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Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou • lundi 11 mars 2019 à 16h00min
Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré, a présidé ce lundi 11 mars 2019, l’ouverture de l’atelier national sur la relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso. Un atelier à l’issue duquel des propositions devraient être faites pour redonner à la filière coton son lustre d’antan.

Premier pays producteur de coton en Afrique, il y avait encore quelques années, le Burkina Faso voit aujourd’hui sa place occupée par le Mali. Une contreperformance enregistrée ces deux dernières campagnes et qui résulte des difficultés que rencontre la filière coton, notamment la baisse du rendement qui s’explique, selon le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, par le boycott de la production dans certaines zones, une infestation parasitaire sévère, une pluviométrie capricieuse, etc.

Et cela n’est pas sans effets aussi bien pour les producteurs que pour le pays. Les producteurs se retrouvent ainsi confrontés au surendettement dû aux impayés internes et externes. L’on note également la désaffection de plus en plus de producteurs qui, découragés, abandonnent la culture du coton au profit d’autres spéculations, ce qui entraine une baisse des recettes d’exportation pour le pays.

Malgré ces difficultés, le coton demeure la première culture de rente du Burkina Faso avec une contribution de plus de 4% au PIB national et à plus de 28% au PIB agricole. Et ce sont environ quatre millions de personnes qui tirent leurs revenus de toute la chaine du coton.

Au regard donc de l’importance qu’occupe le secteur dans l’économie du pays et dans le souci de trouver des solutions aux problèmes que traverse la filière, il a été mis sur pied un Comité de haut niveau présidé par le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré. Ce comité constitué des représentants de l’administration et des acteurs de la filière coton est chargé de suivre la relance durable de la filière coton.

Cet atelier national sur la relance durable de la production cotonnière s’inscrit dans les actions entreprises par le comité. Trois jours durant, les participants feront une analyse sans complaisance des difficultés traversées par la filière coton et proposeront des actions et mesures à mettre en œuvre pour la relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso.

En effet, comme l’explique le ministre Harouna Kaboré, « cette situation, peu reluisante, nécessite dans un premier temps de s’interroger sur les contraintes réelles qui affectent la productivité des exploitations cotonnières et la production, afin de trouver des réponses adéquates à court terme, et dans un second temps, de définir les stratégies pertinentes à moyen et long terme permettant d’améliorer durablement les performances agronomiques et socio-économiques de la filière cotonnière. »

A l’issue de l’atelier, les conclusions et recommandations seront portées par le Comité de haut niveau « afin qu’une suite diligente soit donnée pour leur mise en œuvre », a assuré le ministre Kaboré.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 11 mars à 19:58, par Opinion plurielle En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Nous autres serieusement sommes très impatients de voir ces fameuses conclusions et ces recommandations.
    Aussi, veillez à les porter à la connaissance de l’opinion publique afin que tous nous puissions en juger de leur pertinence, ou du moins de la pertinence de cette relance de la "degradation" de notre environnement puisque c’est bien de cela qu’il s’agit.

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  • Le 12 mars à 07:16, par paul En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Est-ce une contreperformance d’être 2ème derrière le Mali qui cultive du coton non OGM depuis toujours ?
    Le coton est une priorité nationale pour les devises à l’exportation ! mais est-ce une priorité de développer cette filière de coton au risque de détruire notre environnement alors que le producteur ne gagne presque rien ? Le coton bio et équitable est bien plus rémunérateur pour les producteurs. Enfin, focalisons nous sur la valorisation de notre coton et non l’exporter en brut.

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  • Le 12 mars à 09:35, par kambou koumbou hermann jackson En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Bien que l’action gouvernementale soit collégiale et mieux certaines faîtières telles que celle du coton , karité et j’en passe ... ont une autonomie , nous techniciens du Ministère de l’Agriculture constatons avec regret que le Ministère du Commerce est entrain de nous retirer un certain nombre de filières.Par contre , quand subitement naissent un dysfonctionnement organisationnel et surtout sur les qualités d’intrants et autres aspects techniques au sein des acteurs desdites filières , c’est l’Agriculture qui est interpellée dans la presse et autres médias ...

