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Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Marcus Kouaman • lundi 11 mars 2019 à 22h30min
Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

La phase des témoignages se poursuit devant le tribunal militaire. Ce lundi 11 mars 2019, la journée a été consacrée à l’audition de l’ancien président du Faso, Jean-Baptiste Ouédraogo.

Le président Jean-Baptiste Ouédraogo est l’un des deux civils qui ont assisté à la rencontre entre le général Gilbert Diendéré et la hiérarchie militaire le 16 septembre 2015. Il était également de ceux-là qui sont allés s’entretenir avec les éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) au camp Naaba-Koom II. Tout comme les autres témoins qui l’ont devancé à cette barre, il a affirmé le fait que les participants à cette réunion du ministère de la Défense ont opposé un refus catégorique au général Diendéré en lui demandant de faire libérer les otages.

Lors de cette fameuse rencontre avec les éléments, le témoin se rappelle que certains intervenants n’ont pas été tendres à leur égard. « Les sous-officiers ont été très bavards et très prolixes contre la Transition, le Premier ministre Zida, monseigneur Paul Ouédraogo et moi-même », indique-t-il.

Il ajoute que les soldats ont précisé que cette fois-ci, ils « tenaient leur chose » ; donc il n’était pas question de revenir en arrière et se faire manipuler une fois de plus. Un soldat qu’il n’a pu identifier est allé même jusqu’à dire qu’ils tiennent les autorités de la Transition et sont prêts à les exécuter, à exécuter les médiateurs et à passer les armes sur eux-mêmes et c’en serait fini pour tous.

« Nous étions dans la gueule du loup et le rapport de forces était de leur côté », lance l’ancien chef d’Etat Jean-Baptiste Ouédraogo. Et durant ces échanges, le général Diendéré, encore moins le colonel-major Boureima Kiéré que le témoin taxe de « garçon de cour » du général Diendéré, n’ont pipé mots.
De retour pour rendre compte de l’échec de la médiation à ceux qui étaient restés au ministère, le groupe a été rejoint plus tard par le général Diendéré et le colonel-major Kiéré. S’en est suivi les échanges. C’est donc dans la foulée que le général Diendéré a laissé entendre qu’il a surpris des officiers en train de rédiger une déclaration.

Les participants à la réunion ont donc demandé à voir cette déclaration. Sur instruction du général Diendéré, le colonel-major Kiéré a joint au téléphone le capitaine Dao qui a apporté ladite déclaration. Suite à la lecture faite par le colonel-major Kiéré, le témoin a dit que cela s’apparentait à une proclamation de coup d’Etat.
C’est à ce moment qu’il a pris la parole pour demander à ce que lui et Mgr se retirent car il n’était plus question de négociations mais d’entériner un coup d’Etat et que cela est une affaire purement militaire. Donc eux n’avaient plus rien à y faire. Ils quittèrent donc les lieux vers 3h30, le matin du 17 septembre 2015.

Le parquet militaire a rappelé que lors de son interrogatoire devant le juge d’instruction, le général Diendéré a laissé entendre qu’il avait un brouillon de la déclaration dans sa poche lorsque les éléments sont venus le chercher à son domicile, le 16 septembre 2015.
Lors de son passage à la barre, l’accusé avait précisé qu’il était celui-là qui avait rédigé la déclaration, mais seul. Donc le parquet se demande ce qu’il faut retenir en fin de compte pour ce qui est de la paternité de la déclaration.

L’audition du témoin se poursuit ce mardi 12 mars 2019.

