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Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

Accueil > Actualités > Opinions • • mardi 12 février 2019 à 20h30min
Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

Avant-propos : Avec cet essai, je vais recevoir les foudres de quelques extrémistes, tribalistes, ethnicisés et communautaristes... Cela ne m’arrêtera pas. Je travaillerai avec tous ceux qui veulent donner une chance à notre projet national.

Un système politique ouvert et complexe

Le système est très compliqué en pratique mais ouvert en théorie. Toute tentative de synthèse est contestable. Néanmoins, saviez-vous qu’un Peulh a déjà été Mogho Naaba à Ouagadougou ? Eh oui, le 18e successeur de Naaba Oubri est un Peulh. Ou prenons le risque de le dire est un Moagha d’origine Peulh. Il a régné pendant 7 ans sous l’appellation de Naaba Moatiba. Comment est-ce possible ? (Les historiens ne sont pas unanimes.)Parce que Mossé comprend tous ceux qui vivent sur le territoire et ils sont « théoriquement » éligibles au trône du Mogho.

Seulement dans les faits la répartition des rôles et la différence de l’appétit des différents groupes vis-à-vis du pouvoir font que bien souvent c’est le groupe de Nakombsé qui règne. Et même parmi eux les Nakombsé il y a d’autres complexités liées entre autres à la généalogie… Cela n’enlève pas pour autant le droit aux autres de postuler. Si le Collège électoral est convaincu de la qualité du prétendant, il peut être déclaré vainqueur devant les autres concurrents.

Moatiba, un Peulh du Mogho, d’abord proche conseiller de Naaba Oubi, a ainsi convaincu de son droit d’éligibilité et a eu le trône à la mort de son protecteur. Ce fait est unique tout de même. L’on dit que c’est depuis cet épisode que les Peulh aussi sont tenus de se décoiffer devant les Naaba en signe d’allégeance car eux aussi sont des aspirants explicites.

Avant cela, les Yarsés et les Peulh ne se décoiffaient pas pour saluer un roi Moagha car tacitement le trône ne les intéressait pas même si légalement ils y ont droit. De nos jours, si on veut être strict dans le protocole, parmi les résidents du Mogho, seuls les Yarsé n’en sont pas tenus car eux ont renoncé au trône du Mogho.

Par conséquent, ils n’ont pas à enlever leur bonnet pour faire la preuve publique de leur allégeance. L’Histoire ne rapporte pas que suite à cet épisode qui a choqué profondément les Nakombsé, il y ait eu des représailles contre les communautés peulh, ni une guerre et encore moins un horrible massacre.

Au Mogho, les chansonniers et les tam-tams chantent l’unité nationale. Bien entendu ils chantent aussi les célébrités Peulh en mooré car ils font partie des leurs. Dans son célèbre livre, L’Etrange destin de Wangrin, Ahmadou Hampâté-Bâ témoigne de l’envergure du roi des Peulhs dans le Yadtenga. « Brildji Madouma Thiala [Djibril Mamadou] n’était pas seulement un chef qui, en importance, venait immédiatement après Bana Griti [Naba Tigri du Yadtenga]... ».

Tous ceux qui ont un bout de culture traditionnelle de cette région du Nord, connaissent la chanson qui glorifie ce chef peulh qui a réellement existé : « Silminaba Djibrila gnin là naaba gnin là monrè, gnin nso Yadg-tenga… » Une libre transcription et traduction du refrain de la chanson donnerait « Djibril le roi des Peulh, il est savant (Marabout), il est riche et le Yadtenga lui appartient. » Il devrait avoir d’autres cas. Voici un extrait de poème de tam-tam transcrit par Me Pacéré Titinga Frédéric dans Parole et poésie du tam-tam : Manega, culture et structures du peuple :

« […]
L’Autre, l’Autre !
L’Autre est toi-même !
BOODO, Peulh de Boolnogo !
L’Autre est toi-même !
WANDA, Peulh de Kouri !
L’Autre est toi-même !
La Panthère, Peulh de Barkoundba !
L’Autre est toi-même !
La Bouche, Peulh de Béolgo !
L’Autre est toi-même !
L’Epineux, Peulh de Tema !
L’Autre est toi-même !
[…]
L’excrément des vaches est le bois de chauffe !
L’Autre est toi-même ! […]
 »

En fait, qui sont Mossi ?

Mossi est l’appellation (avec [i]) que les voisins des Mossé (Moagha au singulier) leur ont donnée. Cette différenciation est normale et s’observe partout dans le monde. Chaque nation se trouve un nom et les autres, ses voisines l’appellent un peu différemment. Par exemple les Français s’appellent ainsi, les Anglais les nomment French, les Allemands les appellent Französisch et les Basques les désignent par Frantsesa. C’est surtout à l’étranger qui n’est pas sensé connaitre les détails de la nation que l’on se présente comme étant un Moagha ou Mossé au pluriel. Ce qui signifie habitant(s) du Mogho.

Mogho est le territoire des Mossi. Les Mossi sont une nation composite. Une nation métisse. J’ai une préférence pour nation métisse car comme l’a si bien dit l’éminent historien Joseph Ki-Zerbo, « aucune ethnie, aucune nationalité ne peut se targuer d’avoir une personnalité achevée, non métissée… » Il s’agit donc véritablement d’un savant mélange de plusieurs peuples qui s’est forgé sur le territoire du Mogho. Dire que les Mossé étaient une nation n’a rien d’élogieux hormis que c’est la vérité pour quiconque veut bien regarder finement et objectivement.

