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Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

Accueil > Actualités > Portraits • LEFASO.NET • jeudi 20 juin 2019 à 08h56min
Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

Il y a de cela 32 ans, Abou Simbel Ouattara a claqué la porte de l’Office national des céréales pour élever des poulets. « Quelle folie ! », disaient ses proches. Aujourd’hui, cette folie, dénommée Moablaou-SA, se chiffre à des milliards de francs CFA et fait vivre des centaines de familles. Portrait d’un entrepreneur infatigable, distingué meilleur promoteur de la filière avicole de la zone UEMOA.

Moablaou-SA, c’est toute une histoire, mais surtout des chiffres qui donnent le tournis : 200 000 poules pondeuses, 150 000 à 180 000 œufs et 25 tonnes d’aliments pour volaille et bétail produits par jour, 100 emplois directs et 1 200 emplois indirects… et un chiffre d’affaires de 2 milliards de francs CFA en 2018.

La révolte

Tout commence en 1986. De retour d’un voyage d’études à l’université agronomique de Gembloux en Belgique, le jeune Abou Simbel Ouattara, alors en poste à l’Office national des céréales (OFNACER), se révolte. Pour lui, la différence de développement entre les pays européens et les pays africains se situe au niveau de la rigueur. Il démissionne de son poste de directeur régional de l’Office à Koupéla pour s’aventurer dans l’aviculture moderne. L’homme qui a passé 11 ans en tant que salarié de l’État veut être plus utile à sa communauté.

La folie

Il s’installe dans le village de Kosyam et démarre avec 500 pondeuses. Puis, face à une capitale qui prenait du ventre, il migre à Nambé dans la commune de Koubri. « Au début, c’était une folie car personne ne croyait que nous pouvions gagner notre pain dans cette activité. C’était laborieux car il fallait travailler deux ou trois fois plus qu’ailleurs », raconte-t-il. L’entrepreneur se souvient également des railleries que son fils a subies en 1993 alors qu’il préparait le Certificat d’études primaires. « Quand on a demandé ce que son papa faisait comme activité, il a dit que son père élève des poules. La classe a ri et même l’enseignant. Il est rentré à la maison tout malheureux ».

Abou Simbel Ouattara

De la méfiance à la confiance des impôts

En 2005, Moablaou passe à une vitesse supérieure en faisant de l’aviculture industrialisée en atmosphère contrôlée. C’est-à-dire que tous les bâtiments de production sont climatisés et l’automatisme est poussé au maximum afin que les aléas climatiques n’aient pas un impact négatif sur la production.

À ce moment, l’entrepreneur échappe à un redressement fiscal. « C’était en 2005-2006, quand nous avions déposé les états financiers. Nous avions investi 400 millions pour l’industrialisation. Les agents des impôts ont appelé mon comptable pour lui dire qu’aucun éleveur de poules ne peut investir 400 millions de francs CFA. Ils lui ont dit que s’il ne corrigeait pas les chiffres, l’entreprise subirait un redressement. J’ai pris rendez-vous avec le chef de la division fiscale. Et je lui ai demandé de nous rendre visite. Il s’est rendu dans notre ferme, accompagné de deux autres personnes. Ils étaient merveilleusement étonnés et se sont excusés », relate M. Ouattara.

Le travail, un plaisir

Contrairement à d’autres entrepreneurs qui ont failli tout plaquer, Abou Simbel Ouattara, lui, ne s’est pas laissé envahir par le découragement malgré l’épidémie de grippe aviaire qui a décimé ses 120 000 pondeuses. « Je n’avais pas le choix car j’avais coupé les ponts avec l’administration publique. De même, j’abandonne rarement. Je ne me disperse pas non plus dans plusieurs activités. Je connais mes forces et mes faiblesses », confie l’homme pour qui le travail ne doit pas être vécu comme un labeur mais plutôt comme un plaisir.

Une force humaine

La force de Moablaou, selon son promoteur, c’est son expérience de 32 ans, la qualité de sa production et sa force humaine. À mesure que l’entreprise croissait, elle mettait en place les jalons humains pour répondre à la demande. Le directeur technique de l’entreprise est un vétérinaire. L’équipe compte deux ingénieurs d’élevage et des techniciens supérieurs d’élevage. L’entreprise, au fil du temps, a recentré son système de commercialisation. Elle ne parcourt plus la ville à la recherche de clients. Ce sont eux qui viennent à elle. Chaque matin, le siège de l’entreprise sis à la Patte d’Oie ne désemplit pas. Ce sont des centaines de personnes, notamment des femmes, qui viennent s’y ravitailler. D’ailleurs, la production d’œufs est consommée à 90% à Ouagadougou.