Marcus Kouaman
(kmagju@gmail.com)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 12 mars à 00:29, par Mafoi En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup » (ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo)

    Finalement vous auriez pu nous épargner votre déclaration liminaire qui a plutôt semé le doute dans l’esprit des gens surtout si après,c’est pour venir nous parler de loup.En tout cas à moins d’avoir chaque fois à ses côtés un chien,il serait suicidaire de lier amitié avec un loup car tôt ou tard,il te dévorera tout cru et c’est ce que ces criminels,ces putschistes dans l’âme font depuis 30 ans.Maintenant ça suffit avec ces rassemblements guignolesques pour le pardon,pour la réconciliation juste pour duper la population alors que des centaines de pauvres Burkinabè croupissent en prison souvent pour simple vol de poulet parce qu’ils n’arrivent pas à joindre les 2 bouts

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  • Le 12 mars à 01:37, par ACHILLE De TAPSOBA En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup » (ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo)

    Hommage aux MARTYRS du 30,31 Octobre 2014 et 16,17 Septembre 2015

    Merci au sage Président Jean-Baptiste OUEDRAOGO pour sa tentative de méditation avec son excellence Mgr Paul OUEDRAOGO et qu’ils soient bénis. J’ai dit que les 2 généraux félons n’ont pas été linéaires dans leurs dépositions dans le seul but de narguer les gens pour se dédouaner. Golf lors de l’instruction a déclaré qu’il a rédigé seul le discours. Lors de la rencontre avec les sages en septembre 2015, il a fait venir le discours par Boureima Kiere. 2 lieux 2 versions différentes en conclusion il a littéralement menti. Aussi,il a affirmé aux premières heures à la barre que ce n’etait pas un coup d’État. Devant la méditation, il confirme ouvertement sans hésiter que c’était un coup d’État et que ce n’était pas possible pour eux de faire marche en arrière. Cette entreprise criminelle(putsch) de Golf et son acolyte"ange" Djibril a été minutieusement bien préparée étant donné que ces 2 généraux menteurs cachent d’incroyables talents en eux depuis le Prythanie militaire. Comme le général manipulateur se croyant le plus "fort" et le plus "craint" il va tordre le bras de la hiérarchie militaire par des menaces pour accepter la paternité de ce putsch bête mais la réponse de la hiérarchie est sans appel un non catégorique. Tantôt il avance l’exclusion pour expliquer sa cavale meurtrière tantôt ce sont des questions militaires pour justifier sa course effrénée au pouvoir. Les questions militaires ou l’exclusion dont il parle doivent-elles amener à braquer l’ordre constitutionnel par une milice ? Absolument non. Le général qui ne fait pas honneur à notre chère armée n’a aucun argument solide raison pour laquelle il navigue à tout vent en se noyant profondément.
    Autre aspect ce sont les menaces visiblement proférées surtout de mort envers les sages médiateurs civils étrangers à ce braquage par les éléments du rsp. Cela laisse penser à la formule célèbre et cynique sous ère Compaore "On te fait y a rien". C’est très grave pour des soldats sensés défendre le pays. Cette milice depuis sa création nous a manifestement donné une image hideuse caractérisée par des crimes pour le compte de la galaxie Compaore et une indiscipline notoire en son sein. Le rsp n’avait aucune chance de rester en état la dissolution était imminente.

    Ces 2 généraux putschistes ont utilisé les autres pour parvenir à leurs fins vicieuses. Les jeunes soldats du rsp ont instrumentalisés par ces derniers. Il fallait les endoctriner avec la question de leurs carrières militaires en les adressant contre la transition pour acter le putsch stupide. C’est très déplorable de voir nos 2 généraux les plus "puissants " et les plus"médiatisés" de sous région avec les fameuses "libérations" des otages sagement tissées avec leurs amis djihadistes terminer leurs carrières militaires dans le décor(sans gloire et sans honneur). Nous supplions humblement nos chers frères militaires héroïques et patriotes au front actuellement de ne pas suivre l’exemple des 2 potentiels putschistes. Bravo à nos BRAVES FDS qui luttent présentement contre les forces du mal au péril de leurs vie. Merci à tous ces braves soldats. Que le SEIGNEUR les protège.