Car en réalité personne ne se définissait comme Moagha ou Mossé. C’est une entité virtuelle et plutôt généraliste. Lorsque l’on nait au Mogho l’on est Moagha a priori ou autre entité du Mogho ayant les mêmes droits dévolus aux Mossé. Moagha est le type de base. On devient sa réalité, ce qu’on est proprement, on acquiert son identité après avoir cessé d’être un Moagha. Souvent c’est l’initiation spécifique à son groupe(ou sous-nation) qui permet à l’individu de passer du statut générique de Moagha à son statut de groupe.

Par exemple chez les Yarsé, et d’autres sous-nations du Mogho, tout garçon qui n’est pas encore circoncis est un Moagha. (Soulignons ici la différence avec d’autres nations voisines. Amadou Hampâté-Ba explique que c’est au terme de l’initiation de Koumen que le garçon de 21 ans devient un Peulh. Mgr Anselme Titiama Sanon indique lui aussi que c’est à l’issue du processus de l’initiation du DO que le garçon néophyte devient un Bobo. Dans ces deux nations, Peulh et Bobo, l’on nait, l’on grandit, l’on évolue (initiation) et l’on devient Peulh ou Bobo.

A contrario l’on nait Moagha, l’on grandit, l’on évolue (initiation) et l’on devient spécifique. ) C’est surtout à l’étranger qui n’est pas sensé connaitre les détails de la nation que l’on se présente étant un Moagha. D’ailleurs au Mogho, dire à un concitoyen qu’il et un Moagha revient à le traiter de néophyte en tout cas de non initié. Après l’initiation on acquiert l’identité de l’un des groupes repris ci-dessous. Chaque groupe comportant de grandes familles au moins 156 pour les Yarsés et plus 2100 pour l’ensemble des composantes.

Protégeons le génie de nos aïeux…

En somme, il n’y a jamais eu de problème majeur entre composantes Mossi et Peulh sinon depuis tous ces siècles qu’elles ont vécu ensemble elles auraient été en conflit permanent… Prétendre le contraire serait une construction mentale dénuée de tout fondement historique.

Pour mémoire l’État indépendant du Liptako, gouverné par des Peulh a toujours entretenu des relations très suivies avec les royaumes mossé. Quelqu’un d’autre pourrait certainement détailler cela mieux que moi. C’est au nom de ses alliances historiques avec le Mogho que le Liptako et Dori sa capitale, n’ont pas basculé au Niger au moment de reconstitution du pays.

Enfin, je sais que cela pourrait déranger certains esprits, il faut noter que le génie de la construction nationale du Mogho basé sur la coexistence pacifique, le partage des rôles et le profond respect de chaque ensemble de la nation dans ce qu’il a de spécifiques, ce génie-là est probablement la clé du succès des États Mossi en terme de durabilité. Pas moins de 9 siècles que l’attelage a tenu et tient encore dans une certaine mesure. Dans le monde entier les États qui ont une telle longévité sont plutôt rares.

D’ailleurs, l’homme politique et écrivain du Mali, Fily Dabo Sissoko avait justement rappelé que le Mogho est contemporain de l’empire du Mali qui a depuis disparu suivi de l’empire Songhaï qui connut le même sort. Combien d’États dans le monde sont nés et ont disparu depuis le 12e siècle à maintenant ? Sachons respecter les œuvres qui nous dépassent afin d’avoir la sagesse nécessaire pour essayer d’en construire d’autres.

Il y a d’autres génies dans le patrimoine burkinabè. Comment les nations sans chefferie ont réussi à traverser à vivre ensemble depuis tant de siècles ? C’est aussi du grand génie. Que ceux qui peuvent nous en parler nous édifient. Nous avons besoin de tout ceci pour bâtir bien et durablement. Nous sommes une grande famille non seulement au Burkina mais dans toute l’Afrique, il suffit d’observer avec attention.

La question des ethnies est délicate dans certaines parties du monde et malheureusement il y a parfois des extrapolations qui n’ont pas lieu d’être surtout dans le territoire du Burkina. Il y a davantage de conflits entre corps de métiers plus que entre ethnies. Le conflit purement ethnique ne correspond pas à une réalité historico-sociologique que l’on peut démontrer. Force est de reconnaître toutefois parmi les nous les instruits, certains n’œuvrent pas pour la cohésion nationale.

Certains d’entre nous préféreraient que nous soyons 100% chinois ou 100% français plutôt qu’une synthèse disproportionnée de l’ensemble de notre composition historique. Il y a de plus en plus de sorties publiques hasardeuses et de plus en plus dangereuses pour la cohésion nationale.

Faisons attention à ne pas mettre en péril autant de siècles de coexistence pacifique entre nations alliées. Cette construction dépasse chacun de nous il est de notre devoir de respecter ce patrimoine et de travailler vers une nation Burkinabè plus fidèle à ses valeurs communes, puis africaine comme le préconise la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Une partie d’un groupe à la légalité douteuse aurait commis un massacre inouï et inacceptable en aucun cas. Que la puissance publique prenne ses responsabilités avant que les semeurs de troubles ne profitent pour allumer un feu. A. HAMPÂTÉ BÂ, le grand sage a dit : « Il n’y a pas de petit feu. Il y a absence de combustible. » Norbert Zongo lui s’était désolé de savoir que certains seraient « capables de brûler le pays pour chauffer leur café. » A Dieu ne plaise !

