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Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

Accueil > Actualités > Opinions • LEFASO.NET • mercredi 22 mai 2019 à 12h29min
Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

Il se passe aujourd’hui au Sahel un phénomène inédit dans toute l’histoire de l’humanité : un exode rural massif en dehors de toute industrialisation, avec un chômage astronomique et endémique.

Nous sommes par ailleurs dans un pays où le contrôle des naissances est tabou. Où, en l’absence du tout à l’égout et d’énergie, on ne peut pas densifier l’habitat en construisant en hauteur.

Dans le même temps, en zone rurale, la pression agro-pastorale est très forte sur les zones cultivables.
Ajoutez à cela le fait que la cuisine se fait encore majoritairement au bois et au charbon de bois…

Une vraie bombe à retardement !

Et la vague démographique arrive chaque année plus haute avec sa cohorte de jeunes en déshérence !

Mais contrairement à leurs aînés, les jeunes africains, avec les smartphones et les réseaux sociaux, savent désormais ce qu’il se passe ailleurs dans le monde et comprennent que ce qu’ils vivent n’est ni normal, ni juste, ni une fatalité.
Que la Volonté de Dieu n’a rien à voir en cela !

Le jeune au fin fond du Sahel a les mêmes rêves que le jeune des quartiers chics et des banlieues de Paris ou de New York.

Voilà le défi inédit auquel nos dirigeants n’ont jamais été confrontés avant !

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Étape 1 : 1958-1962 : "Les Indépendances"

En Asie, les Japonais ont battu en brèche le mythe de la supériorité occidentale pendant la deuxième Guerre mondiale. Ils ont chassé les Anglais, les Français, les Hollandais, les Portugais.

La paix revenue, les Français ont voulu revenir en maîtres dans leurs colonies asiatiques.

Mal leur en a pris. Cela s’est terminé par la débandade humiliante de Diên Biên Phu du 20 novembre 1953 au 7 mai 1954...

En 1954 toujours (Annus horribilis décidément) la guerre pour l’indépendance de l’Algérie débutait...

À la suite des échecs de la IVe République en Indochine et en Algérie, une insurrection éclate à Alger et les putschistes civils et militaires organisent un Comité de salut public (en référence à celui de la Révolution française - nous Burkinabè, CSP, ça nous parle aussi !) le 13 mai 1958 pour maintenir l’Algérie française. Ils en appellent au retour du général de Gaulle.

De Gaulle revient donc au pouvoir lors de la crise du 13 mai 1958, pendant la guerre d’Algérie.

C’est sous l’autorité de De Gaulle que les réseaux de ce que l’on appellera plus tard la Françafrique furent mis en place. À la tête d’une partie de son cabinet, issue de l’éphémère Communauté française, Jacques Foccart maintient des liens étroits, non seulement de coopération, mais souvent de contrôle, avec les nouveaux pouvoirs des États africains ayant accédé à l’indépendance, notamment au moyen d’accords de coopération militaire et financiers mais aussi par l’action des services secrets.

L’expression de « pré-carré » est alors courante, et ces liens politiques et économiques assurent un soutien diplomatique dans la stratégie d’entre deux blocs de De Gaulle.
En clair, les pays africains n’ont pas obtenu leur indépendance. Instruits des échecs au Vietnam et en Algérie, la France a juste changé de mode d’administration de ses colonies africaines... ;-)

Ils veulent l’indépendance ? Qu’à cela ne tienne ! Donnons-leurs-en l’illusion !

Étape 2 : Chute du Mur de Berlin

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, devant les caméras du monde entier, de jeunes Allemands de l’Est et de l’Ouest brisent le Mur de la honte qui divise Berlin depuis le 13 août 1961, prenant de court les dirigeants des deux bords.

Les Occidentaux, eux, réagiront vite. Ils procèdent au "Pivot vers l’Est". Désormais, la priorité, ce sont les pays de l’Est avec leurs populations hautement qualifiées, mais aussi sous-exploitées que les ressources naturelles et industrielles de ces pays.
L’Afrique passe au second plan.