    Chers juges, zéro impunité pour cicatriser toutes les blessures des familles endeuillées afin de permettre une vraie réconciliation entre les criminels et les familles affectées par la disparition de leurs proches. Aucune réconciliation n’est possible sans Justice. Le schéma basique et classique connu de tout le monde s’appelle publiquement Vérité - Justice - Réconciliation.

    Un jour la vérité triomphera sur le mensonge ou l’impunité

    Justice pour Thomas SANKARA
    Justice pour Norbert ZONGO
    Justice pour David OUEDRAOGO
    Justice pour Boukary DABO
    Justice pour Salifou NEBIE

    Que le SEIGNEUR bénisse le BURKINA que nous aimons tant. Amen
    Paix et succès à tous les BURKINABES. Amen

    ACHILLE De TAPSOBA le Bobolais (pur produit de Thom SANK et de Norbert ZONGO)

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    • Le 12 mars à 11:58, par Nabiiga En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup » (ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo)

      Éloquent, sans évoque, limpide et droit au but. Comme d’habitude, je ne dis plus rien car chapi ! Montrez-moi vos amis, je vous dirai qui vous êtes. Si les djihadistes sont les amis de Gilbert c’est qu’il est djihadiste lui-même. La libération des otages étaient montée de toute pièce par la troïka criminelle pour braquer les pays occidentaux. Blaise, Djirbil Yipene au nom de nous tous, malgré nous d’ailleurs (le gouvernement burkinabè), Gilbert et les Djihadistes locaux tels Aqmi d’unn côté, et ISIS de l’autre côté. Gilbert jouait deux rôles : il était du côté des pays occidentaux en ’négociant’ et avec les Djihadistes pour arrêter le montant de la rançon qui comprenait, sans doute leur part. Il est temps que tous les pays occidentaux dont leurs citoyens ont été pris otages, demandent d’être remboursés et presto car la libération de leurs citoyens étaient un arnaque bien planifié par ces derniers.

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  • Le 12 mars à 07:12, par LE VILAIN En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

    Mon Colonel, ancien Chef d’Etat du Faso que je nomme ici Monsieur OUEDRAOGO, vous êtes un Prête et non un militaire. Vos paroles sont celles de la réconciliation nationale. Qu’Allah tout puissance qui est dans les cieux vous bénisse ainsi que toute votre vie ! Qu’il vous protège à ce que vous n’ayez jamais honte durant votre séjour dans le royaume des mortels .

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  • Le 12 mars à 07:56, par Sidpassata Veritas En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