Moussa SINON (moussa.sinon@gmail.com)
Février


Lectures pour aller plus loin (certains sont en ligne) :

-  Histoires et Légendes des Peuples du Burkina Faso
-  Moogo - L’émergence d’un espace étatique ouest-africain au XVIe siècle
-  Princes & serviteurs du royaume : cinq études de monarchies africaines
-  Tierce Église, ma Mère ou la Conversion d’une communauté païenne au Christ
-  Une enquête historique en pays mossi
-  Parole et poésie du tam-tam : Manega, culture et structures du peuple
-  The Tribes Of The Ashanti Hinsterland Vol II.

Liste non-exhaustive de composantes de la nation Moagha :
Nakombse Mossé, Tengbiisse Mossé, Saanba Mossé, Bingdemba, Pendessé, Benda, Lounse, Pwèssé, Yaransé, Mowando, Sikobsé, Nakombse Fulsé, Tengbiisé Fulsé, Saaba Fulsé, Nakombsé Kalamsé, Tengbiissé Kalamsé, Saaba Kalamsé, Bay Tengbiissé Kambônsé, Bay Saaba Kambônsé, Bay Saaba Kambônsé, Segou Saaba Kambônsé, Nakombse Kibsé, Tengbiiss Kibsé, Saaba Kibsé, Nakombse Ninissé, Tengbiissé Ninissé, Saaba Ninissé, Maransé, Yarsé…

Vos commentaires

  • Le 12 février à 17:46, par Noogo En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Je trouve que c’est un texte bien fouillé et bien réfléchi qui a le mérite d’expliquer quelque chose que l’on considère comme tabou alors qu’il est présent dans nos vies. Le Mogho est un territoire et quiconque y vit ne souffre et ne saurait souffir de haine et de discrimination ! Ceci étant dit, tous groupes humains qui cohabitent avec des différences vont connaître par moment des conflits. Il faut savoir sauver l’essentiel !

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  • Le 12 février à 18:29, par Kouka En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Je ne suis pas grand connaisseur de l’histoire du Mogho. Mais telle que vous dites, certainement que pour pouvoir traverser les âges, il s’était pétri de sagesse. Il n’y avait certainement pas de place pour l’arbitraire et l’injustice. Contrairement à ce que l’on voit aujourd’hui. Blaise a règné pendant 27 ans dans la violence, l’arbitraire et la corruption, jusqu’à ce que le peuple opprimé se soulève. Nous aspirons tous à ce règne de sagesse et de justice. LA SEULE DÉMONSTRATION QUI SOIT EXEMPTE D’HYPOCRISIE C’EST LA JUSTICE POUR LES INNOCENTS QUI SONT MASSACRES, A COMMENCER PAR CEUX DE YIRGOU. Comme vous le dites à la fin de votre article. Il ne faut pas que la sagesse dans le Mogho ancestral soit révolue au détriment des nations actuelles du Faso. La paix est le bien le plus précieux pour une nation. Puissent toutes les ethnies du Faso vivre dans la paix (c’est à dire dans la justice et la fraternité) sur la terre du Faso (qui s’étend au delà du Mogho).

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  • Le 12 février à 19:24, par RV En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Merci cher Frère !
    Je me retrouve et me réjouis de vous lire.
    Je regrette néanmoins votre avant-propos parce que nous devons être tolérants et ouverts aux critiques sans apriori.
    La théorie de la supériorité et du complot ont conduit aux drames de la seconde guerre mondiale, du Rwanda, de Yirgou !
    L’arrogance est le propre des faibles et l’humilité celui des grands.
    La Charité (Aimer et se donner sans limite aux autres) est le seul champ qui donne les fruits du bonheur !
    "Si nous échouons à vivre ensemble, nous mourrons ensembles comme des imbéciles" Martin Luther KING
    Que Dieu vous bénisse et bénisse le Burkina Faso et les Burkinabé !

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  • Le 12 février à 20:21, par Adjara En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Que recherche cet individu en mossiyisant le Burkina. Il n’est pas interdit de rêver mais on est des dizaines d’éthnies, tous burkinabe, qui se respectent.

    Tu peux écrire 20 essais tu ne convaincras que les mêmes que les politiques instrumentalisent au quotidien.
    Sans le savoir (puisque tu manques d’analyse critique en citant sans complexe et hors contexte), tu es un précurseur de la guerre ethnico-civile au Burkina en appui et défense des koglweogo.

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  • Le 12 février à 22:18, par atta En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    L histoire dépend de la personne qui raconte.Soyons réaliste,et regardons la vérité en face,il y a eu massacre,et tu raconte des inepties.Notre pays a besoin le vivre ensemble,et non de la suprématie d une ethnies sur l autre.Ceux qui sont coupable,doivent être arrêté,et juger.

