Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Ne conquiers pas le monde si tu dois y perdre ton âme car la sagesse vaut mieux que l’or et l’argent.» Bob Marley

Lutte contre le paludisme : 10 millions de moustiquaires seront distribuées à partir de juin

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou • mardi 23 avril 2019 à 17h00min
Lutte contre le paludisme : 10 millions de moustiquaires seront distribuées à partir de juin

La ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué, a présidé l’ouverture de l’atelier de plaidoyer en faveur de la campagne nationale 2019 de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA). C’était ce mardi 23 avril 2019 au Centre hospitalier universitaire de Tengandogo.

Le paludisme demeure encore un problème de santé majeur au Burkina Faso, selon les chiffres donnés par la ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué. En effet, en 2018, 11 970 321 cas de paludisme, dont 5 870 314 cas chez les enfants de moins de cinq ans, ont été enregistrés dans les formations sanitaires, avec 4 292 décès. La lutte contre cette maladie constitue donc une priorité nationale pour le gouvernement qui met l’accent sur la prévention. Cette prévention passe par la lutte anti-vectorielle comme axe stratégique avec plusieurs interventions dont la prévention par l’utilisation des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA).

Après donc 2010, 2013 et 2016, le ministère de la Santé, avec le soutien de ses partenaires techniques et financiers, organise la 4e campagne de distribution gratuite de MILDA sur toute l’étendue du territoire national.

Pr Claudine Lougué, ministre de la santé lors de l’ouverture de l’atelier de plaidoyer

Pour cette année, le ministère innove avec l’introduction de MILDA de dernière génération dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest pour faire face à l’accroissement de la résistance avérée des moustiques aux insecticides couramment utilisés qui y est constaté. « Ainsi, en plus des MILDA standards habituellement distribuées, la campagne 2019 prend en compte les MILDA PBO et les MILDA Interceptor G2 qui constituent de nouvelles générations », a expliqué Pr Lougué. C’est d’ailleurs dans ces quatre régions que débutera, cette année, la campagne de distribution des MILDA.

Pour la réussite de la campagne 2019, le ministère de la Santé a donc réuni des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses ; les partenaires techniques et financiers ; des responsables d’associations professionnelles et des acteurs de la société civile pour un plaidoyer. Et ce, en vue d’avoir leur accompagnement à chacune des étapes de la campagne : le dénombrement, la distribution et l’utilisation effective des MILDA par les bénéficiaires.

Pour cette campagne, ce sont plus de 10 millions de moustiquaires qui seront distribuées dès début juin par le ministère de la Santé.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 23 avril à 18:43, par triste En réponse à : Lutte contre le paludisme : 10 millions de moustiquaires seront distribuées à partir de juin

    MILDA de dernière génération ! bref, dans 2 ans, vos moustiques seront encore plus résistants tandis que l’être humain respire tous ces produits plus ou moins toxiques !
    Un simple rappel : une bonne moustiquaire, sans trou et bien mise, empêche les moustiques de piquer le dormeur. Mais le simple bon sens fout le camp !
    Comme d’habitude, une partie des moustiquaires distribués seront revendus par les bénéficiaires !

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril à 21:57, par Un Burkinabê En réponse à : Lutte contre le paludisme : 10 millions de moustiquaires seront distribuées à partir de juin

    Depuis le temps de Blaise l’Etat ne fait que distribuer les moustiquaires imprégnées. Madame le ministre, à votre place je ferai ceci ;
    1- Combien nous avons dépensè en moustiquaires et combien depenserons nous dans les prochains 25 ans ?
    2- Identifier les sources du palu et faire une étude qualitative "distribution des moustiquaire versus élimination totale des causes du palu". Je suis plus que certain(e) que l’argent des moustiquaires pourrait aider à construire de nouveaux caniveaaux fermés, fermer avec des dalles tous les caniveaux ouverts, currer ces caniveaux et les traiter aux pulvérisations.

    Répondre à ce message

  • Le 24 avril à 08:18, par YAWOTO En réponse à : Lutte contre le paludisme : 10 millions de moustiquaires seront distribuées à partir de juin

    Parfaitement d’accord avec un burkinabé, plutôt que de lutter contre le paludisme seulement par des moustiquaires et des produits pharmaceutiques qui arrangent bien les laboratoires, il faut orienter la lutte vers l’élimination totale des moustiques. On a réussi avec la mouche tsétsé pourquoi pas les moustiques ? ça reviendrait moins cher à cour terme.Quand à ceux qui parlent de biodiversité, ils peuvent élever des araignées, des scorpions, des souris et des serpents chez eux.

