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Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • vendredi 14 juin 2019 à 23h03min
Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

Clap de fin pour les plaidoiries des parties civiles au procès du coup d’État de septembre 2015. C’est Me Guy Hervé Kam qui a refermé les trois jours qu’ont eus les conseils des victimes pour convaincre le président du tribunal de la culpabilité de certains accusés. Après 30 mois d’instruction et 16 mois de débat, l’avocat a estimé que le président a tous les éléments pour dire le Droit. Quant à la réconciliation, qu’il la laisse aux soins des politiciens.

Pour Me Guy Hervé Kam, il y a un temps pour tout. Le temps pour tuer, commettre des exactions ; il est maintenant temps de reconstruire, soigner les plaies, dire la justice. Il a précisé, et ce avec force, que le procès qui se tient n’est pas celui du RSP ; ce n’est pas un acte de vengeance. Si c’était le cas, les accusés auraient été exécutés au lendemain de leurs arrestations. Ce n’est encore moins le procès du régime déchu. Tous les militaires du RSP ne sont pas dans le box, et tous ceux qui y sont ne sont pas des militaires.

Des civils, des magistrats, des avocats, des journalistes, des hommes d’affaires sont impliqués. Il y a aussi des hommes politiques, et certains à la barre ont tenté de faire croire que c’est à cause de leurs opinions, puisqu’ils avaient estimé que le coup d’État était salvateur. Il s’agit entre autres de Hermann Yaméogo ou de Léonce Koné.

Mais de l’avis de Me Kam, l’opinion politique n’est pas une infraction. Mais ce sont les actes de ces hommes politiques qui les ont conduits dans le box. Ils ont pris des millions depuis la Côte d’Ivoire pour mobiliser les militants en vue de soutenir le coup, et c’est cela qui est répréhensible. « Faire la politique n’est n’est pas une garantie d’impunité », lancera l’avocat. Et ce procès se tient pour permettre au Burkina Faso de tourner la page.

Me Guy Hervé Kam a ensuite fait un rappel des déclarations de certains accusés à la barre, tendant à minimiser les crimes, à « banaliser le mal » en ne manifestant aucun regret de leurs actes, tendant à remettre en cause la légitimité du président du tribunal à connaître du dossier.

Tour à tour, le conseil égrènera le nom des 13 victimes du coup d’État, leurs âges. Les nombreux blessés dont certains portent des séquelles à vie n’ont pas été oubliés. « Souvenez-vous des blessés », invitera-t-il.

30 mois d’instruction du dossier du coup d’État. Maintenant 16 mois que ledit dossier est en débat. Tout cela fait dire à l’avocat que le président du tribunal, Seïdou Ouédraogo, « a un excellent dossier permettant de situer les responsabilités ».

Tout au long de sa plaidoirie, Me Guy Hervé Kam a martelé la nécessité de justice, que les putschistes soient condamnés. « Nous demandons la sanction des accusés, non pas pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils ont fait », a-t-il insisté. Avant de clore son propos, l’homme de droit lancera cette phrase au président : « Monsieur le président, dites le droit et laissez la réconciliation aux politiciens ».

Cette plaidoirie marque ainsi la fin des débats du côté des parties civiles. Rendez-vous est pris le lundi 17 juin pour entendre les réquisitions du parquet miliaire. L’on saura alors quelle peine le ministère requiert pour chacun des accusés.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 15 juin à 01:02, par Zach En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

    Bien fait et bien exprime, Me. Kam !!! Bon vent a vous, et vive le LMB (en son temps et dans les vieux bons moments !).

    Je souhaite Paix et Bonheur au Faso !

