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Carte de presse et laissez-passer : Le processus d’établissement expliqué aux journalistes à Dori

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • mercredi 12 juin 2019 à 08h30min
Carte de presse et laissez-passer : Le processus d’établissement  expliqué aux journalistes à  Dori

Le Comité technique de la carte de presse et du laissez-passer était face aux journalistes et assimilés de la région du Sahel, à Dori, ce 11 juin 2019. L’équipe dirigée par Hamidou Idogo est venue expliquer aux hommes de médias l’utilité de la carte de presse et du laissez-passer pour un journaliste ainsi que la procédure d’établissement de ces documents.

Dans les grandes cérémonies ou les rencontres de haut niveau, il est souvent demandé aux journalistes qui viennent pour la couverture médiatique de présenter une carte de presse ou un laissez-passer. Pourtant, nombreux sont les journalistes burkinabè qui ne possèdent pas ces documents. Face aux journalistes de la région du Sahel, le comité a expliqué les multiples avantages de ces documents.

Hamidou Idogo, directeur chargé de la communication et des relations avec le public, a informé que tout journaliste burkinabè détenteur de la carte de presse bénéficie d’une remise sur les frais de scolarité à l’Université Aube-Nouvelle. À l’en croire, de nombreux autres avantages sont en perspective. Selon Parfait Ido, journaliste et membre du comité, pour l’obtention d’une carte de presse ou du laissez-passer, le journaliste burkinabè doit remplir un formulaire de demande (disponible au secrétariat permanent du comité technique) et déposer un dossier comportant une demande manuscrite timbrée à 200 F CFA, une photocopie légalisée de la Carte nationale d’identité burkinabè, un curriculum vitae, une déclaration sur l’honneur attestant que le journalisme est sa profession.

Cette déclaration est établie soit par la justification de l’état des services rendus à un organe de presse comme pigiste ou journaliste indépendant, soit par la production d’un diplôme délivré par une école de journalisme reconnue comme telle. Le candidat doit aussi fournir une attestation de travail dûment établie et signée par le directeur de l’organe de presse ou le directeur de la publication du média auquel le postulant loue ses services (l’identification, le cas échéant, des autres occupations régulièrement rétribuées), trois photos d’identité, un engagement à tenir le comité technique informé de tout changement intervenu dans sa situation.

Cet engagement comportera l’obligation de rendre la carte de presse au comité dans le cas où le titulaire perdrait sa qualité de journaliste. Excepté la déclaration sur l’honneur, tout postulant au laissez-passer doit fournir les mêmes pièces avant de l’obtenir. Le prix d’établissement de ces documents, qui était fixé à 5 000 francs CFA, est passé désormais à 7 000 francs. La carte est établie en collaboration entre le CSC et l’Office national d’identification. Le prix du renouvellement de ces documents reste inchangé.

Les échanges avec les journalistes ont permis d’éclairer quelques points d’ombre qui sont entre autres la durée d’établissement de la carte de presse et les engagements que les journalistes doivent prendre envers le comité. Les journalistes du public ont soulevé le cas des affectations d’une localité à une autre qui rendent la carte caduque. Selon le comité, toutes les préoccupations et suggestions seront rassemblées au cours de sa tournée de sensibilisation et seront transmises à la base à Ouagadougou.

Daoula Bagnon
Correspondant Dori

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