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Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

Accueil > Actualités > Opinions • Par Sayouba Traoré • vendredi 31 mai 2019 à 14h17min
Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

Durant les mois de mars, avril et mai 2019, j’ai fait de courts séjours au Burkina Faso. Et lors de ces séjours, il m’a été donné d’entendre, de lire et de constater que « ça ne va pas ». Dans ces conditions, il est du devoir de chaque fille et de chaque fils de la nation d’apporter sa contribution à la recherche collective d’une solution. Pour ma part, je crois de toutes les fibres de mon âme que le dialogue national est devenu indispensable.

La recherche d’une thérapie idoine

Devant un patient, un médecin ne peut pas se limiter à dire que « ça ne va pas ». Si on a conduit le malade dans son établissement, c’est justement parce qu’on a constaté cet état des choses. Et c’est précisément parce qu’on fait confiance à son savoir pour trouver le remède qui sied. Toute personne qui est passée entre les mains des médecins sait d’expérience que ceux-ci commencent par identifier le mal qui tourmente son corps. Ce bref détour, pour dire qu’il nous faut avoir le courage et la lucidité pour nommer les choses. Et une fois encore, je suis d’accord avec le professeur Laurent Bado qui n’hésite pas à prononcer les mots qu’il faut quand il le faut. Quitte à choquer celle ou celui qui voudra bien l’être !

Nommer les choses

Quand je dis baobab, ce simple énoncé signifie qu’il y a dans la savane un végétal géant que l’on désigne par ce mot. En disant cheval, j’accepte et je reconnais du même coup qu’il y a dans nos cours un quadrupède qui nous sert de monture. Dans la même démarche, il nous faut reconnaître que nous souffrons ensemble d’une forme étrange de léthargie politique. Et la genèse de ce mal n’est pas inconnue. Nous choisissons volontairement de rester dans une époque récente. Un étouffement politique et social de 27 ans a conduit à l’insurrection populaire. A la manière du gibier qui a lutté pour s’extirper des enroulements d’un boa constrictor.

Et une Transition mal conduite a donné ce pouvoir sans repère. Cette Transition a fonctionné comme une causerie familiale qui a échoué, sans que personne ne trouve le courage de le dire. Et on a laissé couler. Donc, si ça continue de couler, cela ne doit pas étonner les plombiers volontairement maladroits que nous sommes. Alors, que faire ? Nous savons tous qu’un bout de ruban autocollant ne suffira pas à arrêter la fuite d’eau. Un doigt pour boucher là où ça coule, c’est évidemment l’imbécillité suprême. Quel homme pourra rester là avec son doigt fixé au même point toutes les secondes de toutes les heures de tous les jours et de toutes les nuits ? Même Iron Biby finira par se lasser.

Vaincre notre paresse congénitale

Il y a un préalable fort dans cette affaire. Avant de dire ou d’entreprendre quoi que ce soit, il nous faut, tous ensemble et dans le même élan, surpasser notre paresse devant les textes. Je parle d’expérience. Il est arrivé qu’un frère Burkinabè me prenne violemment à partie pour un écrit que j’ai publié dans la presse nationale. Par la suite, quand j’ai l’occasion de discuter plus avant avec lui, je me rends compte qu’il n’a pas lu le texte. Lui-même finit par confesser qu’il a lu quelques commentaires des autres lecteurs. Et c’est sur une base aussi légère qu’il se lance dans des débats véhéments.

De même, j’ai souvent entendu des propos désobligeants à propos d’un discours ou d’un article d’opinion de tel ou tel leader politique. Et quand on poursuit la discussion, on se rend compte que l’auteur du propos n’a pas pris le temps de lire la publication concernée. C’est à se demander pourquoi nos mamans et nos papas ont accepté de souffrir financièrement pour nous scolariser.

Construire et émettre une opinion parce que celui qui parle est de l’UPC. Ou bien parce que c’est une femme leader du Faso Autrement. Ou bien parce qu’on a entendu dire que « Roch même quoi ! ». Sans plus ! Victime soi-même de son propre comportement farfelu, on a ensuite l’outrecuidance de se dire citoyen. « Cet homme-là, vraiment je l’adore quoi ! ». Donner son suffrage avec de tels arguments, n’est-ce pas fou ? Le mot folie ne suffit pas à qualifier de telles attitudes.

« Guéssé fguifin ». Il faut regarder dans sa poche avant d’aller au marché. Cette sagesse, nous la tenons de nos parents. C’est le lieu de l’appliquer. Avant de critiquer ou d’acclamer autrui, réviser son propre comportement. Pour être sûr, il faut lire le texte que l’on vous soumet. Il s’agit de notre devenir collectif, quand même !

Le dialogue national

« Goam nsate goama ». C’est la parole qui finit la parole. Nous voilà dans le vif du sujet. Je pense en toute sincérité que le Chef de l’État et son gouvernement devraient employer les 18 ou 17 mois qui nous séparent des élections pour impulser ce dialogue national. C’est-à-dire créer un cadre où l’on va réunir impitoyablement les acteurs publics, poser impitoyablement les problèmes, les discuter impitoyablement, et parvenir impitoyablement à un consensus, consensus qui sera soumis tout aussi impitoyablement au suffrage des Burkinabè par voie référendaire.