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  • Le 15 juin à 07:15, par Ka En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

    Merci aux deux avocats des opprimés maître Hervé Kam et maître FARAMA pour leur belle plaidoirie impartiale et simplement citoyenne. Je retiens cette phrase de maître Kam qui interpelle le juge en disant : "Monsieur le président, dites le droit et laissez la réconciliation aux politiciens.’’ Tout est dit, et nous devons prendre des dispositions pour que cette belle plaidoirie ne soit pas noyer par des avocats alimentaires des accusés. Et comme je le dis souvent : Le combat pour la justice est celui le plus difficile à mener car, on ne se bat pour personne en particulier, mais pour que la justice soit pour toutes et tous sans exception.

    Avec ce jugement qui se termine démocratiquement, il est particulièrement la preuve que le Burkinabè est en train de tourner la page des procès expéditifs et dignes des Etats d’exception. En effet, des putschs supposés ou réels, le Burkina en a connu à profusion. Mais des putschs manqués qui ont donné lieu à un procès juste et équilibré, sauf un oubli de ma part, l’on peut dire que le Burkina n’en a point connu. Celui d’aujourd’hui est le premier. ‘’Sous Lamizana, des proches de Maurice Yaméogo, accusés d’avoir tenté un coup d’Etat, avaient été jugés à la sauvette et jetés en prison. Sous le capitaine Thomas Sankara, des Burkinabè accusés du même crime, après un simulacre procès dans l’enceinte du camp Guillaume Ouédraogo par le ministre de la justice Blaise Compaoré, ont été fusillés au grand désarroi de leurs proches. Mais la palme d’or des exécutions sommaires liées à des putsch supposés ou réels, revient au régime de Blaise Compaoré avec Gilbert Diendéré et Hermann Yaméogo. Surtout celui qui était à la manœuvre, ironie de l’histoire, est le Général Diendéré. Il peut donc se réjouir de ne pas connaître le sort qui avait été réservé au commandant Lingani et au Capitaine Zongo.’’ La tenue même de ce procès, sous ce format, est une avancée de notre démocratie. Et ceux qui doivent être les premiers à le reconnaître sont Gilbert Diendéré, Gjibril Bassolé, Koné, et Hermann Yaméogo. Et cette fois ci, la vraie justice doit être dit sans aucun d’état d’âme, car le malheur de notre pays est que les Burkinabé ont déjà vu des œuvres malsains et la nuisance légendaire qui sont encore biens frais dans nos mémoires de certains accusés qui sont passés devant ces braves juges qui veulent depuis 16 mois, prouvé leur sincérité et leur crédibilité au prés d’un peuple assoiffé d’une vraie justice.

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    • Le 15 juin à 11:07, par Vis a Vis En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

      Ka j apprecie ici votre ponderation et la qualité de votre expression.Vous avez souvent ete trop passionne qu on remarque pas la qualite de votre plume.Alors vivement une expression toujours concise et precise.Felicitation.J ai LIKE disent les enfants.

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    • Le 15 juin à 11:27, par caca En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

      Mon cher Ka, j’ai été étonné de votre analyse sur les deux avocats. Je ne sais si vous avez bien compris le sens de leurs plaidoiries, mais je les trouvent ambigus dans la mesure où Me Kam et Farama n’ont pas été exigeant dans la demande de sanction. Ils laissent tous à la conscience du président de tribunal.
      En tant que de simple citoyens, nous devons en féliciter le sens démocratique de ce procès qui restera un modèle pour l’avenir de jugement dans notre pays. Mais je trouve qu’aucun des avocats de la partie civile n’a plaidé pour des peines sévères en rapport de l’infraction. Vous serez certainement étonner de mon point de vue, mais j’ai été déçu de la partie civile en demandant la clémence de certains prévenus. D’habitude un avocat de la victime demande toujours des peines sévères contre le bourreau, outre ici, c’est le libre du choix du président qui est solliciter pour punir les putschistes. La justice dans un procès dissocie l’élan politique et la sentence du juge en rapport à une infraction. Mais voyez vous que dans la plaidoirie des avocats de la partie civile, le juge ne pourrait rendre justice en rapport aux attentes des parents de victimes. C’est pour vous dire, ce que nous avons demander par la justice de transition liée à la réconciliation nationale.
      Maintenant que les avocats de la partie civile ont terminés leur plaidoirie, il reste la réquisition du parquet général à proposer des peines, mais en quoi le parquet pourrait s’appuyer étant donné que les avocats des victimes se remettent sur la bienveillance du président de tribunal. Voyez vous déjà que la fin de ce procès où nous pouvons se féliciter de l’expérience acquise, mais nous pouvons également être surpris de la déception que le président pourrait prononcer à l’encontre des prévenus.
      Je trouve dans la plaidoirie des avocats de la partie civile, une bienveillance qui donne une route large à innocenter les prévenus par leurs avocats de la défense. Je suis d’ailleurs convaincu que les burkinabè seront très déçus à la fin. Mais c’est ça la justice des hommes.

