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Cinéma burkinabè : « Si loin, si proche », un court métrage sur l’usage abusif du Smartphone

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • samedi 15 juin 2019 à 16h00min
Cinéma burkinabè : « Si loin, si proche », un court métrage sur l’usage abusif du Smartphone

Le réalisateur burkinabè Daouda Zallé a procédé, le jeudi 13 juin 2019 à l’espace Gambidi de Ouagadougou, à la sortie officielle de film intitulé « Si loin, si proche ». C’est un court métrage qui traite de l’utilisation abusive du téléphone et de son contenu qui, parfois, a des conséquences fâcheuses.

Des amis se regroupent mais chacun est scotché à son téléphone. Des familles se retrouvent à table, mais tout le monde est sur WhatsApp. Certains marchent la tête baissée, en train de fouiner dans leurs téléphones. C’est le constat qu’on fait aujourd’hui dans la société avec le développement des nouvelles technologies. Le téléphone a tendance à immobiliser les utilisateurs autour de lui.

Parfois, les conséquences de ces concentrations sont fâcheuses. Pour sensibiliser les uns et les autres à la question, le réalisateur burkinabè Daouda Zallé a amené le phénomène à l’écran. La sortie officielle de son film a eu lieu le jeudi 13 juin 2019 dans la soirée. C’est une fiction de 13 minutes.

Le réalisateur met en scène des personnes qui sont ensemble mais qui sont éloignées dans l’interactivité. Pour Daouda Zallé, c’est une façon d’interpeller les uns et les autres sur les conséquences négatives de cet outil. « On ne se rend pas compte qu’on abuse en utilisant le téléphone. Souvent, avec les collègues, chacun manipule son téléphone. Je me vois même interpellé », a-t-il laissé entendre. Le téléphone est cause également d’accidents graves. Yaaba, une grand-mère aveugle, en a fait les frais dans le film. Des enfants du quartier circulaient mais au lieu d’avoir les yeux sur la route, ils les avaient rivés sur leurs téléphones.

Le court métrage a bien été apprécié par les cinéphiles qui ont fait le déplacement de l’espace Gambidi. Pour Mahamadi Ouédraogo, « la question est pertinente. Le sujet nous parle. En même temps, on vit notre époque. C’est la génération tête baissée. Néanmoins, j’ai pris la résolution d’arrêter ».

Du côté des acteurs, c’est aussi la satisfaction. Pour Michael Zombré, ce fut un plaisir de participer à un projet pour sensibiliser les uns et les autres aux conséquences du téléphone et de son contenu. Il souhaite que l’œuvre soit projetée un peu partout pour plus d’impact. Déjà, le film est sélectionné dans un festival aux États-Unis.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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