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Changement climatique : Un projet d’environ 190 millions de FCFA pour atténuer les effets du phénomène

Accueil > Actualités > Environnement • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • samedi 18 mai 2019 à 00h10min
Changement climatique : Un projet d’environ 190 millions de FCFA pour atténuer les effets du phénomène

Environ 190 000 000 F CFA. C’est le financement octroyé par le Fonds vert pour le climat pour la mise en œuvre du projet GCP/BKF/056/GCR intitulé « Évaluer les opportunités du secteur de la forêt et de l’utilisation des terres au Burkina Faso pour soutenir les interventions d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, en particulier dans le cadre de l’initiative de la Grande muraille verte ». Il sera mis en œuvre sur une durée de douze mois. La cérémonie de lancement officiel est intervenue le jeudi 16 mai 2019, à Ouagadougou. C’est le directeur de cabinet du ministère en charge de l’Environnement, Rasmané Ouédraogo qui s’est prêté à l’exercice.

C’est suite à la demande du ministère en charge de l’Environnement agissant au nom du gouvernement du Burkina Faso, que l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a conclu, avec le Fonds vert pour le climat, une assistance technique et financière pour la mise en œuvre du projet « Évaluer les opportunités du secteur de la forêt et de l’utilisation des terres au Burkina Faso pour soutenir les interventions d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, en particulier dans le cadre de l’initiative de la Grande muraille verte ».

Ce programme, qui comprendra plusieurs projets d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, vise « à entreprendre une analyse stratégique du potentiel d’adaptation et d’atténuation en s’appuyant sur la basse factuelle actuellement disponible et des opportunités d’investissement climatique dans les secteurs forestiers et l’utilisation des terres de la zone d’intervention de l’initiative », selon Rasmané Ouédraogo, qui s’exprimait au nom du ministre Batio Bassière. Il a ajouté que l’objectif poursuivi par ce projet est de mettre en place et d’opérationnaliser le processus de consultation multipartites pour développer des interventions dans le secteur de la forêt et l’utilisation des terres au profit de la zone d’intervention de l’initiative.

Mais ce n’est pas tout. Le projet GCP/BKF/056/GCR ambitionne également d’intensifier les interventions prioritaires d’adaptation et d’atténuation pour le financement au Fonds vert pour le climat et d’organiser un dialogue structuré entre l’autorité nationale désigné, les entités accréditées, les ministères, les collectivités territoriales. Cela, en vue de conjuguer les efforts pour faire face à la menace du changement climatique par une mobilisation conséquente des financements du climat en général et des ressources du Fonds vert pour le climat en particulier. C’est du moins ce qu’a confié le directeur de cabinet. D’une durée de douze mois, pour un montant d’environ 190 millions de F CFA, il permettra d’améliorer les capacités du Burkina Faso à formuler les projets suivant les directives qui puissent permettre d’accéder au financement du Fonds vert pour le climat. C’est donc une occasion « en or » à ne pas rater.

« Nous devrions saisir cette opportunité pour nous familiariser résolument avec le mécanisme du Fonds vert pour le climat afin de pouvoir bénéficier des financements. J’invite les ministères ici représentés, les collectivités territoriales, les OSC à tirer le meilleurs profit de ce programme », a lancé M. Ouédraogo, avant d’exprimer ses remerciements à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, et singulièrement à la FAO pour ses efforts soutenus dans l’accompagnement du Burkina Faso dans la quête d’un mieux-être des populations. Il a terminé son propos en émettant le vœu que la mise en œuvre du projet puisse ouvrir toutes les voies d’accès au financement du Fonds vert pour le climat.

La FAO apporte aussi un appui technique dans le processus d’accréditation du Fonds d’intervention de l’environnement

De l’avis du coordonnateur national de l’initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel, Adama Doulkom, le présent projet est parti d’un diagnostic : « Sur le terrain, nous nous sommes rendu compte que le Burkina Faso est confronté à de multiples défis dont la mobilisation des ressources financières importantes pour lever les défis posés par la désertification ». Parlant de la phase opérationnelle de mise en œuvre des activités du projet, il a confié qu’une équipe composée de consultants (dont trois nationaux et un international) et d’un coordonnateur national a été mobilisée. « Il y aura également, au niveau régional, des ateliers de concertation. Un travail documentaire extrêmement important sera aussi fait pour avoir une situation réelle et actuelle du Burkina Faso », a-t-il dévoilé, affirmant que l’ensemble de ces analyses croisées permettra de dégager des priorités pour le Burkina Faso en termes de lutte contre la désertification et le changement climatique.

Le représentant par intérim de la FAO, Dr Lotfi Allal, de son côté, s’est prononcé sur la durée du projet. « Il faut toujours commencer quelque part. Parfois c’est bien de commencer avec des initiatives d’une semaine pour ouvrir des portes sur d’autres choses en moyen et long termes. Je pense que les douze mois est un début qui n’est pas à négliger, en espérant de pouvoir attirer d’autres PTF pour venir en appui au projet », a-t-il avancé. Il en a profité pour saluer les efforts consentis par le gouvernement pour lutter contre « les forces du mal », tout en insistant que les dirigeants ne doivent pas oublier qu’il y a des choses à faire en parallèle. « J’espère de tout cœur que demain, quand la situation sécuritaire rentrera dans l’ordre, on ne sera pas en retard sur la problématique de l’environnement ».

En perspective, il faut noter qu’outre le projet GCP/BKF/056/GCR qui prépare le pays à l’accès au financement du fonds, d’autres initiatives avec le département de l’Environnement sont en cours de préparation. Il s’agit notamment du « Projet d’amélioration de la résilience climatique des écosystèmes agroforestiers au Burkina Faso avec le Centre national des semences forestières » et le « Projet de valorisation des produits forestiers non-ligneux dans les éco-villages ». Ces initiatives seront formulées et soumises au Fonds vert pour le climat à travers la fenêtre « processus d’approbation simplifié ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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