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Issiaka Ouédraogo dit Zougnazagmda

Accueil > Actualités > Portraits • • lundi 15 août 2005 à 09h23min

"Bibèèg Zougnazagmda kon touk tanga", à l’état civil, Issiaka Ouédraogo est l’un des piliers de la musique traditionnelle burkinabè. Cet homme de 42 ans, marié à 4 femmes et père de 12 enfants est le président de l’Association des chanteurs traditionnels de Ouagadougou (ACTO).

Natif du Ganzourgou, Zougnazagmda dans un langage, emprunt de proverbes et de sagesse, parle de sa vie, de la gestion de l’ACTO, de "la compétition" entre les musiciens du terroir etc. Avec "66 albums à son actif" l’homme parle sans ambages.

Sidwaya plus (S.P.) : Qui est Zougnazagmda ?

Issiaka Ouédraogo (I.O.) : A l’état civil, je suis Ouédraogo Issiaka. Mon surnom en entier est "Bibèèg Zougnazagmda kon touk tanga". Je suis né le 31 décembre 1963 dans le village de Nedogo, département de Boudry, province de Ganzourgou. Mon surnom "Bibèèg Zougnazagmda kon touk tanga" signifie littéralement "le bandit ne peut porter la montagne même si sa tête le démange". Pour dire que chacun doit faire ce qu’il peut et non ce qu’il ne peut pas faire. Personne ne peut faire ce qui est au-delà de ses forces. Qui que tu sois, si tu fais des choses qui sont au delà de tes forces, ces dernières vont te "bouffer".

S.P. : Ce surnom est-il destiné à quelqu’un ou voulez-vous insinuer que si quelqu’un s’attaque à vous, son compte est bon ?

I.O. : Non, c’est seulement une maxime, une pensée, un proverbe. Par exemple, lorsque Rood Woko était fonctionnel, si tu affirmais que tu es capable de le détruire, tu ne pourrais même pas faire sortir deux ou trois personnes que les forces de l’ordre t’auront arrêté. Donc, c’est une pensée de sensibilisation afin que quelle soit la force que tu possèdes, tu sois humble et équilibré.

Par moment, il y a des actes que tu poses et qui ne plaisent pas à certaines personnes. Nous avons commencé à chanter à l’âge de 10, 12 ans. En cette période-là, personne ne voulait que son enfant soit musicien. De ce fait, beaucoup opinait en disant que par moment, soit j’allais arrêter de chanter soit j’allais mourir. Mais, tout dépend de la volonté de Dieu. Sinon personne ne peut mettre fin à la vie de l’autre si Dieu ne le permet.

S.P. : Quel sens donnez-vous au fait que vous soyez né le 31 décembre ?

I.O. : Je suis né à cheval entre deux années : 1963 et 1964. Je ne peux donner des significatifs clairs à cela. Mais, tout ce que je sais est que Dieu m’a doté de quelque chose de très important dans ma vie : c’est une très bonne mémoire telle la mémoire d’éléphant. Si j’apprends une information qui m’est utile aujourd’hui, je peux vous la répéter 20 ans après mot pour mot avec des précisions sur la date et l’heure exacte de l’information. En outre, le 31 décembre est le jour des souvenirs et des bilans de l’année écoulée pour mieux envisager le futur. Cela aussi est le fait de la mémoire de ses actes.

S.P. : Comment êtes-vous venu à la musique ?

I.O. : Je suis né d’une famille de musicien. Ma mère et deux de mes sœurs ont été des musiciennes. Lors des fêtes coutumières, l’on nous invitait pour des prestations. Aussi, lors des nuits de clair de lune, les jeunes adolescents de 12, 13 ans se réunissaient pour chanter à tour de rôle. Celui qui ne savait pas chanter était mis de côté. De ce fait, je suis né dans la musique et avec la musique.

S.P. : Votre région d’origine semble réputée pour le warba, quel est votre genre musical du fait qu’il est différent du warba ?

I.O. : Effectivement, je ne fais pas du warba. Je fais du "winninga" d’autres l’appellent le "sosga" ou encore le "werbindé". Ce sont ceux du Sanmatenga qui l’appellent de cette derrière appellation. Cependant, c’est l’appellation "werbindé" qui est populaire et nous l’avons adopté.

S.P. : Que vous a donné la musique après 20 ans de carrière ?