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  • Le 12 février à 23:06, par Moi En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Cher atta, son écrit est pertinent dans le sens où il donne de vrai informations et cela pourrait corriger le tir de certains.
    Il faut se dire la vérité, le drame de Yirgou a malheureusement fait l’objet de récupération politique donnant lieu à toutes les extrapolations et toutes les polémiques possible, les uns pour la course au pouvoir les autres par ce qu’il vont profiter faire des rapports de décaissement d’argent (OSC de tout bord ).
    On utilise tout les termes, on veut se faire voir à la télé, dans les journaux pour cela ils font tout pour apporter le carburant et le comburant au feu pour l’attiser.
    Faisons tous attention.
    Un Mr qui a vécu en Centrafrique et qui a finalement quitté car son bureau à fermé rapportait : c’est comme ce pays (Centrafrique ) est maudit : les gens peuvent être assis et alors il survient tout à coup un mouvement de panique, ils se lèvent s’affrontent et se tuent et après quand c’est calmé ils se demandent c’est quoi même qui s’est passé.
    Tous cela par ce que chacun spécule pour ses intérêts.

    Si je regarde souvent l’actualité je me demande si ceux qui parlent dans les journaux savent que nos ennemis nous suivent et que nous leur donnons sans le savoir la force de continuer.
    Le jour où chaque Burkinabé va ranger sont petit égaux vous allez voir que même avec moins de moyens que nous avons actuellement nous allons stopper net le fléau qui nous fatigue.

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  • Le 12 février à 23:24, par Politicien de nuit En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Il y a plus de 60 ethnies au bf. Donc arrêter de divertir les burkinabes avec cette fameuse histoire de moagha mossi.vous ne pouvez pas cacher, les plaies des peulhs que vous avez assassinés sauvagement. Comme vous vous croyez toujours les plus malins vous vous inventer des prétextes.la justice fera correctement son travail. Nous savons tous que nous les mossis on a peur de prison.

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  • Le 13 février à 01:26, par Le Bobo Moagha En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    @ Adjara ! Cet individu cherche à faire comprendre que "mossi" n’est pas une ethnie. Voici plutôt les ethnies du MOGHO (plus de 2100) : Nakombse Mossé, Tengbiisse Mossé, Saanba Mossé, Bingdemba, Pendessé, Benda, Lounse, Pwèssé, Yaransé, Mowando, Sikobsé, Nakombse Fulsé, Tengbiisé Fulsé, Saaba Fulsé, Nakombsé Kalamsé, Tengbiissé Kalamsé, Saaba Kalamsé, Bay Tengbiissé Kambônsé, Bay Saaba Kambônsé, Bay Saaba Kambônsé, Segou Saaba Kambônsé, Nakombse Kibsé, Tengbiiss Kibsé, Saaba Kibsé, Nakombse Ninissé, Tengbiissé Ninissé, Saaba Ninissé, Maransé, Yarsé… Pour le cas de Yirgou, laquelle de ces ethnies a massacré les peulhs qui d’ailleurs font partie des 2100 ? ou quelle coalition de ces ethnies a commis le forfait ? Ce sont des individus (les enquêtes détermineront les auteurs) qui ont fait le massacre. Parler donc d’attaque de mossis (sic ?) contre peulhs est une grave erreur. Et pire, cela amène le peulh à croire qu’il n’est pas du territoire MOGHO et à indexer les autres ethnies comme celles qui les ont massacrés. La mossiyisation est une vue d’esprit de ceux qui ne voit que du péril mossi partout. Il est temps de parler de déficit de développement régional à corriger que d’ethnies favorisées ou défavorisées. Il y a des régions peuplées par des ethnies dites favorisées qui n’ont rien d’enviable par rapport à des régions peuplées d’ethnies dites défavorisées. Mr SINON veut donc que l’on cesse de raisonner ethnie !

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    • Le 13 février à 10:34, par UNFRERE En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

      Monsieur SINON a fait son écrit . Chacun peut faire son opinion la dessus ; ce qui est normal. Pour le problème de YIRGOU, je pense qu’il ne refuse pas qu’on rende justice ou que la justice fasse son travail. La justice fera son travail pour ne serai-je que punir ceux qui ont commis ce crime mais es ce que LA JUSTICE SEULE pourra faire en sorte que notre vivre ensemble se consolide. De mon point de vue il faut la justice mais aussi des actions tendant à inciter les gens à comprendre qu’il faut s’accepter au delà des différences d’appellation ethnique apparentes ( Mr SINON dans son écrit montre que les peuples que certains pensent être différents sont en fait proches en réalité. exigeons la justice mais aussi encourageons toutes les volontés qui tendent apaiser les cœurs comme celle de Mr SINON. Ce qui s’est passée à YIRGOU s’est passée un peu partout dans notre pays entre les peuples du BURKINA même si c’est avec des "des conséquences "moindres en terme de morts d’homme. Et cela s’explique peut par le fait que les circonstances ne sont pas les mêmes. Il y a eu des tueries dans une localité , réclamons la justice pour toutes les victimes de cette localités tout en faisant en sorte que les populations des ces localités vivent en harmonie. Ne mélangeons pas les choses. En indexant tell ou tel groupe, on fait aussi de la stigmatisation. La justice n’exclut pas la réconciliation. Les deux peuvent aussi se faire en même temps. L’écrit de Mr SINON s’inscrit plus dans la cadre de la réconciliation à mon avis. Pour celui qui n’est pas d’accord avec son écrit il peut apporter des preuves dans les idées en évitant les injures qui ne nous font pas avancer. La seule force qui peut s’imposer à tous est la force des idées et non la force des injures et de la haine. On cri non à la stigmatisation mais dans les écrits on ne voit que des raisonnement qui font transparaître des éléments de stigmatisation. On peut sensibiliser sans injures ni haine. Trop de haine et d’injures sur les forums. Fraternellement un frère.

