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Filière coton : Les producteurs veulent redonner au Burkina sa place de leader en Afrique

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Romuald Dofini • lundi 10 juin 2019 à 21h00min
Filière coton : Les producteurs veulent redonner au Burkina sa place de leader en Afrique

Les producteurs de coton du Burkina Faso s’engagent à redonner au pays sa place de leader en matière de production cotonnière en Afrique. L’annonce a été faite ce lundi 10 juin 2019, au cours d’un point de presse à Bobo-Dioulasso. Ce cadre d’échanges avec les professionnels des médias se voulait un canal efficient pour informer les producteurs et l’opinion publique, des mesures d’accompagnement prises par l’État afin de soutenir les acteurs de la filière dans une perspective de relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso.

Cette annonce fait suite à un certain nombre d’actions envisagées par le gouvernement burkinabè, en vue de relancer la production du coton. En effet, les campagnes agricoles 2017-2018 et 2018-2019 se sont soldées par des contreperformances successives. En témoigne le niveau de production de 434 717 tonnes de coton graine enregistré au titre de la campagne 2018-2019, soit une baisse de l’ordre de 29% par rapport à la campagne de 2017-2018. Ces contreperformances ont occasionné des impayés internes et externes et une forte baisse des revenus des cotonculteurs.

C’est au regard de toutes ces difficultés que le conseil d’administration de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), accompagné des présidents provinciaux, a rencontré à deux reprises les responsables des sociétés cotonnières dans le but d’anticiper et de trouver des solutions idoines. « Le conseil d’administration a rencontré également le président du Faso pour exposer les difficultés que vivent les producteurs de coton depuis la campagne agricole 2017-2018 », a rappelé Sibiri Dao, secrétaire général du conseil d’administration de l’UNPCB.

Très soucieux du devenir des populations, notamment des producteurs de coton, le gouvernement burkinabè a ainsi pris plusieurs mesures. « Dans la perspective d’un bon déroulement de la campagne cotonnière 2019-2020 et afin de permettre une relance durable de la production cotonnière, le gouvernement a examiné et adopté, en conseil des ministres du 3 avril 2019, une réduction des prix de cession des engrais et des insecticides grâce à une subvention de 13,621 milliards de francs CFA », a laissé entendre Sibiri Dao.

Selon les conférenciers, le prix d’achat plancher du coton graine a augmenté, passant à 265 F/kg grâce à un « soutien exceptionnel » de l’État. Dans l’objectif d’une relance durable, le gouvernement a octroyé une subvention de 11 331 109 008 francs CFA en vue de l’apurement des impayés internes des producteurs enregistrés au titre des campagnes 2017-2018 et 2018-2019.

Par ailleurs, l’appui de l’AICB a été destiné à l’apurement des impayés internes de la campagne 2018-2019 à raison de 10 F/kg de coton graine produit, soit environ 4,350 milliards de francs. Les sociétés cotonnières, quant à elles, ont apporté une subvention de 2,309 milliards de francs pour réduire le prix des insecticides à 7 000 F la dose à l’hectare.

Pour l’UNPCB, ces mesures prises témoignent de la volonté de tous les acteurs de créer les conditions favorables pour une relance effective et durable de la production cotonnière au Burkina Faso. À en croire les conférenciers, le comité de haut niveau de suivi de la relance de la production cotonnière au Burkina, à travers sa feuille de route, veillera à la mise en œuvre effective de l’ensemble de ces mesures et accompagnera les producteurs pour le bon déroulement de la campagne 2019-2020.

Le comité de haut niveau a été mis en place, suivant les instructions du président Roch Kaboré, au cours d’un atelier qui a eu lieu à Ouagadougou du 11 au 13 mars 2019. Ledit comité a pour mission de relancer la filière cotonnière au bout des trois prochaines campagnes agricoles. Ce comité a aussi examiné la qualité des semences de coton destinées à la campagne agricole 2019-2020 et rassuré les producteurs avant le début de cette campagne.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 11 juin à 07:32, par Sogotele Sanou En réponse à : Filière coton : Les producteurs veulent redonner au Burkina sa place de leader en Afrique

