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Côte d’Ivoire/Burkina Faso : Une faîtière des opérateurs économiques burkinabè portée sur les fonts baptismaux à Abidjan

Accueil > Diasporas • • mercredi 24 juillet 2019 à 13h45min
Côte d’Ivoire/Burkina Faso : Une faîtière des opérateurs économiques burkinabè portée sur les fonts baptismaux à Abidjan

Il existe désormais en Côte d’Ivoire et au sein de la diaspora burkinabè un Conseil des opérateurs économiques burkinabè (COEBCI). Portée sur les fonts baptismaux, il y a quelques mois, avec la caution de la Représentation diplomatique et consulaire du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, cette nouvelle structure vient combler un grand vide au niveau de l’organisation de la communauté burkinabè, en l’occurrence le cercle des hommes d’affaires burkinabè vivant en Côte d’Ivoire.

A l’occasion de la tenue du 8ème Sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire, prévu du 26 au 31 juillet 2019 à Ouagadougou, nous vous proposons de faire la connaissance de cette nouvelle faîtière des hommes d’affaires burkinabè vivant au pays de Félix Houphouët Boigny.

Créé le 08 décembre 2018, le Conseil des opérateurs économiques burkinabè en Côte d’Ivoire est une association apolitique et à but non lucratif. Son objectif principal est de réunir les chefs d’entreprises et de sociétés burkinabè exerçant leurs activités essentiellement en Côte d’Ivoire dans un cadre de concertation, de solidarité, de partage et de défense de leurs intérêts. Ancien représentant du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) à Abidjan, Monsieur Moussa Ouédraogo, président du COEBCI est formel : « Nous sommes une association qui fédère les entrepreneurs burkinabè exerçant en Côte d’Ivoire ».

Recevant les membres du bureau du COEBCI, le 05 juin 2019, l’Ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, SEM. Mahamadou Zongo et le Consul Général du Burkina Faso à Abidjan, Benjamin Nana, ont prodigué des conseils à Moussa Ouédraogo et sa délégation. Ces conseils ont porté sur la nécessité et l’obligation de disposer d’une association « inclusive et qui bannit les clivages ethniques, politiques et religieux », selon les mots de l’Ambassadeur Zongo.

Lors de la visite des locaux de la STIB à SITARAIL

En retour, Moussa Ouédraogo et ses collègues ont indiqué à la Représentation diplomatique et consulaire que cette nouvelle structure est consensuelle, car c’est après de multiples concertations et échanges directs que le 11 janvier 2019, le Préfet d’Abidjan a donné une suite favorable à la déclaration et à la demande d’agrément du Conseil des Opérateurs économiques burkinabè de Côte d’Ivoire.
Pour marquer sa présence sur le terrain, le COEBCI a déjà mené plusieurs activités. D’abord, le 04 mai 2019, lesmembres de la COEBCI s’étaient réunis à Yamoussoukro. Objectif, informer et sensibiliser les participants sur la nécessité d’adhérer à cette plateforme dans laquelle militent déjà des personnalités de renoms tels que les stylistes Pathé’O et Saint Jo, le DG du Groupe SERFIN, Mady Ouédraogo, et le PCA de la SITARAIL, El Hadj Issaka Sawadogo. C’était la toute première sortie officielle du Conseil qui a mobilisé à Yamoussoukro plus de 200 opérateurs économiques.

Cette rencontre a été une occasion pour Moussa Ouédraogo et ses collègues de se réjouir de la création de cette association. « Avec notre nombre en Côte d’Ivoire, nous pouvions réaliser de grandes choses si nous étions organisés. Nous sommes des gens travailleurs, disciplinés et polis. Ce que les Burkinabè n’ont pas réussi jusqu’aujourd’hui, c’est de se mettre ensemble pour que leur nombre soit visible et reflète leur présence. Si nous étions organisés, nous aurions pu construire quelque chose de plus représentatif pour notre honneur. Il est donc grand temps que nous puissions réfléchir à ces choses. Nous n’avons pas créé cette association pour faire de la politique. Chacun d’entre nous a son bord politique. Nous parlons de nous rassembler pour voir comment unir nos efforts et nos intelligences pour construire des écoles, des universités et les cliniques ».

Il y a eu également la séance de travail entre le bureau de la COEBCI et le président du Patronat burkinabè, le jeudi 16 mai 2019. Le patron du patronat burkinabè, Monsieur Apollinaire Compaoré, de passage à Abidjan, a indiqué lors d’une séance de prise de contact avec les membres du Conseil que « les portes du patronat burkinabè vous sont ouvertes. Le patronat burkinabè sera à vos côtés pour vous soutenir. Je vous encourage donc dans ce que vous faites pour la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire ».

Après l’usine, la délégation a posé devant la boutique de Pathé OUEDRAOGO

Mais avant cette intervention, le président du COEBCI a longuement entretenu la délégation du patronat burkinabè sur les motivations qui ont valu la mise en place du Conseil. Il lui a expliqué de long et en large les objectifs et le bénéfice que la communauté burkinabè et partant le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire pourraient tirer de la mise en place de cette organisation. A l’endroit du président du patronat burkinabè, Moussa Ouédraogo a déclaré : « Nous fondons beaucoup d’espoir sur ce que le patronat peut apporter à notre structure en terme de conseils et d’orientation ».