Quand je dis impitoyablement, j’entends par là, sans perdre de temps à écouter les jérémiades ou à suivre les regards larmoyants. Nous sommes dans une sorte d’état d’urgence. Que direz-vous d’un parent qui regarde traîner son enfant ou son épouse malade et qui poursuit son chemin comme si de rien n’était ? Que penser de quelqu’un qui voit les signes d’une tornade prochaine, et qui choisit de ne prévenir personne ?

L’idéal, c’est de réunir tous les Burkinabè. Toutefois, même un cinglé total sait que l’idéal n’est pas de notre monde. Il faut donc agir à hauteur d’homme. Comme toujours, on commence par vouloir faire ce qu’on veut, puis on finit par faire ce qu’on doit. Pour ne pas gaspiller un temps précieux, entreprenons ce qui est faisable. On peut se limiter à rassembler dans un cénacle tous les leaders de partis politiques. On a dit un dialogue national. L’esprit, c’est de se parler en frère. Avec respect quand la situation le permet. Et en pointant le doigt quand il le faut. Les mécaniciens vous le diront, quand on met du dégrippant, ce n’est pas pour rigoler.

La substance vitale

Une ébauche de canevas. Ce qui pose problème, c’est le pouvoir. Tous nos malheurs viennent de là. La manière d’arriver au pouvoir, la manière d’exercer le pouvoir, comment quitter le pouvoir sans retour de bâton, c’est-à-dire sans avoir à rendre des comptes ? C’est ce qui tourmente.

Je propose un mandat unique de 7 ans, non renouvelable, quelque soient les circonstances. Même en cas d’attaque nucléaire, un élu fait 7 ans dans le fauteuil, puis il s’en va jouer avec ses petits-fils. On a suffisamment souffert comme cela, et on ne va pas continuer à souffrir à cause des appétits d’un individu.

La question de l’argent. Celui qui a l’argent a toutes les chances de gagner la bataille. Chacun connaît les rouages et les mécanismes de la corruption électorale. Mais on se garde de parler de ses effets pervers. Pourtant, il va falloir s’y résoudre. L’homme ou la femme qui arrive au pouvoir a en tête les prochains suffrages. Et pour s’y préparer, l’élu et les gens de son parti politique se doivent de mettre de côté l’argent nécessaire. Est-il vraiment nécessaire que je continue sur ce chapitre ?

Voyez vous-mêmes ! L’insurrection a été menée par le parti politique qui avait les moyens de fédérer les autres mouvements et de financer là où il convient. Là également, je ne crois pas utile de continuer. Toutefois, je prends un petit temps pour dire que j’attends les arguments contraires de celui qui n’est pas d’accord avec cette analyse.

Je propose que l’État finance les campagnes électorales. L’idée peut scandaliser. Mais je souligne que c’est déjà le cas, en pire. Puisque c’est ce qui est mis de côté (loob likin : ce qui a été jeté dans le côté obscur), c’est ce qui a été soustrait nuitamment des caisses de l’État qui finance aujourd’hui. On fixe un quota. On étudie patiemment la chose.

Les trésoriers des partis politiques ne me diront pas qu’ils n’ont pas une petite idée sur la question. Donc l’État finance la campagne. Le parti politique qui accepte un centime d’un donateur privé est éliminé immédiatement. Je répète pour que ça soit compris : on n’est pas là pour rigoler. Avantages multiples. Non seulement cela permet l’émergence de toutes les opinions, mais en plus on élimine les mains qui parlent dans le noir.

Une conclusion (provisoire)

Soyons logique ! L’homme qui appelle au dialogue national ne peut commencer en monopolisant la parole. Sans quoi, ce serait un monologue national. Ce n’est pas le but du jeu. Logique supplémentaire : vous ne pouvez pas attendre de moi que j’aborde toutes les questions. Le savoir d’un homme seul est trop petit. Un menuisier est fort dans son atelier. Un maçon voit d’un seul regard les défauts et les malfaçons d’une maison. Un comptable sorti de ses chiffres perd tous ses moyens. Le plus grand médecin de Yalgado, quand il est en panne de voiture espère le passage d’un modeste mécanicien. C’est la vie qui est comme cela. Et c’est pourquoi nous vivons ensemble. Chacun apporte son savoir.

J’ai tracé ces mots ce matin, parce que c’est ce qui me hante l’esprit. Je parle ici en toute sincérité. Je crois que, ce faisant, je remplis un devoir de fils, de petit-fils. Un devoir de père et de grand-père. Bref, une démarche citoyenne. J’attends et j’espère des autres sœurs et frères Burkinabè leurs mots aussi, leurs pensées aussi, pour nourrir et enrichir la discussion. Je dis bien nourrir et enrichir. Car un père, ce n’est pas seulement le mâle qui nourrit l’enfant. Un père nourrit et élève. C’est-à-dire qu’il fait monter son esprit, pour en faire un homme. En tout cas, c’est comme ça que moi je comprends le sens du mot élever.