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  • Le 12 mars à 10:40, par fils de paysan En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Bonjour
    A-t-on vraiment besoin de se réunir à Ouagadougou pour trois jours pour relancer la filière coton ? Tous les problèmes sont connus ; à savoir : intrants de mauvaise qualité, surtout les engrais, relâchement dans l’appui technique aux producteurs de coton dû à un mauvais management du personnel par les premiers responsables de la SOFITEX, nommination de copinage, corruption, détournement, impunité

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  • Le 12 mars à 12:48, par KONE En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Défis et enjeux pour le coton africain
    LE COTON EN AFRIQUE
    Culture de rente vitale pour des millions d’africains (environ 3,5 millions d’exploitations cotonnières dans 35 pays sur 54).
    Moteur du développement rural et agro-industriel :
    - 300 usines d’égrenage dans les zones cotonnières
    - Huileries et usines textiles
    Contribution avérée à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire.
    Source importante de recettes d’exportation :
    - 3ième produit agricole après le cacao et le café
    - > 25 % des exportations totales dans plusieurs paysDUUR COTON EN
    VUE D’ENSEMBLE DU SECTEUR COTON EN AFRIQUE
    4,5 millions ha en 2013/14 (14 % du total mondial)
    93 % culture pluviale (Gossypiumhirsutum)
    Petites exploitations familiales peu ou pas mécanisées
    100 % récolte manuelle
    Egrenage à scies prédominant
    1,5 million t fibre (6 % de la production mondiale)
    1,3 million t exportées (15 % du total mondial)
    320,000 t filées localement (1,4 % consommation mondiale)
    Principaux pays producteurs d’Afrique
    2013-2014
    Burkina Faso Mali Côte d’Ivoire Bénin Cameroun Egypte Tanzanie Nigéria Zimbabwe Mozambique Malawi Zambie Ethiopie Togo Tchad

    PLACE DU COTON AFRICAIN DANS LE MONDE
    Surface cotonnière 2013/14
    Pakistan 9% Brésil 3% USA 9% Chine 14% Afrique 14% Inde 36%
    Autres pays Ouzbékistan 11% 4%
    Principaux pays producteurs (campagne 2013/14)
    Chine Inde USA Pakistan Brésil Afrique Ouzbékistan Australie Turquie Autres pays
    Millions de tonnes de fibre

    Production de coton-fibre 2013/14
    Brésil 6% Ouzbékistan 4%
    Autres pays Turquie 7%
    3%
    Pakistan 8% Inde 26% USA 11% Chine 26%
    Australie 3% Afrique 6%

    Part du coton africain dans le monde
    HANDICAPS ET RISQUES

    PRINCIPAUX HANDICAPS DU COTON AFRICAIN
    Aléas climatiques (culture pluviale)
    Manque d’éducation des cotonculteurs
    Equipement rudimentaire
    Faible utilisation et coût élevé des intrants
    Enclavement des zones cotonnières
    Manque infrastructures transport et énergie
    Exposition aux fluctuations des prix et taux de change
    Transformation locale non compétitive
    Insuffisante connaissance du marché
    Défauts de gouvernance et de régulation
    Concurrence (importations frauduleuses, subventions)
    Image de marque négative
    LE COTON AFRICAIN EST FORTEMENT EXPOSÉ AUX RISQUESLE COTON Volatilité intersaisonnière des prix du coton
    Moyenne Indice A Cotlook par campagne* (cents USD par livre CFR)
    Moyenne 73/74 – 09/10
    * Août n à juillet n+1 ; source : Cotton Outlook164
    Volatilité des prix au producteur
    Malawi Mozambique
    Tanzanie Ouganda
    Zambie Zimbabwe
    Moyenne zone franc
    Cents USD / kg coton-graineGOUVERNMENTAL DIRECT AU COTON (MILLIARDS $ US)
    LE DÉFI DE LA PRODUCTIVITE
    21Rendements moyens par pays 2013/14
    Chine
    Inde
    USA
    Pakistan
    Brésil
    Afrique
    Australie
    Ouzbékistan
    Turquie
    Monde
    kg de fibre par hectare
    Les rendements moyens diffèrent selon les régions
    Zone franc (pluvial)
    Source : ICAC
    Autres pays ASS (pluvial)
    kg de fibre par hectare
    ’AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE EST CRUCIALE POUR LES REVENUS L’AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE EST CRUCIALE POUR LES REVENUS
    Le prix n’est qu’une des composantes des revenus des
    cotonculteurs.
    La faible productivité réduit les revenus des cotonculteurs et des égreneurs.
    Les producteurs peuvent améliorer leur rendement alors qu’ils n’ont aucune maîtrise sur les prix. Le cotonculteur africain produisant moins d’une tonne de coton-graine à l’hectare n’a guère d’avenir.
    LE RENDEMENT A L’EGRENAGE AFFECTE LES PRIX AU PRODUCTEUR
    Un faible rendement à l’égrenage se traduit par un prix au producteur bas : toutes choses égales par ailleurs, le prix payable au producteur est 20 % plus élevé avec un rendement égrenage de 42 % qu’avec un rendement de 35 %.