    Je suis d’accord avec l’internaute Mafoi pour dire que notre pays n’a plus besoin du cirque des réconciliations et pardons qui ont souvent été utilisés sans résoudre les vrais problèmes de justice.
    - JUSTICE pour les victimes et JUSTICE pour les contribuables. Les militaires politisés et les civils politiciens malhonnêtes doivent être jugés selon la loi et dans la mesures du possible il faut récupérer ce qu’ils ont pillé des caisses de l’État et des Sociétés étatiques.
    - S’il faut passer 30 ans à les juger un à un ; on passera 30 ans puisque qu’ils ont passé de longues années à nous piller. Et si par hasard on décide dans des clans de politiciens de nous imposer une réconciliation sans justice ; alors que ce qui décideraient de cela cotisent pour dédommager les victimes.
    - Souvenons-nous ! Avant l’adoption du la constitution en juin 1991, les burkinabè ont auparavant manifesté dans la rue pour réclamer en vain une conférence nationale souveraine comme dans les pays voisins, afin de quitter les régimes d’exception pour entre dans la démocratie. Les militaires, avec Blaise COMPARE en tête, ont préféré nous imposer un comité de réconciliation bancale, présidé par Mgr Séraphin ROUAMBA qui, à l’époque curé de la cathédrale de Ouagadougou. Ils nous ont imposé aussi cette constitution taillée sur mesure. Ils nous ont fait la violence tout le temps et les burkinabè ont été patience pour réussir par une lutte d’usure à enfin conduire cette machine du pouvoir militaire à son échec. La moindre des choses qu’il faut faire ; pour une vraie réconciliation des burkinabè, c’est de prendre le temps nécessaire à la justice. Par le passé, toutes les solutions (collèges des sages, journée du pardon...) qui ont été envisagées sans la justice n’ont conduit qu’à l’échec, l’impunité encourageant toujours quelques militaires téméraires à croire qu’ils peuvent passer en force et qu’ensuite ils pourront toujours demander pardon si ça se passe mal.
    - Si nous voulons vraiment tourner définitivement la page, il faut passer par la justice pour obtenir une réconciliation, même imparfaite : tous le monde aurait désormais intégré le principe que celui qui commet un crime économique ou de sang devra s’expliquer devant la Justice de la Nation. La justice, n’est pas à voir comme une vengeance, c’est une nécessité de vérité qui apaise. Il n’est donc pas question de se refuser de traquer ceux qui ont tué et pillé les biens des contribuables et de dire qu’il faut simplement prendre à nouveau les biens des contribuables pour réparer les mêmes crimes, en fermant les yeux sur les biens mal acquis des criminels : c’est une logique insupportable pour qui souhaite une vraie réconciliation pour notre pays. Quelle justice vis-à-vis des populations qui n’ont pas de quoi se soigner, instruire leurs enfants et accéder aux biens de première nécessité, du fait précisément des égarements et des cupidités de ses "dirigeants" hommes-forts d’hier.
    - Il faut que cela soit claire pour tous que ceux qui n’ont pas voix au chapitres ont déjà fait 2 insurrections dans ce pays et fait échec à un coup d’état militaires. Qu’on le veuille ou pas, désormais ils n’accepteront pas l’injustice avec l’impunité en prime : PLUS RIEN DE SERA COMME AVANT, et malgré les apparence, ce n’est pas seulement un slogan. L’Unité et la réconciliation nationales passeront nécessairement par la Justice.

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  • Le 12 mars à 08:03, par HUG En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

    Oui je suis mille fois d’accord avec vous. "Nous étions dans la gueule du loup" ? Vous avez tout dit . La peur est un phénomène naturel et les temoins qui vous ont précédé devraient avoir le courage de le dire haut et fort. Vous (monsieur l’ancien président) et les civils (monseigneur et les autres) on peut vous comprendre mais pas les hauts gradés de l’armée à l’époque. Vous ne devriez pas capituler devant les général putschiste et ses acolytes du RSP. Dans nos cieux quand on nomme certaines personnes ce sont les avantages qu’elles voient en premier mais pas sa mission qui est reléguée au second rang. Vous avez trahi la nation en capitulant devant le général et ses acolytes et ayez le courage de le dire. Quant aux internautes qui insultent HUG qu’ils comprennent ceci : Le courage n’est pas l’absence de la peur mais une volonté de la vaincre (NELSON MANDELA) mais malheureusement vos mentors de l’armée n’ont pas compris cela

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    • Le 12 mars à 18:00, par Le vigilent En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

      Mon cher HUG,
      on n’insulte que ceux qui en vqlent lq peine ! Comme toi tu n’es pas en mesure de comprndre quoi que ce soit, ru ne peux qu’etaler dees niaiseries. Dis moi quel haut grade de notre armee a capitule devant le putchiste. Tous ont refuse de soutenir le putch et on demande a Diendere d’assumer avec toutes les consequences. Resultat, Diendere s’est entete et se retrouve a la barre en train de raconteur des sottises ; lui qui etait craint a cause de ses methodes expeditives dignes des bandits du Far west.
      Comme tu ne connais rien de domaine militaire tu peux raconter des sottises croyant faire preuve de genie.

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  • Le 12 mars à 08:09, par sheiky En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

    Rien de vraiment nouveau. Sauf des incohérences à clarifier. Je ne sais pas si c’est moi qui ne comprend pas, mais quand on dit que ce sont les deux seuls civils, je pense qu’il y a erreur. L’ancien président JB OUEDRAOGO n’est pas un civil à ce que je sache. Même si il est à la retraite et n’a jamais vraiment présenté un visage militaire, il reste un militaire. C’est à ce titre d’ailleurs qu’il avait été président.