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  • Le 13 février à 01:30, par Bissa En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Les Mossi sont-ils descendants des Bissa ? Ouédraogo né de l’union entre la princesse Yennega et Rialé (chasseur Bissa) créa le premier royaume Mossi (Tenkodogo). Les Bissa sont un groupe patrilinéaire. Donc, Ouédraogo serait Moaga et ses descendants aussi. Les Mossi sont donc des Bissa ! Mais les Mossi d’aujourd’hui devraient reconnaitre leurs ancêtres les Bissa. Et pour aller plus loin, les Bissa et les Samos sont cousins. Alors ? Voyez ? C’est pas sorcier. Les Mossi n’existe que dans l’esprit.

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  • Le 13 février à 05:59, par 10sur10 En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Face à un drame comme celui de Yirgou, il faut respecter la mémoire des victimes et la douleur des proches.
    M Sinon, votre écrit trahit bien la vision hégémoniste de votre groupe ethnique. Pour mieux connaître les problèmes ethniques et tribaux qui minent la société burkinabé, sortez de votre zone de confort tribal pour faire une étude sur les difficultés vécues par les minorités en terme de brimades et de carrière brisée. Quand dans l’éducation familiale de l’ethnie majoritaire, on stigmatise certains groupes en les attribuant les plus hideux des caractères, certaines minorités, on arrive à la situation de Yirgou.
    Savez-vous pourquoi le Burkina stagne toujours dans la pauvreté absolue malgré l’espoir de développement suscité par la révolution ? Depuis 30 ans , on a essayé d’imposer des gens à des positions stratégiques sans valeur ni compétence mais grâce à leur appartenance tribal. Depuis lors on observe un nettoyage ethnique insidieux de certains groupes à des postes de responsabilité et l’inégalité de l’aménagement du territoire. La chute économique de Bobo est illustratrice de ce fait.
    S’il ya un risque de troubles au Burkina, cela est bien l’oeuvre des concepteurs de la suprématie ethnique qui plonge le pays dans l’inertie comme on le voit actuellement.
    La vie politique au Burkina devrait être animés par deux courant politique pour plus de clarté : les républicains et monarchistes. Ce sont les 2 grands clivages de la société ; la social démocratie et le libéralisme ne sont que des camouflage !
    Vive le Burkina Faso uni et prospère, la patrie ou la mort, nous vaincrons !

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    • Le 13 février à 07:56, par ngoonga En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

      Bonne analyse c’est pathétique votre raisonnement surtout cette stigmatisation à outrance. je pense que l’heure de Zeph à sonner à lui de se préparer pour rafler les suffrages car ns étions les defenseurs de ce régime mais avec ce qui s’est passé ces derniers temps ns laisse perplexe.

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    • Le 13 février à 18:10, par Quittons dans ça En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

      Je suis d’accord avec vous sur la promotion de l’hégémonie ethnique des mossis et j’ajouterai aussi les avantages que les mossis ont sur les autres éthnies.

      En effet, dans l’administration publique lorsqu’un responsable d’un département est d’une éthnie minoraire, un Sanou par exemple, et qu’il nomme des collaborateurs Traoré (Toussian), Coulibaly (Bwaba), Konaté (Siamou), Ouattara (Tiefo), etc. automatiquement on criera à l’éthnicisation ou au régionalisme alors que les personnes nommées n’ont aucun lien de parenté entre elles. Mais un mossi Kaboré peut nommer des Ouéraogo, Ilboudo, Sawadogo, Belem, Zoungrana sans qu’on y voit de l’éthnicisme.

      C’est pareil dans l’attribution des marchés. Donc les mossis sont favorisés en tout.

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  • Le 13 février à 09:38, par ouedraogo ousmane En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    la rigueur intellectuelle de ce monsieur est à saluer.

    Courage

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  • Le 13 février à 10:10, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    - Internaute Bissa, tu as écrit : ’’Les Mossi sont-ils descendants des Bissa ? Ouédraogo né de l’union entre la princesse Yennega et Rialé, chasseur Bissa, créa le premier royaume Mossi - Tenkodogo -’’.

    Bien ! Moi Kôrô Yamyélé je souhaite savoir si dans ce cas le mossi doit en être fier de lui jusqu’à aller tuer en masse d’autres ethnies en l’occurence des peuls sur un territoire qu’il dit lui appartenant ??? Toi-même tu poses la question : ’’Les Mossis sont-ils descendants des Bissas ?’’, ce qui montre que l’origine des mossis est douteux, n’est-ce pas ? En tout cas si je suis ton raisonnement, Ouédraogo est né d’une union libre hors mariage et en plus d’une union faite en brousse, donc un sacrilège !!! Donc n’allons pas loin avec cette histoire de mossis sinon elle va nous péter en pleine gueule car on n’est pas légitime à revendiquer quoi que ce soit ici !

