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Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET | Par Dimitri OUEDRAOGO • vendredi 19 avril 2019 à 08h50min
Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

Bazoulé, c’est un village, des habitants, une mare et plus de 200 crocodiles. Populations et reptiles cohabitent en toute symbiose en ce lieu. Ici, les crocodiles sont sacrés. Les populations les vénèrent et leur font des offrandes. Quand ils meurent, ils sont inhumés comme des humains. La renommée du village a dépassé les frontières du Burkina Faso. Ils sont plus de 10 000 touristes à visiter le site chaque année. Ces touristes passent des moments conviviaux avec les sauriens. Chaque année, le tourisme rapporte plus de six millions de F CFA au village. Seulement, depuis un moment, la survie de ces crocodiles est hypothéquée. Pour cause, la mare tarit. Les reptiles sont menacés et, par ricochet, les populations du village. Une équipe de Lefaso.net a fait un bref séjour à Bazoulé, le dimanche 14 avril 2019. Constat.

Bazoulé est un village de la commune rurale de Tanghin-Dassouri, dans la province du Kadiogo, région du Centre. Ce dimanche 14 avril 2019 dans la matinée, nous enfourchons notre monture. Laissant le soleil briller sur notre dos, le cap est mis sur le village où crocodiles et habitants cohabitent en toute symbiose. Après 50 minutes de piste rurale, nous voici en contact avec les premières concessions de Bazoulé. Il n’y a rien d’extraordinaire. Les populations vaquent à leurs occupations. Certains habitants sont à l’église, d’autres à la mosquée. Au palais, le chef du village reçoit les salutations matinales de ses « sujets ». Les assoiffés de la bière de mil, eux, ont déjà pris d’assaut les cabarets. Ainsi va la vie quotidienne à Bazoulé !

L’équipe de Lefaso.net n’a pas eu de difficultés particulières à retrouver le site des crocodiles sacrés de Bazoulé. Des panneaux d’indication sont fixés un peu partout. Un dernier vrombissement de notre engin et nous voilà aux abords de la mare. A droite de la retenue d’eau, le campement du site, érigé pour recevoir les visiteurs. Nous stationnons devant le portail, le temps de contacter au téléphone un certain Raphaël, pour l’informer de notre arrivée.

Pendant que nous étions en ligne avec Raphaël, un jeune homme s’avança vers nous. « Bonjour ! », nous a-t-il lancé, avant de poursuivre : « Je suis un guide. Que puis-je faire pour vous ? ». « Rien pour le moment ! », avons-nous répondu. Il retourna sur ses pas, dans une bicoque située non loin de là. Pendant que nous le regardions s’assoir, un homme se présenta à nous. C’est Raphaël Kaboré, notre contact.

Il est membre de l’Association tourisme et développement de Bazoulé (ATDB). C’est la structure qui s’occupe du site touristique. Elle compte une cinquantaine de membres. Raphaël est grand de taille. Flanqué d’un pantalon jean et d’un tee-shirt jaune, il nous souhaite la bienvenue. C’est lui le trésorier de l’association. D’un geste de la main, il nous fait signe de le suivre. Il nous conduit à la bicoque. C’est le bureau des guides.

C’est une petite maison. Une dizaine de guides y travaillent. C’est à ce bureau qu’on prend les tickets pour accéder au site, accompagné d’un guide désigné. Pour avoir accès au site, « nous avons des tarifs préférentiels », explique Raphaël.

L’accès au site est conditionné par le paiement de tickets. Pour un adulte, le coût est de 1 500 F CFA. Pour les enfants de 7 à 12 ans, c’est la modique somme de 250 F CFA. Pour un groupe de 10 personnes, un forfait de 13 000 F CFA est accordé. Pour faire sortir les caïmans de l’eau, il faut un poulet pour les appâter. Les gallinacés, disponibles sur place, coûtent 2 000 F CFA l’unité.

Le tourisme rapporte au village plus de 6 millions de FCFA par an

Pour joindre l’utile à l’agréable, l’ATDB a mis sur pied un campement comprenant des logements et une cuisine. Les maisons en case coûtent 10 000 F la nuitée. Chaque année, c’est plus de 6 millions de F CFA que le tourisme rapporte au village. Cet argent est utilisé pour entretenir le site. Les retombées financières permettent également d’acheter des fournitures scolaires pour les élèves de la localité.

C’est dans cette manne aussi que l’association réserve de quoi venir en soutien aux veuves et aux vieilles du village, surtout en périodes de soudure. Ce soutien se décline en apport en vivres et en offres de soins. Grâce au site, des activités génératrices de revenus sont créées. Des artisans y font la forge, des femmes vendent des produits forestiers non-ligneux. Les vendeuses de bière de mil, elles aussi, sont présentes. Tous s’en sortent à bon compte ! Et cela, grâce à la présence des crocodiles à la mare de Bazoulé.

La survie des crocodiles est menacé ; pourtant ils font le bonheur des touristes

Ces reptiles sont là depuis le 16e siècle, à en croire notre guide du jour. Ils font partie de la famille des crocodiles du Nil. La différence avec les autres animaux du village, c’est qu’ils sont sacrés et, par conséquent, protégés. Ils ne constituent pas non plus un danger pour la population. L’histoire retient qu’au début, la population souffrait de soif. Il n’y avait pas d’eau. C’est alors que l’animal conduisit les habitants à son lieu d’habitation. Il y avait de l’eau en ce lieu. Ces habitants étanchèrent leur soif et abreuvèrent leurs animaux. Depuis lors, un lien d’amitié et de sacralité s’est créé entre les deux êtres : les crocodiles et les habitants.

En guise de reconnaissance aux sauriens, les populations creusèrent, à la main, la fameuse mare de Bazoulé. C’était sous le règne de Naaba Kuulga. Depuis ce temps aussi, les crocodiles sont vénérés. Chaque année, des offrandes sont faites. Ce sont des poulets, des chèvres et des ânes qui sont donnés en sacrifice.

C’est le Koo-m Lakré (cérémonie d’hommage aux crocodiles). Depuis la nuit des temps, les habitants et les crocodiles de Bazoulé cohabitent en toute symbiose. Personne n’agresse ni ne dérange l’autre. « Quand un crocodile meurt, il bénéficie des mêmes rituels qu’un être humain », nous apprend Raphaël. Et comme témoignage, il nous pointe du doigt une tombe ressente. C’est celle d’un des vieux crocodiles qui a rendu l’âme il y a quelques jours.

Rafael Kabore, notre guide du jours nous a présenté le site

La mare presque asséchée s’étend sur une petite superficie

Après cette petite entrevue, nous nous décidons enfin d’aller sur le site, sous la bienveillance de notre guide. C’est à quelque pas du campement. A pas lents, nous montons ensemble sur une digue qui offre une vue panoramique sur la mare. Elle est presque aride en ce temps de forte chaleur. De loin, nous apercevons des têtes de quelques reptiles émergeant de ce qui reste encore comme eau.

L’eau se retire de la mare des crocodiles sacrés de Bazoulé

Nous descendons de la digue. Le soleil est maintenant au zénith. Là, à quelques mètres, il y a de la boue. « En ces lieux, l’eau a disparu la veille », nous raconte Raphaël, l’air bien triste. Le peu d’eau qui reste se trouve dans trois points qui, malheureusement, ne sont pas profonds. Les crocodiles font avec ! Ils sont plus de 200 à se confiner dans ce peu d’eau qui reste.

Pendant que nous prenons des images, les premiers touristes arrivent. Ce sont des élèves et des expatriés. A leur tête, un guide, tenant dans sa main droite un bâton ; et des poulets de l’autre main. Le guide avance vers la mare. Au bord de l’eau, un crocodile prend un bain de soleil. Il doit certainement avoir faim. « C’est un mâle », nous souffle notre guide. En file indienne, les touristes du jour prennent des photos, assis sur l’animal. Celui-ci ne montre aucun signe d’agressivité. « C’est top génial. J’ai ressenti des sensations fortes quand j’étais sur l’animal. Je suis tout heureux », nous confie Kader Daboné, élève dans un lycée de la capitale Ouagadougou.

De l’autre côté de la mare, un autre guide tient un bâton, au bout duquel se débat un poulet. A ses côtés, un certain nombre d’expatriés. Ils sont là pour voir comment le crocodile va « déguster » son poulet. Le guide soulève le poulet accroché à son bâton, au-dessus de la tête du reptile. Celui-ci ouvre doucement sa gueule.

Le guide fait semblant de laisser tomber le poulet dans cette gueule grandement ouverte. L’animal fait comme s’il n’est pas intéressé. Il profite d’un moment où le guide baisse de concentration et d’un bon d’environ un demi-mètre, décroche le poulet. Pendant que l’assistante rit de joie, le crocodile, lui, prend la direction de l’eau, sûrement heureux du festin dont il va se régaler.

les forces d’un des vieux crocodiles l’ont abandonné. il repose désormais en ce lieu

La survie des reptiles est menacée

En plus des poulets, les crocodiles se nourrissent de poissons. Ces poissons se font rares avec l’assèchement de la mare. Dans le 3e point d’eau, les crocodiles qui y sont ont peu de chance de se nourrir. Point de touristes ; donc pas de poulets. Parmi eux, un crocodile aveugle. Il a plus de cent ans. Depuis le matin, il n’a pratiquement rien mangé. Tout comme lui, ils sont nombreux, ceux qui n’avaient rien avalé de la journée. « Souvent », indique le guide, « la faim amène certains crocodiles à manger les tout-petits.

La survie des reptiles est donc menacée. Les causes sont aussi bien naturelles qu’humaines. La mare est ensablée. Donc cela réduit considérablement la capacité de la mare à retenir l’eau. Le peu d’eau aussi qui est stockée s’évapore du fait du soleil ardent.

Naaba Kiiba de Bazoulé n’a qu’un seul vœu : la construction d’un barrage pour protéger ses sauriens

La plus grande menace vient de la culture maraichère sur les bas-côtés de la digue

Les crocodiles partagent la mare avec les hommes. D’aucuns y vont pour enlever l’eau aux fins de satisfaire leurs besoins quotidiens. Mais la plus grande menace vient de la culture maraîchère aux bas-côtés de la digue. L’eau y est pompée pour irriguer les champs. « Nous allons faire comment ? Nous aussi, nous voulons manger », se justifie un maraîcher.

Il reconnait tout de même que la disparation des crocodiles serait un sacrilège pour le village. Mais que faire ? C’est le même son de cloche chez Naaba Kiiba, le chef de Bazoulé, à qui nous sommes allés présenter nos hommages. Assis sur son trône devant sa porte, une bouffée de tabac dans la bouche, le chef semble inquiet. Il se rappelle que le village a déjà frôlé le pire une fois. Cette année-là, la mare avait tari. Il a fallu qu’on y déverse de l’eau avec des citernes pour sauver les animaux.

Pascal YE, webmaster à Lefaso.net a passé un instant sur un crocodile

Les crocodiles sont considérés comme les âmes des habitants

Aujourd’hui, la main sur le cœur, le chef n’a qu’un seul vœu : la construction et le désensablement de la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé. Le plus souvent, quand un crocodile meurt, un fils du village passe également l’arme à gauche. Ce n’est certes pas toujours le cas, mais cela arrive. Les crocodiles sont de facto considérés comme les âmes des habitants.

A ce propos, notre guide se souvient : « Quand le plus vieux crocodile est mort, les forces du patriarche des Kaboré de Bazoulé l’avaient abandonné. ». En clair, lui aussi est mort. Plusieurs personnes ont vu leurs souhaits exaucés après avoir fait la demande aux crocodiles. Des parents ont procréé après un passage à Bazoulé. Des citoyens ont repris goût à la vie après avoir fait un tour au bosquet sacré. Bref, les miracles sont nombreux.

Il est 14h00, la chaleur se fait toujours sentir. Les hommes sont sous l’ombre des arbres, les animaux aussi. L’on n’entend plus que le chant des oiseaux, comme pour bercer le village. C’est alors que nous répriment la route de Ouagadougou. Nous avons une vingtaine de kilomètres à parcourir. Nous sommes repartis tout en laissant les habitants de Bazoulé avec leur crainte : « Comment assurer la survie des crocodiles sacrés ? ».[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Dimitri OUEDRAOGO et Bonaventure Paré (Photo)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 19 avril à 07:55, par Naaba des San En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Peut être que la marre a besoin d’un Paré, Ki, Zerbo, un samo quoi pour se réveiller. On pourra y envoyé sieur Syriaque pour voir ; si il revient il nous dira.