Parler est risqué. Et l’esprit humain ne peut pas tout maîtriser. S’il se trouve que, par un mot ou une autre, par une idée ou une autre, quelqu’un a été froissé ou atteint dans son honneur, c’est par inattention. Le sujet est tellement sérieux à mes yeux, que l’on peut s’amuser à en faire une question de personne. Je ne crains pas de le redire, on n’est pas là pour rigoler.

Sayouba Traoré
Ecrivain-Journaliste

Vos commentaires

  • Le 31 mai à 14:59, par POUR LA PATRIE En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Analyse objective et sincère : la maison commune va mal et même très mal.

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    • Le 31 mai à 16:37, par VISION En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

      Sauf que les gens comme Sayouba y on contribué.
      relisez sa "contribution", sous la transition, quand les Burkinabè se cherchaient une voix pour éviter justement un lendemain chaotiques, d’autres entretenaient les même germes de haines (déjà !)n en bannissant l’inclusion, et faisant la promotion du rejet de l’autre, la violence, la haine (tout cela date de cette époque.
      et Sayouba à l’epoque y est aller aussi de son bidon d’essence. L’humilité devrait commencer, par vous emmener à reconnaître cela. mais hélas.
      Ce climat de haine ayant gagné (c’est lui qui s’est imposé) (et qui a emmener Rock au pouvoir), c’est devenu la règle, la norme. Des Burkinabè regorgent auj d’autres Burkinabè, par centaines ! Et Les gens jouent auj les étonnés, les hommes surpris, choqués même, ! . ils disent qu’il ne comprennent pas. Hypocristes.
      Ce climat de l’époque n’a jamais pris fin dans les esprits, il n’a fait que s’amplifier, et moi je prie auj qu’on trouve le moyen de l’arrêter. mais comment ?

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      • Le 31 mai à 18:03, par mahama En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

        Jsui entièrement d’accord avec vous.
        les gens sont hypocrites, dans la manière d’aborder les causes profondes du mal qui nous ronge.
        la transition a été une occasion historique ratée.
        A partir de la transition, Pour la première fois les Burkinabè, ne parlaient plus en terme d’adversaires, mais d’ennemis. je pleure en disant ça. ...

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      • Le 31 mai à 19:54, par Sayouba TRAORE En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

        Monsieur, ou Madame
        Si je vous dis que les époques changent et que l’esprit humain évolue suivant ces changements, je suis persuadé que nous serons d’accord. Aujourd’hui, ce qui me parait important, ce n’est pas votre appréciation positive ou négative de ma personne. Néanmoins, je suis curieux de savoir comment et par quels mots pu écrits j’ai "apporté mon bidon d’essence". Si vous me situez à ce propos, croyez moi, vous aurez contribué à la construction de ma personnalité. Etant entendu que l’homme ne finit jamais d’apprendre. L’important aujourd’hui, c’est ce que vous, citoyen Burkinabè, vous pouvez apporter au débat national. Permettez moi d’insister sur ce point. Passez une bonne soirée !

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      • Le 31 mai à 20:21, par Sayouba TRAORE En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

        Monsieur, ou Madame
        Si je vous dis que les temps changent et que l’esprit humain évolue suivant ces changements, je suis persuadé que nous serons d’accord. Et ce qui est valable pour vous l’est également pour moi. Aujourd’hui, l’important ce n’est pas l’appréciation positive ou négative de ma personne. Néanmoins, je serai curieux de savoir par quels mots et par quels procédés j’ai "apporté mon bidon d’essence". Comprenez qu’en me situant à ce sujet, vous contribuez à la construction de ma personnalité. Etant entendu que l’homme ne finit jamais d’apprendre. Ce qui est important à mes yeux aujourd’hui, c’est ce que vous, citoyen Burkinabè, vous apportez au débat national. Passez une bonne soirée !
        Sayouba Traoré

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      • Le 31 mai à 20:25, par Sayouba TRAORE En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

        Monsieur, ou Madame
        Si je vous dis que les temps changent et que l’esprit humain évolue suivant ces changements, je suis persuadé que nous serons d’accord. Et ce qui est valable pour vous l’est également pour moi. Aujourd’hui, l’important ce n’est pas l’appréciation positive ou négative de ma personne. Néanmoins, je serai curieux de savoir par quels mots et par quels procédés j’ai "apporté mon bidon d’essence". Comprenez qu’en me situant à ce sujet, vous contribuez à la construction de ma personnalité. Etant entendu que l’homme ne finit jamais d’apprendre. Ce qui est important à mes yeux aujourd’hui, c’est ce que vous, citoyen Burkinabè, vous apportez au débat national. Passez une bonne soirée !
        Sayouba Traoré

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  • Le 31 mai à 15:11, par ZANGO M. En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    "On est pas là pour rigoler" ! C’est par humilité que vous le dites à la fin de vos propos. C’est bien noté ! Mais je crois aussi qu’il fallait aller au bout de vos idées lorsque vous les développiez et vous nous demander s’il faut continuer. Allez au bout de vos idées, puisqu’ "on n’est pas là pour rigoler" justement et qu’il faut toucher là où ça fait mal ! Si quelqu’un se reconnaît qu’il change alors !
    Je suis d’accord avec vous pour le mandat unique. J’y ai pensé, mais je l’ai fixé à 10 ans.
    Pour finir grand-père, il faut dire à ceux qui sont au pouvoir actuellement d’être humble ! C ’est par humilité qu’on reconnaît que seul on ne peut pas face à une situation et on demande l’aide de son voisin. Mais Simon et ses affidés ne sont pas dans cette logique : pour eux, il ya crise mais la situation n’est pas catastrophique ! Et ceux qui pensent ainsi sont des ennemis ! Pour l’Article 37 Blaise est parti ; pour du pain Béchir est parti, M’bon ! Salut !