    CONCLUSION : Que les injurieux m’insultent s’ils veulent. Je ne me suis basé que sur une déclaration d’un internaute pour questionner l’origine des mossis, et j’aimerais en savoir un peu plus si quelqu’un peut m’orienter au lieu de m’insulter, ce qui est l’arme des faiblards !

    Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 13 février à 11:15, par VP En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

      Kôrô Yamyélé, l’union entre le jeune Bissa Niarê ou Rialé par des déformations avec la princesse Yennenga ne s’était pas effectuée en brousse comme vous le soulignez.Cette union aurait eu lieu dans un village appellé Bidiga situé sur la nle 17 à l’entrée de Garango lorsqu’on quitte Tenkodogo.

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    • Le 13 février à 12:37, par Ka En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

      Non mon ami Kôrô yamyélé, personne, je dis personne ne peut t’insulter à cause d’une question avec sa réponse claire. Pour ceux qui me lisent, se rappelleront de cette question d’ethnicité dont je répondais aux jeunes comme un internaute que j’ai nommé Lionceau en 2016 qui porte toujours ce pseudo, dont je les disait que ‘’’’le problème ethnique est très incompréhensive pour des poussins extrémistes qui ont une seul idée fixe que pour un ethnie et son individu appelé Compaoré Blaise : Kôrô, yamyélé, l’histoire ethnique de notre monde s’est renforcé après Jésus-Christ d’après les livres de préhistorique, une collection qui a rempli ma bibliothèque, et qui était ma lecture préféré, ce renforcement d’ethnicité a mis des braises sur les histoires ethniques et des origines douteuses dont cette question du Bissa a sa réponse. Surtout, ceux qui sont nés avant les indépendances de notre continent avec des grossesses balancé de gauche à droite par des ethnies dits puissants, sont forcément des ethnies et des origines douteuses, puisque les nationalités dont ils se prévalent (ou dont vous vous prévalez tous) maintenant n’existaient pas au moment de leur naissance, et encore moins à la naissance de leurs parents.

      Et comme je le répète très souvent, qui sait si vraiment Blaise Compaoré qui a opté pour la nationalité Ivoirienne, ses ancêtres ne viennent pas de la Cote d’Ivoire ou du TOGO ? En plus, on naît où on naît, et de qui on naît, c’est une chose dont on n’est pas responsable, et qu’on ne peut pas le modifier. Aucune naissance n’est honteuse, et être né à BOBO comme Dioula, à Koudougou, à Ziniaré, à Ouahigouya comme mossi, à Tenkoudougou comme Bissa, cela ne peut pas être considéré comme infâmant. Simplement les querelles ethniques sont créées par des politiques amateurs aux petits pieds de notre pays pour les pouvoirs régionaux, et qui constituent un obstacle pour le vivre ensemble.

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      • Le 14 février à 10:55, par Lionceau En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

        "Simplement les querelles ethniques sont créées par des politiques amateurs aux petits pieds de notre pays pour les pouvoirs régionaux, et qui constituent un obstacle pour le vivre ensemble."

        Tonton Ka je valide et j’ajoute
        "Elles sont créées aussi par des individus égocentriques en quête "d’atalakou" ou en manque maladive d’éloges de griots pour assouvir leur délire chronique de désir immodéré de puissance, leur sentiment maladive d’être la créature divine unique et strictement supérieur à toutes les autres créatures de Dieu sur terre.

        Ces individus là, comme le disait le PF, nous devront les extirper de nos rangs A défaut, nous risquons de nous réveiller plusieurs autres matins en nous posant, avec grand remord, la question : Qu’est ce qui à bien pu passer dans ma tete pour que je commette l’irréparable.

        Le vieux, je voudrais enfin solliciter encore vos connaissances et votre sens pertinent de l’analyse politico-socio-ethnologique de la sous région pour éclairer certains internautes surtout le Kôro Yamyélé.
        Pouvez vous nous rappeler :
        - Qu’est ce qui se passe au Mali voisin entre peuls et Bambara ? entre peul et dogon au point ou le Président malien se soit déplacé dans des zones de conflit ?
        - Il y a quelques années à Gaoua, un conflit meurtrier a opposer les peuls au autochtones suite je crois à l’assassinat d’un enfant, à tel point que les forces de l’ordre ont eu du mal à rétablir la quiétude. De quoi s’est il agit ?
        - Enfin juste de l’autre coté de Gaoua, en territoire ivoirien chez les grand cousins de Bouna des conflit meurtriers ont endeuillé peul et Lobi. C’était quoi Exactement ?

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        • Le 15 février à 08:56, par Ka En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

          Heureux de te lire mon jeune internaute Lionceau : Te rappelles-tu de nos débats sur le problème ethnique de notre pays ? Et comme tu fais appelle à ton vieux Ka pour les atrocités ethnique qui se produisent de nos jours comme au Mali et dans notre pays, dont les décideurs comme Roch Kaboré ou IBK sont impuissants face à ce fléau, je vais te résumé ce que je sais.

          ‘’’Tout est simple, peut-on comparé le Burkina sous Blaise Compaoré a celui de 2019 ou même si tout n’est pas parfait, il fait mieux vivre et sur tous les plans, grâce à la liberté d’exprimer comme nous le faisons sans aucune répression des mercenaires du RSP ? Cette liberté qu’autorise le régime actuel a permis aux politiciens de petits pieds de s’emparer des pouvoirs régionaux en manipulant les chefs coutumiers ou des autos défenses ancestraux pour commettre des actes comme celui de Yirgou ou a ailleurs dont tu cites.’’’