Siège de l’entreprise à la Patte d’Oie

Pas de crédit, repassez demain

Même si tout semble rouler sur des roulettes pour l’entreprise, la filière avicole rencontre des difficultés. « Tout d’abord, nous n’avons pas assez de formation. Beaucoup pratiquent cette activité par passion ou par avidité du gain. La deuxième difficulté est qu’il n’y a pas de promotion ni de l’État, ni des institutions. Les gens y vont à leurs risques et périls. Il y a une conception de nos décideurs qui veut que l’aviculture moderne soit un fantasme pour ceux qui la pratiquent. Même quand vous atteignez un certain niveau, les banques ne vous font pas assez confiance pour vous accorder un financement. C’est dommage », soupire-t-il.

« Les meilleurs sont morts »

Les mérites de Moablaou ont été reconnus en mai 2019 à Abidjan par une agence de communication qui a décerné un prix au promoteur. « J’ai reçu un courrier en fin février 2019 d’une agence de communication, installée en Côte d’Ivoire (Afrique Vérité), qui m’a informé que j’ai été élu meilleur promoteur de la filière avicole de la zone UEMOA. Quand quelqu’un me dit que je suis le meilleur, je me méfie de cette personne. Car les meilleurs sont déjà morts. J’ai tout de suite pensé à une plaisanterie parce que élever des poules et recevoir un prix me semblait assez lyrique. Mais, ils ont insisté pour dire que ce n’était pas un canular. »

Pour rassurer l’entrepreneur, une équipe de l’agence se rend à Ouagadougou au mois de mars et y réalise un mini-documentaire. « On ne vit pas que de pain. Quand les gens vous honorent, il ne faut pas refuser », note M. Ouattara, sans orgueil. Au cours de la cérémonie de remise de prix, onze personnes ont été distinguées parmi lesquelles le ministre burkinabè en charge de l’Éducation nationale, le Pr Stanislas Ouaro.

L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 2 milliards en 2018

Moablaou ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son responsable nourrit
un projet d’extension dont l’objectif dans deux ans est d’atteindre 400 000 volailles. Il compte également diversifier ses activités en faisant dans les poulets de chair et la découpe.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 16 juin à 17:10, par Wangram En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or

    Félicitation et bonne suite à Mr Ouattara. Il fait la fierté du Burkina. Espérons que ceux qui ont stocker des milliards dans les banques européennes seront émus de ce exemple et utiliseront leur argent pour créer des richesses pour eux et pour le pays.

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  • Le 16 juin à 17:53, par Razambia En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or

    Mr Ouattara que Dieu te benisse.J ose esperer que des jeunes vont s inspirer pour leur propre bonheur et partant celui de toute une nation.Que les jeunes arretent de rever que l etat va donner du travail a tout le monde.Commencez avec peu et arretez de rever a la moto 135 car une moto ou une voiture ne produit pas mais l argent oui.

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  • Le 16 juin à 19:36, par mariel seret En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Mr Ouadara, vous avez vraiment le courage de perdre 120 000 PONDEUSES sans lâcher prise ! Alors que cette entreprise soit bien soutenue et relayée à l’avenir avec plaisir et succès par des hommes aussi sérieux. Que mon pays ait un ministère de sensibilisation et d’inspiration des jeunes à l’entreprise ; en leur effaçant cette mentalité de vie facile, de succès seulement salarial, ou de dépendance au salaire des autres. Vraiment ce qui nous manque c’est la RIGUEUR, mais aussi la conscientisation et le courage.

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  • Le 16 juin à 19:45, par Burkina En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Bravo mon cher Ouattara. C’est ce qu’on appelle créer de la richesse. L’Etat devrait donner des facilités fiscales et douanières à ces genres d’entreprises. Il aurait pu prendre l’argent construire des maisons et mettre en location et s’assoire attendre la fin du mois pour prendre son loyer.
    Nous avons besoin d’entreprises créatrice de richesses, qui font que l’argent circule dans les mains des différentes catégories socio professionnelles.

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    • Le 17 juin à 13:00, par Nongma En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

      Suis parfaitement d´accord avec vous, cher Internaute Burkina.
      Au lieu de donner l´exemple comme Mr. Ouattara le fait, beaucoup passent le temps à critiquer et à insulter ceux qui entreprennent.
      Développons ensemble l´esprit de l´entreprenariat.
      Cessons de mettre l´âge et la tradition devant. Respectons l´esprit qui travaille, qu´il soit dans un jeune ou dans une personne plus âgée.
      Le pays va ainsi se libérer du joug de la pauvreté.

