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Justice : Bientôt une politique pénale au Burkina Faso

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 19 février 2019 à 15h37min
Justice : Bientôt une politique pénale au Burkina Faso

Ce mardi 19 février 2019 s’est tenu, à Ouagadougou, l’atelier de validation de la politique pénale du Burkina Faso. Une politique élaborée grâce à l’appui financier et technique du Programme d’appui à la politique nationale de justice (PAPNJ) financé par le 10e Fonds européen de développement (10e FED).

C’est pour remédier aux dysfonctionnements de la justice et la rendre plus performante, plus accessible et plus protectrice des droits et libertés, que le Burkina Faso s’est doté en 2010 d’une politique nationale de justice. Cependant, à en croire Amadou Kantagba, directeur de la Justice pénale et du sceau, « le sentiment de justice rendue ne pourra être davantage ressenti que si le Burkina Faso se dote d’une véritable politique pénale claire, qui donne des orientations sur les objectifs que poursuit l’Etat face au phénomène grandissant de la criminalité et les moyens qu’il met en œuvre à cette fin. »

Face à la criminalité grandissante, il était donc nécessaire que soit définie une politique pénale prenant en compte les spécificités institutionnelles, économiques et financières du pays. « L’efficacité d’une justice pénale passe par la définition d’une politique pénale adaptée aux circonstances du moment (...) Cela ne veut pas dire qu’on travaillait sans politique pénale, mais cette fois-ci, on a la chance de l’obtenir dans un document codifié qui contient des orientations précises », a indiqué le directeur général de la Justice pénale et du sceau.

Amadou Kantagba, directeur général de la justice pénale et du sceau

Cette politique pénale, qui n’est encore qu’un avant-projet, une fois adoptée, permettra ainsi de renforcer la lutte contre les atteintes aux personnes par une attention particulière portée à la problématique de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, l’amélioration du traitement des plaintes et une répression systématique et rapide des auteurs de violences, notamment à l’encontre des forces de défense et de sécurité ou commises en violation des droits humains.

Elle permettra également de réduire les atteintes aux biens par une politique de fermeté face à l’émergence de la délinquance organisée, le regroupement des procédures, la saisine des services d’enquêtes spécialisés et l’emploi de procédés et techniques spéciales d’enquête. Cette politique aura également pour vocation de prévenir la délinquance des mineurs et les infractions à l’égard des femmes et des filles, en favorisant le recours aux alternatives dans les cas de poursuites des mineurs en conflit avec la loi.

En outre, cette politique pénale permettra de « guider par les principes directeurs, la réduction des délais de traitement des affaires pénales. Elle permettra aussi l’organisation du service public de la justice, d’établir les responsabilités dans la mise en œuvre de la politique pénale et les ressources pour y parvenir », indique Amadou Kantagba.

Elaboré par deux experts, le document de politique pénale est soumis aux principaux acteurs de la chaîne pénale que sont les magistrats, les greffiers en chef, les officiers de police judiciaire et les gardes de sécurité pénitentiaire présents à cet atelier. Ils l’examineront et y apporteront leurs amendements en vue de l’améliorer afin de permettre au Burkina Faso de disposer d’un document de politique pénale « destiné à résoudre les problèmes organisationnels, fonctionnels et opérationnels qui minent l’efficacité de la justice pénale. »

Pierre Vincke, l’un des experts ayant travaillé à l’élaboration de la politique pénale

En somme, avec cette politique pénale, il s’agira, pour le Burkina Faso, de travailler à la crédibilisation de la justice, souligne Pierre Vincke, l’un des experts ayant travaillé à l’élaboration de la politique pénale soumise à validation à cet atelier.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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