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  • Le 31 mai à 15:19, par attentif En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Merci grand frère, tonton ou parent. Je suis d’avis avec vous. Au Burkina pour commencer personne n’a raison personne n’a tord. Il faut réellement qu’on se parle et cesser de s’acquise. Nous avons mal gérer la transition voila que nous souffrons, reconnaissons le. Fils te filles du Burkina parlons, "s’assoir ensemble et discuter ne laboure le champ mais on finit par s’entendre" dira le moaga. Pour moi l’heure n’est pas grave pour peu que tous nous voulons la paix et la construction du Burkina pour un avenir et un devenir meilleur. Un Burkina ou il fait bon vivre que nous allons léguer a nos enfants. Merci Gran frère

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  • Le 31 mai à 15:32, par LE GRAND ZAPATA En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    LE RÉGIME KABORÉ EST UN GROS PROBLÈME POUR LE RENOUVEAU BURKINABÈ TANT ESPÉRÉ : Nous avons compris très tardivement que LE RÉGIME KABORÉ ne peut pas du tout aider notre pays à aller résolument au changement radical = la rupture totale. C’est une association d’individus parvenus, opportunistes et arrivistes venus uniquement pour se remplir les poches, leur véritable ambition. Ne cherchons donc pas à les dédouaner en chargeant maladroitement LE RÉGIME DE LA TRANSITION qui n’avait qu’une seule mission connue de tous : organiser les élections. Pas plus !

    LE RÉGIME KABORÉ a torpillé LA TRANSITION en l’infiltrant de haut en bas avec ses hommes de main qui y étaient positionnés comme des sentinelles qui en réalité travaillait pour lui. Et, il serait hasardeux de vouloir blanchir LE RÉGIME KABORÉ qui a mis tout en œuvre pour arriver au pouvoir par tous les moyens, vaille que vaille et advienne que pourra. Si et seulement si, il avait respecté scrupuleusement ses nombreux engagements et autres promesses, notre pays se porterait mieux. J’accuse sans détour ses anciens compagnons et collaborateurs du PRÉSIDENT BLAISE COMPAORÉ = LE BLAISO d’avoir usé à outrance du populisme et la démagogie pour arriver triomphalement aux portes du palais présidentiel de KOSYAM. 

    La politique du RÉGIME KABORÉ est fortement basée sur la rancœur, la revanche, la vengeance, la division et la haine. C’est pourquoi la cohésion nationale s’est largement effritée et les burkinabè ne se font plus du tout confiance, s’épient et se regardent en chien de faïence. Rien ne va au pays depuis l’arrivée de cette bande de jouisseurs du pouvoir qui ne pensent qu’à leur ventre et bas ventre.

    LE RÉGIME KABORÉ doit assumer sa responsabilité d’avoir conduit notre pays dans le gouffre, au fond de l’abime. C’est que la conquête du pouvoir où tous les coups sont permis est totalement différente de la gestion du pouvoir où on doit unir toutes les sensibilités autour d’un destin commun : LE BURKINA FASO. C’est à ce niveau que LE RÉGIME KABORÉ a lamentablement échoué.

    LE RÉGIME KABORÉ EST UNE COPIE CONFORME DU RÉGIME COMPAORÉ !

    LE BURKINA FASO EST DIRIGE PAR LE MÊME SYSTÈME POLITICO-FINANCIER DEPUIS PRÈS DE 30 ANS !

    QUE DIEU LE PÈRE TOUT PUISSANT BÉNISSE LE BURKINA FASO !

    PAIX ET AMOUR AU BURKINA FASO !................L’HOMME DU RENOUVEAU BURKINABÈ, LE GRAND ZAPATA !!!!

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    • Le 31 mai à 17:32, par RAWA En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

      Je pense très sincèrement que les gens parlent souvent de ce qu’ils ne savent pas ou alors ils font preuve d’une mauvaise foie. A mon avis, 27 ans de malgouvernance des Compaoré ne saurait être effacés aussi aisément que certain s le disent, surtout avec les forces obscures qui ne cessent de détruire tout ce quel’on construit. Même en temps de paix, un pays ne peut être développé aussi facilement. C’est plus compliqué que celà. La seule solution est que la population elle même sz mette résolument au travail. Que chacun assure son développement personel. Il vous a été dit que les vols comme du temps de Compaoré dont les fruits retombaient (il parait) sur tout le peuple est définitivement révolu. Moi je trouve que ce gouvernemnt se bat apprement. La balle est du côté de la population qui au lieu de se mettre au travail passe le temps à gémir. Il n’ya que les burkinabè qui ne voient pas que leur pays est plein d’opportunités. Malheureusement, beaucoup croint encore qu’il y’a un gouvernement qui les tirera de leur pauvreté sans aucun effort de leur part. Vous perdez trop de temps à épier les faits et gestes des gouvernants. TRAVAILLEZ.