En Afrique du Sud aussi, on a compris qu’être le gardien de l’Occident face au Péril Rouge, c’est terminé.
En février 1991, le président sud-africain Frederik De Klerk annonce son intention de mettre un terme au régime de l’Apartheid...

Mais dans l’Afrique subsaharienne, comme d’habitude, on n’a tiré aucune conclusion de la chute du mur de Berlin.
Après la chute de Mobutu, son dernier Premier ministre Kengo Wa Dondo avouera benoîtement, dans un célèbre documentaire sur la chaîne franco-allemande Arte (L’Afrique en morceaux, la tragédie des Grands Lacs) :
"En Afrique, nous n’avions pas compris les conséquences de la chute du Mur de Berlin"...

Ils n’ont pas compris que l’ordre mondial issu de la Seconde Guerre mondiale est terminé ? Tant mieux ! D’ailleurs, ils n’avaient pas compris non plus la signification de la fin du Dollar-Or depuis 1974 !

Étape 3 : Multipartisme et décorum démocratique

Le système des partis uniques, partis-états est à bout de souffle ? Les révolutions béninoise, burkinabè, puis malienne sont autant de signes inquiétants. Le système tangue de toutes parts. Même la Côte d’Ivoire vacille !!!
Vite, il faut une parade !

Ce fut le Discours de La Baule le 20 juin 1990, lors de l’un de ces sommets France-Afrique auxquels le suzerain convoque ses laquais.
S’en suivirent les Copier/Dénaturer/Coller à la hâte des institutions de la 5ème République française dans ses ex-colonies, avec l’assistance technique d’experts français en tripatouillages constitutionnels... ;-)

Les années 90 furent aussi le summum des Plans d’ajustements structurels (PAS). Il fallait réduire les dépenses publiques de ces États encore faibles et en construction.
On a donc taillé dans les seuls domaines où l’État était à peu près présent : l’Éducation, la Santé, la Défense.
Ces PAS ont également permis de piller les États dans des privatisations oligarchiques...

Ils veulent la démocratie ? Qu’à cela ne tienne ! Donnons-leurs-en l’illusion !
En plus, ils seront tellement plus occupés à se battre entre eux sur des bases ethniques, régionales et religieuses pour avoir le privilège d’être nos serviteurs en chefs qu’ils ne penseront plus à se battre contre nous ! :-)

Étape 4 : La façade s’effondre

La crise malienne de 2012 a montré à quel point nos états sont faillis, fictifs.
La chute de Compaoré, homme clé du dispositif français dans le Sahel, a montré à ceux qui ne l’avaient pas encore compris, que la France n’a plus les moyens de tenir 14 pays africains sous sa férule.

Le succès fulgurant du Rwanda de Paul Kagamé, en parfaite défiance vis-à-vis de la France, soutien des génocidaires, plante le dernier clou sur le cercueil du mythe de la toute-puissance de la France sur l’Afrique francophone...
La Chine, après la décennie noire des années 90, est venue remplacer la France comme premier partenaire économique.

Mais il reste encore la pierre angulaire du système de la Françafrique : le Franc CFA.
C’est la clé de voûte de tout l’édifice.
La déstabilisation djihadiste de toute la bande sahélienne montre au grand jour que la farce ne peut plus durer. Qu’il faut changer la donne.
Il nous faut enfin devenir indépendants, définir souverainement nos politiques publiques, et accepter d’en payer le prix.
Sinon, l’ensemble de nos pays sont en voie de "Somalisation" : des territoires sans état et livrés aux bandes armées.

Que faire ?

Pour le berger peulh du fin fond du Soum ou le paysan dagara au fin fond du Poni, quelle est la différence fondamentale entre l’administration et les FDS burkinabè et l’administration et l’armée coloniale dont son grand-père lui a parlé ?
Poser la question, c’est y répondre !

Nous devons donc dépasser ces États post-coloniaux que nous n’avons gardés que pendant trop longtemps.
De toutes les manières, nous n’avons pas le choix. Ils craquent de toutes parts. Ils ne tiennent plus.
Le dépassement des États post-coloniaux, c’est très exactement ce que les Algériens et les Soudanais sont en train de tenter de faire en ce moment même.
Et c’est ce que nous avons été incapables de faire en 2014-2015 quand nous en avons eu l’opportunité !

