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Journée mondiale des réfugiés : Les réfugiés maliens vivant sur le sol burkinabè à l’honneur

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mercredi 19 juin 2019 à 23h32min
Journée mondiale des réfugiés : Les réfugiés maliens vivant sur le sol burkinabè à l’honneur

La Journée mondiale des réfugiés est commémorée chaque 20 juin. Le Burkina Faso l’a célébrée par anticipation ce 18 juin 2019 à Dori, chef-lieu de la région du Sahel. Les activités commémoratives étaient placées sous le patronage du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Alpha Barry, président de la Commission nationale des réfugiés (CONAREF).

La journée dédiée au réfugiés au Burkina Faso a été célébrée ce mardi 18 juin 2019.C’est la ville de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, qui accueille un grand nombre de réfugiés, qui a été choisi pour abriter cette journée des réfugiés. Pour le patron de la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Alpha Barry, président de la Commission nationale des réfugiés (CONAREF), c’est un hommage mérité à l’endroit des réfugiés à travers le monde.

Le ministre des Affaires étrangères

Selon lui, ils sont plus de 25 000 réfugiés, essentiellement des Maliens, qui vivent sur le sol burkinabè. Quant à la représentante-résidente Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Burkina Faso, Ioli Kimyaci, cette journée permet non seulement de louer le courage mais aussi patience de ces populations qui ont fui leur pays d’origine à cause de l’insécurité, pour vivre au Burkina Faso.

En attendant que la paix et la sécurité reviennent dans leur pays d’origine, le président du CONAREF a indiqué que le président du Faso, dans le cadre du G5 Sahel, travaille aux côtés des autres chefs d’Etat de la région à l’aboutissement des accords d’Alger qui soutiennent le processus de paix au Mali dont le Burkina Faso est partie prenante. Selon les Nations unies, le Burkina, en raison de l’insécurité, a également environ 15 000 réfugiés au Niger, Mali et au Ghana. A cet effet, le ministre Barry a souhaité que chacun soit un acteur de la paix. A l’endroit des refugiés, il a demandé à chacun de travailler à ce que la paix règne au Burkina Faso, leur terre d’accueil mais également au Mali leur pays d’origine.

Ag Mohamed Wanadine, président des réfugiés de Goudebou

Ag Mohamed Wanadine, président des réfugiés, n’a pas manqué d’exprimer la gratitude de tous les réfugiés au gouvernement et au peuple burkinabè, au système des Nations unies ainsi qu’aux partenaires humanitaires pour les efforts consentis à leur égard depuis 2012. Selon lui, après sept ans d’exil, les choses ne vont plus comme il le souhaite. Les fonds diminuent considérablement. Il estime que la situation actuelle d’insécurité les met dans un état d’urgence.

Les déplacements sont limités, des zones où se trouvent leurs animaux sont inaccessibles .Il a donc demandé au ministre des Affaires étrangères d’être leur porte-parole auprès des bailleurs de fonds pour un financement conséquent de leurs activités d’autonomisation, consacrées à l’élevage, l’agriculture, le maraîchage, la micro-entreprise, etc.

Ioli Kimyaci, la représentante-résidente de l’UNHCR

Selon Ioli Kimyaci, la meilleure option pour tout réfugié est de pouvoir retourner chez lui, de manière volontaire dans la sécurité et la dignité. Par contre, elle affirme que seulement 405 réfugiés ont pu rentrer au Mali depuis 2018. A l’en croire, d’autres solutions sont possibles notamment l’intégration dans la communauté d’accueil ou la réinstallation dans un pays tiers. « Quelle que soit la situation des personnes réfugiées, l’endroit où elles se trouvent, il faut mettre l’accent sur la recherche de solutions et éliminer les obstacles qui empêchent ces personnes de trouver une solution durable à leur sort, afin qu’elles puissent reconstruire leurs vies », souligne la représentante-résidente de l’UNHCR au Burkina Faso.

Selon, elle l’engagement de tous est souhaité pour relever un défi qui est trop grand pour un seul pays. Dans ce sens, elle a demandé la mise en œuvre d’une technique d’approche globale et participative où les gouvernements et le système des Nations unies ainsi que les agences de développement, les institutions financières, la société civile, les organisations confessionnelles, la communauté-hôte mais également les réfugiés eux-mêmes seront impliqués.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Daoula Bagnon

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