          Tant dis que Blaise Compaoré a su avec un grand privilège dompter les chefs coutumiers de son ethnie pour construire une base solide de son pouvoir, et ces chefs coutumiers à leur tour ont dompter les autres chefs des ethnies différentes en groupe satellites qui obéissaient a la base, et l’antenne fonctionne à 100%, les ont dits sont transmises à la base pour éviter des drames comme celui de Yirgou, les miettes sorties de la caisse de l’état sont distribués au groupe satellite et aucun politicien de petit pieds ne pouvait manipuler qui que ça soit, et tout est contrôlé et fonctionne par la base et avec un bras de fer par l’enfant terrible de Ziniaré. C’était le même cas au Mali avec ATT dont sa base de gouvernance était les peuls puissants éleveurs et commerçants dont d’autres ethnies pauvres ne pouvaient touché sans avoir affaire à ATT. De nos jours avec Roch Kaboré ou IBK, la liberté est allé très loin, et il n’y a plus une base ethnique plus puissant que d’autres, et les politiciens de petits pieds ou des autos défenses ancestraux ont pris les pouvoirs régionaux et foutent la merde à leur guise comme ce qui s’est passé à Yirgou ou dans les villages Malien dont tu cites et que nos décideurs ne peuvent rien que d’aller constater les dégâts. Au Mali, IBK s’est ranger au côté de la France et la corruption à ciel ouvert pour sa base de gouvernance, oubliant les problèmes ethnique, et qui est repris par le Qu’Atar et l’Arabie saoudite qui financent le terrorisme. Mon jeune Lionceau, chaque président qui arrive au pouvoir en Afrique apporte dans sa poche son système, et nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Espérant que Roch Kaboré ou IBK chercheront à combattre les politiciens aux petits pieds comme un Dicko de la NAFA et autres qui foutent la merde dans nos régions avec leur récupération des pouvoirs régionaux. Merci de me lire et porte-toi avec ta famille.

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    • Le 14 février à 12:11, par Lol En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

      A suive votre raisonnement, si quelqu’un assis derrière un clavier vous demande de tomber dans un précipice, vous vous y précipiterai sans attendre son top-départ.

      Ressaisissez vous Kôro. Un Kôrô c’est surtout ça. ça a de la retenue et ça imprime le bon rythme lorsque les autres marchent en désordre. Même si vous connaissez avec certitude votre arbre généalogique et que vous excluez de manière aberrante d’une descendance d’union "sacrilègiste" et aussi même si vous considérez encore de manière aberrante comme sacrilège tout ce qui n’est de vos us et coutumes en matière d’union entre deux amoureux.

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      • Le 15 février à 14:56, par Ka En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

        Voilà encore un autre intellectuel affamé au secours des revanchards de l’ancien régime. Ici ton extrémisme exprime la pensée de celui qui n’admet pas qu’on lui oppose une autre manière de penser. Ton auto critique est loin des véritables réalités. Tous tes prétextes sont bons pour ne pas faire soi-même les efforts nécessaires de comprendre la vérité. Tu refuses ici de mettre en cause les Dicko tes mentors dont je cite et tu trouves des causes extérieures à nos malheurs pour "arranger" la réalité, arrête de pomper le vieux Ka avec tes pensées erronées pour ne pas voir la vérité en face.

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  • Le 13 février à 11:00, par TPR En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Bonjour,

    Le plus grand mal qui nous gouverne actuellement, est la haine. Mais d’ou vient cette haine ? Évitons de réccuperer des bagards de nos ailleux. chaque civilisation vit et disparait selon des processus bien établi : la crainte de Dieu, le respect des parents ou droit d’ainesse, le pardon, l’amour de l’autre, le respect de la loi, et j’en passe etc...Toutes société , toutes nation est fondée sur des règles.Merci à l’internet Bobo mohaga qui a resumé le recit de Mr SINON que je salue et chapeau bas à celui qui parlait du moi. Notre moi en tant que Burkinabe va nous tuer. disons notre, le notre mais ne disons pas moi. Le sieur SINO a apporté sa part de contribution que beaucoup de lecteurs ignoraient. OUI un peulh du nom de Motba que je connais par la prononciation a été chef du Mogho.Quand je lei SINON, je sens qu’il veut éclairer pour éviter la reccupération politique de Yirgou.
    Vous savez , le malheurs des uns, fait le bonnheur des autres. qui a dit que la justice ne travaille pas dans le drame de Yirgou ? evitons ls passions sinon s’il ya un conflits entre moussa et et sa femme on voudra que le regime intervienne à cette allure.
    A l’inernaute Adjara. SVP la sociologie, l’histoire bref toutes les sciences de civilisations, sont un domaine pointu et spécifique.Mr SINON parlait de cohésion entre peulh et mossé pas le récit de la nation burkina. Soyez tolérente, humble car vous etes maman donc l’espoir. Merci

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  • Le 13 février à 11:10, par TPR En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Koro Yam Yélé que j’aime lire, j’ose espérer que vous avez bien lu le texte ? oublions le Bissa. Qui vous dit que ce sont des mossi qui sont allé tué des peuls ? voyez vous , nous spéculons... Dans les koglweogo y’a du tout. Meme si je n’approuve pas les Koglweogo de nos jours je dis bien de nos jours. veuillez attendre la justice mon koro.
    UN petit frère qui est fier de vous lire si bien qu’il parcourt les commentaires pour vous lire avant de lire les autres.

