pas. D’où des médisances pour ne pas dire des méfiances des personnes (politiques) de terrain qui n’arrivaient pas à vous situer par rapport à "leurs intérêts personnels et politiques". D’où des lancées inattendues de discrédits sur vous organisées.

    Dans un second temps, on relèvera que vous avez négativement sous-estimé les burkinabé des années 2015. En effet, lorsque vous avez trouvé l’idée ingénieuse de rédiger et construire le PNDES qui somme toute n’st que la SCADD en version plus détaillée, vous avez bien fait d’engager le pays dans les "Appels à Financement de l’International". Ce qui fut une très bonne chose. Cependant, ignorant sinon, négligeant que même au pays il y a des compatriotes qui disposent des mêmes qualifications, les mêmes diplômes académiques, sinon plus que vous, vous avez manqué de discernement dans les "Communications" par vous faites au peuple. Ce qui a servi ceux-là qu’on pourrait qualifier comme étant vos adversaires qui n’ont pas hésité à saisir l’occasion au bond pour chercher à mettre à plat, vos efforts pourtant justifiés et justifiables. Il n’était pas difficile pour les gens de comprendre qu’on n’obtient pas de si forts soutiens (Financiers surtout) en quelques heures/jours de discussions comme si on allait acheter des galettes au marché. Plutôt de déclarer "haut et fort" que vous avez obtenu 18 000 milliards, vous auriez par exemple expliqué clairement que des "intérêts avaient été suscités" à hauteur de cette valeur, que mais il y y avait des étapes à franchir "nécessairement" avant de pouvoir en jouir (Dossiers individuels à monter, les conditionnalités de participations propres à assurer etc. etc., ce qui prendra du temps. Les gens vous auraient compris et vous airaient défendu et soutenu. Si vous vous rappelez, à l’Hémicycle, une personnalité et non pas des moindre, même sous forme de boutade a eu à déclarer "que si à la fin de l’année on ne voyait pas l’ombre d’un sous de ces 18 000 milliards pointer, la Salle de Conférence sera bien petite pour tout le monde (y compris vous certainement). Cela voulait dire tout haut ce que bon nombre de personnes de la rue pensait vraiment.

    Dans un troisième temps, il serait honnête de relever que vous avez perdu de vue les "27 années de gabégies d’une certaine équipe" ; période durant laquelle, notre pays a reculé au profit de "poches privées". Mieux, vous avez perdu de vue ce qui s’est passé avant votre arrivée (insurrection pour raz-le-bol) qui avait mis tout le monde sur le qui-vive. Vous avez oublié une logique qui était qu’il est difficile de nettoyer et remplacer un "Pouvoir qui a longtemps régné". Ce qui fut votre cas.

    Mais bon. après tant de critiques, il y a lieu de relever et vous mettre en garde pour la suite des choses. Vous avez imaginé, suggéré et réussi à convaincre l’Autorité pour la création de la "CAISSE DE CONSIGNATION" ; Institution qui dans les logiques économiques modernes se justifie et pourrait bien être "fortement porteuse". La vision est bonne. Mais il reste que sa mise en oeuvre soit efficacement faite et que sa gestion soit positive. On compte sur vous et on vous tiens à l’oeil pour de résultats probants.

    On se comprend nous supposons.

    Répondre à ce message

  • Le 28 juillet à 07:07, par Passakziri En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Vous répétez les mêmes erreurs que vos prédécesseurs, en vous entourant de conseillers pompeurs d air et en considérant les critiques comme l expression d aigreur de la part de vos concitoyens. L Impression qui domine chez moi après votre passage c est celui d un premier ministre sans poigne, comme du temps perdu.

    Passakziri

    Répondre à ce message

  • Le 28 juillet à 08:49, par Armiya En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Cela a toujours été le comportement de nos politiciens et de nos dirigeants, ils malmenent le peuple et ensuite ils demandent pardon.qui est fou pour accepter ce pardon alors qu’ils sont prêts pour nous faire pire si l’occasion se présente encore. S’ils changent positivement et de façon remarquable , le peuple reconnaîtra et ils n’auront pas besoin de demander pardon.