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  • Le 19 avril à 09:35, par KKC En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Vous dites bien que la visite des crocodiles vous rapporte chaque année 6 millions mais pourquoi attendre que l’aide vienne d’ailleurs pour régler votre problème. Un forage muni de plaques solaires et de pompe peut apporter un complément d’eau dans la mare. Je suis sûr que tôt ou tard vous allez accuser l’Etat de n’avoir rien fait pour vous.

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  • Le 19 avril à 10:00, par la vérité En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Très beau article. Il faut que nous sauvegardons ce lieu touristique.
    Je propose que le comité du village lance un appel de fonds via les médias (réseaux sociaux, télé etc) et que ceux qui veulent soutenir puisse le faire soit par Orange Monney ou Mobicash ou par virement bancaire. Le comité établit un point régulier qu’il diffuse pour une question de transparence. Avec la somme recueille, que les institutions municipales de la localité donnent aussi leurs apports financiers pour le désensablement de la marre.

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  • Le 19 avril à 10:46, par HUG En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Très belle article. il ne faudrait pas que nos sites touristiques disparaissent. Cela ne féra pas honneur. Que des solutions soient trouvées le bien être de BAZOULE et du pays tout entier.

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  • Le 19 avril à 11:38, par Pierre MICHAILLARD En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    De passage en janvier au pays et citoyen de Bazoulé ( bazoul’biiga), à la demande de Naba Kiiba, Chef de Site touristique de Bazoulé, j’ai été sensibiliser son supérieur hiérarchique dans la chefferie mossi le Ouidi Naba. Celui-ci, en fin d’entretien et compte tenu de la gravité prévisible de la situation m’a dit de m’adresser directement au Chef de l’Etat ce que j’ai fait par un courrier transmis aimablement par un conseiller technique du Ministère de la Culture et du Tourisme. Dans ce courrier , je listais les problèmes prévisibles à court terme par la mauvaise gestion de la mare. J’ai depuis alerter bien évidemment la mairie qui risque de perdre l’un des rares joyaux touristiques Je remercie le Faso.net pour cet article assez bien documenté et alarmant.
    Je me permets de publier un extrait de ce courrier adressé au PF :
    ....."Je fais cette démarche en tant que président de l’association ARTOUDé (Arts Tourisme et Développement), association de droit burkinabè créée en 2004 et avec laquelle nous avons conçu et porté le site touristique de Bazoulé avec le concours de l’OMT, du MCAT, du Chef Naba Kiiba, des villageois et de la Coopération décentralisée de Belfort.
    Je constate que le niveau de la mare est anormalement bas cette année alors que nous sortons d’une saison pluvieuse assez longue et abondante. La mare de Bazoulé est victime d’agressions écologiques de diverses origines et il y a véritablement urgence à agir :
    - Agir pour la préservation de tous les lieux sacrés ou mémoriels de la Chefferie de Bazoulé
    - Agir contre la distribution anarchique des terres cultivables pour des constructions ou des cultures maraîchères mal choisies géographiquement
    - Agir contre la proximité immédiate des maraîchages par rapport aux bords de la mare sans respect des règles d’éloignement réglementaires, qui donne lieu à l’utilisation abusive de pesticides qui terminent dans le bassin, qui ne recourent pas à des puits maraîchers et pompent l’eau de la mare en la gaspillant avec des motopompes.
    - Agir contre ceux qui ont installé une motopompe pour pouvoir remplir au passage leurs camions citernes
    - Agir contre les entreprises qui viennent en saison sèche extraire du sable et de l’argile avec des engins et des camions, au risque peut-être déjà dépassé, de percer le fond imperméable de la mare
    Depuis près de trente ans que je connais cette mare, son niveau d’approvisionnement a d’abord été diminué par la création de la route qui mène au dépôt de la SONABHY qui a coupé en faisant barrage une partie importante du ruissellement qui aboutissait au barrage. Les agressions actuelles vont la faire disparaitre.
    Je me rends compte que cela fait beaucoup d’interdictions à faire respecter, mais c’est à ce prix qu’on évitera l’assèchement de la mare aux crocodiles de Bazoulé. Cela mériterait certainement la création d’un système de gardiennage autorisé à interdire et verbaliser d’origine municipale ou autres (Ministère de l’Environnement ) ...."

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  • Le 19 avril à 13:26, par Saurien En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    J’avais lu vaurien !
    Les Lacertiliens (Lacertilia) ou Sauriens sont un sous-ordre de reptiles diapsides de l’ordre des squamates. Leur classification prête à débat car on sait aujourd’hui que ce groupe est paraphylétique. Ils font partie des squamates, aux côtés des amphisbènes (Amphisbaenia) et des serpents (Serpentes).

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  • Le 19 avril à 14:02, par Enfant de Boussé En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Bonjour,

    ne peut-on pas mettre une taxe touristique sur les fonds perçus afin d’investir dans la mare ?

    Quelles sont les responsabilités des collectivités locales en matière d’investissement ? Tout dépend-il que de l’État ?

    Gagner de l’argent, suppose un investissement préalable. Les habitants de Bazoulé sont-ils prêts acceptés un impôt pour investir dans la mare ?

    Les bénéficiaires actuels de la mare ne peuvent-ils pas en saison des pluies se regrouper pour planter des haies vives autour de la mare pour empêcher l’ensablement.

    Merci

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  • Le 19 avril à 14:26, par Un Burkinabê En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Il faut absolument que RMCK impose à ses Ministres l’utilisation des Statistiques et des cartes qualitatives. Dans un de mes posts de la semaine dernière j’avais fait cas de la couverture des infrastructures routières. Le même exercice devait être fait avec paramètre les retenues d’eau et des rivières/fleuves. Ce travail aurait montré que Bazoulé était menacé. Que l’on soit clair, la liste des richesses de notre pays aussi doit étre connue. Pour moi les top 3 sont le tandem Agriculture-Elevage, les mines et le Tourisme.

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  • Le 19 avril à 18:11, par SIBA En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Merci pour votre participation à la sauvegarde de ce patrimoine.

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  • Le 20 avril à 07:27, par Ka 1502 En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    A l’allure où vont les choses, au prochain remaniement ministériel ,je propose un poste ministériel qui va s’occuper uniquement du domaine touristique au burkina pour relancer ce secteur stratégique ; un fonds d’investissement touristique sera créé et alimente par divers sources y compris un pourcentage prélevé sur les différents sites. Le cas de bazoule reflète les difficultés de tout l’ensemble de nos sites touristiques ; c’est quand les populations de cette localité auront fini d’enterrer les sauriens,que nous nous rendrons compte de l’immense perte d’une richesse qui date depuis le 16e siècle ; exemple quand j’étais petit, dans mon village au bazega ,un marigot regorgeait de nombreux caïmans sacrés entretenus par les gens du quartier goumse ; aujourd’hui, il ne reste plus rien ; qu’allons nous devenir si ce qui nous reste (la culture) disparaît ; 70 18 98 06 .

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  • Le 20 avril à 15:34, par Baro yaya En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Que les habitants commencent à désensabler avant de demander de l’aide. Je suis sur que les bonnes volontés viendront à la rescousse

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  • Le 22 avril à 18:11, par Houston En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Moi je crois que le gouvernement peut financer ce projet s’il le veulent vraiment. C’est juste une histoire organization. Tonton Rock, pardon au secours.

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  • Le 23 avril à 10:03, par vik En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Ce constat se fait sur presque sur tous les sites touristiques du Burkina. Je ne sais pas comment Ces sites sont gérés . L’argent rentre mais ils (les sites) se dégradent de jour en jour.
    Regardez la guinguette à Bobo-Dioulasso Un lieu antan paisible, agréable à vivre et à passer du temps. Mais de nos jours presque plus d’eau, site inaccessible et la forêt disparu. ces sommes récoltées pendant toutes ces années la sont rentrées ou
    C’est révoltant à la fin !!!

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  • Le 23 avril à 15:46, par SID PAWALEMDE En réponse à : Tourisme : Il faut sauver la mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé

    Le Président Lamizana avait lors d’un Conseil des Ministres que des camions citernes vident l’eau dans cette mare à un mois d’avril pour sauver les crocodiles de Bazoulé et ce fut fait.

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