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      • Le 31 mai à 21:09, par Goulgoulé En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

        Cher Rawa, vous incitez et martelez sur le mot "travaillez" comme si les populations dormaient. Le pire c’est que pendant que d’autres travaillent honnêtement à la sueur de leur front, d’autres pillent en toute tranquillité les deniers ou le fruit du travail de ceux qui travaillent. Personnellement j’ai travaillé dur pendant des années pour avoir un résultat qui devrait me permettre de vivre du fruit de mon travail en tant qu’artiste. Résultat des courses, c’est des fonctionnaires payés par le contribuable qui sont venus en toute impunité "style koglwéogo "pour me dépouiller du fruit de mon travail. J’ai même adressé une corresponde au ministre de tutelle pour dénoncer ce vol, sans avoir aucune réponse cohérente. Donc vos propos ne tiennent pas la route car la majorité des Burkinabé sont des travailleurs et n’attendent toujours pas les aides de l’état. Quand on va délocaliser les usines de la capitale économique vers d’autres contrée tout en critiquant la jeunesse de ne pas travailler, c’est du terrorisme économique. Vous n’avez pas de leçon à donner à toute la masse populaire qui se bat depuis la révolution jusqu’à nos jour pour des conditions meuilleures, cependant le fruit de leur travail est spolié par des voyous aux cols blanc, qui en plus les regardent avec un certain mépris comme des esclaves. La triste réalité c’est que pendant que d’autres travaillent d’autres volent et pillent en toute impunité. Et quand viendra le jours de la révolte contre les voleurs, rien ne pourra arrêter la masse qui s’est senti flouée.

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    • Le 31 mai à 20:14, par Le Vigilent En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

      GRAND ZAPATA, je ne pense pas que ce sont des sautes d’humeur mais bien des contributions responsables et cohérentes qu’attend l’auteur de la publication attend des lecteurs.
      Il faut avoir le courage de produire et de poster un article pour exprimer, avec plus de conviction soutenue par des arguments solides et objectifs, votre mépris à l’égard du Président Kabore. Aller greffer des élucubrations dignes d’un buveur d’alcool frelaté à une réflexion aussi pertinente que celle de S.Traore,ce est inacceptable.

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  • Le 31 mai à 15:51, par Fasobiiga En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Vous êtes très lucide M. TRAORE ! Je partage totalement votre point de vue. Mais, vous serez surpris de l’intérêt que les internautes vont accorder à cet appel, qui, pourtant, demeure l’unique voie de notre salut. Les burkinabè sont perdus et là, je rejoins comme vous le Pr BADO qui demande d’exorciser ce pays. Les gens refusent de voir notre vrai mal (puisque là, chacun de nous a quelque chose à se reprocher) et préfèrent les polémiques inutiles (Kua) ou les faits divers (infirmières de Kaya).

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  • Le 31 mai à 17:29, par Dedegueba SANON En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    C’est toujours un plaisir de lire le grand frère. Malheureusement, il fait parti des rares dont on a le courage de lire les textes jusqu’au bout. Parce que certains sur cette plateforme publient des textes, hé ! Dieu ? Malgré toute la bonne volonté on n’y arrive pas. Chaque phrase étant une invite de plus à descendre dans la poubelle, et si tu ne veux pas y aller tu dis stop.
    L’idée de limiter la durée des mandats à 7 ans non renouvelables permettra sans doute l’émergence de nouvelles têtes. Car la classe politique actuelle a plus que failli, le problème est qu’elle ne veut pas lâcher prise. Ses propositions devraient être prises en compte dans la nouvelle constitution, tout comme j’avais proposé qu’ on rende delictuel le fait de tenir ou d’avoir des propos ou comportements racistes, sectaires, ethniques ou religieux. Ainsi certains se verraient disqualifier pour tout mandat electif.
    J’espère qu’on le lise en haut lieux.
    Bien à toi.
    Ton petit frère.

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  • Le 31 mai à 17:43, par KIKIDENI En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Mon esclave a parlé et il a bien parlé. Il mérite d’être inviter sous le toega (baobab) sous le regard bienveillant de Diaba LOMPO pour se parler entre frères et sœurs, fils et filles de ce même pays que nous aimons tous tant.