Nous aussi, nous allons devoir accepter d’en payer le prix pour y arriver. Pas d’échappatoire possible.

Le Burkina est en crise dans bien des domaines. Mais nous n’avons pas encore une crise institutionnelle.

Nous devons donc sauvegarder à tout prix notre stabilité institutionnelle car c’est le dernier rempart avant le précipice, la guerre de tous contre tous !

Il faut prendre d’assaut les institutions. Et cela commence par s’enrôler sur le fichier électoral et de voter.
Votez pour qui vous voulez.
Votez blanc ou nul.
Abstenez-vous.

Mais enrôlez-vous pour compter, pour peser !
Les électeurs béninois viennent d’administrer une gifle magistrale à l’autocratie Bling-Bling Patrice Talon en s’abstenant à plus de 74%.
74% des inscrits et non 74% des 18 ans et plus !

Autre exemple, nous nous émerveillons des progrès du Ghana tant sur le plan économique et social que sur celui de la démocratie…

Mais au Ghana, le taux d’inscription sur le fichier électoral est très élevé, et le taux de participation aux élections est autour de 80% !

La démocratie, c’est dans la rue, mais aussi et surtout par les urnes et dans les institutions. L’Assemblée nationale et les municipalités en l’occurrence.
Il n’y a pas que la présidence du Faso !

Maix.

Vos commentaires

  • Le 22 mai à 13:30, par Un Koro du Departement En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Tres bonne analyse, Maix. La democratie, ce n’ est pas que la presidence, ce n’ est pas que l’ assemblee nationale des deputes, ce n’ est pas que les mairies. La democratie, ce n’ est meme pas que les votes. La democratie, la vraie, se mene au quotidien, dans chaque acte que l’ on pose. Meme dans son 6-Metres non eclaire. Dogo, tu me connais, quand tu fais des analyses propres, je suis avec toi. Sauf que souvent, on ne sait pas vraiment dans quelle direction tu vas. You’ are all over the place et cela peut embrouiller les jeunes, plus que ca ne les eclaire. Cela dit, tres bonne analyse. Mais si c’ est bon et c’ est pas arrive, on va le dire aussi.
    Amities fraternelles.

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  • Le 22 mai à 13:38, par Labagnon En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Très belle analyse ! Il est vraiment grand temps qu’on se ressaisisse, qu’on s’assume. Il faut sauver les institutions et le reste sera récupérable.

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  • Le 22 mai à 13:47, par AMKOULLEL En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Très belle analyse. Nous allons nous relever. Mais la question de fond reste : Que fait-on, nous Africains ? Quel plan avons pensé, réfléchi, élaboré par NOUS et pour NOS intérêts ?
    Nous ne faisons que subir l’histoire, subir les événements, nous ne sommes que des variables d’ajustement pour nos maîtres, hier appelés colons, aujourd’hui appelés coopérants. Notre visière reste bloquée sur l’Europe de l’ouest. Quand il s’est agit de financer l’élargissement de l’Europe à l’Est, nous avons été spolié pour cela avec la dévaluation. Nous sommes juste tolérés à regarder ailleurs dans le monde du moment où les intérêts du véritable maître ne sont pas menacés.
    Les Africains, surtout francophones, n’ont pas encore pris conscience de la bataille ultime qui se joue sur leur territoire entre nos colons d’hier et la CHINE. L’Italie et la France ont failli se rentrer dedans sur leurs intérêts antagonistes en Libye et la seule partie visible, de cette guéguerre, des Africains a été l’acharnement Italien contre le F CFA, qui a soulevé des vagues. Chez eux, que tu sois démocrate, libéraux, socialiste, populiste, tu es au service de ce peuple et ses INDUSTRIELS et tu défend ses intérêts vitaux.
    Le drame, c’est que la classe intellectuelle Africaine en est réduit à la bière, les chambres de passe et les prières. Quelle décadence. Mais quand je lis ton analyse, je suis rempli d’espoir. Nous ferons notre part dans le sens de relever l’Homme Africain.