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      • Le 16 juin à 18:51, par Ka En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

        Caca : Le combat pour la justice est celui le plus difficile à mener car, on ne se bat pas pour personne en particulier, mais pour que la justice soit pour toutes et tous sans exception. Ni toi, ni les avocats des victimes, ne peuvent dévier les juges de leur décision, surtout pas les avocats des supposés accusés. Et toi si intelligent, tu sais au fond de toi, ‘’’qu’il pleuve ou qu’il neige, les juges diront le droit pour leur crédibilité auprès du peuple et les familles des victimes, comme ils l’ont fait avec les voleurs d’armes pour sauver les généraux. Aujourd’hui ces voleurs militaires groupies en prison.’’’ Qu’il soit maître Kam, Farama, Yanogo, des avocats des opprimés, ne peuvent avec des plaidoiries d’injures et de dénigrements envers les accusés, changer les sanctions selon la loi pour les infractions commis par certains. Poussé les avocats a la haine comme tu veux le faire, cache quelque chose. Si maître Kam, Yanogo, Farama se déchaînaient contre les accusés, ils commettront des erreurs que toi caca critiquera avec joie. ‘’’Oui culpabilité d’accords, mais prudence d’abords, c’est le chemin choisi par les trois avocats. Je sens dans tes critiques contre les avocats un piège infernal. Ayant suivie des cours de droits pour me défendre, je partage a 100% les plaidoiries des avocats des victimes qui restent dans la fourchette d’une justice équitable pour toutes et tous.

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    • Le 15 juin à 14:08, par Nabiiga En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

      ......et même Ka, la réconciliation tant demandée par les associés des putschistes dans l’optique de remplacer la justice par ladite réconciliation, je me suis toujours demandé d’où est-elle sortie cette idée de réconcilier le pays et c’est simple : Qui dit réconciliation, dit guerre civile. À ce que je sache, le Burkina n’en a pas connu. La Côte d’ivoire a connu une guerre civile donc, on comprend aisément qu’il y a passé une réconciliation nationale afin que les filles et fils de ce pays-là puissent vivre en paix, les uns avec les autres. On ne se réconcilie pas pour le plaisir de se réconcilier mais seulement si la situation sur le terrain l’exige. Au Burkina, et c’est la vérité, nous nous sommes levés en bloque pour chasser le Capitaine Blaise Compaoré, son frère, surtout lui, François Compaoré, sa famille biologique entière et sa famille politique. Faut-il se réconcilier pour avoir chassé une sanguinaire pour ne dire un génocidaire du pouvoir ? Le peuple insurgé, est-il en guerre avec qui si bien qu’il nous faut nous réconcilier ; encore faut-il avoir quelqu’un en face pour négocier. C’est bien que notre avocat l’ait mentionné dans sa plaidoirie même si le Burkina n’a pas besoin d’une séance de réconciliation, à moins qu’on nous dise que l’autre partie avec qui, nous, les insurgés, devons-nous réconcilier soit le CDP