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  • Le 31 mai à 18:44, par merci Sayouba En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Je vais poser le problème sous un autre angle que le grand frère Sayouba dans sa grande sagesse. On oublie un angle important qui peut expliquer nos problèmes en partie. La présidence Kaboré n’est que le prolongement d’une même génération que Compaoré et compagnie. Le mandat en cours n’est qu’une transition avec les 60 ans et + au pouvoir depuis la période révolutionnaire soit 3 décennies ! Le plus inquiétant est que, si on n’y prend garde, nous risquons à nous retrouver en 2025 avec la même génération avec 70 ans et +. En plus clair, nous ne voyons personne émerger d’une génération plus jeune (les quadra). Pensez vous une seconde que cette génération politique actuelle peut être à l’écoute des aspirations de la jeunesse ? j’en doute ! Sur les réseaux sociaux, tout le monde voit la success story de Paul Kagamé au Rwanda qui a su développer son pays en une génération malgré le traumatisme du génocide en 1994. Il s’inspire des idées de Sankara et les met en pratique ! mais, ici que nenni ! 2019-2014 soit presque 5 années depuis la chute de Compaoré et nous sommes toujours dans une transition qui ne dit pas son nom où quand on fait un pas en avant, on fait 2 pas en arrière. Un des noeuds du problème se situe dans cette transition qui joue les prolongations même si tout le monde en a conscience. L’autre serait de passer par le triptyque : vérité-justice-réconciliation ! pour tous les dossiers pendants de ces 3 dernières décennies. Le burkinabè est soi tdisant courageux... mais, bizarrement, n’ose pas prendre le taureau par les cornes. Et, ça urge au vue de la situation délétère actuelle sur le plan sécuritaire et social.

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  • Le 31 mai à 22:44, par Hamidou ouédraogo En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Analyse très pertinente et sincère. Laissons tomber l’ oubli de bien de choses qui se sont passées, pensons au présent .
    Mecri au grand frère

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  • Le 31 mai à 22:52, par Hamidou ouédraogo En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Analyse très pertinente et sincère. Laissons tomber l’ oubli de bien de choses qui se sont passées, pensons au présent . il y va de l’interêt de tous. on ne construit pas un pays dans l’indiscipline .
    Mecri au frère Traoré pour sa contribution.

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  • Le 1er juin à 06:03, par Mo’a En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traor\xe9)

    La partie qui m’a plus plu dans l’article c’est la référence faite à Pr Laurent Bado. il a tout dit : le Burkinabè est jaloux, mesquin...et à l allure où vont les choses l’histoire risque de donner raison au colon quant au partage du Burkina entre ses voisins

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  • Le 1er juin à 07:09, par LE GRAND ZAPATA En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    CIRCONCIRE VIGOUREUSEMENT LE MAL À LA RACINE : Nous n’accusons pas fortuitement LE RÉGIME KABORÉ pour le plaisir de le faire ou par la cause « D’UNE HAINE VISCÉRALE » comme le prétendent certains internautes qui parlent un peu trop au hasard sans réfléchir. J’aimerais qu’on ait au moins l’honnêteté de reconnaitre que notre pays va plus que très mal depuis l’avènement du MOUVEMENT DU PEUPLE POUR LE PROGRÈS = LE MPP au pouvoir, qui est en réalité une continuation en tout du RÉGIME COMPAORÉ dont il tire toute sa substance. Malheureusement en NOVEMBRE 2015, nous avons consciencieusement fait le plus mauvais choix en portant nos précieuses voix à un groupe d’individus qui n’avait d’ambition que de jouir seulement des délices du pouvoir que de servir les intérêts des burkinabè. Pas plus !

    LE DOYEN SAYOUBA TRAORÉ qui est un grand orateur que j’adore bien lire avec un grand intérêt, parle souvent en parabole et il faut avoir du tact pour pouvoir le suivre et surtout lire entre les lignes. Nous n’avons pas la prétention de le comprendre parfaitement et le saisir profondément. Cependant, UN DIALOGUE c’est toujours entre 2 CAMPS. Et à notre humble avis, en politique, c’est le plus fort du moment qui doit tout faire pour réunir toutes les conditions à la tenue d’un dialogue franc et sincère au nom de L’UNITÉ NATIONALE. C’est exactement comme UN PÈRE DE FAMILLE RESPONSABLE qui ne doit jamais renoncer à rassembler les siens autour d’un intérêt commun.

    Nous ne ferons pas du tout dans la langue de bois pour dire haut et fort que LE RÉGIME KABORÉ est un gros problème pour la paix sociale et la cohésion nationale. Qu’on me dise comment, cette bande d’opportunistes, d’aventuriers, d’arrivistes et de menteurs peut nous conduire résolument au RENOUVEAU BURKINABÈ tant espéré ??!! La chanson du CHANGEMENT RADICAL = LA RUPTURE TOTALE a été entonnée par pur cynisme à dose de populisme et de démagogie pour arriver seulement au pouvoir. Le véritable salut de notre pays ne viendra jamais du RÉGIME KABORÉ, à moins d’un miracle. Je n’espère plus rien du tout.

    TOUT COMME LE RÉGIME COMPAORÉ, LE RÉGIME KABORÉ EST UNE MALÉDICTION POUR NOTRE PAYS !
    QUE DIEU LE PÈRE TOUT PUISSANT BÉNISSE LE BURKINA FASO !

    PAIX ET AMOUR AU BURKINA FASO !................L’HOMME DU RENOUVEAU BURKINABÈ, LE GRAND ZAPATA !!!!