    A la lecture de tout ce qui est exposé ici, je ne peux que constater un certains nombre de choses incongrues :
    1. que l’état, en bonne intelligence avec l’extérieur, dans ce qu’ils qualifient dans leur pompeux concept de PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT, contribue à "SUBVENTIONNER" la cotonculture ;
    2. que le prétendu prix à la hausse du kg de coton graine, ce ne sont point les producteurs de coton qui le fixent en prenant en compte tous les investissements, les efforts faits pour produire ;
    3. que les prix des intants demeurent fixés justement par ceux qui les produisent (ce qui paraît normal ou du reste qu’ils presentent comme étant normal, mais que ce sont les fluctuations des cours mondiaux du coton qui font que le prix du coton graine est aléatoire), que cela soit, mais au moins qu’il soit fixé par les producteurs avec l’appui de leur état ou de ce qui pourrait être prétendu comme tel.
    Mais non, loin de tout cela, ils viennent avec leur arme FATALE, les medias mensonges qui vont préparer les esprits et laisser croire dans toute leur orchestration savante, leur manipulation, que "les producteurs sont appuyés par les efforts de ci et de çà afin qu’ils relancent la production cotonnière.
    Cette manipulation des consciences n’est pas différente de la propagande occidentale qui est orchestrée lorsqu’ils (les impérialistes) veulent commettre un de leur forfait (comme en Irak l’assassinat de SadamHussein, en Libye assassinat du Guide Mouamar Kadafi, en Côte d’Ivoire débarquer de son siège les patriotes africains Koudou Gbagbo et Blé Goudé, au Vénézuéla leur tentative avec ECHEC ET MAT de Nicolas Maduro etc.) les exemples sont tellement légions j’oubliais dans cet echec et mat du cas Syrien de Bachar el Assad ....
    De la même manière, la presse avec ses afidés, ses complices locaux veut nous faire avaler que les producteurs sont appuyés par toutes sortes de subventions ! ! !
    ILS SONT ENFONCES je dirai, parce qu’esclavagisés sur leurs terres pour produire pour le compte des multinationales extérieures de la filière coton (comme cela est aussis le cas du CAF/CACAO).
    Arrêtez bon sang cette comédie qui n’a que trop duré contre nos populations et surtout au détriment de nos sols pollués, dégradés par toutes ces techniques culturales dites de mécanisation où plus aucun petit arbuste n’est plus debout après le passage des tracteurs et même de la charrue ! !
    Que diantre ! toute ma colère contre ces valets locaux qui comprennent bien que c’est au détriment des cultures vivirières que prospère la cotonculture subventionnée justement pour mieux préoccuper (esclavagiser) les paysans ; et après l’on va nous lancer les slogans creux des stratégies d’ATTEINTE DE NOTRE AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE.
    Soyez plus sérieux que ça.
    Toute ma colère, c’est pour constater que l’impérialisme a su fabriquer ses relais locaux, ses mercenaires qui vous ressemblent à vous et moi c’est-à-dire à la peau noire (comme le disait Frantz Fanon, Peau Noire, Masques blancs).
    Comme ça vous ne pouvez pas realiser la supercherie de votre ESCLAVAGISATION, du fait que ce sont vos propres frères complices locaux qui vous affament.
    QUE FIN SOIT MISE A CETTE IMBECILISATION

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  • Le 11 juin à 12:15, par Jerkilo En réponse à : Filière coton : Les producteurs veulent redonner au Burkina sa place de leader en Afrique

    C’est bien de soutenir les producteurs de coton, mais est-ce bien qu’un pays mette son sort sur une monoculture d’exportation ? A quoi ça sert d’occuper le premier ou second ou troisième rang mondial d’exportateur de coton si le prix du coton que le Burkina ne maîtrise pas chute et que cela ne peut pas se ressentir dans la besace du cotonculteur ? Comme le disent certains "on ne mange pas les rangs".
    Si l’Etat soutenait les autres filières comme le sésame, le karité, les tomates et les mangues autant qu’il fait des efforts pour le coton, on allait sentir le changement en milieu rural.

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  • Le 11 juin à 17:41, par Noir coton En réponse à : Filière coton : Les producteurs veulent redonner au Burkina sa place de leader en Afrique

    A 265 F/kilo, le coton ne rapporte rien aux producteurs si on déduit toutes les charges. La filière coton est juteuse pour tout le monde, surnommée l’or blanc, sauf pour le producteur. Les calculs sont simple avec un rendement de 1.000 kg par hectare en moyenne soit 265.000 F de recettes pour plus de 100.000 F de charges liées aux intrants ! à ces charges, il faut ajouter les frais de main d’oeuvre pour certaines opérations comme la récolte, etc. A côté, si on prend un hectare de maïs ou d’une autre spéculation, le producteur peut gagner au moins 5 fois plus ! L’ODJ dans ces revendications, réclamait un prix de 500 F/kg pour que les producteurs puissent vivre décemment de cette production de coton. Comme l’internaute Sogotele Sanou, on peut dire que produire le coton, c’est de l’esclavage des temps modernes ! Enfin, n’oublions pas que le coton dégrade l’environnement et met en danger la santé des producteurs à cause de l’utilisation des pesticides.

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