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  • Le 12 mars à 08:18, par Mogdrekindé En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

    Et voilà ! C’est ce qu’on attendait. Avec ce témoignage, il n’y a plus de doutes que c’était un nouveau et réel putsch savamment préparé et que c’est bel et bien les Généraux Diendéré et Bassolé qui en étaient les auteurs. L’un (Diendéré) se disant père spirituel de l’ex-RSP s’estimait si craint que c’était son moment qui était arrivé pour être P.F. car, apparemment craint par la chose militaire de l’époque et l’autre (Bassolé), se croyant plus intelligent pour, en 3ème larron, allait discrètement suivre et encourager l’action pour, au sortir de l’opération, ravir la chose des mains de son camarade et se présenter comme un "sauveur" pour être Roi à la place du Roi, un peu comme un film des années 80 qui présentait (dans un pays de l’Amérique Latine) des Officiers amis et complices qui avaient organisé, planifié et réussi un Coup d’Etat pour, se trahir à la fin. Ainsi, le Second couteau (qui commandait le Régiment des Chars blindés) a fini par réussir son jeu et, pour ne pas faire découvrir les choses, a immédiatement fait fusillé son ami et complice en même temps que les "Déchus" (Régime victime du putsch). Ce fut ainsi le scénario de leur jeu qui aurait réussi si le peuple et ses FDS ne s’étaient pas érigés en défenseur de la Patrie n’avaient pas pris meurs responsabilités.

    A présent, tout est et reste bien clair. Quant aux raisons par eux évoquées pour préparer leur coup, c’est parce qu’elles ne tenaient pas la route que leur Action n’a pas abouti. Il est temps donc pour l’Autorité d’en finir avec ces assassins en passant aux Verdicts applicables selon nos Lois avant que ces Tueurs ne prennent la tangente. Déjà, on a enregistré et ce depuis le début du corsing des débats, un d’entre eux qui a vu renaître subitement une/sa maladie pour demander à sortir du pays pour "besoins de soins médicaux" et ce, après avoir épuisé tous les recours auprès des Institutions juridiques sous-régionales, régionales et internationales où il y comptait bon nombre d’amis. Puis, le second, à peine un Témoin ressource dont il réclamait l’"Inculpation" à cors et à cris a parlé, qu’il a (apparemment) imaginé un/des malaises pour se retirer des débats.

    On ne saura pas se laisser ainsi berné pour les laisser échapper à la Justice.

    Enfin, espérons-le, les Officiers Henri Zongo et J.B. Lingani pourront obtenir une justice (même partielle) de leur liquidation rapide et injuste.

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  • Le 12 mars à 08:37, par caca En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

    Ce article dit mieux que le précédent d’une déposition à la charge d’un témoin oculaire. Néanmoins, un doute cartésien existe toujours dans ces dépositions, car il me semble que le coup n’a pas du tout été préparé et le rôle de ceux qu’on accuse les parents spirituels du RSP demeurent dans une ambivalence psychanalytique du terme. La hiérarchie militaire semble à son tour accuser le Gal Diendéré et le colonel Kéré. Ils pointent leur silence complice pendant la médiation. Mais ici encore le flou demeure cartésien, et le doute est permis dans tous les coups. Mr JBO dit être dans la gueule du loup et montre le rôle républicain du Gal Diendéré dans les différentes médiations concernant les crises du RSP et le PM Zida.
    On peut dans ce cas de figure avoir plusieurs comportements, soit on plaide pour une réconciliation comme le fait Mr JBO ou soit on se trouve dans un déni de justice et souhaiter une sentence exemplaire contre ce Gal Diendéré dont son nom est lié à des coups d’État du pays et des crimes. Cependant, je remarque des circonstances atténuantes que les prévenus peuvent bénéficier et avoir des peines réduites. Pour cela, les avocats de la défense doivent deux fois plus efficace dans la plaidoiries et le juge aussi doit être humain. Bien que l’infraction du coup soit établi, les facteurs de crises étaient également des indices que la hiérarchie militaire n’a pas pu jouer de modérateur.
    Il faudrait également qu’on tourne vite un page concernant ce procès, et apprenons à vivre avec notre histoire. Une compensation pour les parents des victimes permettra de mettre fin de ce traumatisme.