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    • Le 15 juin à 14:48, par SOME En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

      merci mon ami ka ; et merci pour cette intervention je te soutiens pleinement ! oui l’heure fatidique est arrivee mais nous devons point laisser place a une quelconque vengeance ou arrangement mais a la justice. le peuple burkinabe a fait preuve d’une grande maturité et ouverture d’esprit car ce qui l’interesse c’est la justice et rien que la justice. Le tribunal a durand tout ce proces montré son professionnalisme et son integrité et nous attendons un verdict exemplaire. Sinon nous n’accepterons jamais, au grand jamais !!
      Justice pour nos heros nos fereres morts pour nous !
      SOME

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  • Le 15 juin à 09:40, par Le Vigilent En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

    Me Kere et autres de la décence soutiendront le contraire, et il appartiendrai aux juges d’apprécier et de dire le droit et rien que le droit.

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  • Le 15 juin à 18:17, par Ka En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

    A mon ami SOME : Rendons hommage à l’équipe de la transition qui n’a pas laissé ces militaires et hommes politique mafieux fuir du pays en les mettant au frais pour une justice équitable. Et comme je dis souvent ‘’le combat pour la justice est celui le plus difficile à mener car, on ne se bat pas pour personne en particulier, mais pour que la justice soit pour toutes et tous sans exception.’’

    A pressent nous voici enfin à l’aube d’une nouvelle ère d’espérance de justice équitable dans notre pays". Oui ! Comme l’a dit le président Roch Kaboré ‘’la justice militaire, une juridiction d’exception, doit solder une longue série de dossiers, dont principalement ceux du putsch manqué de septembre 2015 et de l’assassinat du "père de la révolution" burkinabè, le capitaine Thomas Sankara, tué lors du coup d’Etat en 1987. Et cette justice pour sa crédibilité au prés de son peuple suive à la lettre les recommandation du président et voulu par le même peuple : Car, comme le président a ajouter en disant : "Nous devons tout faire pour que la justice soit rendue dans toutes (les) affaires sensibles pour aider notre peuple à se réconcilier avec son histoire, pour ramener la paix des cœurs et créer les conditions propices à la contribution de tous les Burkinabè à l’œuvre de construction nationale : Car, la réconciliation nationale reste un enjeu majeur que nous devons réussir, dans l’intérêt supérieur de la nation.

    Et maître Kam a bien fait de dire aux juges de laisser la réconciliation aux politiques et dire seulement le droit. Car en ce moment dans notre pays, l’épineuse question de la réconciliation et de l’oubli est une constante sous-jacente de la représentativité : ‘’On ne sait pas qui représente qui, qui parle au nom de qui ? Qui légitime qui ? Sauf un avocat venu des planètes des singes sait de qui il veut sauver sans passé par la justice. Pour Ka, que ces politiques viennent de la CODER, de l’opposition, ou même la majorité, ces sicaires représentent-ils en réalité le peuple pour parler de réconciliation ? Dans ce Burkina non réconciliée à cause des crimes gratuits, de la corruption à ciel ouvert ou des ministres construisent dans leur village des villas a 200 millions, ou des directeurs des douanes possèdent chez eux des cantines pleines de billets de banque, surtout l’égoïsme de tout en chacun, telles sont les questions étouffées qu’il faut posé avant de parler de réconciliation. Je dis merci aux internautes ‘’vis-à-vis, Nabiiga’’ de me lire.

