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Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • jeudi 11 avril 2019 à 07h00min
Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

Ouvert la veille, le passage à la barre des victimes du putsch de septembre 2015 s’est poursuivi ce mardi, 10 avril2019. Parmi les récits, on retient celui de ce fonctionnaire de Police, M. Y. Cet homme de tenue était, à l’époque des actes, de service au domicile de feu Dr Salifou Diallo (à l’époque, 1er Vice-président chargé de l’orientation politique du MPP).

M. Y s’est constitué partie civile car, « victime de voie de fait, de coups et blessures volontaires », selon ses propos. De sa narration des circonstances de ce qui lui est arrivé, il ressort que le 16 septembre 2015, il était au domicile de feu Dr Salifou Diallo, lorsqu’il a reçu un coup de file, l’informant que des jeunes venaient au domicile avec des bâtons, gourdins et bidons. Une information qui va se confirmer par la suite. Il réussira, avec le groupe de garde, à repousser ces jeunes. Persistants dans leur volonté d’accomplir leur besogne, ces jeunes sont finalement repoussés pour la troisième fois par « un tir de sommation », de M. Y.

Ces jeunes se dispersent, mais reviennent pour la quatrième fois, accompagnés, cette fois-ci, d’éléments RSP, déclare M. Y. Ces derniers s’adressent à lui, en demandant pourquoi il avait tiré des coups de feu. Malgré ses explications, M.Y se voit intimer l’ordre par les « assaillants » de rendre son arme (un P.A), qu’il avait déposée à l’intérieur de la maison. Après avoir récupéré l’arme, M. Y est ensuite sommé de se déshabiller. Puis, il est manœuvré (avec d’autres jeunes de la garde) avant d’être embarqué à bord d’un véhicule pour le camp Naaba Koom (d’alors, base du RSP). Des proches de feu Salifou Diallo, face à l’inquiétude de voir partir M.Y, contactent le colonel-Major Boureima Kiéré (chef d’Etat-major particulier de la présidence du Faso à l’époque du coup d’Etat).

Cliquez ici pour lire aussi Procès du putsch du CND : L’accusé piégé par une tablette nie toujours les faits

Celui-ci, étonné de la présence d’éléments en ce lieu, met donc en place un dispositif de fouille des véhicules à l’entrée du palais présidentiel, Kosyam (le camp Naaba Koom étant situé à l’intérieur du palais Kosyam). Ce dispositif va effectivement permettre d’intercepter M. Y à l’intérieur d’un véhicule. Il y est retiré puis conduit à l’infirmerie de la présidence, sur ordre du colonel-major Kiéré. « Le colonel-major Kiéré a demandé qui a envoyé ces jeunes-là bas même. Il a dit : ces jeunes-là vont nous créer des problèmes. Et le colonel-major Kiéré a enlevé son béret pour essuyer ses larmes », retrace M. Y.

Le fonctionnaire de Police, M. Y, dit reconnaître parmi les auteurs des actes, Baguian Abdoul karim dit Lota, les soldats Adama Kaboré et Soumaïla Diessongo ainsi que l’adjudant Ardjouma Kambou. M. Y explique également que ce jour-là (16 septembre), des dégâts au domicile de Salifou Diallo ont été évités grâce à un élément du groupe, un sergent, qui a insisté pour que rien n’y soit touché. « Il a dit que s’ils touchaient à quelque chose, ils allaient l’entendre », révèle M. Y, précisant que le domicile sera finalement incendié le 18 septembre (alors qu’il était absent pour raisons de soins).

En réaction, le soldat Adama Kaboré dit ne pas se reconnaître dans les propos de M. Y. D’où le maintien de ses propos tels que relatés à la barre à sa comparution. Le soldat Soumaïla Diessongo ne reconnaît non plus pas avoir frappé et conduit quelqu’un au camp. Pour ce dernier, M. Y ne peut d’ailleurs pas être considéré comme victime, car ayant tiré des coups de feu.