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    • Le 12 mars à 10:26, par Ka En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

      Voilà l’égoïsme des extrémistes depuis plus de 30 ans qui tuent qui ils veulent, là où ils veulent, en croyant qu’en récompensant les familles de leurs victimes on efface tout et on recommence ? caca, je te croyais plus intelligent que ça. S’il te plait, ne remue pas un couteau dans la plaie béante que tes mentor ont laissé, car les familles des victimes ne méritent pas ta cruauté. C’est comme Achille Tapsoba du CDP qui s’est présenté avec quelques billets de banque devant la mère de Norbert Zongo et sa famille pour les faire taire, et ils ont refusé. Non caca, ceux qui ont tué doivent payer pour leur crime et soulager les familles des victimes. Tes compensations tu peux les mettre là où tu sais. La justice d’abords, pour consolider une réconciliation solide et non instrumentalisée comme vous les partisans des assassins le veulent.

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    • Le 12 mars à 12:45, par Neekre En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

      Caca, vous semblez faire une analyse sans parti pris et vous plaider pour des circonstances attenuantes. Je n’ai pas fait le droit, mais les circonstances attenuantes existent pour des accusés qui reconnaissent les faits, les regrettent et demandent pardon. Pour ces gens qui narguent la justice et surtout les victimes ou peut-on aller chercher les circonstances attenuantes ? Que justice soit faite : Point barre.

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  • Le 12 mars à 10:13, par TANGA En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

    Ce témoignage de l’ancien président vient nous prouver que GOLF a toujours contribuer à apaiser les situations.
    Cette dernière situation, ’’les enfants’’ ont tous mis en œuvre pour que apaisement il n’y ait pas. La seule et unique voie de sortie était de les accompagner pour bouter ZIDA hors.
    La question que l’accusation ne se pose pas est :
    - à qui était le tour après le RSP car le sieur ZIDA avait démontrer avec la formation de son gouvernement et le faux attentat qu’il ne comptait traiter qu’avec ’’certaines personnes’’ ; et les autres quelle aurait été leurs fins ?
    - Si GOLF refusait de suivre les enfants, quel aurait été le sort de GOLF et par la suite de la hiérarchie qui se serait opposée ?

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  • Le 12 mars à 16:19, par Dedegueba Sanon En réponse à : Procès du putsch du CND : « Nous étions dans la gueule du loup », raconte l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo

    Je vois juste un JBO, obligé de faire le " cube Maggi ", ou jouer à un périlleux jeu d’équilibriste. Car comment rendre l’ascenseur à ceux qui hier t’ont " épargné " et par la suite t’ont assuré une "retraite dorée " d’ancien président tout en ne fâchant pas au passage les " insurgés " ? Violente question n’est- ce pas ?
    A la vérité JBO ne peut pas dire qu’il n’a pas soupé avec....
    Question, pour laisser le "passé au passé", le point de départ de ce passé c’est à partir de quand ? Depuis Maurice Yameogo jusqu’à Roch il y a eu pas mal de violences, et quelle famille va accepter qu’on passe en " pertes et profits" ses pertes ?
    Parce que c’est facile de tenir un discours de consensus lorsqu’on a " finalement tiré son épingle du jeu...comme par miracle". Même si on vous a traité de " véritable accident de l’histoire "...
    J’ai vraiment peur que ce procès n’accouche d’une souris ?

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