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Filière riz : Un projet pour accroître les revenus de 50 000 petits producteurs dans le Centre-Est

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • mardi 16 avril 2019 à 09h30min
Filière riz : Un projet pour accroître les revenus de 50 000 petits producteurs dans le Centre-Est

Tenkodogo, chef-lieu de la province du Boulgou, a abrité, le jeudi 7 mars 2019, la cérémonie de lancement officielle du projet « Selling Quality rice for better income » qui vise à améliorer la production rizicole et à la rendre plus compétitive et inclusive dans la région du Centre-Est. Présidée par le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo, la cérémonie a réuni les partenaires techniques et financiers et le consortium de mise en œuvre.

La filière riz au Burkina Faso accueille un nouveau projet. Baptisé « Selling Quality rice for better income », en français « Commercialiser du riz de qualité pour un meilleur revenu », ce projet va toucher 50 000 petits producteurs dans les provinces du Boulgou, du Kouritenga et du Koulpelgo, dans la région du Centre-Est. Financé à hauteur de deux milliards de francs CFA par l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), sur une durée de trois ans, le projet sera mis en œuvre par un consortium dirigé par l’ONG Rikolto, avec l’Institut national de l’environnement et de la recherche agricole (INERA), le bureau d’études SICAREX et TRIAS West Africa.

Jules Somé, représentant de AGRA

Selon Jules Somé, représentant d’AGRA, le projet intervient dans un contexte marqué par la faible disponibilité de la main-d’œuvre, le faible accès aux équipements et technologies modernes, la mauvaise gestion post-récolte et le faible accès des producteurs aux crédits. Il a également souligné que le projet « Selling Quality rice for better income » s’appuiera sur des investissements déjà réalisés par le gouvernement, notamment le pôle pilote de Bagré et les bas-fonds aménagés, afin d’apporter aux producteurs les variétés demandées sur le marché.

Une vue des participants au lancement du projet

Plusieurs résultats sont attendus à l’issue du projet parmi lesquels la signature de deux contrats-cadres de collaboration, impliquant des importateurs, des transformateurs, des organisations d’agriculteurs et des distributeurs d’intrants agricoles ; l’organisation de ventes groupées avec 20 organisations paysannes ; la formation d’une centaine de femmes aux techniques modernes d’étuvage ; la création de 100 emplois pour les jeunes et les femmes, la mobilisation d’au moins 10 millions de dollars américains pour financer la chaîne de valeur du riz, etc.

Salifou Ouédraogo, ministre en charge de l’agriculture

Selon le ministre de l’Agriculture, Salifou Ouédraogo, le projet vient à point nommé car il entre en droite ligne des chantiers engagés par le gouvernement, dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES), pour sortir les populations rurales de la pauvreté. Il se dit confiant car le projet, in fine, permettra surtout de réduire la facture d’importation de riz, qui est d’environ 80 milliards de francs CFA pour 460 000 tonnes, sur un besoin de 650 000 tonnes.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

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Vos commentaires

  • Le 16 avril à 13:10, par HUG En réponse à : Filière riz : Un projet pour accroître les revenus de 50 000 petits producteurs dans le Centre-Est

    Très belle initiative. Faite en un bon usage chers bénéficiaires. Merci aux donateurs. Simon Compaoré si les ONG et les PTF quittent le pays toi et ton MPP peuvent t -ils prendre la relève de ces que ONG et PTF faisaient pour le bien être des populations ?

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril à 14:39, par Nongma En réponse à : Filière riz : Un projet pour accroître les revenus de 50 000 petits producteurs dans le Centre-Est

    Chers amis, c´est avec joie que je lis ces articles sur les différentes bonnes initiatives. Courage à tous les acteurs du développement de notre pays.
    Mon seul pincement de coeur provient de certaines déclarations, surtout quand celles-ci sortent de la bouche de nos grands dirigeants. A entendre beaucoup de gens, au Burkina c´est seulement le manque de moyens, manque de soutient, manque de ressources, manque de formation, manque de connaissance, manque de médicament, manque de je ne sais quoi.... Tout est manque, manque, manque. Des plaintes et des plaintes.
    Cela rend les gens passifs.
    Nul n´ignore ceci : le courage et la peur sont deux choses qui peuvent se transmettre d´une personne à l´autre.
    Nous savons ce que le courage nous amène et connaissons les enfants de la peur.
    Encourageons-nous alors mutuellement en banissant de notre langage ce mot négatif "manque" qui n´encourage personne à bien travailler.
    Montrons aux gens les potentialité du pays et suscitons en eux le courage et non la peur d´entreprendre. Tournons notre réflexion vers les solutions et les possibilités. Ne tuons pas notre enthousiasme en parlant mal comme ça.

    Répondre à ce message

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