    Répondre à ce message

  • Le 25 avril à 00:05, par M. Ouedraogo En réponse à : Lutte contre le paludisme : 10 millions de moustiquaires seront distribuées à partir de juin

    Moustique mon Voisin
    Je me rappelle bien que jusqu’au milieu des années 70, si je me trompe pas, globalement au Burkina ces moustiques ne nous causaient de sérieux soucis que pendant la période des saisons de pluies et je dirais même à la tombée de jour et seulement durant cette période. En effet, les eaux stagnantes des pluies constituaient leur lieu d’éclosion à travers le pays. Mais, malgré tout cela il n’y en avait moins compare à ce que nous vivons de nos jours. Quelques mois après les saisons de pluie on n’en parlait presque pas. Du moins, on était plus tranquille à cet égard. Que s’est-il donc passé pour qu’on en soit là, de nos jours ? Comment comprendre que de nos jours nous luttons quotidiennement contre ces moustiques, de jour comme de nuit et à travers tout le pays ? Le moins qu’on puisse dire au regard de ce fléau grandissant c’est que nous n’avons toujours pas trouvé le remède approprié. A Ouagadougou par exemple il n’y a pas un seul endroit, de nos cours aux lieux publics en passant par les maquis, où l’on peut s’asseoir sans s’en inquiéter. On est même au stade où la spirale, pommade ou le pulvérisateur anti-moustique est dans nos sacs à mains, indispensable comme soin quotidien pour la santé. Que de bonnes affaires pour les fabricants et vendeurs !
    Sur les 30 dernières années Dieu seul sait combien de milliers de milliards ont été engloutis officiellement au titre de la lutte contre le palu. L’Etat, les ONG, les Associations, les aides extérieures d’autres états et organisations internationales, etc. Et malgré tout, la bête continue à prendre du poil. Surement, qu’il y a quelque chose qui ne va pas. N’est-il donc pas grand temps que l’on remettre sérieusement en cause notre approche de lutte étant donne qu’elle ne paie pas ? Faut-il donc pas se poser des questions bien plus profondes sur l’évolution historique de cette gangrène afin de mieux l’attaquer pour l’éradiquer sinon amoindrir son mal ? Y a-t-il des intérêts financiers qui de façon intentionnelle nous trompent dans cette lutte et nous empêchent d’y réussir ? A qui profite la situation ? Je ne suis pas un spécialiste des maladies tropicales et surement pas doté de plus d’intelligence mais j’observe au mieux possible les faits que je vis et je me les questionne afin de mieux les comprendre.
    Si les spécialistes nous disent que les moustiques ont leur niche dans les eaux stagnantes et l’insalubrité d’où ils se reproduisent et nous envahissent alors il me parait très évident que c’est là qu’il faut attaquer le problème, d’abord. Cela veut dire l’activité humaine, sa nature, nos gestes quotidiens, insouciants et inconsidérés qui nous condamnent. Les eaux temporaires des saisons de pluies ont été remplacées par des eaux sales, permanentes et bien plus toxiques grâce à nous-mêmes. On peut le constater à travers tout le Burkina en longueur d’année : les toilettes coulantes et débordantes des concessions, les déversées devenues stagnantes dans les caniveaux ouverts ou fermés, les vomies des usines ou unités de productions, les remontées des puits perdus, les retenues d’eaux souillées par nos rejets et j’en passe. Il se trouve qu’avec notre nombre augmentant au fil des années augmentent aussi nos rejets avec notre inconscience en matière d’égard à notre environnement vital. Plus question de dormir à la belle Etoile en souvenir de mon enfance. En cette période de 38 degrés a l’ombre, personne ne dort ni de jour, ni de nuit. La chambre est devenue un four mais comment faire. Les uns sont sans électricité, les autres sans ventilateur ne parlons pas de climatiseur et pas questions d’ouvrir les fenêtres pour espérer un peu d’air. Moustique va rentrer ! Quel enfer s’est-on construit contre nous-mêmes !