    THÈME 1
    DURABILITÉ,
    INNOVATIONS ET
    ASSURANCE INDICIELLE :
    LES DÉFIS POUR
    L’EXPLOITATION
    COTONNIÈRE AFRICAINE
    LE DÉFI DE LA QUALITÉ
    MARCHÉ INTERNATIONAL DU COTON
    Importations mondiales : environ 7,5 millions tonnes en 2014-2015 (Chine 20 %)
    97 % cotons « upland » (Gossypiumhirsutum)
    3/4 moyennes et longues soies : filature classique (à anneaux)
    1/4 soies courtes : filature à rotor (open end)
    3 % cotons extra-longue soie (Gossypiumbarbadense) égrenage à rouleaux ; filés très fin
    CONCURRENTS DES COTONS AFRICAINS
    - Fibres chimiques (ennemi No. 1 : polyester)
    - Cotons récoltés à la machine (50% des exportations)
    - Cotons de grandes exploitations irriguées
    - Cotons d’autres origines récoltés à la main (Inde)
    - Cotons des autres pays africains
    - Cotons de la même origine vendus par d’autres
    PROBLEMATIQUE DE LA QUALITE DU COTON AFRICAIN
    Le prix du coton-fibre dépend :
    - des propriétés de la fibre (« la fibre ») ;
    - de sa contamination réelle ou perçue (« rien que la fibre ») ;
    - de la façon dont il est classé, emballé et livré (« pas seulement la fibre ») ;
    - de la réputation de l’origine et du vendeur (inviolabilité des contrats).
    Le prix du coton africain est décoté par rapport aux autres origines principalement à cause de la perception du risque de contamination associé à la récolte manuelle
    DIFFÉRENTIELS DE PRIX
    Cotations dans Cotton Outlook pour les grades supérieurs
    (SM 1-1/8”) moins Indice A Cotlook(cents USD par livre)
    Source : Cotton Outlook,
    (12/7/2013)
    LE PROBLÈME DE LA CONTAMINATION
    La contamination par des corps étrangers (ne provenant pas ducotonnier) est le problème le plus sérieux auquel sont confrontés les filateurs de coton (pas avec la fibre de polyester, principal concurrent).
    . La présence de fibres étrangères (surtout polypropylène) peut entraîner le déclassement, voire le rejet, des filés, tissus ou vêtements.
    . La récolte manuelle est perçue comme la cause principale de la contamination.
    . Le risque avéré ou supposé de contamination se traduit par des différentiels de prix importants.
    . En réalité, la réputation du coton africain est plus contaminée que la fibre elle-même.

