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Mises en garde contre les arnaques financières : Le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina se prononce

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Etienne Lankoandé (stagiaire) • dimanche 12 mai 2019 à 23h10min
  Mises en garde contre les arnaques financières : Le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina se prononce

Dans un communiqué du 7 mai 2019, le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), un organe de l’UMOA, met en garde particulièrement le public burkinabé, contre les arnaques sur les placements à hauts risques (promesses de rentabilité allant de 100% à 500%). Le CREPMF met à l’index une liste non exhaustive de structures et les rappelle à l’ordre sous peine de sanctions. Afin de mieux comprendre cet avertissement du CREPMF, nous avons rencontré le président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers du Burkina (APBEF-B).

« Ce que le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) veut dire à juste titre, c’est le respect de la règlementation », déclare le président de l’Association professionnelle des banques et établissements publics du Burkina (APBEF-B), Martial Goeh-Akue. Qu’il s’agisse du côté des structures nommées expressément ou non, ou qu’il s’agisse du public burkinabé, c’est la règlementation qui doit régir leurs actions. Pour lui, deux choses sont à retenir dans cette mise en garde du CREPMF dans un domaine de collecte de l’épargne : « D’abord qu’aucun discours commercial ne doit faire oublier qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé, ensuite que tout établissement qui doit mobiliser de l’épargne doit être habileté par les autorités de tutelle notamment la banque centrale ».

Aucune institution, sauf sur agrément de l’autorité de tutelle, ne doit remplir la fonction de mobilisation et d’épargne publique au risque d’exposer les populations à des arnaques de tous genres. « Il y a eu dans d’autres pays des personnes mal intentionnées (physiques ou morales) qui se sont mises ensemble pour monter un système pyramidal de mobilisation des fonds et après ont disparu », rappelle Martial Goeh-Akue pour qui une personne a tout à perdre en confiant ses ressources à une structure qui opère dans l’illégalité et avec des promesses très alléchantes. A l’instar du CREPMF, il appelle les Burkinabé à la plus grande vigilance et à renoncer au gain facile. « Lorsque vous disposez de 100 F CFA, travaillez avec et acceptez volontiers qu’il ait un rendement modéré », a-t-il suggéré.

Il a en outre souligné que l’ensemble des banques et établissements financiers sont d’accord avec le communiqué car ils avaient eux-mêmes attiré l’attention des autorités sur ces pratiques. D’ailleurs, ajoute-t-il : « Les banques en interne ont pris des dispositions pour surveiller ces mouvements de fonds et aussi renforcer la surveillance de la clientèle en ce qui concerne la conformité. Dans chaque banque, il y a un service de conformité qui s’assure chaque fois, que l’activité réelle du client est en conformité avec l’image de son compte. Aujourd’hui, nous sommes en mode détection de ces opérations et la règlementation doit être appliquée en matière de déclarations, de soupçons et de double circuit en matière de lutte contre le blanchiment d’argent ».

A la question de savoir si les promesses de rendement faites par certaines de ces structures sont objectives, le président de l’APBEF-B déclare que dans la zone UEMOA, le taux de rémunération du compte d’épargne est à 3,5% et il ne connait pas d’activité d’un des clients des banques qui arrive à générer 100% de bénéfice, à plus forte raison aller au-delà (jusqu’à 500%).

L’épargne, selon lui a trois critères : elle est sécurisée, liquide (disponible à tout moment pour les besoins du client) et enfin rentable. Et c’est essentiellement les institutions agréées par la banque centrale (BCEAO) qui peuvent garantir ces conditions à l’épargne du public. Au-delà de ces conditions, les institutions accompagnent les clients qui le désirent pour le financement de leurs activités. C’est l’unique canal par lequel les populations doivent passer pour leur épargne et même pour leurs investissements.

Il conclut que les opérations dénoncées par le CREPMF portent préjudice au système financier domestique et qu’au-delà du rappel à l’ordre, il faut mettre tout en œuvre pour protéger l’économie de la sous-région.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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