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Elections couplées de 2020 au Burkina : Les journalistes révisent leurs cours d’éthique en période électorale

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Élections 2020 • LEFASO.NET • jeudi 29 octobre 2020 à 10h05min
Elections couplées de 2020 au Burkina :  Les journalistes révisent leurs cours d’éthique en période électorale

L’Initiative des journalistes pour le traitement de l’information parlementaire (IJIP), en collaboration avec le Programme commun d’appui à l’Assemblée nationale du Burkina Faso (PROCAB), organise une formation à Koudougou, du 28 au 30 octobre 2020. Il s’agit de renforcer les capacités des journalistes sur l’éthique en période électorale. A cette occasion, le Guide du reporter sera remis à chaque journaliste.

Ils sont plus d’une cinquantaine de journalistes venus des treize régions du Burkina, à prendre part à cette formation organisée par l’Initiative des Journalistes pour le traitement de l’information parlementaire (IJIP). Ils ont 72 heures pour renforcer leurs connaissances sur les fondamentaux du journalisme en période électorale.

La formation est animée par Dr Jean Claude Méda, journaliste et universitaire. Dès l’entame de ses propos, il a fait noter qu’en Afrique, les périodes électorales sont jalonnées de conflits et de violence. Ce qui fait que les journalistes sont souvent soumis à d’énormes pressions. Souvent, dit-il, les hommes politiques peuvent ne pas comprendre le rôle professionnel que joue le journaliste, lorsque leurs intérêts sont menacés. D’où l’utilité d’un cadre sur les fondamentaux de l’éthique et de la déontologie du journalisme en période électorale et de crise sécuritaire.

Face à ces défis, Béyon Romain Nébié, président de l’IJIP, a expliqué que sa structure veut jouer son rôle de renforcement de la démocratie dans le cadre de ces élections. Pour y arriver, la formation des journalistes doit permettre de les outiller sur l’éthique et la déontologie afin de mettre à jour leurs connaissances sur les responsabilités du journaliste. La formation leur permettra aussi de connaître les dispositions du Code électoral en lien avec les responsabilités du journaliste.

Sylvain Vébamba, directeur général de la communication et des médias à l’Assemblée nationale, qui a ouvert l’atelier, a invité les journalistes à l’assiduité. Il pense d’ailleurs que « dans un contexte de Covid-19 et d’insécurité, cette formation vient à point nommé pour relever les défis et contribuer au renforcement de la démocratie burkinabè ».

Cette formation est également l’occasion pour les journalistes de soulever leurs inquiétudes, d’échanger leurs expériences et de bénéficier de conseils en matière de collecte d’informations.

Le Guide du reporter, selon les propos de Romuald Ilboudo, coordonnateur du PROCAB, entre en droite ligne des activités d’accompagnement de l’Assemblée nationale. « Vu ce contexte particulier de crise sécuritaire et sanitaire, l’appropriation du Guide du reporter et la maîtrise du traitement de l’information demeurent indéniables pour le renforcement de la démocratie parlementaire », a déclaré Romuald Ilboudo.

E.K.S.
Lefaso.net

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  • Le 29 octobre à 19:20, par Ka En réponse à : Elections couplées de 2020 au Burkina : Les journalistes révisent leurs cours d’éthique en période électorale

    ’’’La formation est animée par Dr Jean Claude Méda, journaliste et universitaire. Dès l’entame de ses propos, il a fait noter qu’en Afrique, les périodes électorales sont jalonnées de conflits et de violence. Ce qui fait que les journalistes sont souvent soumit à d’énormes pressions.’’’

    Merci Dr. Jean Claude Méda : Avec toutes et tous les Burkinabé qui vont sortir bientôt dans les urnes pour donner au Burkina un président du Faso, le manque du respect de la déontologie journalistique ne sera pas toléré : Car, sur ce site, des sicaires comme Pascal Zaida et Marcel Tankoano ont déjà prévu une crise a l’Ivoirienne avec les élections qui arrivent. La liberté de la presse et le respect de la déontologie journalistique vont de pair avec la bonne gouvernance. Dans un pays "développé", le journalisme d’investigation doit exister, mais en vertu de la déontologie, il ne faut pas confondre investigation et calomnie. Il n’y a pas de place pour les affabulations et les rumeurs.

    Cette formation tombe à pic avec les élections du 22 Novembre, car, le travail du journaliste, c’est d’informer, et ce, le plus objectivement possible. Les manipulations et autres trafics d’influence sont en-dehors de ses attributions, voire franchement contraire à la déontologie de la profession. La presse ne doit pas se laisser instrumentaliser par qui que ce soit, surtout pas aux politicien aux petits pieds avec leurs miettes.

    A mon avis ce qui ne regarde que Ka, la presse Burkinabé dans ces dernières années a perdu toute sa crédibilité. On remarque que c’est devenu qu’un objet de plaisanterie. Quant aux sites web spécialisés... c’est pareil. La liberté de la presse oui, mais à une condition : le strict respect de la déontologie professionnelle qui s’applique à cette activité. Il faut définitivement prendre en compte le fait que journalisme et communication sont deux métiers totalement différents et incompatibles entre eux. Pareil entre journalisme et romancier.

    Beaucoup de nos journalistes surtout des radios, se montrent des vrais professionnels dans la manipulation de l’information, justement, qui est le nœud du problème.

    Conclusion : Un journaliste ne doit pas "manipuler" l’information, mais la traduire sans déformation en lui donnant la juste importance qui découle de son contexte. . Malheureusement on lit ou on entend à la radio des journalistes de véritables "mercenaires de la plume ou des langues vernaculaires" au service d’intérêts plutôt contestables, et, en tous cas, peu conformes au code de déontologie (que beaucoup feraient mieux de revoir leur métier de journaliste.

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