    THÈME 2 :
    UNE NOUVELLE DONNE
    POUR L’AMÉLIORATION
    DE LA QUALITÉ ET LA
    PROMOTION DU COTON
    AFRICAIN
    LE DÉFI DE LA CRÉATION
    DE VALEUR AJOUTÉE

    ATOUTS ET OPPORTUNITÉS POUR LE COTON AFRICAIN
    - Empreinte carbone trés faible.
    - Coûts de production compétitifs en Afrique (vs Chine, USA, Brésil).
    - La production devrait baisser dans plusieurs pays, notamment aux USA.
    - Grande marge de progrès en matière de productivité et de qualité.
    - Réserves de terres non cultivées.
    - Le rendement moyen mondial semble devoir plafonner.
    - Qualités intrinsèques de la fibre issue de la récolte manuelle.
    - Débouchés potentiels sur le continent africain (Egypte, Ethiopie).
    Evolution des prix
    DES EXEMPLES À MÉDITER
    En Afrique :
    - Le Cameroun obtient le rendement moyen en culture pluviale le plus élevé du continent africain (514 kg de fibre / ha sur plus de 200000 ha) en 2013/14 tout en payant un prix élevé au producteur.
    - Démarche qualité au Sénégal.
    - Optimisation de la logistique export au Mali.
    L’Afrique doit tirer des leçons de l’émergence très rapide de l’Inde, cliente devenue concurrente.
    Le coton en Afrique et en Inde
    (2013/14)
    Afrique Inde
    Population 2015 (milliards) 1,2 1,3
    Nombre exploitations (est.) 3,5 7,5
    Surface (millions ha) 4,47 11,65
    Rendement moyen (kg fibre/ha) 332 581
    Production (millions t fibre) 1,48 6,77
    Exportations (millions t fibre) 1, 3 2,0
    Importations (millions t fibre) 0,185 0,15
    Consommation (millions t lfibre) 0,32 5,04
    POTENTIEL DE PRODUCTION COTONNIÈRE EN AFRIQUE
    Surface cultivée : 5 millions ha
    Rendement moyen : 1,5 t coton-graine / ha
    Rendement égrenage : 40 %
    Rendement fibre : 600 kg/ha
    Production : 3 millions t fibre

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  • Le 12 mars à 14:42, par Sarko En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Vous reléguez le ministère en charge de l’ agriculture au second rang et vous voulez que les choses marchent. ! De plus quand on vient à confier un tel ministère à des novices sans expérience dans le milieu administratif , on ne peut avoir que des résultats médiocres . Pour cacher son incompétence ,on ne fait qu’ organiser des foires de trois jours pour rien .

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  • Le 12 mars à 15:21, par Django allah En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Ce qui m’intrigue dans cette histoire c’est la mauvaise volonté du régime MPP je veux dire du président Rock a prendre les vraies décisions. Ne nous prenez pas pour des enfants. Tout le problème de cette filière vient d’une seule personne qui est le DG de la SOFITEX ; Ne vous foutez pas de nous. Dans l’histoire de la filière coton c’est le DG le plus contesté dans toute l’histoire de la SOFITEX ; Après le commandement des blancs la SOFITEX est a son 7ème DG ; mais quel DG a été aussi mauvais comme celui-ci ? Comment quelqu’un peut avoir aussi une telle confiance en sois couronnée par une arrogance et puis pouvoir produire de bon résultat ? A son arrivée il n’avait pas d’égard pour quelqu’un ni ses collaborateurs, ni les producteurs. En plus de tout cela il s’est mit dans des deals dangereux pour l’entreprise qui est la commande des mauvais intrants et ça personne ne peut le nier. Pire il écarte les compétences au profit des médiocres. Quel résultat il peut produire dans ces conditions ? Les intrants incriminés ont été testé par d’autres structures compétente qui ont prouvés l’inefficacité des produits, et ça le gouvernement MPP est bel et bien au courant. Puisque lors de la SNC passée, le président Rock est venu à Bobo et il a profité pour rencontrer les producteurs, les frondeurs, et la SOFITEX dans son pieds à terre. Lors de cette rencontre il a été démontré par A+B que les intrants étaient de mauvaise qualité. Le président Rock a posé la question sur quoi les frondeurs se fondent pour affirmer la mauvaise qualité des intrants. Face à cette question le représentant des frondeurs présente les résultats de la contre expertise qui affirmait la mauvaise qualité des intrants, qu’il voulait remettre au président Rock qui a REFUSE de prendre le document et a dit au représentant des frondeurs de dire à la structure qui a fait ce test d’envoyer un rapport au gouvernement. Entre nous est ce que cela est sérieux ? Donc nous leur disons ceci. Nous ne sommes pas vos animaux et respecter nous un peu. Cet atelier accouchera d’une sourit, puisque c’est du dilatoire et de la diversion, sinon le problème est connu de tous. Personne n’est contre ce DG mais c’est ses propres résultats qui sont entrain de le honnir aujourd’hui. Nous demandons au gouvernement d’arrêter de tourner et aller droit au but en dégageant ce DG. Quant il arrivait en mars 2016 la production était à plus de 500 000 tonnes. En 3 ans, il a mit la production à terre avec des argument fallacieux et enfantin "c’est la pluviométrie, c’est la pluviométrie" c’est maintenant il pleut ici au Faso ? Quand même !!! Si les dirigeants de ce pays veulent réellement la vérité dans cette histoire, enlevé simplement cet incompétent de DG ,et vous allez voir. La filière n’a aucun problème mais vouloir vous entêté a garder ce DG, vous allez contribuer a gâter tout. A bon entendeur salut.