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  • Le 1er juin à 09:29, par maan zemzem En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    J’apprécie hautement l’analyse du frère SAWADOGO Yacouba et ses propositions de solutions. Je dirai une chose qui est importante pour la cohésion sociale. C’est l’humilité et non l’l’orgueil et la suffisance et un peu d’intelligence. Si son prédécesseur a dit qu’il préfère un homme fort à la place des institutions fortes et tout le monde a tiré en boulet rouge sur lui et même une courroue qui l’a emporté, je lui donne raison, car ce sont bien les hommes qui animent les institutions et non les institutions qui animent les hommes. Cher Yacouba, relisez et réécoute z le discours d’investiture de P. RMCK, il a dit que la récréation est terminée et que le travail prenait le relais. Mais il a été incapable de mettre l’ordre dans son propre parti MPP, que les bagarres, les brulis dans les mairies et les empoignades entre militants ont été leur label. Non seulement il a été incapable d’endiguer l’indiscipline que lui même est tombé dans l’indiscipline. Exemple actuel, le spectable de la Forêt de Kua, l’État qui bafoue ses propres lois, qui les outrepasse et les citoyens lambda veulent le ramener à l’ordre. Aussi des déclarations parfois peu intelligentes, n’ayant aucune valeur ajoutée pour sa gouvernance. Exemple, c’est l’oeuvre destructrice des Européens en Libye qui a libéré les djadistes au Sahel. Qu’a-t-il apporté de nouveau dans ce qu’il a dit, rien, sans valeur ajoutée et surtout contredisant la place de la France, déclencheur de cette guerre en Libye, qui est la principale force, organisatrice et leader de la Force Barkhane dans le G5 Sahel. Confier son sort à autrui tout en le critiquant, vraiement je me demande si nous sommes conséquents envers nous-mêmes. Bomber la poitrine face à un ennemi invisible, c’est bien livrer son peuple à la vindicte de cette force invisible. Déclarer qu’on va les terroriser pendant qu’elle terrorise c’est aussi de la bêtise. Tout chef de famille, tout responsable, religieux, coutumier ou autorité politique ou administrative qui ne s’ est pas tenir un langage respectueux, humble, ni se maîtriser ou qui ne tient pas parole, se retrouvera face à un mur. Ils ont dit qu’il était la solution, la vrai solution n’est jamais entre les mains d’une seule personne. Aujourd’hui où se trouve-t-il ? L’orgueil, la suffisance et les mauvais choix ou orientation politiques sont imputables à cette personne qui s’ est déclarée comme étant la solution du Burkina Faso. Même nos ancêtres et tout le sang versé témoignent qu’il n’est pas et ne sera jamais la solution à notre pays, car de memoire d’hommes, aucun régime n’a subi ce revers singlant en espace de trois ans. Si c’était au temps de nos ancêtres, lui-même tirerait sa propre conséquence et libérera le perchoir pour le peu d’honneur qui lui resterait. Alors Bravo et bonne analyse et propositions de monsieur Yacouba, mais le mal est profond plus que tu ne le penses et on ne soigne pas un cancer avec du mercurocrhome et de la peninceline.

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  • Le 1er juin à 11:05, par Aemed En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Quand notre ami Sayouba parle de la voie du dialogue entre le Gouvernement et les autres durant les 17 ou 18 mois jusqu’aux élections, il a peut être raison, mais un dialogue avec Qui ?
    Une seule personne ne peut tenir un dialogue avec soi même.
    Depuis des années déjà on a constaté que l’opposition fuit tout dialogue et que la seule chose qui l’intéresse est de jeter l’huile sur le fue. Nos vrais pompiers pyromanes, toujours présent quand il faut semer la merde mais absent quand il faut prendre une responsabilité constructive.
    Cela fait de la peine mais c’est cela notre Burkina où notre Ego nous domine.

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  • Le 1er juin à 15:29, par Nongma En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Chers internautes, cet article du grand frère Traoré Sayouba est très riche en sujets de réflexions. Bravo à lui pour l´énergie fournie pour cela.
    Pour ce qui est de la limitation des mandats présidentiels, d´accord. Mais 7 ans c´est trop. Si nous avons un "faux" au Pouvoir, un mandat de 7 ans serait trop long. Donc je propose de faire 2 mandats de deux ans non renouvelables. Comme cela, on peut lui retirer le pouvoir si au bout de 4 ans les choses vont mal.
    Le financement de la campagne par l´Etat est aussi une bonne idée.
    Cela nous permettrait d´éviter que des personnes riches de l´intérieur ou de l´étranger décident qui doit gouverner le pays.
    Que Dieu bénisse le Burkina Faso

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  • Le 1er juin à 16:17, par Legis En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Nous sommes tous d’accord avec Sayouba Traoré que notre pays va mal.
    Nous devons aussi, couragement, reconnaître qu’il ne suffira pas pour les uns de vouer le Pouvoir RMCK aux gémonies et pour les autres, de flétrir à qui mieux mieux la mauvaise foi l’Opposition pour sortir de l’ornière.
    Non !!! Quid de la haine, de l’intolérance, de l’incivisme dans l’utilisation des espaces de liberté et de l’espace public, tout comme de la gourmandise et du sectarisme quant à la gestion du Bien public qui caractérisent nos attitudes, comportements et discours individuels de chaque jour ???
    En somme arrêtons de tout rejeter sur autrui en ayant la bonne conscience pour soi, comme le montrent les réactions des internautes à l’article du kôrô Traoré.
    Par ailleurs, mon humble avis est qu’en fait de dialogue, on aura d’un côté le Pouvoir en place et de l’autre, toutes les autres composantes du corps social y comprise l’opposition, mais pas seulement entre le Pouvoir et cette derniére !
    Pour terminer à l’opposé de certain intetnautes qui attendent Le KÔRÔ ’ au ’bout de ses idées", je voudrais saluer celui- ci pour le courage, la pertinence et la clarté de ses idées, qui sont des premiers jets, que nous devons travailler : Je lui accorde le bénéfice de la bonne foi et donc n’y vois aucun agenda caché.Ceci n’engage que moi.!!!