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    • Le 22 mai à 16:19, par Siaka En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

      Ce troisième message est encore de Maixent lui-même, l’auteur même du texte. Il s’auto-congratule. Il ne faut pas tricher en donnant l’impression que le texte est intéressant pour attirer les lecteurs. Cette ancienne méthode est bien connue. Les temps ont changé et les « forumistes » ont bien évolué, il est difficile maintenant de les tromper. Il ne faut pas forcer les choses.

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  • Le 22 mai à 15:35, par Eric En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Oui ce qui a été dis est vrai, mais il vous manque l’acte n°5
    Vos chers dirigeants ont trop d’intérêts à vous laisser dans l’état ou se trouvent vos sociétés de misères.
    Aucun parti politique ni du passé, ni du présent , ni d’un futur lointain ne prendra le risque de la justice sociale, économique, etc.......car ils en perdraient le pouvoir et l’argent.
    Ne vous gargarisez pas trop rapidement de la sortie du CFA, une monnaie s’appuie sur la valeur de biens industriels et commerciaux. Je laisse imaginer le nombre de déflations qui vont suivre et mécaniquement votre dette augmenter.
    Battre sa monnaie est un instrument politique louable encore faut il avoir les reins solides. Que vont dire les mamans quand les prix vont doubler au marché à chaque dévaluation ?
    Les hommes politiques et économistes qui sont favorables à une sortie du CFA sont ceux qui ont des vues électorales.
    Les autres sont beaucoup plus prudents et plus mesurés.
    Ne vaudrait il pas mieux à mon sens lutter contre vos diables gras et corrompus qui placent leurs intérêts en Euros en Europe et qui assèchent vos finances publiques ?
    Mais qui lutera contre ce fléau ?

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  • Le 22 mai à 21:06, par Amadou Diallo En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Belle Analyse Mr Some.
    A mon Humble avis, l inscription sur la liste électorale et le vote doivent être rendues obligatoire. C est le cas dans certains pays et ça fonctionne.
    Car sous nos cieux même ceux qui ont fait les bancs ne s enrolent point et ceux qui sont sur les listes électorales ne daignent pas voter..

    Il faut rendre le vote obligatoire !

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  • Le 23 mai à 21:17, par Maix En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Monsieur "Siaka" ayez les couilles de venir me clasher sous votre véritable identité.
    Après, on pourra discuter.
    Mais je doute que vous puissiez le faire !

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  • Le 24 mai à 10:46, par Crépin Hilaire En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Maix, forget about this guy. Comme dirait L. Bado, c’est de "pauvres types" ! Cela dit, j’adhère à l’analyse. Comme tu parles de "postcolonie", j’aurais aimé que tu parles de l’un des apôtres les plus connus en la matière : Mbembe. Mais bon, peut-être que l’audience ne serait pas adaptée. Bon courage, en tous les cas !

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  • Le 25 mai à 22:12, par Nekrenoma En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Accord. Sauf que le système électoral est pipé. Vote ou pas vote, la duperie est énorme. Le mode électoral fait une large place a l’argent. De sorte que ce sont les mêmes qui vont gagner. Comment démanteler ce système ? Voilà pourquoi c’est la course a l’argent aujourd’hui

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  • Le 4 juin à 11:18, par WT En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Belle réflexion. Parfaitement d’accord avec vous en beaucoup de points. Félicitation et bon courage. Que le peuple vraiment soucieux de son devenir penne enfin conscience que son destin se trouve entre ses mains. Nulle part ailleurs. La vraie volonté et la décision ferme suffisent.

    Répondre à ce message

  • Le 13 juin à 23:43, par Toto-Est-Fâchée En réponse à : Fin de cycle : L’État post-colonial est mort. Vive l’État moderne !

    Ca sera bien si vous citiez au moins la source principale que vous avez plagié pour écrire votre article. Corruption active, corruption passive à tous les niveaux. Pauvre pays, le Burkina.

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