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Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • mardi 11 juin 2019 à 22h40min
Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

Les joutes oratoires ont repris ce 11 juin 2019, dans le cadre du procès du coup d’État de septembre 2015. Ce, après 49 jours de suspension à cause du mouvement d’humeur des avocats, consécutif aux grèves des greffiers et de la Garde de sécuritaire pénitentiaire. Les avocats de la partie civile ont le crachoir pour le début des plaidoiries, dernier chapitre d’un procès épique. Cinq avocats ont plaidé. Ils ont tous réclamé justice. « Faites honneur à la justice burkinabè », a lancé un avocat au président Seïdou Ouédraogo.

Après la reprise du travail par les greffiers et le personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire, les avocats également ont enfilé leurs toges pour regagner la salle d’audience du tribunal militaire délocalisée dans la salle des banquets de Ouaga 2000. 49 jours de suspension ont eu raison de la curiosité et de l’endurance du public qui se comptait du bout des doigts dans la salle.

Sans salamalecs, dès la reprise à 9h, le président du tribunal Seïdou Ouédraogo a donné la parole aux avocats des parties civiles pour le début des plaidoiries. Me Souleymane Ouédraogo lancera une question pour commencer. Qui l’eût cru ? Oui, qui croyait que ce procès se tiendrait, tant des faits graves et redoutés planent sur la tête des accusés, et pas des moindres.

Il y a eu plusieurs coups d’État au Burkina Faso, mais très peu de procès. Mais dans ce cas, les accusés ont tous été assistés. Même ceux qui n’avaient pas les moyens de s’attacher les services d’un avocat ont eu droit à une assistance juridique grâce au gouvernement qui a fait diligence. Au parquet donc, Me Souleymane Ouédraogo a témoigné la satisfaction de la partie civile.

Aux accusés dans le box, l’avocat se tourne vers eux et leur fait savoir que les parties civiles demandent seulement la justice et non la vengeance. Ni haine, ni mépris, ni acrimonie à leur égard, foi de l’auxiliaire de justice.

« Monsieur le président, vous avez la lourde et redoutable tâche de dire le droit. Les parties civiles vous font confiance. Elles ne vous demandent pas l’aumône, des faveurs, mais simplement la justice. Les Burkinabè ont le regard tourné vers vous, le monde vous regarde. Votre décision doit indiquer aux militaires que le pouvoir politique se conquiert par les urnes et non par les armes. Votre décision doit conforter l’État de droit et fermer la porte de l’impunité. Vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », a plaidé Me Souleymane Ouédraogo.

Le cours d’histoire de Me Farama

L’autre avocat de la partie civile qui a plaidé, c’est Me Prosper Farama. Il a précisé que si ce procès se tient, c’est par espoir. L’espoir d’une nouvelle armée animée par des hommes qui ne retourneront pas leurs armes contre ceux qu’elle est censé protéger. Pour que le peuple dise au passage des miliaires, « voici nos héros qui passent », et non « voici nos bourreaux qui passent ».

Pour l’avocat, ce coup d’État qualifié du plus idiot du monde, a été l’un des plus sanglants et violents. Il fera le tour de l’histoire politique tumultueuse du Burina Faso avec le changement de régime, le calme avant le coup d’État sanglant du 15 octobre 1987 avec l’assassinat de Thomas Sankara et de douze de ses compagnons. Sur le front populaire, accusés de planifier un coup d’État, Jean-Baptiste Lengani et Henri Zongo seront jugés nuitamment et fusillés avant le lever du jour. Ce qui fait dire à Me Farama que le procès du coup d’État de septembre 2015 est une offre de droit.

Répondant à certains accusés militaires qui ont soutenu qu’ils ont juste exécuté des ordres, l’avocat fera remarquer que ce n’est pas parce que la discipline est de mise au sein de la Grande muette que le militaire est un idiot. Si le chef d’État-major général des armées en personne intime l’ordre à un militaire de retourner son arme contre sa propre famille, il ne le fera certainement pas.

Sur les écoutes téléphonique qui accablent certains accusés et qualifiées d’illégales, Me Farama demandera aux putschistes d’avoir l’amabilité de prévenir le juge la prochaine fois qu’ils voudront faire un coup d’État, afin qu’il autorise les écoutes téléphoniques. L’argument du respect de la vie privée ne saurait prospérer quand la sûreté de tout un État est en jeu.