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  • Le 16 juin à 20:00, par Charles DIENG, Vétérinaire En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Toutes mes félicitations pour la persévérance et le professionnalisme ,rigueur entière dans le travail
    Témoignage d’un collaborateur

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  • Le 16 juin à 21:48, par warzat En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Merci au faso.net pour la publication de ce cas de réussite.
    Que retenir :
    - la rigueur indispensable, ni le froid, ni la pluie, ni la chaleur et surtout ni les railleries subies par son gosse ne l’ont arrêtées.
    Quand on suit la foule, on s’arrête là où celle si s’arrête.
    Ex : notre ministre actuel de l’enseignement supérieur est allé de son propre chef s’inscrire au CP1 à Markoye, dans une zone où les jeunes de son âge gardait les troupeaux. A mon humble avis, il n’a pas suivi la foule.
    - le travail ; il travaille 2 à 3 fois plus, il aurait pu rester fonctionnaire et se contenter de ses 8 heures de job par jour ouvrable. Il veut gagner plus, donc il travaille plus pour lui-même. Ici, jongler entre le travail pour l’état ou pour une société privée et ne se rendre sur le terrain que les weekends ou les après-midi, ne marche pas, il faut être présent à tout moment surtout au début.
    - les impôts : quand vous êtes honnêtes et sincères, plus compréhensibles que les impôts, tu meurs. Au contraire, ils sont contents quand une entreprise réussie et vous encouragent.
    - optimiste : il tombe du fait de la grippe aviaire, se relève et regarde ce qui l’a fait tomber.
    - les cadres : il embauche des cadres indispensables : vétérinaires, ingénieurs et techniciens. On ne peut pas tout connaitre, tout faire ; impossible à partir d’un certain niveau de technicité et surtout pour croître dans les règles. De plus, ça doit bosser dur pour ces cadres et la paie doit être bonne.
    - les banques : les banques au Burkina ne prennent aucun risque, elles sont là pour ceux qui ont un revenu régulier où elles régulièrement couper leurs traites. Elles sont un facteur limitant dans notre système francophone contrairement aux banquiers anglo-saxons ou germaniques. Si fait que l’état subventionne les nouvelles entreprises et donc il faut connaitre quelqu’un ou de graisser des pattes.
    - la commercialisation : chez nous, les Dioulas disent que ’’une chose bien, se vend elle même’’. Les voyages forment la jeunesse, il a voyagé, il a vu et il a essayé chez lui. Le créneau était porteur. Au Burkina, on n’arrêtera de manger de sitôt du poulet rôti.
    - humilité : cela se traduit par le respect des anciens, quand il dit que les meilleurs sont morts.
    - honnêteté : quand on fouille, on verra qu’il n’a pas mené son activité avec de l’argent volé, pourri.
    Bon vent à toi mon frère, que Dieu t’accompagne dans ton activité, qu’elle croisse et que tu embauches plus de cadres.
    Perspectives : il faudra dans ce cadre, songer à produire de la mayonnaise, elle est beaucoup consommé au Faso et nous seront contents d’acheter celle produite localement car plus sûre et sans additifs susceptibles de nous donner des maladies. Tu embaucheras des microbiologistes et gars de l’agro-alimentaire.

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    • Le 17 juin à 09:13, par Isabelle Tapsoba En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

      Bonjour Monsieur Warzat,

      Merci d’avoir bien voulu décortiquer le message de M. Ouattara. j’invite tout le monde surtout la jeunesse d’aujourd’hui à vous lire et à vous relire et à se départir des solutions de facilités et de la tricherie. Rien de grand, de beau et de durable ne s’obtient sans sacrifices. merci encore à vous et toutes mes félicitations bien sûr à M. Abou Ouattara. Il est admirable et fait la fierté de tout le Burkina. Plein succès à lui pour ces projets futurs.

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  • Le 17 juin à 00:34, par TRAORE Dramane En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Seul le courage fait grandir et dépasser nos espérances. Plus qu’un exemple Abou Simbel OUATTARA est une référence. Puisse Dieu le combler plus que ses attentes.

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  • Le 17 juin à 07:14, par jacques legrand. - paris En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Merci au journaliste pour cet article très interessant et agréable a lire. Bravo a M. Ouattara pour son courage ...et son humour aussi quand il évoque sa surprise et son doute a recevoir un prix pour avoir "simplement " elever des poulets. Une formidable modestie dans la réussite, le mélange est assez rare
    Très cordialement.

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  • Le 17 juin à 07:56, par SPI En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Je retiens ces mots... :
    - " « Quand on a demandé ce que son papa faisait comme activité, il a dit que son père élève des poules. La classe a ri et même l’enseignant. Il est rentré à la maison tout malheureux »" ;
    - " le travail ne doit pas être vécu comme un labeur mais plutôt comme un plaisir" ;
    - "Il y a une conception de nos décideurs qui veut que l’aviculture moderne soit un fantasme pour ceux qui la pratiquent" ;

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  • Le 17 juin à 07:59, par RAOGO En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Felicitation ABOU ! toutes mes encouragements, je l ai connu vers 1994, je travaillais a l hotel ok inn, ou il livrait deja des oeufs lui meme avec une voiture ordinnaire. A son exemple, que tous ceux qui passe le temps a grever pour dire qu ils ne sont pas bien paye a la fonction publique, partent a ailleur s ils sont des hommes. Vous aller m insulter, mais c est ainsi. Courage ABOU !

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  • Le 17 juin à 08:33, par la sagesse En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Bonjour M. OUATTARA.Vous êtes un grand modèle dont la jeunesse a besoin pour s’inspire.
    Toute mes félicitation pour cette beau parcours.
    Puisse dieu vous accompagné toujours.

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  • Le 17 juin à 12:02, par TIA CHARLES En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Toutes mes félicitations à Mr OUATTARA qui est l’un des acteurs clés dans la filière avicole au Burkina Faso, sinon le leader et pour qui les autorités gouvernementales devraient encourager les actions de développements menées depuis des décennies. Pour ma part, en tant qu’accouveur et professionnel du secteur Mr OUATTARA gagnerait plus à s’approvisionner en poussins d’un jour à partir du BURKINA au lieu de recourir à l’importation des poussins ainsi booster ce maillon de la filière qui en amont doit être soutenu par sa structure.

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  • Le 17 juin à 13:26, par RV En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Félicitations !
    Vous êtes un modèle à suivre pour tout entrepreneur.
    J’ai mal de savoir qu’on importe des œufs de la Cote d’Ivoire alors que l’élevage est un bassin d’emploi.
    Bon vent !

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  • Le 17 juin à 14:38, par HUG En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Courage à vous car vous faites du merveille. Longue vie à vie et ayez une santé de fer.

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  • Le 17 juin à 15:12, par atta En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Belle initiative,et beaucoup de courage,que Dieu te protège.

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  • Le 18 juin à 06:37, par l’orgueil En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Warzat, je suis ému par le parcours de l’entrepreneur mais aussi par votre commentaire.Simplement merci !!!
    Mon carton rouge à l’Etat burkinabé qui ne reconnait jamais le mérite de ses vailants fils et filles car on se rappelera qu’une structure, depuis la Côte d’Ivoire, a reconnu ses mérites pendant que sa ferme reste bien ANONYME au BURKINA FASO alors qu’elle devrait être un lieu de pélérinage surtout pour les jeunes. Cas aussi de Yacouba SAWADOGO, l’homme qui arrete le desert qui a recu le prix nobel alternatif alors qu’il était lui aussi, un parfait INCONNU dans son pays d’origine.Malheureusement, tous les jours ,à la télé comme à la radio, seuls les politiciens et autres rapaces ont le vent en poupe !!!

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  • Le 19 juin à 08:03, par DOULKOM DAVID En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Toutes mes félicitations monsieur OUATTARA, vous êtes un model pour tous les jeunes africains qui cherchent à se lancer dans l’entreprenariat. Ce mérite honore votre personnalité et honore tous les burkinabé. Que Dieu vous bénisses.

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  • Le 20 juin à 14:56, par Olivier SAWADOGO En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    C’est très formidable cet exemple de labeur menée dans notre pays. C’est vraiment oser, l’ndustrialisation de ce secteur au Burkina. Félicitations M. OUATTARA, beaucoup de courage et à bientôt pour les 400.000 volailles.

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  • Le 20 juin à 17:11, par Lalé En réponse à : Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara

    Félicitations Monsieur Ouattara.
    Toujours des oeufs de bonne qualité, nulle part ailleurs.
    Un de tes clients de consommation.
    Merci pour à lefaso.net pour ce reportage qui valorise la production nationale.

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