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  • Le 1er juin à 19:35, par Ka En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Petit frère Sayouba : Comme tu l’as bien dit à un internaute sans une vision réelle, ‘’’les époques changent et que l’esprit humain évolue suivant ces changements.’’’ J’ai connu le jeune et farouche Sayouba Traoré au moment de la révolution inachevée de Thomas Sankara a Paris, et ses écris d’aujourd’hui sont très différentes, comme autour de nous les hommes politiques que j’ai connu très jeunes et qui dormaient avec un régime sanguinaire se réveillent et sont de plus en plus dans l’élan démocratique et la défense des convictions personnelle.

    Oui, le fameux dialogue national ou la "réconciliation" tant souhaitée est devenue une véritable escroquerie à la fois morale et politique au pays des hommes intègres. Tout le monde veut l’évoquer pour se faire un capital politique, sans plus. Demandé un dialogue national rentre totalement dans le cadre de la réconciliation nationale dont en réalité aucun politicien, ou association comme la CODER réussira à "réconcilier" les Burkinabé. Le dialogue ou la réconciliation que toi mon petit frère veut en parler à nos décideurs par ton analyse pertinente pleine d’psychologie cachée comme tu le sais faire, doit concerner tout le monde sans exception. Car le dialogue ou la réconciliation, qui, de toutes manières, est l’affaire personnelle de chaque individu ne se décrète pas. Surtout en ce moment où les élections sont à nos portes, un dialogue nationale ne sera pas possible, car les divisions viennent principalement des dirigeants et "cadres" eux-mêmes : Surtout un CODER qui veut la libération de ses amis sans jugement, et un gouvernement confronter à des terroristes déguisés qui veulent à tout prix déstabilisé le pays.

    Petit frère Sayouba, la seule remarque très importante dont je dois clarifier, et qui ne regarde que moi, c’est que les Burkinabé doivent dire merci à une transition lucide qui malgré ses défauts à cause du temps qui les a manqué, a pu nous planté la racine de l’alternance politique voulu par 98% du peuple avant l’insurrection. Oui le choix de plus de 50% du peuple au programme présidentiel de Roch Kaboré était dans l’espoir de changer radicalement les choses sans tenir compte des états d’âme des uns et des autres, seules comptent la paix et la stabilité pour aller vers le progrès et le développement. Surtout le peuple souhaitait que le président "désigne des élus compétents et honnêtes à même de les aider à mettre en œuvre ses grands projets en faveur de la société. Malheureusement le président a mis ses sentiments en avant après le peuple.

    Encore une fois petit frère Sayouba, bravo pour ta très bonne analyse, des analyses que je partage avec joie. Malheureusement le dicton qui nous dit ‘’qu’un peuple sans culture est un peuple sans âme.’’ La difficulté des politiques du Burkina se caractérise par l’absence de culture politique : Dialogue oui ! Mais qui veut dialoguer avec qui ? Et pour quoi sans aucun intérêt personnel ? Je te confirme ici qu’un pays corrompu depuis plus de de 60 ans n’est pas réconciliable en un quinquennat. La plupart des politiques qui parlent du dialogue ou réconciliation dans notre pays, certains ne sont pas vraiment engagées car leurs intérêts seront mis en cause. Oui je suis sur place et peut te confirmer que tous ces décideurs de notre pays jouent l’autruche et c’est le peuple qui trinque leur cruauté.

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    • Le 2 juin à 18:51, par Sayouba TRAORE En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

      Cher frère
      Des arguments valables. Une seule reste incontournable : l’inaction est un luxe dont nous avons longtemps abusé.

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      • Le 3 juin à 08:08, par Ka En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

        Je confirme : Si les Chinois veulent prendre la place de No1 mondiale de l’émergence, surtout en faisant trembler le monde le monde entier, c’est a cause de leur action communautaire autour des représentants fiables depuis les années 1972 a nos jours sans aucune division. L’union dans l’action fait la force d’une nation qui est la devise du peuple communiste Chinois. Nous aussi, nous pouvions le faire disait le camarade Thomas Sankara. Merci pour ton analyse constructive.

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  • Le 3 juin à 16:49, par Aboudra En réponse à : Dialogue national : Ce que je crois (Sayouba Traoré)

    Pour moi, le dialogue national comme le suggère MR Traoré est indispensable. Cependant, je pense qu’il ne saurait se réaliser pendant que des acteurs essentiels sont dans les sérails de la justice. Il va falloir finir avec les procédures judiciaires entamées, avant initier ce dialogue national. Remarquons aussi que cette lenteur de la procédure judiciaire semble plaire ou, profiter les gouvernants actuels.

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