À la suite de Me Prosper Farama, Me Zarata Ouédraogo a fait revivre au tribunal le film des évènements du coup d’État, date après date, les faits marquants, les acteurs impliqués. Depuis les premières heures de l’arrestation des autorités jusqu’au clap final avec l’arrestation du présumé cerveau, le général Gilbert Diendéré, l’auxiliaire de justice a rafraichi la mémoire du tribunal.

Le 11 de Me Ali Néya

Me Ali Néya et Me Louis Dayamba ont tour à tour basé leurs plaidoiries sur les infractions de trahison et d’attentat à la sûreté de l’État et sur les dégradations volontaires aggravées de biens. Le général Gilbert Diendéré est l’auteur intellectuel du coup d’État, a noté Me Néya qui a demandé au tribunal de déclarer les deux généraux (Bassolé et Diendéré) coupables de trahison pour avoir comploté avec des puissances étrangères en vue de semer le chaos dans leur pays.

Pas eux seulement. En plus des deux « têtes pensantes » du coup, l’avocat a ajouté à sa liste, neuf autres noms dans le cadre de l’attentat à la sureté de l’État. Il s’agit de Jean Florent Nion, Sami Dah, Roger Koussoubé, Mohamed Zerbo, Eloi Badiel, Boureima Zouré, Wekouri Kossé, Pascal Moukoro, Moussa Nébié, Adama Diallo.
Les plaidoiries se poursuivent ce 12 juin 2019.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 12 juin à 05:59, par Nikiema Pascal En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    ( 2 Chroniques 19 : 6 - 7 ) . . . Attention à ceux qui veulent camoufler la vérité au profit de leur chair !

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  • Le 12 juin à 06:23, par Nikiema Pascal En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    À plusieurs fois , j’ai interpélé Gilbert Diendiéré ; mais il a malheureusement fait la sourd’oreille à mes messages ( lettre ouverte /message radiophonique ) . . . Tu penses qu’en utilisant des avocats à la solde du diable pour mentir au peuple , tu pourras t’en sortir ! Tu te trompes . Même si les juges de libèrent , parce que tes avocats ont su te défendre ; tu vivras dans la honte jusqu’à la fin de tes jours . . . . Le temps est venu où Diendéré doit dire toute la vérité sur les horribles choses sur la mort de Thomas Sankara et les autres crimes jusqu’à nos jours . . . La réconciliation et paix totale du Burkina Faso dépend de Gilbert Diendéré qui doit être disposé à mettre de côté les défenses de ses avocats pour dire toute la vérité . . . Si Diendéré dit toute la vérité aux burkinabès ; même les agitations de Djibril Bassolé et de ses supporters hypocrites vont cesser ; et Blaise Compaoré sera obligé de rentrer au pays de lui-même . . . . . La paix du Burkina se trouve entre les mains de Diendéré .

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    • Le 12 juin à 14:00, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

      - Cher Mr Nikiema Pascal, vous êtes comme moi. Je ne peux pas voir une dérive et me taire dessus surtout si elle va engloutir la personne et d’autres burkinabè avec.

      Pour la petite histoire, cher Pascal Nikiema, je vais vous révéler :

      - Moi Kôrô Yamyélé vraiment j’ai eu beaucoup d’admiration pour Gilbert Diendéré. Jeune Lieutenant en son temps, je l’avais croisé à Réo dans le Sanguié quand j’allais vers Toma et Tougan pour acheter des bovins pour l’exportation. Il était venu à l’occasion pour je crois, évaluer la sécurité des coins dans le cadre de Koudougou-Réo 88 puisque Blaise Compaoré devrait venir, Alors nous nous sommes croisés juste au niveau de la salle de ciné de Réo sur la route juste entre cette salle de ciné et le point où se situe aujourd’hui la Mairie de Réo (il y avait là un grand espace vide adossé à la poste et qui a servi de site de la foire de Réo). Et c’est là qu’il est venu pour voir les stands. Je me suis permis de l’appeler et de discuter avec lui. Tout de suite son charme, son calme, sa peine à me fixer du regard sinon sa timidé ont eu raison de moi. Et j’ai porté Gilbert Diendéré dans mon coeur depuis ce temps.