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  • Le 13 février à 12:05, par HUG En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Monsieur votre écrit est pertinent mais une question me taraude l’esprit : pourquoi c’est maintenant que vous nous parler de cela. Ce qui nous préoccupe en ce moment c’est que les auteurs ce carnage soient jugés, sanctionnés à la hauteur de leur forfait. Un point barre.

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  • Le 13 février à 12:40, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    - Les gars, je vous informe que Ian-Harriel Kowiti, un kenyan originaire de la circonscription d’Uriri dans le comté de Migori, se dit fatigué de vivre dans la misère. Il a donc choisi de réunir des fonds en vendant l’un de ses testicules. Un journal, The Nairobian lui demande pourquoi ce geste et il répond : ‘’Quel est le besoin de laisser deux testicules pendre entre mes jambes si je peux toujours faire le travail parfaitement avec un seul ?”. Et il rajoute : ‘’Imaginez qu’il y ait quelqu’un qui ne puisse pas avoir d’enfant pour une raison ou une autre. Je veux juste partager ce que j’ai, pour un petit bénéfice bien sûr ! J’en ai assez d’être fauché, pourtant je n’ai pas besoin de deux testicules !’’. Voilà un exemple lumineux qui devrait inspirer les mossis, eux qui ont une multitude d’enfants plus poussiéreux les uns que les autres !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 13 février à 13:11, par jeunedame seret En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Toi-même KÔRO, sache que l’origine de l’être humain est douteuse ; les hommes de foi pensent à Dieu son créateur, et les scientifiques choisissent les singes ou parcourent les brousses. Même si tu n’aimes pas les Mossi, sache qu’ils se préoccupent plus de leur éthique que de leur origine. Et je sais que tu les envies. Bon appétit.

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  • Le 13 février à 17:02, par Messoh En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    Je ne comprends pas ce Mr sinon. Il y a eu un fait, un drame que tout le monde d’une certaine manière a condamné par ce qu’il y a eu mort d’homme. Et Mr Siaka Coulibaly comme tant d’autres a donné son point de vue sur ce sujet lors d’une interview. Et voici notre entropolo-sociolo-lingustico-historico-ethnico-politico-chauviniste qui se fend dans un « papier longueur » d’après les Ivoiriens, tout simplement parce que ce dernier aurait invoqué « le problème d’intégration des peulhs dans les autres communautés ». Moi je pense que Mr Sinon a voulu tout simplement comprendre le mot « intégration » comme il le voulait d’où toute cette longue littérature à nous parler de l’histoire socio-culturelle des Mossis, qui ne m’intéresse pas moi un lobi bon teint. Chaque ethnie du Burkina où d’ailleurs a son histoire socio-culturelle. Peut-être que vous trouverez aussi la trace des peulhs dans l’histoire d’autres ethnies du Burkina. Je vous apprends Mr Sinon que le colon a installé un peulh comme le chef des lobi, mais mes grands-parents l’ont tué. Voici aussi les traces du peulh dans l’histoire des Lobis (dans « la résistance Lobi » de Mme Kambou). Je ne sais pas, et ne comprends pas Mr Sinon, pourquoi vouloir nous faire ressortir tout cela, parce que quelqu’un a donné son point de vue, qui d’ailleurs n’est pas faux. C’est une réalité. Par pure chauvinisme ???!

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  • Le 14 février à 15:16, par Le Capitaine En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    La liberté de penser et d’expression permet à toute personne de régir aux propos de M. SINON. certains extrapoleront ce qui leur convient juste pour un intérêt personnel et non pour l’intérêt général.
    Ce que je trouve triste est que beaucoup de personnes reste bloquée sur une "réaction primaire" (la première réaction qu’une personne a devant une situation), alors qu’il faut passer à la réaction secondaire.
    M. SINON a fait un rappel lié à une ethnie, ceux qui souhaitent le contredire n’ont qu’à produire des réflexions avec des sources. dans le cas contraire, gardez à l’esprit que lorsque la case du voisin finira de bruler, c’est la vôtre qui bruleras, car vous serez en train de rire de son malheur au lieu de prendre les dispositions (en l’aidant) pour éviter que cela ne se propage à vous.
    Autrement dit, si des ethnies s’affrontent, le conflit se généralisera car, il y a beaucoup de métissage entre nos ethnies au Faso.
    Un rappel, notre parenté à plaisanterie a vraiment besoin de se renforcer et nous devons garder à l’esprit que nous vivons sur une même terre.
    La misère, la guerre, la haine, la galère, le racisme, la bêtise humaine, les coups d’Etats...ne font pas de différence entre les ethnies, alors sachons nous aimer et nous respecter, car nous sommes des passagers sur terre qui laisserons des progénitures...
    Chacun de nous a le DEVOIR de participer honnêtement à la construction de notre Nation !

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  • Le 15 février à 10:44, par Mikapanga En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulh dans le Mogho est une erreur (2/2)

    C’est ça qu’on appelle faire de l’intérêt général
    Rien à dire, continuer à nous éclairer...
    Félicitation M. SINON

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