Le colonel-major Boureima Kiéré, lui, confirme que M. Y est arrivé à Kosyam avec des séquelles de sévices sur le corps (ce que n’ont pas reconnu les soldats Adama Kaboré et Soumaïla Diessongo). « Il souffrait beaucoup, il gémissait. J’avais eu l’impression qu’il avait même des problèmes de respiration », précise Colonel-major Kiéré.

Le parquet militaire, à travers des extraits du procès-verbal du juge d’instruction, relève des contradictions dans les propos du soldat Adama Kaboré. Ce dernier maintient ses propos en affirmant que son procès-verbal devant le juge d’instruction a été modifié au niveau du cabinet N°1 de la justice militaire, où il dit avoir été soumis à la signature d’une pile de documents. « J’ai cherché à comprendre, mais le juge m’a dit de signer que c’est pour mon bien », dit soldat Adama Kaboré. Il ajoute également avoir demandé en vain un traducteur (parce que ne comprenant pas le français).

Cette étape est suivie d’un ping-pong entre le soldat Adama Kaboré et Me Farama (partie civile).

« Chacun paiera dans l’au-delà. Dieu va trancher », lance soldat Kaboré. Me Farama : « En attendant qu’on se retrouve dans l’au-delà, on va d’abord trancher ici ». Soldat Adama Kaboré : « Celui qui punit injustement quelqu’un, va le payer d’abord sur terre ici ». Me Farama : « Que chacun paie pour ce qu’il a fait ». Soldat Adama Kaboré : « Amina yarabi ! ».

Puis, Me Farama conclut son intervention, en notant que la plupart des accusés qui sont passés à la barre sont « de très mauvaise foi » et animés de cruauté ; en ce sens que personne n’exprime le regret. Pour lui, cette posture veut dire qu’ils recommenceraient, si c’était à refaire.

Lire aussi Procès du putsch : Boukaré, la victime qui se soigna avec de la potasse et du sel

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Vos commentaires

  • Le 11 avril à 07:08, par Ka En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    Oui maître FARAMA : Ces mercenaires doivent payer sur terre leur lourde dette avant celle de la loi divine. Ces fillettes gâtées de Blaise Compaoré ont eu plus de 27 ans de jouissance et d’honneur pour leur cruauté. Ce qu’ils doivent savoir maintenant, c’est qu’ils auront toute l’éternité pour payer. Comme on dit, la fin d’une chose vaut mieux que son début. J’ai vu dans cette salle des banquets de Ouaga 2000, que tous ces éléments terroristes du RSP tremblent au fond d’eux de frayeur, car ils mesurent a présent l’horreur de leurs crimes. Et moi je dis à ces sicaires qui veulent encore prendre les victimes et les juges militaires pour des idiots en mentant, ‘’’qu’après avoir jouit des délices du paradis du pouvoir criminel de leur mentor Blaise Compaoré, ils vont apprécier mieux ce qui les réserve les années à venir a la MACA s’il y a vraiment une vraie justice au Burkina.’’’ Au lieu de reconnaître leurs crimes en demandant pardon pour une indulgence, ils ont encore le culot de nargué les victimes et les juges. Allons seulement !

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  • Le 11 avril à 07:26, par caca En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    Si caca critique le témoignage des victimes, les internautes de mauvaise foi diront qu’il n’est pas humain. Cependant, au-delà des émotions et l’empathie que je pourrais éprouver, il y a quand un désordre de part les uns et les autres.
    Ce policier en garde tire sur les jeunes manifestants au domicile du Dr Salifou sans un ordre de sa hiérarchie et personne ne voit cela comme un problème.

    Les éléments du RSP interviennent violemment et embraque ce Monsieur dans leur siège et personne ne au courant de rien. D’ailleurs, le colonel major kéré ne sait même pas ce qui se passe et ni l’identité de ceux qui ont arrêtés ce policier. Ils ont été envoyé par qui c’est un silence radio. Ils n’ont même pas un cahier de liaison communément appelé main courant.