      - La 2ème fois que j’ai vu Gilbert Diendéré, c’est lors de la Journé Nationale des Paysans à Banfora et la fête se tenait derrière l’Église sur une vaste place vide attenante au terrain de foot-ball ! Puisque je suis paysan, alors j’y étais. J’ai vu Blaise Compaoré sur la tribune, amigri et qui flottait dans son grand boubou avec aussi un bonnet lui-même flottant. Ce jour j’ai eu pitié de l’homme et je me suis dit : ’’Est-il malade ou stressé ? Bon Dieu qu’est-ce qui chiffonne cet homme ?’’ alors que juste à côté de lui, sa femme Chantal Compaoré rigolait aux éclats et interpellait le Ministre de l’Énergie à l’époque, Salif Kaboré, tout en riant (je ne savais pas ce qui se disait entre eux). Lorsque le président est descendu pour la viste des expositions, j’ai enore pu accosté Gilbert Diendéré pour échanger quelque mots. Je crois qu’il était déjà Général déjà. Comme à son habitude, très courtois, jamais un mot plus haut que l’autre, tête baissée, nous avons échangé sur la foire et la vie des paysans et rien d’intéressant en fait. Mais Kôrô Yamyélé a eu le temps et l’intélligence de l’interpeller très subtillement : ’’Mais Diendéré, ne pensez-vous pas qu’il est presque temps pour vous d’élaborer et d’appliquer une stratégie de retrait de tout ce brouhaha sécuritaire pour vous mettre à l’ombre et faire autre chose ?’’. Cette outrecuidance et ce courage mortifère de la part de Kôrô Yamyélé lui a valu de la part de Diendéré un sourire très aimable accompagné d’un : ’’Vous avez raison. On verra’’. Fini !

      - La 3ème fois cher Nikiema Pascal, je suis venu à Ouagadougou pour m’approvisionner (engrais, pesticides, etc.) et vendre. J’ai entendu en ville et partout où je me rendais des critiques acerbes contre le régime, contre Blaise Compaoré et certains ministres qui lui sont proches et surtout contre son petit-frère et sa belle-mère et aussi contre le RSP taxé d’assassins au service de la Famille Compaoré régnante et en particulier contre Diendéré très craint surtout. Presque tous les citoyens grognaient à cause de la modification de l’Article 37. J’ai senti que les gens n’avaient plus peur et moi j’ai eu peur du coup à cause de cette situation. Dans ma balade je suis allé chez Salif Diallo à Ouaga 2000, et n’oubliez pas que je suis un grand paysan et pas des moindres. Je l’ai vu assis au bord de sa piscine, l’air très renfrogné. Quelques échanges et l’homme n’a pas pu se retenir : ’’Le pouvoir est aujourd’hui géré par une famille et.........SVP je garde le reste pour moi’’. L’homme était très déçu, se sentait trahi, lâché et abandonné après de nombreux et loyaux services, et semblait s’impatienter de ce que l’un de ses potentiels compagnons ne se décidait pas à quitter le cercle. Je sentais même un grain de regret dans ses interventions pour tout ce qu’il a fait et il avait conscience que beaucoup de gens venaient vers lui, non pas pour soutenir ses actions et ses idées, mais pour leurs intérêts et pour des postes de nomination. Je dois avouer que ce jour j’ai eu peur pour que Salif Diallo ne se donne pas la mort tellement j’ai lu en lui quelqu’un de très mortifié par la maladie et le découragement.

      Bref ! Lorsque j’ai quitté Salif Diallo, pendant que je buvais ma bière sous le mur de la police municipale assis tous seul (une bière très fraîche du reste !), j’ai eu subitement du remord, un profond remord et je me suis senti investi d’une mission en me disant : ’’Kôrô Yamyélé si tu te tais, tu seras complice passif certainement d’une situation imprévisible’’, tout en pensant à la probalité pour Salif Diallo de périr en se donnant la mort par découragement. J’ai pris sur moi la décision de foncer à KOSSYAM pour voir Gilbert Diendéré et lui dire deux mots sur la situation nationale afin qu’il tente de parler à Manitou Blaise Compaoré que je ne pouvais en aucun cas atteindre. Je suis allé PIAN ! comme le disait Paramanga Yonli. Arrivé j’ai garé mon véhicule sous des fleurs dehors, j’ai avancé lentement et prudemment vers le portique des gardes. Je suis arrivé à hauteur d’une fenêtre et j’ai salué. Uu jeune homme en tenue viens et me demande : ’’Que voulez-vous ?’ et moi de répondre : ’’Je voulais voir Mr Gilbert Diendéré’’ et lui de reprendre : ’’Avez-vous un RDV ? Est-il au courant de votre venue ?’’. Oui, ai-je répondu en précisant que je le lui avais dit verbalement que j’allais venir le voir lorsqu’on s’était rencontré une fois. Le jeune soldat décroche le téléphone et appelle et me dit : ’’Donnez-moi votre CNIB. Son Secrétaire particulier vous attend. Allez-y dans le grand bâtiment en face, rentrez et avancez dans le couloir puis tournez à votre gauche et demandez’’. Eh oui ! Kôrô Yamyélé est allé courageusement jusqu’en face du bâtiment en question. J’ai vu deux personnes en rouge vif habillées qui étaient immobiles. Je me suis arrêté à les fixer du regard croyant que c’étaient des mannequins placés là pour leurrer les impertinents visiteurs, quand l’un à ma droite me fit signe de la main de rentrer. Je pénètre dans le bâtiment, je me balade bien sans voir quelqu’un et certainement eux, m’observaient, je n’en sais rien, et finalement je retrouve le Secrétaire Particulier en question qui me dit : ’’Monsieur, le Général ne peut pas vous recevoir. Il est très occupé. Revenez après’’. Kôrô Yamyélé s’en alla la queue entre les pattes, mais avec une grande pitié pour le Gilbert Diendéré qui ne saura jamais ce que je voulais lui conseiller. On était juste à une semaine de l’insurrection d’Octobre 2014 !!

      Conclusion : Diendéré n’a pas eu la chance et il aurait pu changer les choses en convainqant son maître de revenir en arrière sur l’Article 37 ! Mais quand à Kôrô Yamyélé, quand il retourna chez son ami à Saaba pour la nuit, après le repas du soir je raconte ma mésaventure à mon ami. Du coup il sursaute de sa chaise et me dit à vive voix : ’’Tu es fou ? Tu es malade à lier toi !! Pourquoi tu fais ça ? Peut-être même qu’ils t’ont vu depuis que tu étais au portique ! Ces gens n’aiment pas qu’on leur dise la vérité, qu’on les conseille de revenir en arrière sur leurs décisions ! Dieu est avec toi. Si tu l’avais vu et lui raconter ces bobards et surtout si le petit président l’avait apprit, certainement que tu serais mort par accident en cours de route en revenant ici ! Ne recommence plus ce genre de cônnerie Yamyélé !! Je t’aime bien pour te perdre pour ces genres de choses insensées !’’. ’’Notre chérie’’ tel que j’appelle la femme de mon ami entend son mari vociférer et sort pour savoir de quoi il s’agit. Celui-ci lui dit un brin de mon histoire et elle attrape sa bouche avec ses deux mains et rentre dans sa chambre sans mot dire, ce qui montre encore comment tous avait peur de ce groupuscule qui nous dirigeait ici au Faso - Stop et fin -

      Par Korô Yamyélé

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  • Le 12 juin à 06:49, par Un Burkinabê En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Il manque Guillaume Soro et BC sur la liste.
    Je souhaite que lorsque la Vérité éclatera et que les condamnations prononcées, que le train de la Reconciliation commence sa marche. Je suis certains que les Hommes dignes de ce nom refuseraient toute libération anticipée car diront que "pour la marche radieuse du Burkina vers son bonheur, je mérite d’être gardé dans ma cellule pour donner l’exemple".

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  • Le 12 juin à 07:52, par alfa En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    « Sur les écoutes téléphonique qui accablent certains accusés et qualifiées d’illégales, Me Farama demandera aux putschistes d’avoir l’amabilité de prévenir le juge la prochaine fois qu’ils voudront faire un coup d’État, afin qu’il autorise les écoutes téléphoniques ». Rien à ajouter. point barre.
    j’ai de l’estime pour cet avocat.

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  • Le 12 juin à 08:38, par kado En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Du coté des cimetieres aussi, les ames des victimes innocentes crient Justice Justice Justice vers le ciel.

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  • Le 12 juin à 09:00, par sidbala En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Mon grand père disait que si on te tire une flèche et que tu sais qu’elle ne te ratera pas, alors au lieu de fuir il vaut mieux s’arrêter et l’accueillir avec sa poitrine. Ainsi, ses enfants et petits enfants diront que notre père et mort en héros.
    Si les généraux pouvaient s’en inspirer.

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  • Le 12 juin à 09:29, par caca En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Ceux qui crient justice, justice, justice sont nombreux dans ce Faso. Chacun de nous est victime de quelques injustice du système.
    Je suis content que ce procès de la honte tire sa fin. Je me demande si une condamnation exemplaire des généraux peut apaiser les cœurs.
    Quand au Gal Diendéré, je dis ceux-ci courage vous avez été exemplaire, grâce à vous la série des coups d’états sont révolus dans notre pays. Vous allez certainement faire la prison pour le reste de votre vie, mais avec le temps la raison finira à gagner la conscience. Vous avez déjà demander pardon aux parents et proches des victimes, acceptez de tourner votre regard pour celui qui pardonne sans acception de personne.
    Comprenez que c’est pour des raisons politiques, que des juges acquis veulent vous condamner et avoir un bel avenir devant leurs carrières.
    Je regrette que le gal Bassolé n’a pas dit la vérité, mais c’est son choix de délire, et il doit tirer des conséquences pour ses téléphones de honte.
    Aux soldats, je vous souhaite bon courage et soyez fier d’être juger par les lois de votre pays. Tout ça finira un jour car votre conscience a été purifier.
    Soyez fier de vous, car le pays regrette de vous absence sur le terrain.
    Que Dieu vous bénisse !

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    • Le 12 juin à 16:42, par Nabiiga En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

      Caca, pardon, veuillez me permettre t’aider à transporter ton fardeau. Les citoyens s’entraident de temps à autre. Tu dis, et je te cite in verbatim :
      ’Je suis content que ce procès de la honte tire sa fin’

      Quand tu te réfères au procès comme procès de la honte, je le prends pour acquis que tu fais référence à la honte bue de Gilbert Diendéré, Abassolé et autres malfrats que nous attendons impatiemment que la justice mettent en prison. Merci d’avoir enfin accepté que ces putschistes ont été humiliés.
      ’Chacun de nous est victime de quelques injustices du système’

      Voici un délire inacceptable. Comment tu le sais ? Moi, Nabiiga, je n’ai jamais été victime du système dont tu parles ? Qui t’a fait le porte-parole des Burkinabè si bien que tu peux te permettre le luxe de parler en notre nom. C’est faux, c’est archi faux d’en conclure ainsi car nous tous, ne sommes pas victimes, sauf ceux qui ont fait un coup d’état, sauf ceux qui ont cru et continue de croire d’ailleurs, que le Burkina est le potager d’un certain nombre des gens à commencer par la famille du Capitaine Blaise Compaoré, les Djenjeré et les autres. Si tu n’as rien à dire de nous tous, je te prie de ne rien dire car personne n’acceptera que tu nous représente sans notre consentement.
      Je me demande si une condamnation exemplaire des généraux peut apaiser les cœurs’

      Faut-il les condamner au moins ? Si oui, pourquoi faut-il le faire. Pourquoi tu n’es pas condamné ? Pourquoi nous tous, nous ne sommes pas devant le tribunal ? Si tu acceptes qu’ils soient condamnés c’est qu’ils ont fait des choses graves qui ont causé des peines indescriptibles aux familles en l’occurrence, ceux qui ont perdu les leurs dans le coup d’état
      Quand au Gal Diendéré, je dis ceux-ci courage vous avez été exemplaire, grâce à vous la série des coups d’états sont révolus dans notre pays

      Un autre délire. Gilbert n’a pas mis fin aux coups d’état au Burkina. Cela aurait été soutenable s’il avait fait son coup d’état au profit de l’état, tel empêcher un coup d’état, tel être loyaliste. Mais l’on ne peut pas s’acoquiner avec une puissance étrangère pour faire un coup d’état dans l’unique optique de rétablir une famille vomit par le peuple et tu oses dire qu’il a mis fin aux coups d’état. C’est ardemment le contraire qui est soutenable. Son coup d’état aurait accouché d’autres coup d’états et la série noir aurait continué. Tu essaies à chaque reprise de nous endormir dans les tournures de tes phrases.


      ’mais avec le temps la raison finira à gagner la conscience’

      Tu feras bien pour nous éclaircir comment le temps lui donnera raison. À titre individuel, je ne vois pas comment le temps pourra dédouaner Gilbert dans toutes sales besognes dans les lesquelles il a passé toute une carrière militaire à réaliser, à commencer par l’assassinat de Sankara, l’assassinat de Clément Oumarou, l’assassinat de Norbert, l’assassinat de David Ouédraogo. Une sale liste que je ne saurais pas comment lister ses victimes sans compter, bien évidemment, ce coup d’état où il y a une perte en vie humaine massive et tu crois mordicus, que le temps lui donnera raison dans toutes ces besognes. Je me demande comment tu raisonnes.