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  • Le 12 mars à 15:58, par KONE En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Le losange national (ou « diamant national »)
    l ETAT devra s’impliquer davantage etb apporter encore un appui constant sur la compertitivite de la filiere cotonniere en veillant a la fixation des imperatifs economiques de rentabilité de la filiere fourniture d’intrants de qualité dynamisation de la filiere a travers des obligations de resultats et des obligation de compte rendu l’assainissement de la gestion de la filiere la motivation des cotonculteurs etb des partenaires par leur satisafcation mutuelle optimiser la gestion interne encourager et ameliorer la productivité au champ et la competitivité a l’international

    Une étude portant sur 100 industries et sur une dizaine de pays montre que dans la plupart des cas, ce sont des entreprises issues d’un seul et même pays qui dominent, à l’échelle internationale, le jeu concurrentiel dans une industrie : Les allemands Bayers, Hoechst et BASF dans la chimie mondiale par exemple ; les américains Microsoft, American on line et Netscape dans les logiciels, Intel, AMD et Motorola dans celui des microprocesseurs, etc. Comment expliquer ? Quelles implications utiles en retirer pour la stratégie d’entreprise ?

    Pour l’explication, on est tenté de se tourner vers les facteurs extérieurs aux entreprises. L’avantage concurrentiel d’une entreprise dans une industrie repose donc pour partie sur des éléments qui lui sont extérieurs : des externalités positives qui proviennent de son industrie (arène concurrentielle) et au-delà aussi des caractéristiques de son pays d’origine.
    Ainsi, l’environnement national semble constituer un élément déterminant de l’avantage concurrentiel de l’entreprise à l’échelle internationale. Il va de soi qu’en sens inverse, l’environnement national peut être source de désavantages pour l’entreprise (produire des externalité négatives).

    Il faut donc réviser et étendre une nouvelle fois le diagnostic externe. L’entreprise ne peut faire l’économie d’un examen de l’environnement national.

    C’est l’objet du losange national (ou « diamant national ») qui constitue le complément à la figure des cinq forces. Il dresse la liste des déterminants nationaux de l’avantage concurrentiel des entreprises d’un pays dans une industri

    Le losange se compose de quatre catégories de déterminant de base. L’action de chacun d’entre eux dépend d’une liste de paramètres englobé et élargit encore celle des cinq forces de la concurrence.

    - Le bloc stratégies, structures et rivalités des entreprises dans l’industrie englobent la plupart des facteurs recensés dans la figure des cinq forces de la concurrence. Dans la section précédente, cet ensemble de déterminants était considéré comme la liste complète des facteurs à inventorier pour le diagnostic externe. Ici, il est réduit à un des quatre ensembles à envisager.

