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Arts martiaux : « Mon rêve est de combattre au sein de l’UFC pour hisser toujours plus haut le drapeau du Burkina », dixit Israël Mano

Accueil > Actualités > Sport • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • dimanche 14 juillet 2019 à 22h42min
Arts martiaux : « Mon rêve est de combattre au sein de l’UFC pour hisser toujours plus haut le drapeau du Burkina », dixit Israël Mano

Détenteur de plusieurs titres de champion aux plans national et international dans les sports de combat, notamment en vovinam viet vo dao, Israël Mano est désireux d’intégrer la plus grande union de combat au monde, l’Ultimate Fighting Championship. Récent champion du monde des arts martiaux traditionnels d’origine vietnamienne, le jeune homme de 28 ans, étudiant en sociologie à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, à travers cette interview, nous dévoile son parcours, sa passion pour les sports de combat et ses projets dans les années à venir.

Lefaso.net : Comment êtes-vous venu dans les arts martiaux ?

Israël Mano : C’est par ma grande-sœur qui pratiquait déjà que je me suis retrouvé aussi pratiquant à l’âge de 11 ans. Mais, je suis aussi issu d’une famille où tout le monde pratique les arts martiaux. Mon père est ceinture noire de taekwondo, ma maman a fait le judo. Ce sont des éléments qui m’ont le plus naturellement orienté vers le choix d’un art martial.

Que représentent pour vous les arts martiaux ?

Pour moi, c’est la formation de l’Homme dans son ensemble, grâce aux valeurs qu’ils véhiculent telles que la discipline, la modestie, la patience, la maîtrise de soi.

Comment parvenez-vous à vous entraîner en conciliant plusieurs disciplines ?

Je pourrais dire que c’est une question de volonté d’abord. Parce que je me suis donné pour objectif, après mon retour du championnat d’Afrique en 2015, d’intégrer l’UFC (Ultimate Fighting Championship) qui est la plus grande organisation d’arts martiaux au monde. C’est ainsi que je me suis lancé dans d’autres sports de combat, car le MMA (Mix Martial Art) est la combinaison de plusieurs disciplines, et pour cela, il faut savoir boxer, lutter, avoir certaines aptitudes lorsqu’on est au sol. Le MMA n’existant pas dans mon pays, j’étais obligé de m’inscrire dans plusieurs clubs pour apprendre et pratiquer.

Comment s’est faite la préparation au championnat du monde ?

C’est dans un temps assez court, moins d’un mois, qu’on a pu préparer la compétition. Je vous avoue que ça n’a pas été simple. Il fallait s’entraîner matin et soir. Faire le programme d’entraînement des différentes disciplines, parce que la compétition du vo ken chen est différente de celle du vovinam viet vo dao proprement dit. Le vo kun chen est l’ensemble des arts martiaux traditionnels vietnamiens (la lutte, la boxe, le judo, la boxe thaïlandaise, le jujitsu brésilien) avec différents styles. Avec l’habitude des compétitions auxquelles j’ai participé pour me perfectionner, ça a été un grand atout pour moi, lorsque le moment de vérité est venu.

Comment avez-vous vécu la compétition, lorsque le moment de vérité s’est présenté ?

J’étais assez confiant, car j’avais déjà une petite expérience avec le titre de vice-champion remporté en Belgique. Dans ce championnat mondial, le combat se passe sur un ring, contrairement au vovinam viet vo dao où on s’affronte sur un tatami. Il faut donc maîtriser l’espace qui est réduit et ensuite il y a tous les coups violents sur le visage. Je connaissais aussi certains adversaires que j’avais étudiés. Je n’ai pas ressenti la peur, seulement un peu de stress. J’ai essayé de rester naturel et de donner le meilleur de moi-même.

Combien de titres détenez-vous ?

En 2017, j’ai eu la chance de remporter la médaille d’or en lutte vietnamienne. L’année qui a suivi, j’ai été vice-champion au championnat mondial de vovinam viet vo dao à Bruxelles et médaillé de bronze en lutte vietnamienne au niveau pieds-poings. Toujours la même année, j’ai obtenu les titres de champion national de boxe en poids lourd 91kg, champion de la coupe graine de l’AS douane en lutte traditionnelle à Ouagadougou et vice-champion à l’Open de karaté contact d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

En 2019, on peut citer le titre de champion du monde de l’ensemble des arts martiaux traditionnels d’origines vietnamiennes, à Marseille, en France dans la catégorie combat 85/90 kg et la médaille d’or de l’Open karaté contact d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Que représente pour vous ce titre de champion du monde ?

Je suis très content naturellement, pour une première participation, avec la présence de très grandes nations en matière de sport de combat comme l’Algérie, le Maroc, la Russie, l’État hébreux et bien d’autres comme les pays asiatiques. Parvenir à hisser le drapeau du Burkina à la 1re place, c’est quelque chose de grand. Je suis assez fier de ce que j’ai réalisé, car ce n’était pas aussi évident que ça. Je saisis l’occasion pour exprimer ma reconnaissance au ministre des Sports et des Loisirs, à la Fédération qui nous a soutenu, encouragé et prodigué des conseils pour atteindre ce résultat.

Quels sont les prochains objectifs ?

J’ambitionne de me lancer dans les arts martiaux mix en intégrant une académie qui va me former. Ensuite, j’irai vers l’UFC pour combattre dans la catégorie Middle weight (-84kg). Je ferai en sorte que le nom du Burkina Faso soit connu, mais également que ce sport soit vulgarisé ici et en Afrique. Pour cela, je demande à nos autorités et surtout le ministère des Sports et des Loisirs, de faciliter mon intégration dans cette académie, afin que je puise réaliser mon rêve et continuer à représenter mon pays dans ce sport que j’aime bien.

Israël Mano ne défendra donc pas son titre ?

Tout à fait. En faisant ce choix, c’est sûr qu’on ne me verra plus combattre au vovinam viet vo dao.

Propos recueillis par Juste Ephrem ZIO
Lefaso.net

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