      Comme si lambda Burkinabè n’était assez offensé par tes propos tu insistes dans ta sidération que :
      ’Comprenez que c’est pour des raisons politiques, que des juges acquis veulent vous condamner et avoir un bel avenir devant leurs carrières

      Si seulement les mensonges tuaient on t’aurait enterré bien longtemps. Ah bon, des juges acquis ? Tu feras bien pour nous aider comprendre comment l’affaire de Norbert n’a pas eu la fin escomptée à la justice ? François Compaoré fut juge et jury au Burkina dans tous les sales dossiers que nous notre pays ait connu. Effectivement, et je préfère taire des noms, il y a des juges aujourd’hui ici à Ouaga qui sont juges parce qu’ils ont accepté de lire à haute voix dans les salles d’audience des cours les jugements que François leur envoyait à lire comme si ça venaient d’eux. As-tu oublié, ne le savais-tu pas ? Est-ce une défaillance de mémoire sélective.? Tu cherches à endormir qui ?

      ….tirer des conséquences pour ses téléphones de honte

      Rectificatif : Ce ne sont pas les écoutes téléphoniques qui font la honte mais le coup d’état et l’humiliation de ces derniers qui se croyaient en terre conquise, qui se croyaient intouchable, qui se croyaient que, sans eux, personne d’autre ne peut pas gouverner le pays. Hé bien, le pays est bien gouverné par son Excellence Rock Kaboré, Président du Faso, élu aux soufrages limpide par les Burkinabè
      À la prochaine bagarre. La diversité fait nos forces :Continuons !!


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  • Le 12 juin à 09:58, par Leberger En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Tes mes respects aux avocats des causes justes.on récolte toujours ce que l’on sème.c’est la loi irréfutable de la nature.personne n’y echappe

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  • Le 12 juin à 10:02, par LE PEUPLE En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    J’ai encore la chair de poule lorsque je revis les scènes macabres qui ont jalonné le putch manqué et que les vaillants avocats de la partie civile nous font revivre. Courage à vous et courage au tribunal pour avoir vraiment la main lourde envers ces milices montés de toute pièce pour tirer sur la population. Ce ne sera que justice. C’est eux qui doivent supporter le dédommagement des victimes pour les faits de dégradation de biens (motos brûlées, domiciles saccagés ...) et faire la prison pour les vies ôtées.

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  • Le 12 juin à 10:30, par saam En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Vivement que la justice soit dite et faite !
    Que le pardon prévale !!
    Que les rancœurs se taisent !!
    Que les cœurs s’apaisent !!
    Que la réconciliation soit !!
    Et que l’union des fils et des filles de ce pays soit et combatte l’ennemi commun pour un Burkina de paix et de bon vivre !!

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  • Le 12 juin à 11:05, par LoiseauDeMinerve En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Mon cher Alfa, Cet Avocat est rare ! il a le verbe, il est cohérent, il est un homme avec grand H. le véritable Avocat qui ne pense pas d’abord argent mais plutôt droit et justice. Oui Me FARAMA est un Special One au Burkina Faso ! Vive FARAMA !

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  • Le 12 juin à 11:51, par Têedbeogo En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Au voleur ! Au voleur !
    Oh quel malheur !
    Ma porte forcée !
    Ma cassette emportée !

    Voisins de dormir cessez !
    Le vaurien attrapez !
    Cette fois-ci bien pris.
    En prison sera conduit.

    Vous ai-je sonné voisins ?
    Ne vous regarde en rien
    Cette affaire entre deux
    Au diable tous les curieux !

    Quand se fait tard la nuit
    On ronfle fort au lit
    Pour cette feinte
    Je porterai plainte.