    Caca, les avocats des victimes ne sont pas en guerre avec les supposés accusés. Et leur plaidoirie très diplomatique et psychologique dans une vraie intelligence des avocat avertis, est qu’ils savent que La présomption d’innocence possède de nombreuses implications concrètes si on va en guerre avec des présumés accusés qui ont utilisé des mensonges pour leur défense au lieu de la sincérité : Sauf les juges qui ont la clés des mensonges de tous les supposés accusés, peuvent à la fin aller en guerre avec ses futés qui prennent le peuple Burkinabé pour des idiots, en les sanctionnant à la hauteur de leurs actes et de leurs mensonges pour sauver leur peau. Ici les trois avocats des victimes ont compris en plaidant avec modération, que la présomption d’innocence vient garantir au prévenu qu’en l’absence de démonstration probante par l’état de leur culpabilité, le doute devra nécessairement leur profiter. Mais ces trois avocats ont une confiance totale que dans ce jugement dont 80% des mensonges dominent la réalité, certaines exceptions, par exemple dans le cadre d’une affaire d’atteinte à la sureté de l’Etat, la présomption d’innocence est limitée. C’est pourquoi les avocats attendent des juges des sanctions sévères pour celles ou ceux atteintes de cette infraction qui peuvent aller a la condamnation de peine de mort comme Blaise Compaoré et Diendéré Gilbert ont utilisé pour fusiller a la sauvette leurs frères d’arme Zongo et Lingani. Mais aujourd’hui la peine de mort est aboli au pays des hommes intègres. C’est pourquoi mon cher caca, j’ai félicité les avocats pour leur intelligence de ne pas aller a la guerre avec les supposés accusés dont les juges connaissent cas par cas ces mafieux de deuxième zone qui méritent des sanctions a la hauteur de leurs actes.

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    • Le 16 juin à 12:58, par caca En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

      Ka, j’ai resté à ma fin de vous lire et l’argument développer ne me convins pas. Caca, les avocats des victimes ne sont pas en guerre avec les supposés accusés. Et leur plaidoirie très diplomatique et psychologique dans une vraie intelligence des avocat avertis, est qu’ils savent que La présomption d’innocence possède de nombreuses implications concrètes si on va en guerre avec des présumés accusés qui ont utilisé des mensonges pour leur défense au lieu de la sincérité : Sauf les juges qui ont la clés des mensonges de tous les supposés accusés, peuvent à la fin aller en guerre avec ses futés qui prennent le peuple Burkinabé pour des idiots, en les sanctionnant à la hauteur de leurs actes et de leurs mensonges pour sauver leur peau.
      Si après un an des débats contradictoires aune culpabilité des accusés ne sont pas établies c’est un gâchis et déni de justice. La plaidoirie d’un avocat concerne à apporter la culpabilité d’un prévenu ou le déculpabiliser. La plaidoirie d’avocat de la victime rassemble déjà les preuves irréfutables lors des débats pour enfoncer le prévenu et permettre l’avocat général ou le parquet de solder le compte avec une réquisition sévère. Quand je remarque dans la plaidoirie que le Gal Diendéré est un simple père intellectuel du putsch alors qu’il a été président du Faso au moins un semaine, je me dis quelle grâce a pu obtenir auprès de ses avocats dite les victimes ? Je ne suis certainement pas contre de cette clémence en faveur mes mentor comme vous l’aimez à me dire, mais je me dis avec les preuves même du putsch avec le traumatisme mérite vraiment une guerre des avocats des faibles contre les usurpateurs du pouvoir. Le putsch quelque soit sa cause n’est pas une voie légale pour accéder au pouvoir d’État.
      Je suis déçus des maitres Farama et Kam et je n’hésite plus voir en eux des avocats traitres avant même le jugement final de ce procès du putsch. Une plaidoirie diplomatique et psychologique comme vous le dites n’est pas de leur ressort contre un criminel. Ils devaient demander des peines exemplaires pour dissuader tous soldat que de venir jouer la comédie devant les avocats de la défense qui va certainement exploiter le doute raisonnable dans la défense.
      Il est vrai que le réconciliation est du ressort du politique et du théologien, et non une spécialité du juriste ou du juge, mais est-ce que au Burkina les gens n’ont pas mal compris la prédication de la CODER concernant la réconciliation ? Si à la fin de ce procès que les parents des victimes n’ont pas retrouvés la justice exemplaire qu’ils espéraient, je pense que ses politiques de la réconciliation auraient eu raison. En effet, je sais que les avocats de la défense vont déployer tous les moyens à démonter la faiblesse de la plaidoirie des avocats des victimes et y compris celle du parquet. D’ailleurs, Maitre Kéré se réjouit à démontrer le caractère politique du putsch dont le Gal Diendéré a été chef d’État du Faso et a posé des actes politiques. Effectivement, il a initié des médiations avec la hiérarchie militaire, avec la société civile, les chefs d’Etat de la CEDEAO, il a même reçus les ambassadeurs d’étrangers et rencontrer à titre personnel les hommes politiques et religieux. il a également rencontrer des otages dont le président Michel Kafando, et le PM d’alors Mr Zida. Voyez vous que ce procès n’est simplement militaire comme certains le pensent, mais plus que politique.Vous serez édifier pendant la plaidoirie de la défense et ils vont vous mettre en doute et rendre les peines légers.
      Ka, c’est simplement une analyse personnelle de Caca, mais solide dans la réflexion. Bon dimanche !