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  • Le 29 juillet à 10:24, par leprospère En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Félicitation à PKT pour ce que tu as pu contribuer dans le développement de notre cher FASO en dépit du contexte sécuritaire très agité ! Comme la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a, tu as fait ce qui était de ton pouvoir ! C’est aux burkinabé d’apprécier tes efforts ! L’avenir te donnera raison ! Saches que même le Capitaine Thomas SANKARA n’a été compris qu’après sa mort ! C’est à partir de lui que plusieurs ont compris que leur avenir n’est nulle part ailleurs qu’au Burkina Faso et ont changé leur façon d’agir et de pensée ! Saches que DIEU n’est pas injuste pour oublier le bienfait que tu as fait à l’égard du citoyen lamda de notre pays ! BON VENT A PKT !

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  • Le 29 juillet à 11:49, par Pascal En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Pour le pardon, on doit concéder cela à l’ex Premier Ministre car il est un homme et non un Dieu.
    Par contre pour la gestion de l’institution qu’il est actuellement appelé à diriger, on doit l’inviter clairement à se départir de la haine et surtout de ce "griotisme" qui l’habitent et agir comme un " technicien ambitieux" devant un défit à relever. c’est ça servir son pays, c’est ça soutenir le Président Kaboré dont les grandes qualités humaines sont bien connues de tous les burkinabé depuis belle lurette.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 12:59, par atta En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Je suis inquiet si l argent qui doit alimenter cette caisse doivent venir de la CNSS ;et du CARFO.Qu elle est la part de dividende qui revient aux contributeurs de ces deux maisons de retraité ?
    Par le passé les anciens dirigeants de ce pays ont fait de ces boites leur vache à lait.

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  • Le 29 juillet à 16:10, par Vérité En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Je ne sais pas comment étaient les Pm passés mais celui là, on sait qu’il a trop traumatisé ses ministres.
    Un bon responsable doit être socialement bon avec ceux qui travaillent pour lui.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 16:13, par Yelmion En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Bonjour.
    Bienvenue la Caisse des Dépôts et Consignations.
    Tout le monde sait comment est utilisé actuellement l’argent des travailleurs déposé à la CNSS et la CARFO. Outre le fait qu’il est déposé dans les banques commerciales qui se font des bénéfices avec comme le dit le PM, ce qu’il n’a pas dit, parcequ’il est un Homme d’Etat, c’est que la CARFO et la CNSS sont en réalité des banques pour quelques privilégiés du régime qui se servent en crédit sans intérêt et surtout sans garantie de remboursement.Si nous continuons ainsi, il va arriver un jour où les retarités ne pourront pas être payé : Caisses en faillite.

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet à 12:10, par ouedraogo- Alimata En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    PKT vous avez fais ce qui était a faire,et parti . Aujourd’hui demandé pardon est un acte de bravoure . longue vie a vous et familles...merci

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  • Le 1er août à 03:17, par Ni En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Ce n’est pas parcequ’il à demandé pardon qu’il est fautive. C’est l’humilité, la grandeur. Aucun premier ministre n’a diriger dans un contexte de terroristes au Burkina. Il a fait ce qu’il pouvait, Nul ne peut être parfait, même au lycée on peut pas excéler dans toutes les matières. Quand un voleur braque ton devancier toi tu changes de route. Il Est le premier à être braquer, donc je le comprend.Contrairement à d’autres je peint pas tout en noir. Moi j’ai foi au CDC et vos idées, courage pour la suite.

    Répondre à ce message

  • Le 1er août à 07:53, par k En réponse à : Paul Kaba Thiéba, ancien Premier ministre : « Je demande aux Burkinabè de me pardonner, ce n’est pas que je n’avais pas la volonté, mais les difficultés étaient là »

    Monsieur THIEBA, il n’y a rien de nouveaux que des ministres du pays ne soient pas comme les ministres d’autres pays, toute chose étant égale par ailleurs les salaires des ministres doivent être à l’image des fonctionnaires dont ils sont les responsables. Ce n’est pas pour non respect de la fonction, les agents n’accepterons pas faire le plus de sacrifices pour voir leurs ministres être dans le beurre. Par contre, si l’Etat revois les dépenses sur certains postes (fonds commun,motivation, l’information de certaines chaînes de la dépenses, les marchés publics, etc. ) il est claire que les salaires peuvent connaitre une évolution.

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