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  • Le 12 juin à 12:07, par Le réaliste En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    A la lumière de ce qui a été entendu tout au long de ce procès, les uns et les autres doivent être "REALISTES" pour l’intérêt général.
    En effet, les accusés effrontés dès le début des débats doivent faire maintenant leur "mea culpa" au PEUPLE, notamment les nombreuses personnes attristées pour contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris et favoriser ainsi la réconciliation tant souhaitée.
    Les avocats de la défense doivent du reste les conseiller dans ce sens s’il y a encore un peu de patriotisme et de lucidité en eux, au lieu de continuer à les faire nier ce qui est évident que même le citoyen lambda voit.
    Quant au tribunal, c’est vraiment l’occasion à jamais de redorer le blason de la justice BURKINABE tant critiquée à juste valeur pour les nombreuses dérives étalées au grand jour pendant de longues années sur des dossiers aussi sensibles, et ce suite à l’impulsion de la mauvaise politique ayant souillé beaucoup de Burkinabè dont beaucoup de magistrats malheureusement.
    Du reste, ce verdict fera du bien à notre vaillante ARMEE, seule structure qui peut actuellement remettre notre pays en ordre si elle se débarrasse également des mauvaises graines jadis à la cause des putschistes et de la même mal gouvernance, car ce milieu est beaucoup plus facile à assainir le civil où l’incivisme, l’indiscipline, l’anarchie, la paresse, la malhonnêteté sont grandement légion et dont l’apurement prendra nécessairement beaucoup de temps.

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  • Le 12 juin à 15:03, par Bigbalè En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Messieurs les juges, tranchez sans passion : sans complaisance ni haine. Les âmes des victimes au cimetière dans leur voix inaudible demandent certainement que la vérité soit dite pour leurs pères, mères, épouses, époux, orphelins et orphelines. Oui, il nous a été donné de voir des militaires gradés trainer leur image dans la boue du mensonge et de la honte jusqu’à nier leurs propres voix dans les écoutes téléphoniques. Ces mêmes voix qui ont certainement ordonné qu’on tire sur des civils qui ont eu simplement le malheur d’emprunter une rue quelconque à une heure quelconque ! Ce jugement aura démontré que chacun est potentiellement vulnérable. Il suffit d’un changement inattendu et on devient un être ordinaire comme tout le monde. Nous osons espérer que ce jugement va servir de leçons pour chaque citoyen de ce pays afin que désormais, nul ne pense qu’il peut sacrifier à sa guise la vie des autres juste pour son plaisir ou pour son pouvoir ! Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

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  • Le 12 juin à 16:13, par Africa En réponse à : Plaidoirie du procès du putsch : « M. le président, vous avez rendez-vous avec l’histoire, faites honneur à la justice burkinabè », partie civile

    Je m’étonne de cette envolée oratoire de Me Prosper Farama dans sa plaidoirie. Je cite :
    Me Prosper Farama a précisé que si ce procès se tient, c’est par espoir. L’espoir d’une nouvelle armée animée par des hommes qui ne retourneront pas leurs armes contre ceux qu’elle est censé protéger. Pour que le peuple dise au passage des miliaires, « voici nos héros qui passent  », et non « voici nos bourreaux qui passent  ». Fin de citation.

    Je trouve que l’avocat de la partie civile a émis un jugement excessif sur la portée de ce procès. Ce procès n’est pas celui de nos Forces Armées Nationales qui, depuis leur création le 1er novembre 1961, ont toujours fait preuve d’un patriotisme sans faille à chaque fois que l’intérêt supérieur du pays est menacé.
    N’eût été la courageuse et salutaire intervention des jeunes officiers et des soldats du rang venus des garnisons de l’intérieur et galvanisés par une jeunesse consciente des villes et campagne, cette tentative de prise du poucoir par la force, qualifiée aujourd’hui de "coup d’état le plus idiot", aurait été un succès sans coup férir.
    Depuis cet acte plein d’audace et de patriotisme, les burkinabè ne cessent de dire, au passage des militaires, « voici nos héros qui passent ! » nonobstant les tentatives de récupération de certains politiciens qui se prennent à rêver d’être les De Gaulle du Burkina.
    Tout le monde sait que le RSP n’avait pas les missions d’une armée républicaine. C’était une armée dans l’Armée, une sorte de légion étrangère qui sécuriser des intérêts d’une oligarchie politique et économique. On ne doit pas faire endosser à nos Forces Armées Nationales les nombreux coups tordus du RSP à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Le dernier coup tordu aura été ce coup de force mis en échec grâce à la loyauté de nos Forces Armées Nationales qui sont venues au secours du peuple malgré les ruses des soutiens étrangers aux putchistes pour mettre le pays sous tutelle.
    En tout état de cause, le tribunal militaire doit être attentif en évitant l’amalgame et surtout à ne pas laisser salir le prestige de nos Forces Armées Nationales dans ce procès.

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