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  • Le 16 juin à 07:36, par Un citoyen conscient. En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

    Je pense M. Ka est à côté de la plaque. Dans toute la totalité de votre intervention vous n’avez pas pipé mot sur les tueries de Yirgou, Kain, Arbinda, etc etc Vous pensez que si nous étions unis les diablotins de terroristes viendraient tuer plus de 700 personnes dans notre pays ? Vous divaguez dans tous les sens et je vous invite à aller au front nord oû vous serez plus utiles dans les combats que de venir raconter et étaler votre manque de patriotisme sur le forum. Vous n’avez même pas de remord et de compassion pour ceux qui sont victimes du terrorisme. Le coup de force a fait 13 morts. Yirgou plus de 200 morts sous la responsabilité politique de Roch. Donc ça aussi c’est en attente de jugement ? Comment pouvons-nous nous en sortir de vengeance en vengeance ? Un vieux comme vous qui n’a pas de vision et de sagesse. C’est dommage pour vous. De grâce ne parlez pas à la place du peuple, si on fait un sondage aujourd’hui 80% du peuple veut le retour de Blaise Compaoré que cela te plaise ou pas même si la gouvernance de Blaise n’a pas été vertueuse à 100%. C’est ça la réalité au lieu de venir extravertir par des analyses erronées et plates la situation dramatique de notre pays. Tu sais combien ce procès va coûter à la communauté nationale ? Ne vous prenez pas pour ce que vous ne pouvez pas être. Restez humble... Vous parlez en quel nom ? Personnel haineux ou La Défense de l’intérêt général par vos acceptions de médiocrité et de platitude.

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    • Le 16 juin à 17:35, par Ka En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

      Chaque chose a son temps : La mère de Norbert Zongo a attendu plusieurs années et même quitter cette terre sans qu’on juge les assassins de son fils. Mais voilà que Dieu sort de son silence pour qu’un jour François Compaoré soit jugé. Le temps viendra que les assassins des victimes de Yirgou soient jugés, j’en suis sûr et certain. Merci de me lire.

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  • Le 16 juin à 11:36, par Sacksida En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

    D’abord, il faut savoir que tant qu’il y’aura l’oppression politique, economique et sociale du peuple, il y’aura toujours deux justices : Celle des exploiteurs, des spoliateurs et Celle des opprimes, des exploites. La justice des hommes dominants, riches et forts, nous l’avons vecu durant 27 ans et subdiviairement a aujourd’hui, car dans tout regime , la loi est toujours dictee pour defendre et sauvegarder des interets des classes dominantes. Par consequent, il faut reformer notre justice pour la rendre assez rapide, pas precipite, mais progressiste et moins couteuse pour le peuple Burkinabe. Courage et Salut.

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  • Le 18 juin à 10:39, par Le Boss En réponse à : Procès du putsch : Me Hervé Kam clôt les plaidoiries des parties civiles

    Il ne revient pas aux avocats de la partie civile de demander telle ou telle peine pour les accusés. C’est la raison pour laquelle leurs plaidoiries étaient propres et correctes. Ils peuvent seulement souhaiter des condamnations a la hauteur des faits. C’est au Parquet que revient la tache de proposer des sanctions et aux juges d’en décider.

    Le Boss

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