    Le policier est quand même à féliciter pour la première fois, quelqu’un réussi à identifier les coupables d’exaction. Mais, il me semble que le soldat Kambou ne fait pas partie du box des accusés. Alors que son nom est cité comme celui et d’autres éléments du RSP.
    On voit bien que d’autres accusés manquent à l’appel. Et le procès va se terminer sans aucune inculpation soit faite. Je trouve d’ailleurs insuffisant le témoignage de la partie civile dite victime. En deux jour, ce tribunal a expédié leur témoignage comme dans un examen oral du bac afin d’en conclure que toutes les exactions contre les civils sont ceux commandités par les éléments du RSP. Ce qui est plausible, mais ce policier qui tire les jeunes est justifié comme une sommation. Je me demande en quoi le tribunal après avoir accordé un temps assez long aux accusés de s’expliquer se précipitent maintenant pour terminer le procès ? Même si les éléments du RSP ne reconnaissent les faits à leurs reprochés, le tribunal devait quand même chercher l’exactitude des témoignages. C’est facile de sélectionner des témoins à charge et de manipuler le tribunal parce que le Gal Diendéré à chuté avec son RSP. Mais ce procès devait faire craindre tout burkinabé de n’est plus intervenir bêtement dans un conflit militaire.
    Voyez vous même au sein du RSP il y a beaucoup de soldats qui seront condamner avec les vrais coupables par solidarité, cependant ils n’étaient pas pour ce le coup. Les témoins le vont savoir en disant qu’il y a des soldats bienveillant qui ont sauvés leurs vies. Le colonel major Kéré le fait savoir en libérant ce policier.
    Le tribunal devait avoir le courage d’aller jusqu’au bout afin d’exorciser le pays et l’armée de ses démons de haine et des règles de comptes. Pourquoi le RSP en voulait finir avec le balai citoyen ? Un procès qui se veut pédagogique devait nous permettre de mettre chacun à sa place. Je suis convaincu que le RSP et le Gal Diendéré ne sont pas les seuls responsables dans cette crise. Car dans notre pays il y a trop de laxisme, et il y a aussi ceux qui pensent contrôler tous.

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  • Le 11 avril à 09:03, par @@gog En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    "La plupart des accusés qui sont passés à la barre sont « de très mauvaise foi » et animés de cruauté ; en ce sens que personne n’exprime le regret.Cette posture veut dire qu’ils recommenceraient, si c’était à refaire".Me FARAMA , Je vous aime pour votre vérité et franchise .Vos propos révèlent l’esprit de cruauté des accusés qui n’expriment aucun regret et veulent une réconciliation ;Que Roch se réveille car A B O de la KODER est le commanditaire du terrorisme et la situation du MINEFID qui s’apparente à un terrorisme dans notre pays .Chaque fois que nous sommes attaqués et perdons beaucoup de nos compatriotes il jubile ,surgit et fait savoir que tant que les exilés n’entrent pas au pays il n’y aura pas de paix .Tout montre qu’il est au cœur du terrorisme et participent à l’affinement des stratégies de nos ennemis.Et c’est dans ça que ROCH laisse faire .Dommage que je ne sois pas un conseiller spécial du Président ROCH.

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    • Le 11 avril à 10:52, par Ka En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

      Caca, si au Burkina le président du Faso avait le droit de décerner une médaille de mensonge et de la manipulation, tu seras le premier a la recevoir. ‘’’Tu n’es qu’un menteur, le policier a tirer en l’air pour une sommation, et non sur les jeunes comme tu veux contourner les choses : Si les internautes de bonne foi t’en veulent, c’est que depuis que tu es sur le forum après l’insurrection de 2014, tous tes prétextes dans tes analyses sont bons pour ne pas faire soi-même les efforts nécessaires de dire la vérité. Tu refuses toujours de se remettre en cause, et tu trouve toujours des causes extérieures à nos malheurs, et, au moment venu, tu te livre à des comparaisons et des amalgames douteux pour "arranger" la réalité. Ici tu perds ton temps, car le soldat Kiéré a eu raison de dire à tes jeunes criminels, qu’ils vont créer des problèmes. Quoi que tu fasse pour défendre tes criminels, ils payeront un jour ou l’autre, y compris toi.