    - Le bloc facteurs de production englobe les ressources du pays, c’est-à-dire ses principaux facteurs de production : les ressources naturelles, les ressources « culturelles » (le facteur, capital proprement dit) et les ressources humaines (le facteur travail, donc la qualité de la main-d’œuvre et des laboratoires de recherche).

    - le bloc demande recense les informations sur la structure de la
    demande nationale adressée aux entreprises de l’industrie : son degré de sophistication, son dynamisme, ses changements, etc.

    - Le bloc des industries amont et apparentées englobe les relations interindustrielles, les grappes (PORTER [1998]) ou filières d’industries en (effets d’entraînement, d’agglomération, de jonction, etc.). Les paramètres pris en compte ici sont partiellement empruntés à ceux de la figure des cinq forces.

    Ces quatre ensembles de déterminants structurels sont en outre interdépendants. Chacun est susceptible d’être influencé par tous les autres et réciproquement. Il faut encore prendre en considération deux autres ensembles de paramètres pour avoir la liste complète des facteurs qui déterminent la « qualité » de l’environnement national : l’état et le Hasard. Ces deux facteurs sont distincts des autres dans la mesure où ils n’appartiennent pas au système d’interdépendance. Ils peuvent influencer les conditions de l’avantage concurrentiel de l’entreprise dans son industrie. Mais, PORTER exclut qu’ils soient influencés en retour par l’action de l’entreprise. Ils constituent des éléments exogènes.

    - L’État (ou gouvernement), par son action sur l’économie peut influence positivement ou négativement chacun des quatre déterminants structurels : les bonifier ou au contraire pénaliser les entreprises de l’industrie dans la concurrence internationale.

    - Le Hasard achève le tableau des facteurs qu’il serait nécessaire de prendre en compte pour dresser la liste exhaustive et idéale des déterminants de l’avantage concurrentiel dans une industrie. Cet élément qui influence les autres sans être influencé par eux regroupe tous les facteurs exogènes qui peuvent expliquer la spécialisation d’un pays ou modifier cette spécialisation sans avoir été prévus (innovations radicales)

    On dispose donc avec ce losange national d’une liste immense de facteurs très disparates et, pour nombre d’entre eux difficiles, sinon impossibles à quantifier. On observera que cette liste aurait pu pourtant être encore étendue. PORTER laisse en effet de côté les déterminants financiers de l’avantage concurrentiel. La qualité du système bancaire et financier serait-elle sans influence sur l’avantage concurrentiel ? Quand on connaît les liaisons banque/industrie en Allemagne (notamment dans la chimie et dans l’automobile) on s’étonne de cette omission qui constitue assurément une limite majeure du diamant national.

    Et l’on voit à nouveau que ce losange correspond plus à une liste de questions ouvertes qu’à une série de réponses offertes à l’entreprise. Celle-ci n’est en aucune manière en mesure de tenir compte de l’ensemble de ces paramètres.

    Le principal intérêt de la figure est ailleurs. Cette figure tente de rendre
    Opérationnel (utilisable par les dirigeants d’entreprises et nationaux) un élément dont l’importance est établie de longues dates par les économistes mais un élément sur lequel ils insistent à nouveau fortement depuis la fin des années 1980 ans le cadre de longue de la théorie de la croissance endogène- ROMER [1987] [1990], LUCAS [1988], etc. Dans sa formulation traditionnelle, cet élément est le suivant :

    La performance d’une entreprise dans la compétition internationale ne dépend seulement de ses ressources internes ou de sa position dans l’industrie. Elle dépend de manière cruciale de son immersion dans son environnement national. Voilà pourquoi la globalisation, loin de priver les nations de leur importance (pour l’entreprise), la démultiplie. Comme le disait F. Perroux [1955], le pouvoir de l’entreprise [son avantage concurrentiel dirait Porter] ne s’analyse pas et ne se mesure pas uniquement en lui-même [diagnostic interne] mais compte tenu du pouvoir de l’industrie à laquelle la firme appartient [le diagnostic externe à travers les cinq forces]. Le pouvoir de cette dernière se conçoit par relation à celui d’autre industrie dans la nation (le losange national).

    On en conclut que le développement international de l’entreprise et sa réussite au plan international, dépendent des conditions initiales de sa croissance dans son pays d’origine. On en conclut aussi que, réciproquement, la force d’une économie nationale dans le concert des nations repose au moins en partie sur les conditions que les pouvoirs publics font à leurs entreprises : Infrastructures, formation, R&D, politique économique, etc. la force d’une nation dans les relations internationales dépend donc aussi de sa capacité à bonifier et à renouveler es avantages initiaux des firmes qui en sont originaires. PERROUX [1955] ajoutait que dans l’ordre des relations extérieures, l’appartenance d’une industrie à telle ou telle est bien loin d’être indifférente.

    Nous nouS rendons bien compte du fait l’appui et le soutien de l’etat est indispensable et déterminent pour atteindre de meilleures performance au sein des entreprises . Cette contribution de l’Etat Burkinabe a permis a la sofitex d’occuper le rang de 5eme producteur mondial et 1er producteur en Afrique en 2004/2005. Derrière cela il faut voir une compétitivité doublée par l’etat qui y a jouer le role moteur .

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  • Le 13 mars à 16:27, par KONE En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Actions à poursuivre pour assurer la pérennité des résultats ou améliorer les performances dela filiere cotonniere au Burkina Faso .
    Fixer une feuille de route aux directeur General avec obligation de resultat et de compte rendu sur l’atteinte des indicateurs technique et financiers l’accroissement des rendements a une moyenne d’une tonne 200 kilo pour les deux premieres annees de la relance coton
    Accroissement de la production cotonniere sur l’ensemble du pays
    Profitabilité du coton aux producteurs et aux groupement de production de coton en priorité
    Encouragement des producteurs a l’accroissement de la production des rendements et de la productivités
    Autonomisation des gros producteurs pouvant faire plus d’un chargement directe par producteurs encourager les banques a les financer individuellement en tenant compte de leur patrimoine prive betail maison et autres comme garantie du finacement des intrants et de la mecanisatuion agricole de leurs exploitations
    Mise a disposition des intrants de qualité commandés pour une seule campagne avec des fournisseurs habituelllement reconus par leur capacité a fournir des intrants de qualité pas de changement de fournisseurs au gré des circonstances et en fonction des interets egoistes autres qyue ceux des performances de la filiere
    Gestion rigoureuse afin de reduire les couts de production et l’optimisation des couts de transport du coton
    Valorisation de la fibre de qualité superieure et de la graine huilerie aupres des huileries locales ou internationales
    Encouragement et motivation du personnel l’ensemble particulierement les agents d’encadrement agricole en leur fixant des obligation d’aytteindre des indicateurs et objectifs de production et de productiviotés dans leur centre prealablement fixer avec eux meme de commun accords avec les superieurs hierarchiques
    Valorisation des competences mettre les hommesb qualifiés et experimentatés a leur place et banir le copinage
    Nommer des manager d’equipes capables d’atteindre des objectifs et jouer pleinement un role de cotch
    Dynamiser la filiere la filiere a travers l’ethiques la bonne gestion la commubnication permanente avec les coton culteurs revoirs les messages des radios rurales relancetr les concours meilleurs producteurs et meilleurs GPC
    MISE EN PLACE ET COMMANDES DES INTRANTS pour une seule campagne et des emballages
    Verification du prix des produits de grandes consommations afin d’eviter les surfacturation et les doubles facturations
    6.2.1 Une des problématiques majeures du devenir des filières coton africaines est leur pérennité financière.
    Celle-ci concerne en particulier la difficile question de la sécurisation du crédit intrants. La libéralisation de l’achat du coton graine entraîne la révision nécessaire du dispositif de sécurisation du crédit intrants, car l’entrée de nouveaux égreneurs entraîne un risque fort de non remboursement du crédit intrants. Le dispositif doit aussi prévoir de limiter le surendettement des producteurs et de gérer le risque d’impayés en cas d’évènements extérieurs (pression parasitaire, climatologie, …).
    La pérennité financière implique une stabilisation du niveau de revenus des producteurs de coton. Le bon niveau de rémunération du coton dans les années 1990 a provoqué l’engouement des producteurs de coton. Afin d’encourager ces derniers à produire davantage, un dispositif de stabilisation de leur revenu a été mis en place avec un fonds de soutien. Conçu pour pallier des variations normales des cours mondiaux, il a bien fonctionné jusqu’à présent. Toutefois le contexte actuel persistant de cours très bas est inquiétant car il pourrait entraîner une dégradation importante des revenus, le découragement des producteurs et par suite une baisse de performance de la filière et des problèmes financiers. Cette situation appelle de nouvelles solutions. La suspension ou la compensation des subventions américaines, chinoises et européennes réclamée par les Burkinabé permettrait de remédier à ce problème.
    Pour que les résultats acquis perdurent, le Burkina Faso doit assurer une « pérennité technique ».
    Le Burkina Faso doit se pencher sur la préservation de la qualité de ses sols pour envisager la progression de la production de coton par l’intensification et l’augmentation des rendements. Cela contribuerait d’ailleurs efficacement à la protection de l’environnement.
    La pression parasitaire et la moindre progression des rendements sont des facteurs limitants de la croissance du secteur cotonnier. Afin d’y remédier, le Burkina Faso a engagé des efforts importants dans la recherche et la vulgarisation concernant la protection des cultures et le développement de nouvelles variétés. Il doit les maintenir et intensifier sa collaboration avec les pays de la sous région dans ce domaine. Son initiative d’expérimenter des semences transgéniques démontre à la fois le dynamisme et le pragmatisme du pays et son attachement à trouver des solutions innovantes à ses problèmes. Les variétés de coton transgéniques sont désormais nettement dominantes aux USA.
    La pérennité technique passe par la diminution des effets négatifs de l’utilisation de produits chimiques. Avec les quantités croissantes d’intrants utilisés, en particulier les insecticides, le Burkina Faso doit envisager des mesures de protection de l’eau et de la santé des habitants des zones cotonnières.
    Le développement bien engagé de la filière ne pourra se poursuivre qu’avec des institutions pérennes.
    La filière coton burkinabé est actuellement bien structurée, en particulier en ce qui concerne la production. Une augmentation importante du nombre de producteurs, la nouvelle dynamique dans les provinces de l’Est et du Centre ou d’autres facteurs peuvent déstabiliser cette structuration. Il est important que les acteurs de la filière réagissent rapidement et maintiennent un système d’organisation de producteurs efficace et stable.
    L’interprofession devrait être remaniée et amenée à jouer un rôle encore plus fondamental avec la libéralisation croissante de la filière et l’entrée future de nouveaux opérateurs. Pour améliorer l’efficience de la filière, il sera probablement nécessaire de promouvoir cette interprofession et de lui déléguer la maîtrise d’ouvrage de nombreuses fonctions critiques comme la recherche, l’entretien des pistes, l’approvisionnement en intrants, le contrôle de qualité du coton, etc. .

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  • Le 2 avril à 17:10, par KONE En réponse à : Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

    Il faut aller vite aux informations pouvant motiver le producteur a se retourner au champ
    C’est entre autres le prix du kilogramme de coton
    La réduction du prix du sac d’engrais
    L’apurement des impayés des deux dernières campagnes
    L’assurance sur la qualité de la semence et des nouveaux engrais mis en place ainsi que les insecticides
    Il faut le faire vite sinon les producteurs ne vont pas se decider et la campagne cotonniere 2019/2020 risque elle aussi d’etre compromise
    Ciomme il ya une crise de confiance entre les producteurs et la Sofitex IL faudra que le gouvernement meme s’implique dans la communication des informations ci-dessus aux producteurs par l’entremise des prefets des maires et des gouverneurs et autorités politique des regions cotonnieres avant mis avril pour ne pas compromettre encore la campagne prochaine .
    Le paysan est un entrepreneur rationnel qui agit qu’en fonction de son interet il faut donc lui enlever les zones d’ombres d’inquietudes pour son profit et il ira au champs

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