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Diaspora burkinabè : « C’est le moment » pour peser sur l’échiquier politique national !

Accueil > Diasporas • • vendredi 29 mars 2019 à 17h00min
Diaspora burkinabè : « C’est le moment » pour peser sur l’échiquier politique national !

Le 24 mars 2019 à Bruxelles, des Burkinabè de la diaspora ont procédé à la création du « premier mouvement politique » de la diaspora burkinabè. Baptisé « C’est le moment », ce mouvement a à cœur de faire participer activement la diaspora burkinabè à la gestion des affaires publiques, notamment économiques et politiques du Faso. La cérémonie de lancement a permis de connaître les premiers responsables de ce mouvement : Moumouni Pograwa, président et homme d’affaires burkinabè en Côte d’Ivoire, et Ben Gaston Sawadogo, délégué CSBE de New York. Les autorités belges et burkinabè présentes ont salué l’initiative de ce mouvement.

« C’est le moment ». Si cette consonance fait penser à un slogan ou à un tube musical, en réalité, il s’agit d’un mouvement politique de la diaspora burkinabè, foi des premiers responsables Moumouni Pograwa, président, et Ben Gaston Sawadogo, vice-président. Ce mouvement, qui se présente comme le premier du genre, a été lancé le dimanche 24 mars 2019 à Bruxelles, en Belgique. Il serait l’aboutissement d’une frustration résultant de la marginalisation de la diaspora burkinabè dans les affaires économiques et politiques de son pays.

C’est pourquoi la diaspora veut s’organiser, à travers ce mouvement, en vue de peser sur l’échiquier politique et économique national. Une initiative saluée par le député de la région Bruxelles-capitale, Jamal Ikazba, qui a clamé n’avoir jamais « vu ce type d’action se matérialiser ».

Prenant l’exemple des transferts d’argent de la diaspora africaine, le président Pograwa, par ailleurs homme d’affaires en Côte d’Ivoire, pense que les présidents africains « ne devraient plus affréter des avions afin de venir demander des miettes comme aide au développement ». Et comme piste de réflexion, il propose un actionnariat volontaire pour la diaspora dans une logique de gagnant-gagnant.

Photo de famille avec quelques membres de la diaspora burkinabè en Belgique.

« C’est le moment » et les intérêts de la diaspora burkinabè

Apolitique ? Non, avance le président dudit mouvement : « Personne ne peut dire qu’il est apolitique car lorsque tu ne fais pas de la politique, c’est la politique qui se jouera de toi ». Et comme il fallait s’y attendre, l’assistance a voulu en savoir sur l’ambition politique cachée ou non de « C’est le moment », au regard de l’échéance 2020. A en croire les premiers responsables de ce mouvement, « il n’y a rien d’arrêté pour le moment… ».

Un cadre serait donné ultérieurement à la diaspora en vue de s’exprimer sur cette question ! Mais pour le moment, ils comptent bien arriver à « parler d’égal à égal avec les partis politiques, tous bords confondus, sur leurs programmes concernant la diaspora et jouer le rôle de censeur au cas où ces promesses ne seraient pas tenues ». Et ce, pour la défense des intérêts de la diaspora burkinabè dans son ensemble.

Un pic de rappel assurément pour les partis politiques nationaux dont certains ont déjà affiché clairement leur position. 2020, c’est à côté, comme on aime à le dire dans le jargon familier.

Yéroséo Kus pour lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 30 mars à 10:24, par Le Vigilent En réponse à : Diaspora burkinabè : « C’est le moment » pour peser sur l’échiquier politique national !

    C’est tres simple ! Si vous voulez jouer un role politique et economique dans votre pays d’origige, commencez a y investir massivement et y etre presents plus souvent que dans votre pays d’accueil. Comme, apparemment, votre fortune est au moins si non plus importante en volume l’aide publique au developpement qui fait courir les autorites Burkinabe, intervenez dans le social et accordez des prets ocncessionnels de long terme avec des dizaines d’annees de differe au gouvernement pour la mise en oeuvre des programmes de developpement. Impliquez-vous dans le PPP pour les realization de grandes envergure. Si vous le faites, vous pourrez candidater pour n’importe quel poste aux prochaines elections et nous voterons massivement pour vous..

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  • Le 31 mars à 12:12, par Ka En réponse à : Diaspora burkinabè : « C’est le moment » pour peser sur l’échiquier politique national !

    Sincèrement la démocratie de tout faire sont une réelle réalité au Faso en 2019. "Pour votre gouverne messieurs de la diaspora, ayant vécu plus de 50 ans avec l’histoire de nos partis politiques après notre indépendance, rare sont des partis politique né à l’étranger réussissent à convaincre le peuple.’’

    Avec tout respect que je dois a la diaspora, qui depuis la nuit des temps qui sont dans nos pays côtiers comme la Cote d’Ivoire, le Ghana, et qui reste un second pied de l’économie de notre pays, aucun parti politique de la diaspora n’a eu un succès au Burkina. Même Ram Ouédraogo était obligé de rentrer au pays avec son parti, et être un parti satellite du CDP de Blaise Compaoré. Par contre les sections des partis politiques créer a l’extérieur ont toujours eu des succès comme fut le CDP a Dakar, ou a Abidjan et Paris, et beaucoup des responsables de ses sections, ou des membres influents, ont eu la chance de rentrer au pays et de contribuer aux objectifs de leurs partis pour faire avancer le pays.

    Bien sûr qu’en étant a l’extérieur on voit mieux les problèmes de son pays. Mais malheureusement le jeu politique dans les pays d’Afrique se résume en Haine et Vengeance de deux camps mortellement opposés, et quand un parti comme le vôtre a l’extérieur dont on ne connait pas tellement les qualités politiques des responsables, vous serez vraiment la bonne chair à dévorer par les fauves a l’intérieur.

    La seule possibilité pour vous mes amis de la diaspora, c’est de vous noyer dans les sections des partis politiques dans vos pays d’adoptions pour que les fauves vous adoptes et vous donnent la chance de rentrer dans leur clan. Souvent dans ce forum, la vérité de Ka rougit les yeux, mais ne les casse pas. Mes amis de la diaspora, ne croyez pas que je suis méchant, mais depuis la nuit des temps, des partis politiques nés hors de leurs pays d’origine n’ont jamais pu survivre. En Allemagne avec les Nazis des partis qui commençaient à naître contre celui d’Hitler sont écrasés même jusqu’à nos jours dans une Allemagne démocratique. En Belgique pendant sa colonisation au Congo des récalcitrants ont voulu créer des partis contre le roi qui les étouffés, et ça continus discrètement sans crier sur les toits avec les flamants de nos jours. Ne parlons pas les valets de l’impérialisme comme Houphouët qui refusaient les multipartismes et écrasaient les CBAGBO les artisans du multipartisme.

    En France le système est simple, c’est pourquoi aucun parti politique ne peut être né a ailleurs après le général de Gaule : ’’’Les personnes morales ou entreprises, ou fondations, ni même la diaspora ne peuvent pas financer un parti. A l’exception des partis politiques eux-mêmes, qui peuvent se faire des dons entre eux. Pour contourner les limitations, les politiques ont créé de nombreux « partis satellites qui ont des sections a l’étranger. Aucune loi n’empêche ces petits partis de reverser ce qu’ils touchent à un grand parti. Au Burkina ce système n’est pas illégal, on ne peut même pas parler de magouille. C’est une astuce pour récolter plus de dons. A ne pas mentir à vos membres et sympathisants, un jour votre parti, comme fut celui de RAM Ouédraogo, sera un parti satellite d’un parti au Burkina. Bon vent à vous.

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