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      • Le 12 avril à 10:10, par caca En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

        @Ka, passez un bon vendredi saint à méditer la miséricorde de Dieu comme tout un bon musulman. Quand à votre théorie sur la vérité, je ne partage pas du tout cette conception. Toute vérité est relative et la vérité absolue n’existe pas. Même le délirant paranoïaque ou le monomaniaque dit la vérité à un certain niveau qui est son délire. La vérité n’est ce à quoi notre esprit peut et doit donner son assentiment opposé à erreur ou illusion.
        Vous savez peut être en mathématique, on parle d’une vérité première admise sans démonstration qui est un axiome. Ou de manière générale, le correspondantisme appelé une théorie de la vérité-correspondance qui semble définir la vérité comme une relation de correspondance entre un énoncé et une chose réelle. Sur ce point, un énoncé est vrai seulement s’il correspond à la chose à laquelle il réfère dans la réalité.
        Le témoignage des victimes du putsch manqué correspond à une réalité de fait qui ne autre que les blessures, le décès constaté, et certainement le traumatisme subi car le RSP en tant qu’une unité corporatif à exercer une violence fortuite sur les civils anti-putsch. Dans ce contexte, je ne parjure pas le témoignage, mais je dis simplement que la plupart des victimes parlent de traumatisme et de conséquence subie de la période imputable la folie de RSP prise dans son ensemble. Les morts ou autres exactions sont bien imputables au RSP.
        Cependant, les témoins n’ont pas pris soins en dénonçant qui parmi les RSP avaient commis ces exactions et les morts, Sauf deux personnes pouvaient identifier leur bourreaux. C’est ceux dont Caca parle de doute. Accusé le RSP est une chose réelle correspondante à une vérité subie qui est une exaction involontaire, mais démontrer qui parmi le RSP avait fait cela, les témoins ne peuvent pas. Parce qu’ils n’ont pas vu le visage de la personne ou le nom de celui qui a fait cela.
        Nous partageons des points de vue opposés et à la recherche de la vérité dans l’idéal de chacun. D’ailleurs, une réflexion intellectuelle demande un dépassement des émotions pour apporter ce qui est cohérent et crédible. Me lire dans une folie dilatoire n’a pas de sens. Vous avez certainement dit la vérité et souhaite que la sanction soit supérieur aux actions et exemplaires. Caca a fait une démonstration de la vérité en disant simplement que le témoignage ne permet pas de designer un coupable crédible par rapport au préjudice subi. Car la justice se veut de précision et le RSP au moment des faits était une unité for de 1300 soldats. Nous savons seulement qu’il y a d’abord, une prise d’otage et suivi d’un coup d’État dont le Gal Diendéré assume cette responsabilité, mais rejette toute idée d’organisation, de préparation et d’exécution. La suite est une noire totale, on ne sait pas grande chose qui a donné l’ordre de tuer ou le maintien d’ordre exagéré. Bien que je partage les même émotions que vous, je suis sceptique sur certains points dans mon idéal et entendement.
        Bon vendredi

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  • Le 11 avril à 09:27, par HUG En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    Et le sapeur pompier que a témoigné hier et qui a toujours une balle dans le corps ? Meilleure santé à toi et longue vie à toi car tu a obéit à ton serment ’sauver ou périr". Combien de fonctionnaires respectent leur serment ? Pendant ce temps l’ancien président Jean baptiste ouédraogo demande le pardon. Monsieur l’ancien président, ce brave sapeur pompier a risqué sa vie car il pouvait dire qu’il y a l"insécurité et qu’il ne viendra pas pour sauver le bléssé. Alors c’est aux victimes de dire s’il faut pardonner ou pas mais des gens comme vous qui n’ont jamais eu de courage de dire à julbert et à son RSP n’arrêter de tuer les honnêtes citoyens. Il faut sanctionner ces tueurs à la hauteur de leur forfait. Prompt rétablissement aux blessés

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  • Le 11 avril à 11:44, par Nabiiga En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    ....’les internautes de mauvaise foi’
    Est de mauvaise foi lorsqu’un individu se lève contre toute vérité et ne soutient que des contrevérités, biaisé dans ses arguments, ne se tait pas et ne voit que ce qu’il veut voir :

