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Grève du SYNTSHA et du SYMEB : Les services de santé paralysés à Gaoua

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 21 mai 2019 à 22h00min
Grève du SYNTSHA et du SYMEB : Les services de santé paralysés  à Gaoua

Les agents de santé, sous la houlette du SYNTSHA, observent 96 heures de grève allant du 21 au 25 mai 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A Gaoua, c’est sous les manguiers sis au secteur 4 de la ville que les militants se sont retrouvés.

En marge de la grève du SYNTSHA, les responsables du Syndicat des médecins du Burkina(SYMEB) section du Sud-ouest avant de rejoindre leurs camarades au piquet, se sont retrouvés à la direction régionale de la santé du Sud-ouest pour remettre un mémorandum. Ils observent également un arrêt de travail allant du 22 au 25 mai 2019. A ce premier jour de grève, l’ensemble des formations sanitaires sont restés vides et le service minimum est assuré dans quelques services par des agents de santé des forces armées réquisitionnés à cet effet.

« Non à la clochardisation des médecins… », C’est sous ce slogan que le directeur régional de la Santé du sud-ouest, Dr Albert Hien, a reçu les médecins du Sud-ouest ce mardi 21 mai 2019. Ils ont remis un mémorandum du SYMEB section Sud-ouest à leur premier responsable. Pour son secrétaire régional, Dr Souleymane Compaoré, « les grandes lignes se résument à nos conditions de vie et de travail. La plupart des hôpitaux ne sont pas bien équipés et le peu d’équipement existant est devenu vétuste, sans oublier le manque criard de spécialistes. En plus de ces difficultés matérielles, nous devons être à l’aise, satisfaire nos besoins fondamentaux pour pouvoir offrir des soins de qualité aux patients, et ce qu’on nous donne présentement ne nous permet pas de vivre dignement ». Le directeur régional qui a reçu le mémorandum a promis de le transmettre à qui de droit.

Pendant ce temps, le SYNTSHA et ses militants se sont retrouvés à leur piquet de grève au secteur 4 de Gaoua. De l’avis du secrétaire général de la section provinciale SYNSHA du Poni, Badessière Dabiré, la mobilisation est très satisfaisante parce qu’aucun agent de santé n’est en poste en dehors des agents de santé des forces armées, réquisitionnés pour la circonstance. Il ajoute : « Nous sommes contraints de prendre cette voie parce que le gouvernement n’a pas respecté ses engagements sur le protocole d’accord signé le 13 mars 2017, ce qui dénote de la mauvaise volonté à respecter sa parole donnée ».

Sur le terrain, le visage que présentent les formations sanitaires de la ville de Gaoua n’est pas reluisant. Dans le plus grand centre de la ville, le Centre hospitalier régional, la plupart des services ne fonctionne pas. Les services d’urgences chirurgicales et médicales, la maternité, la pédiatrie sont tenus chacun par deux ou trois agents de santé (volontaires et agents de santé des forces armées).

Son directeur général, Dr Der Albert Francis Somé, avoue que la situation est assez difficile et que c’est le service minimum qui est assuré dans certains services clés. De plus, « nous avons été surpris de constater que notre dispositif mis en place pour assurer la continuité du service ne pouvait plus tenir parce que les agents qui n’ont pas le droit de grève ont présenté tous des certificats médicaux », a-t-il signifié.

Un accompagnant de malade a témoigné son inquiétude :[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Boubacar Tarnagda

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Vos commentaires

  • Le 22 mai à 07:42, par Oeil exterieur En réponse à : Grève du SYNTSHA et du SYMEB : Les services de santé paralysés à Gaoua

    De plus, « nous avons été surpris de constater que notre dispositif mis en place pour assurer la continuité du service ne pouvait plus tenir parce que les agents qui n’ont pas le droit de grève ont présenté tous des certificats médicaux "
    Flagrants Certificats médicaux de complaisance !!! C’est puni ca ! C’est une occasion pour les autorités de faire cesser ces pratiques. Toute chose à un début. Dans un pays qui se respecte, les signataires de ces certificats devraient repondrent ! Mais comme l.anormal est devenu normal dans ce pays...

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