I.O. : La célébrité et la notoriété. On peut être riche sans être connu ni apprécié. Partout où je passe, j’ai des admirateurs et cela constitue pour moi, une richesse inestimable. L’artiste recherche avant tout l’admiration et la renommée. J’ai plus d’une centaine de personnes sous ma responsabilité. Des artistes et des membres de ma famille. Le fait pour moi de pouvoir les nourrir, d’avoir un toit où dormir, un moyen de locomotion sont les bénéfices de la musique. Et j’en suis pleinement satisfait.

S.P. : Quelles sont vos appréciations par rapport à la musique traditionnelle burkinabè à l’heure actuelle ?

I.O. : D’abord, j’entends par musique traditionnelle burkinabè, ce que chantent et jouent comme musique le Moaga, le Gourounsi, toutes les plus de 70 ethnies du Burkina dans leur langue maternelle. Cette musique a besoin de soutien. Bon nombre de chanteurs traditionnels sont découragés lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils ont été mis de côté lors des grandes manifestations. Avec l’avènement récent des médias privés, nous constatons que la musique traditionnelle est très peu diffusée. Nous nous battons pour faire basculer la tendance à travers notamment l’Association des chanteurs traditionnels de Ouagadougou (ACTO) dont je suis le président. Nous pouvons passer 6 à 8 mois auparavant sans voir des images de chanteurs traditionnels à la télé ou entendre cela dans les radios. Aujourd’hui avec les radios privées la situation s’améliore. Mais si nous n’écoutons pas ce que nous produisons qui viendra les écouter à notre place ? Un proverbe moaga dit que "si le chien de la cour ne prend pas un os celui du dehors ne le verra pas". En d’autres termes, il revient aux Burkinabè d’apprécier leur propre musique et de la promouvoir au delà de nos frontières. Malgré tout, la musique burkinabè en général et la traditionnelle en particulier se porte bien. Cependant, le souci majeur demeure comme je l’ai dit tantôt, le manque de soutien.

S.P. : Vous avez participé au concert du groupe Yeleen au stade municipal cette année. Qu’est-ce qui a motivé ce geste ?

I.O. : Le groupe Yeleen a eu beaucoup de respect pour ma modeste personne en venant vers moi. Avant le début de leur tournée, ils m’ont considéré comme leur aîné, leur conseiller dans la musique. Je les ai soutenus à ma manière et selon mes moyens. Ces jeunes portent loin la musique burkinabè. Et en me considérant comme le parrain de leur tournée, c’était un honneur pour moi. Alors, le jour du concert, je devais être là pour que les mélomanes sachent que ce que les enfants font plait à nous tous. Cela montre aussi que lorsque des enfants font des merveilles en étant petits, il faut les aider à grandir dans la chose. Nous, quand nous étions jeunes, beaucoup de gens ne voulait pas nous approcher ni nous aider. Mais aujourd’hui, lorsque des personnes reconnaissent notre valeur, nous ne pouvons que les aider. C’est Dieu qui aide à grandir par l’intermédiaire des hommes.

S. P. : D’aucuns disent que le milieu de la musique traditionnelle au Faso est difficile. Est-ce vrai ?

I.O. : Effectivement, ce que nous faisons est plus que difficile. Il ne suffit pas de répéter "j’adore, j’adore" ou "j’aime, j’aime" pour en faire une chanson traditionnelle. Il en faut davantage. Nous chantons l’histoire et la royauté des grands hommes. A nous entendre, certains disent que nous sommes petits pour parler de telle histoire ou de tel roi. Et vous savez ce que sont les Mossis. Le simple fait de parler ainsi peut être source de problème à l’avenir pour vous. C’est pourquoi notre milieu est taxé de difficile. Mais, aujourd’hui les choses ont évolué sinon auparavant le simple fait d’être un homme public suffisait pour qu’on veuille attenter à ta vie. Autrefois, si tu t’amusais à faire la grosse tête devant de grandes personnes, elles pouvaient mettre fin à ta vie. De nos jours, cela n’est plus le cas. Chacun se cherche et ne cherche pas l’autre. De ce fait, les gens ont compris que ce qu’ils ne peuvent pas faire, il est mieux qu’ils permettent à d’autres de le faire. De cela, découle le secret du progrès.

S.P. : C’est un genre musical empreint de mysticisme et il faut se "protéger", dit-on...

I.O. : Cela est évident. Cependant, il faut faire la part des choses. Si vous vous référez à l’envoûtement et à la magie noire je puis vous affirmer que je ne suis pas un "wackman". Mais, je me suis mesuré à beaucoup de personnes du domaine musical, et c’est mon savoir-faire qui a eu raison d’eux. N’empêche que lorsque nous allons prester dans une ville ou un village, à notre arrivée nous partons rendre visite aux autorités coutumières. Question d’avoir leur "feu-vert" pour le concert. A part cet aspect, je ne cautionne pas les pratiques occultes parce que je ne les trouve pas constructives. Elles ne profitent pas non plus à l’avancée de la musique.

S.P. : Malgré tout, n’y a-t-il pas des rivalités ou tout au moins de la compétition entre chanteurs ?

I.O : Bien sûr ! Sans compétition, la musique n’est pas intéressante. L’ACTO organise, à cet effet, un concours de chants traditionnels le 26 août prochain à la Maison du peuple de Ouagadougou. Ce genre de concours n’a pas eu lieu il y a plus d’une dizaine d’années. Cela freine l’émergence des jeunes talents. Imaginez le football sans compétition, le talent disparaîtrait. J’ai, à plusieurs reprises, participé à des concours et j’ai remporté trois fois le trophée. Je n’ai jamais copié le style musical d’autrui, j’ai plutôt introduit des innovations d’où la toute petite différence entre mon style et celui des autres.

S.P. : Zougnazagmda peut-il faire du "couper-décaler" ?

I.O : Je ne m’y suis pas encore essayé. Mais tout est question de volonté. Si je le veux, je le peux. Cependant, nous empruntons un genre musical pour des raisons précises. Et à vouloir poursuivre deux lièvres à la fois, on se retrouve forcément bredouille. Si le pionnier de la musique traditionnelle que je suis en venait au "couper-décaler", notre culture en prendrait un coup. C’est pourquoi mon style est différent. J’ai pris la place de quelqu’un mais nous avons des manières de chanter qui diffèrent. Par exemple, mon rythme est différent de celui de Léontine Ado, de Kristo Koimbré, Dominique Sawadogo, Zongo Amidou etc. J’ai été avec Zongo Amidou dans la troupe de Larlé Naba Abga. Mais après deux ans, j’ai changé de rythme par rapport à son rythme.

S.P. : Faites-vous de la politique ?

I.O. : Oui, je fais de la politique. Les journalistes m’ont à plusieurs reprises posé cette question. Je fais la politique de la musique. J’œuvre à la promotion de la musique burkinabè. Sinon, affirmer que je suis de tel ou tel parti politique n’a pas de sens. Je n’ai jamais pris le micro pour appeler à voter pour un candidat ou un parti politique.

S.P. : Mais si par exemple aux campagnes électorales prochaines un parti politique vous invite à chanter pour lui, le feriez-vous ?

I.O. : Je n’y vois aucun problème. Cependant je composerai une chanson qui va intéresser mon auditoire sans pour autant leur dire de voter pour ce parti. Je preste sur scène et l’on me paye mon gadget de façon professionnelle. Quel que soit le parti ça marche ainsi. Depuis que l’on écoute nos chants, l’on n’a jamais détecté un chant politique ou partisan. Le musicien est comme un boutiquier. De ce fait, il ne peut pas refuser qu’un client entre acheter ce qu’il veut. Donc, notre boutique est ouverte à tout le monde car tous y gagnent : celui qui cherche le pouvoir, l’artiste et le public.

S.P. : Vous avez 4 épouses et 12 enfants. Parmi ces derniers, certains vous ont-ils emboîté le pas ?

I.O. : Oui, trois d’entre eux, bien qu’ils soient très jeunes, chantent déjà. Dans mon dernier album, l’un d’entre eux chante une partition. Il participe souvent à mes concerts. Mais du fait qu’ils vont à l’école, je vais doucement avec eux. Car, s’ils s’impliquent trop dans la musique, ce sera l’échec scolaire est assuré. Je profite la plupart du temps des vacances pour les initier.

S.P. : Que faites-vous concrètement au sein de l’ACTO ?

I.O. : Au sein de l’ACTO nous faisons la promotion des jeunes et des troupes émergentes. Nous leur donnons des conseils. Nous luttons également contre la brimade des jeunes qui se font exploiter. Par exemple, lors d’un concert à la Maison du peuple, je peux avoir rien que sur scène, 600 à 800 000 F CFA. Mais, une fois dans la rue, c’est moi qui donne de l’argent à mes fans. A contrario, que peuvent faire des jeunes troupes avec 10 000 ou 15 000 F qu’on leur donne à la fin d’une prestation ? Je répète que j’ai plus d’une centaine de personnes sous ma coupe. Si je courbais l’échine à ce genre de pratique, je ne m’en sortirais pas et le chômage irait croissant dans ce pays. Le travail de l’artiste doit lui profiter. Au sein de notre association nous sommes une dizaine d’artistes musiciens confirmés.

S.P. : Vos cassettes se vendent-elles bien sur le marché ?

I.O. : Cela fait pratiquement 23 ans que je chante depuis mes débuts dans la troupe Naba Abga en 1982. A ce jour, je totalise 66 albums. Le premier album a été enregistré entre 1987 et 1988. Dans les années 1990, je recevais semestriellement comme droits d’auteur environ 2 millions de francs CFA. Aujourd’hui, avec la piraterie, l’artiste perçoit très peu de ce qui se vend sur le marché du disque. Il y a beaucoup de pays où la piraterie existe sans que les œuvres des artistes locaux n’en souffrent grâce aux dispositions réglementaires. Je peux vous affirmer que mes œuvres se vendent en Côte d’Ivoire plus qu’au Burkina Faso. Cependant, avec la crise qui secoue ce pays, nos droits d’auteurs ne sont plus transférés au niveau du BBDA. Donc, nous avons été en tant qu’artistes, les plus touchés par cette crise. D’autre part, j’organise souvent des concerts avec ma troupe au Mali, au Niger, au Ghana, en France en compagnie d’autres orchestres. La plupart du temps, nous nous déplaçons avec nos propres moyens parce qu’il y a très peu de sponsors qui sont prêts à soutenir les musiciens traditionnels. Le nom de ma troupe est "Pègd wendé".

S.P. : Quels sont vos projets pour promouvoir la musique traditionnelle ?

I.O. : Au nom de l’ACTO nous avons fait une demande de terrain aux autorités administratives. Nous voulons y bâtir un siège où nous pourrons regrouper les différentes tendances de la musique traditionnelle. Ce sera un grenier de la culture où étudiants, chercheurs, journalistes pourront venir s’informer. Nous chantons la tradition et nous connaissons l’histoire ainsi que la culture de la plupart des ethnies du Burkina Faso. Moi qui vous parle, je connais l’histoire d’une trentaine de provinces de A à Z, leurs us et coutumes y compris. A la fin de l’année dernière, nous avons eu la chance de rencontrer le président du Faso à Ouaga 2 000. Parmi les doléances formulées, nous avons demandé que l’on nous donne un terrain pour y construire notre siège. Nous devons pérenniser la culture burkinabè à travers la musique traditionnelle. Beaucoup de nos sources ont disparu parce que des piliers de nos cultures se sont éteints sans laisser d’écrits ou de bandes sonores enregistrées. Mais Dieu merci, l’association a été invitée tout récemment par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation en vue de discuter. Les formalités administratives sont en cours et s’il plaît à Dieu, ça va aller.

S.P. : Vous êtes aussi un passionné de sport ?

I.O. : Le sport est ma seconde passion après la musique. Je suis le "grand père" du sport. Que ce soit la pétanque, le cyclisme et surtout le football, je suis un fanatique du sport. En 2003, j’ai été le vice-président des supporters de l’ASFA-Yennenga. En 1978, tout enfant je supportais l’YCO. De ce fait je souhaite le développement de notre sport car grâce au sport, on peut aussi faire connaître notre pays à travers le monde. En tout état de cause, nous les artistes, nous représentons de l’or dans un sac qu’il faut mettre à la vue du public. Ainsi, je tire mon chapeau aux journalistes qui œuvrent pour la promotion de la musique burkinabè.

Interview réalisée par Jean Phillipe TOUGOUMA
Daouda Emile OUEDRAOGO (ouedro1@yahoo.fr)
Apollinaire Zoungrana(stagiaire)

Sidwaya

Vos commentaires

  • Le 20 juillet 2007 à 21:54, par kabore issa En réponse à : > Issiaka Ouédraogo dit Zougnazagmda

    bonsoir à vous.JE suis un burkinbé resident à l’exterieur du pays.
    je suis fiere de ouedraogo issa dit zougnazagmda.
    et je voulais savoir s’il à été dejà decoré.si non il lui faut meintenant.
    il est le numero de la music traditionnelle burkinabé .

    Répondre à ce message

  • Le 26 juillet 2011 à 11:10, par issa En réponse à : Issiaka Ouédraogo dit Zougnazagmda

    bonjour et comment tallez vous moi sais issa je vie en cote d’ivoire et vraiment je demande qu’ont décor ce t’attise

    Répondre à ce message

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