    Ce policier en garde tire sur les jeunes manifestants au domicile du Dr Salifou sans un ordre de sa hiérarchie et personne ne voit cela comme un problème. Faux et de mauvaise foi

    Une tire de sommation ne peut pas se transformer en une tire à bout portant sur les manifestants. Le moins qu’on puisse faire est de citer correctement l’interlocuteur. Si on ne le fait pas délibérément, c’est de la mauvaise foi. Tu ne peux pas manger ton gâteau et l’avoir en même temps. Ou bien, tu racontes des délires et accepte d’être taxé de mauvaise foi, ou bien tu fais corps avec nous pour dire la vérité et tu ne seras pas taxé de mauvaise foi, mais tu ne peux pas à la fois mentir et espère être traité de bonne foi. En passant, puisque nous y sommes, tu feras bien nous citer l’article du manuel d’opération de la Police nationale qui précise qu’il faut l’ordre en bonne et due forme d’un supérieur avant de tirer une tire de sommation. On t’attend

    Les éléments du RSP interviennent violemment et embraque ce Monsieur dans leur siège et personne ne au courant de rien ?
    Puisque tu es de bonne foi et tu veux mordicus que nous le sachions, tu feras bien nous montrer le document qui contient les ordres de mission de chaque opération de ton RSP au plein feu de votre coup d’état. Si tu n’en pas, ce que tu racontes des choses que tu ne maîtrise pas ; de mauvaise foi, oui

    ’Le tribunal devait avoir le courage d’aller jusqu’au bout afin d’exorciser le pays et l’armée de ses démons de haine et des règles de comptes’

    Le tribunal est en train d’aller jusqu’au bout à commencer par l’arrestation et la détention de Gilbert Diendéré. Ensuite, on a arrêté toute personne impliqué. Ils sont détenus à la MACA. Contrairement à ce que Gilbert Diendéré a fait en mettant un coup d’état fait de toute pièce par lui-même sur les têtes de Lingani et de Henri afin de les éliminer pour le compte de Blaise ; lui, il est jugé. Après avoir réuni toutes les pièces à conviction nécessaire pour ce procès, le tribunal a passé à l’étape de divulgation et ces mêmes pièces ont été divulguées entièrement à la défense afin que celle-ci prépare la défense des inculpés. Ensuite, le temps leur a été donné pour préparer la défense. Vient ensuite le procès : Chaque inculpé s’est présenté pour dire sa part de la vérité, a eu le loisir d’être défendu par son avocat. S’en est suivi les témoins des intervenants, l’étape de divulgation des pièces à conviction à commencer par les différentes communications des accusés à travers les écoutes téléphoniques, la diffusion des vidéos et maintenant, le passage des témoins. Dis-toi bien que les accusés ne sont pas encore condamnés. Le procès de Lingani et Henri a pris moins de 30 minutes et pour ne pas oublier, Blaise ne savait rien du tout de ce qui s’est passé au camp Guillaume. Le tribunal n’est pas allé au bout est de mauvaise foi et tu le sais

    ’Je suis convaincu que le RSP et le Gal Diendéré ne sont pas les seuls responsables dans cette crise’

    C’est déjà assez que Gilbert Diendéré et le RSP soient les responsables. S’il y a d’autres personnes qui se cache dans le noir en attendant que le temps passe, le temps ne passera jamais sans que ces derniers ne soient jugés. Qui ? Qui ? Qui ? et Qui ? au Burkina aurait cru que Glibert Diéndéré serait mis aux arrêts et jugé au Burkina un jour ? Qui aurait cru que François Compaoré cherchera par tous les moyens de ne pas revenir à Ouaga ? Qui, Qui et qui aurait cru que Blaise fuira le pays.

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  • Le 11 avril à 14:31, par Nana En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    Je pense que lefaso.net decoñe aussi. Vous lisee les avis avant de les publier. Combien de temps vous aller laisser mr caca chier sur la toile. Quand quelqu’un chie et ne sait pas qu’il chie, on le cache, on le lave et on l’eduque et vous voyez s’il peut revenir. Quand quelqu’un prend ce nom ca veut diŕe que c’est peut etre qu’il est originellement comme cela

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  • Le 11 avril à 17:34, par Kato Wendé En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    Depuis de l’internaute Caca a transformé le tir de sommation de notre vaillant policier en tir à bout pourtant, j’ai compris que satan continue de prendre corps dans certaines personnes. Dieu nos protège

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  • Le 11 avril à 18:16, par SOUMAILA En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    QUE FAISAIT UN OFFICIER DE POLICE À LA GARDE DU DOMICILE DE SALIF DIALLO PENDANT LES ÉVÉNEMENTS ? IL N’AVAIT À L’ÉPOQUE AUCUNE FONCTION OFFICIELLE.
    PREUVE QUE LE MPP DIRIGEAIT BIEN LA TRANSITION BÂTARDE AVEC LES MARIONNETTES MBA MICHOU ET ISCARIOTE.
    M’BON...

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    • Le 11 avril à 20:07, par Nabiiga En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

      Tu n’as le monopole de l’ignorance. Policier chez Salif égal gestion de MPP. La police nationale est au service de la nation et son peuple. Toute personne, pour des raisons qui lui sont propres, peut demander la garde armée et dissuasive de la police nationale. Tout quidam, je dis bien, y compris toi qui semble ne rien comprendre.

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      • Le 12 avril à 14:02, par caca En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

        @Nabbiiga, La police nationale est au service de la nation et son peuple. Toute personne, pour des raisons qui lui sont propres, peut demander la garde armée et dissuasive de la police nationale. Voyez vous, si tu veux être raisonnable et convaincant, tu peux le faire. Tu viens de montrer que le policier chez Dr Salifou était un policier de garde individuel d’une personne. Partant de son raisonnable comment un policier isoler son corps d’attache puisse prendre initiative de tirer en sommation sans consulter son supérieur ?
        A ma connaissance dans la police comme dans d’autres corps régaliens, toutes décision d’arrêter ou d’opérer une action d’une agent est soumis à une décision de la hiérarchie, même une tire de sommation. Ce policier isolé dans un domicile tire sur les manifestant à bout portant et les RSP intervient et arrêt le tireur. Maintenant c’est le RSP qui est attaqué parce que indésirable du parquet militaire. Qui a donné ordre à ce policier de tirer en sommation parce que sa vie serait menacer ?
        Bon nous sommes au Burkina où la factice est une réalité des faits empiriques.

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  • Le 11 avril à 18:19, par warzat En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    Le papa d’un ami est ton papa. Des fois tu trouves qu’il te comprend et te traite mieux que ton propre père. Il était un exemple dans le quartier et tout le monde le respectait pour sa sagesse. J’ai eu un papa d’ethnie Bobo (paix à son âme), c’était un ancien soldat, ancien combattant. Des officiers français lui rendaient visite au quartier Kuinima à Bobo. A ce qu’ils racontaient, c’était un bon soldat. Nous (moi et mon ami) le trouvions très rigoureux. Aujourd’hui nous le remercions pour sa rigueur, ses conseils.
    Donc, l’intervention du colonel-major pour sauver le flic qu’on conduisait au camp de tortures est bien et correspond à l’attitude d’un officier et est digne de notre père. En revanche, les langues s’étant déliées, nous avons appris la torture de l’ancien ambassadeur du Burkina en Libye. Là, c’est indigne et ne ressemble pas à l’éducation reçue de l’ancien.

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  • Le 11 avril à 20:36, par Le Rambo du Faso En réponse à : Procès du putsch : Ce fonctionnaire de police secouru par le colonel-major Boureima Kiéré

    Piller, tuer, saccager, bruler, torturer, voler, endeuiller puis nier devant le flagrant délit. Tel est le comportement abject et indigne des soudards criminels qui gardaient le criminel et fuyard Blaise Compaoré et sa clique de voleurs, malfaiteurs et profiteurs parasites.
    Vous ne pourrez rien attendre de bon ni une once d’intégrité et de responsabilité parmi la soldatesque.
    Le verdict est clair : il faut les fusiller ou les pendre publiquement à la place de la Nation pour dissuader durablement toute récidive ultérieure.

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