Qui veut aller loin ménage sa monture. Faisant sien cet adage, le bureau exécutif du COEBCI a initié une formation à l’endroit de ses membres. C’était le 12 juin 2019 que les hommes d’affaires burkinabè, membres de cette faîtière, ont eu droit à une session de formation, à Abidjan, dirigée par le Ministre burkinabè du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Monsieur Harouna Kaboré et en présence de la représentation diplomatique et consulaire burkinabè.

A cette occasion, le Ministre Harouna Kaboré a fait une importante communication dans laquelle, il a non seulement exhorté les opérateurs économiques de la diaspora à investir au pays, mais surtout exposé les opportunités d’investissement au Burkina Faso.

« La Côte d’Ivoire est le premier partenaire économique du Burkina Faso et elle se trouve être le pays qui accueille la plus grande diaspora. C’est pourquoi nous invitons les opérateurs économiques à contribuer au développement du Burkina Faso en y investissant », a lancé Harouna Kaboré qui a, par ailleurs, insisté sur la nécessité pour les opérateurs économiques de la diaspora d’être sensibilisés sur les mesures incitatives mises en place par le Gouvernement burkinabè afin de faciliter les investissements. Il s’agit, entre autres, des avantages fiscaux et le nouveau code d’investissement. « Le Burkina Faso attend beaucoup des hommes d’affaires de la diaspora pour booster sa croissance économique ».

Photo de famille à l’issue de la visite de l’usine CIM Ivoire

Prenant la parole, le président du Conseil a expliqué le bien-fondé de la structure qu’il dirige tout en précisant qu’elle n’a pas pour vocation de faire « gagner de l’argent » mais d’être un creuset de solidarité et de défense des intérêts de ses membres.

On note également à l’actif du COEBCI, des visites des entreprises appartenant à ses membres influents. Il s’agit de l’usine de CIM Ivoire de l’homme d’affaires Inoussa Kanazoé, visitée le 11 juin 2019, de la société STIB de Issaka Sawadogo et l’atelier du styliste Pathé’O, visités le 13 juillet 2019.

Le bureau exécutif président par Moussa Ouédraogo n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Moussa Ouédraogo et son bureau projettent dans les semaines à venir des tournées à l’intérieur de la Côte d’Ivoire pour sensibiliser et informer l’ensemble des opérateurs économiques burkinabè sur la nécessite d’adhérer au COEBCI.

Issouf ZABSONRE
Attaché de Presse
Ambassade du Burkina
Abidjan

Vos commentaires

  • Le 24 juillet à 17:39, par Maria de Ziniaré En réponse à : Côte d’Ivoire/Burkina Faso : Une faîtière des opérateurs économiques burkinabè portée sur les fonts baptismaux à Abidjan

    J’avoue que je suis dubitatif sur le bien fondé de telle structure. Le business winwin ne connais pas de frontières c’est comme l’amour, une entreprise crée en Côte d’Ivoire est ivoirienne quelque soit la nationalité du promoteur ou de l’actionnaire majoritaire. Que les entreprises de la même activité se regroupe en faîtière est compréhensible mais qu’on regroupe des torchons et des serviettes du fait que les propriétaires sont de même nationalité me semble irrationnel à moins qu’il y ait un agenda politique caché sous tendu par l’imminence des élections de 2020 et les besoins de financement de la campagne par des Burkinabè qui on émergé au pays de Nana Boigny. C’est mon humble avis

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  • Le 4 août à 14:38, par Sacksida En réponse à : Côte d’Ivoire/Burkina Faso : Une faîtière des opérateurs économiques burkinabè portée sur les fonts baptismaux à Abidjan

    D’abord, il est comprehensible que des operateurs economiques burkinabe de plusieurs activites en Cote D’Ivoire se reunissent en Federation dans le but d’echanger sur leurs problemes specifiques et defendre leurs interets economiques et sociaux. Du reste, s’il se caheraient des agendas politiciens ce serait deplorable, car cela risque de leur causer des problemes plus qu’il n’en resoudrait. Esperons que les concernes qui sont surtout des Hommes petris d’experiences et ayant une vision clair de la promotion de leurs activites economiques et commerciales ne vont tomber dans de tels amalgames. Car la politique politicienne doit etre a part ; et egalement les acteurs economiques et commerciaux doivent etre a part ; meme s’il peut arriver que les uns et les autres se retrouves de temps en temps pour defendre de maniere independante avec une suite dans les idees des interets de la patrie. Dans tous les cas, Ivoiriens et Burkinabe, meme combat. Courage et Salut.

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  • Le 6 août à 11:57, par Papys En réponse à : Côte d’Ivoire/Burkina Faso : Une faîtière des opérateurs économiques burkinabè portée sur les fonts baptismaux à Abidjan

    El Hadj Issaka Sawadogo est plutôt PCA de STIB (SOCIÉTÉ DES TRANSPORT BURKINABÈ) et non PCA de la SITARAIL,

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