    Si Ouagadougou est aujourd’hui 3 fois plus étendu que la ville de Paris, selon des spécialistes du domaine, comment peut-on assainir et sécuriser un espace aussi vaste pour un pays qui manque n’a pas les moyens nécessaires à cela ? En effet, on peut questionner nos dirigeants sur ce qu’ils ont mis en place pour répondre aux besoins fondamentaux de ce peuplement anarchique de plus en plus en hausse et qui pose de plus en plus ces questions d’hygiène, de salubrité pour ainsi dire de notre environnement immédiat ? Cependant, nombreux sont ceux/celles qui sont devenus millionnaires en profitant des besoins immédiats de ces nouveaux venus, spéculant sur les lotissements et ventes de parcelles.
    Si nous avions investi ces milliards de soi-disant ‘lutte contre le paludisme » essentiellement sur les questions de salubrité, de nos comportements malsains de tous les jours, serions-nous dans cette situation ? Sensibiliser de façon soutenue sur tout le territoire national – Eduquer à travers les programmes de toutes nos institutions éducatives – Sanctionner avec rigueur les récalcitrants. Malheureusement, il me semble qu’une fois de plus on s’est contenté et se contente du médiocre et du tapage médiatique. Au regard de tout ça, on peut se poser des questions : est-ce un manque de volonté, un manque discernement, de responsabilité, de compétences sur la question ou simplement de son ignorance.
    Certes, je ne prétends pas avoir abordé ici toute la complexité de ce phénomène moustique mais j’espère qu’il y aura des réactions constructives en matière de réflexion sur la question.

    Répondre à ce message

    • Le 25 avril à 09:26, par Ouiya En réponse à : Lutte contre le paludisme : 10 millions de moustiquaires seront distribuées à partir de juin

      M. Ouédraogo, merci pour cette réflexion profonde. Mais que voulez-vous ? Nous sommes des Africains et à ce titre, nous sommes génétiquement programmés pour lutter contre les conséquences et non contre les causes. Sinon, un pays comme Cuba a quasiment éliminé les moustiques et on n’y parle plus de paludisme. Nous dépenserons tout le budget de l’Etat en acquisition de moustiquaires que nous n’arriverons jamais à éradiquer le palu. Je sais que beaucoup prennent les moustiquaires et les stockent ou les vendent, ou en font des filets de pêche, si ce n’est simplement un filet pour les camps lors des compétition de maracana. Je désepère de l’Afrique. Notre génération a reculé par rapport à celle de nos aînés. Vous le dites si bien, M. Ouédraogo. Personnellement j’ai dans la boîte à gants de mon véhicule un spray anti-moustique. Et quand je suis dans un jardin public, je le sors et me pulvérise le corps. Cet instrument est donc devenu un accessoire de mon véhicule. Le moustique doit certainement se moquer de l’Homme noir. Il achète des produits contre le moustique, mais celui-ci provoque une résistance et remarquez-vous, les moustiques sont de plus en plus gros. Je saigne quand je vois tout un pays, avec des épidémiologistes, des entomologistes, des santé publicistes, etc. incapables de vaincre un moustique dont la durée de vie est de moins de 05 jours. Mais Dieu a tellement pitié du pauvre Homme noir, qu’il a fait du moustique un insecte non transmetteur de maladies. Sinon......

      Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Décès du roi du Gulmu : Des explications sur les obsèques et les règles de succession
Décès du roi du Gulmu : Le président du Faso salue la mémoire d’un « souverain écouté et respecté »
Santé : « Tiétaa main tendue », une nouvelle association pour lutter contre le cancer
FIIJA 2019 : Une conférence sur les enjeux de l’extrémisme violent au Burkina
Burkina : « Les exécutions sommaires sont des germes d’une guerre civile », avertit le président du MBDHP, Chrysogone Zougmoré
Aicha Farida Ouédraogo, meilleure au Bac 2019 « Le secret de la réussite, c’est la rigueur et la discipline »
3e édition du FIIJA à Nanoro : Les jeunes à l’école du dialogue interreligieux et interculturel
Musique : Rama la Slameuse sort de prison
Santé : S.O.S pour le petit Abdoul Fatao qui a besoin urgemment d’une intervention chirurgicale
Coiffure : Les adeptes de la mode nappy se retrouvent
Burkina Faso : Une marche silencieuse ce samedi 17 août pour dénoncer la lenteur des procédures judiciaires
Assomption de Marie : Les fidèles catholiques font une quête pour les déplacés internes
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2019 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés