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Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • lundi 11 février 2019 à 00h35min
Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à  Diendéré »

Les témoins les plus attendus commencent les dépositions à la barre du tribunal militaire dans le cadre du coup d’Etat de septembre 2015. Ce 8 février 2019, l’ancien directeur général de la police nationale Lazare Tarpaga a dit sa part de vérité. Il a notamment révélé avoir été objet de sollicitation du Gal Diendéré pour un soutien de la police nationale dès le 16 septembre 2015, avant même la proclamation officielle du CND. Les confrontations avec le présumé cerveau du coup, le colonel-major Boureima Kiéré, et le capitaine Abdoulaye ont donné lieu à des débats contradictoires.

L’attitude de la police nationale pendant le coup d’Etat, tout comme celle des entités de l’armée, a donné lieu à des conjectures de toute sorte au sein de l’opinion. Pourquoi les policiers faisaient-ils des patrouilles, pourquoi le contrôleur général de la police Lazare Tarpaga était à l’aéroport aux cotés du nouveau président du CND pour accueillir les chefs d’Etat de la CEDEAO venus en médiation ? Autant de questions que l’on se posaient, en imaginant à un soutien de cette force paramilitaire aux nouvelles autorités.

Mais selon le désormais ancien DG de la police nationale, il n’en est rien. Le 16 septembre 2015 aux environs de 14h30, c’est le directeur de cabinet du président Michel Kafando qui à travers un sms l’informait de la prise en otage des autorités réunies en conseil des ministres. Et ce même jour, alors que la situation semblait encore floue, c’est le Gal Gilbert Diendéré lui-même qui l’a appelé. A cinq reprises au moins.

Son interlocuteur lui demandait son soutien, ensuite celui de toute la police. Il exhortait également le chef des flics à envoyer une mission de patrouille au carrefour de BF1 et à la place de la nation pour maintenir l’ordre. “J’ai répondu à chaque fois bien reçu mon Général” a expliqué Lazare Tarpaga qui à partir de cet instant, dit avoir commencer à se convaincre que ’’Golf’’ était derrière la séquestration des autorités de la transition.

C’est le 17, dès les premières heures qu’il s’est rendu à l’Etat major Général des armées pour rendre compte à Pengrenoma Zagré, après tenté vainement de le joindre la veille. Et c’est après l’avoir quitter et se rendant à son bureau, qu’il a entendu la proclamation du CND confirmant ainsi ses doutes. Pour le parquet, c’est là la preuve que le coup était préparé. Mais appelé à la barre, le Général Gilbert Diendéré a nié en bloc les dires de l’ancien DG. Selon lui, Lazare Tarpaga est le prototype même du faux témoin.

Car se défend-t-il, jamais un appel n’a été passé par lui à l’endroit du contrôleur général de police, le 16 septembre. “Un soutien par rapport à quoi ? J’étais qui à l’époque pour lui demander d’envoyer des patrouilles ?”, a interrogé le Gal. Il a reconnu cependant avoir appelé le témoin le 17 septembre quand il était maintenant président du CND pour demander qu’il envoie des éléments à Yako parce que des manifestants menaçaient d’incendier son domicile.

Aussi, alors que le Gal avait demandé au DG de mobiliser ses hommes pour multiplier les missions de maintien d’ordre, le contrôleur général lui a fait part de nombreux problèmes. Celui du carburant, du matériel de maintien d’ordre et d’argent pour encourager les agents de patrouille, comme cela est de coutume. Ces doléances ont eu des réponses , parce que quatre véhicules de la police ont été approvisionnés en carburant dans les soutes du conseil de l’entente, du matériel de maintien d’ordre a été reçu par la police.

En plus, a révélé Lazare Tarpaga, le Capitaine Abdoulaye Dao l’a appelé pour lui remettre une somme d’argent. C’est devant la radio nationale que l’envoyé du DG a reçu la somme de 1000 000 de FCFA qui aurait été remise aux patrouilleurs selon le témoin qui précise avoir demandé aux éléments de ne pas s’en prendre aux populations civiles. Mais là également, le Capitaine a catégoriquement nié avoir remis une telle somme. “Je n’ai pas instruit quelqu’un d’envoyer de l’argent au DG” a enfoncé pour sa part l’ancien chef d’Etat major particulier de l’ancien président Blaise Compaoré, Gal Diendéré .

Mais pourquoi le témoin n’a-t-il pas fait cas de cette somme d’argent devant les enquêteurs. “Ma mémoire m’a joué des tours”, s’est contenté l’intéressé.

“Je ne pouvais pas dire non”

Mais pourquoi le directeur général de la police nationale n’a pas refusé dès le premier jour de donner satisfaction aux demandes du Gal Diendéré , a demandé le parquet. Pour le témoin, la situation commandait la prudence, parce que son ministre (la sécurité), le président du Faso, le premier ministre et les membres du gouvernement étaient pris en otage. En plus de cette situation et connaissant le Gal Diendéré , “Je ne pouvais pas dire non frontalement”, se défend le chef des flics à l’époque , avant d’ajouter que ça aurait été suicidaire ou inconscient de s’opposer frontalement à l’homme.

Alors, les demandes du DG au premier responsable du CND procédaient de manœuvres dilatoires pour gagner du temps. Pour preuve, il soutient que le 18 septembre dans la nuit, il a reçu un appel du Colonel Major Boureima Kiéré lui demandant d’envoyer une équipe aux alentours de Savane FM pour fouiller une zone dans laquelle était localisée la radio de la résistance.

En réponse, il aurait dit qu’il se fait tard et que le lendemain matin il le ferait. Mais dès qu’il a raccroché, il a immédiatement appelé le président du CNT Chérif Sy qui s’était proclamé chef de l’Etat par intérim et qui passait des messages sur cette radio, pour le prévenir afin qu’il prenne ses dispositions.

L’audience se poursuit ce lundi 11 février 2019, toujours avec le contrôleur général de police Lazare Tarpaga.

Tiga Cheick Sawadogo

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Vos commentaires

  • Le 9 février à 07:12, par Ousmane En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

    L’ancien DG de la Police est un homme integre, respectueux de la democratie et des questions des droits de l’homme. C’est quelqu’un qui a toujours pris position pour le peuple.
    J’admire son courage et son honneteté. Le fait qu’il dise la verité et accepte contredire les mensonges du Gl Diendéré est pour moi un acte de bravoure. Chapeau bas DG. Tu fais honneur a ta reputation.
    Tout doucement un coin de voile se leve sur les veritables commanditaires de ce coup d’Etat anachronique et le plus bete du monde, et qui refuse d’assumer leur responsabilité. Honte a eux tous a commencer par le Gl en papier !

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  • Le 9 février à 07:18, par Gnongre paré En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

    Rien de nouveau puisque cela avait été déjà découvert et su. La moralité de tout çà est que le putsch avait été bel et bien préparé par Golf en accord avec bon nombre des Officiers Supérieurs des FDS du pays. Cependant, il y serait retenu que parmi eux, il y avait des gens qui, sans s’accorder à la chose ont suivi lâchement l’Auteur. Par peur dirons-nous de l’homme qui n’a pas l’habitude de pardonner à "tous refus d’ordre par lui donnés". Et si oui, nus nous demandons quelle différence y a-t-il entre les civils sans armes et ces "Soldats" bardés de médailles et présentés aux yeux de la population comme de vaillants Officiers.

    Tous sans exception laissent entendre que leurs actions de "suivistes" n’étaient que des stratégies. Pourtant, si le coup avait réussi, ce seraient les mêmes couards qui se retrouveraient autour de l’homme en Collaborateurs de 1ère heure et, bénéficieraient des avantages et responsabilités qu’ils ne mériteraient pas logiquement parce que, n’ayant absolument rien fait dans les réalités des choses.

    Comme quoi tout est lâche dans ce milieu de panier à crabes. Ils se connaissent tous et tous savent ce qui s’est passé dans cette Affaire. Le jeu joué n’est que l’application logique de l’adage qui dit que "Quand le cailloux vient d’en haut, chacun protège sa tête".

    Mais bon. Maintenant que les choses s’établissent de plus en plus que Golf, en dépit de ses débats qui avaient failli nous tromper, nous, population lamda, est l’auteur du putsch, tentative qu’il n’a jamais d’ailleurs nié, la question que nous nous posons toujours est de comprendre quelle a été le rôle du Général Bassolé dans cette Affaire pour que tant de suspicions soient maintenu sur son dos ? On a comme l’impression que le Tribunal n’a toujours pas fait ressortir le "vrai fond de la chose".

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  • Le 9 février à 07:58, par Mafoi En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

    C’est quand même curieux l’attitude de ce général en carton.Avec sa garde très rapprochée,il fait son putsch le plus débile de la planète et comme il fallait s’y attendre,ça ne pouvait que foirer et comme un naufragé,il cherche à emporter tout sur son passage.Quel manque de dignité.Bien sûr que si son putsch avait prospéré,une bonne partie des gens qu’il qualifie de prototype de faux témoins allaient l’accompagner dans sa forfaiture comme ce fut le cas le 15/10/1987 juste pour sauver leur peau et/ou pour avoir de bons postes.En plus on a vu comment des véreux comme les damiss,les mamadou traoré etc...se bousculaient au portillon pour être les premiers sur la liste du partage des postes sans oublier les innombrables coups de fil de soutien reçus par ce général en carton par les kéré alias paul et autres déchets toxiques de la société dans l’espoir de gagner quelque chose à grignoter dans ce putsch de la honte et heureusement mis en échec.Ca me fait très mal cette chute vertigineuse de la morale au Faso

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  • Le 9 février à 08:10, par vico vico En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

    Mais écoutez, plus le procès perdure plus le jihadisme accentue n’est ce pas une stratégie pour Val et autres de gagner du temps pour permettre de monter en puissance et tenter de faire échouer le procès ? Surtout qu’a quelque part il y a eu des écoutes téléphoniques ? Frappe le nord et l’est afin de semé la zizanie au sein de l’armée et paf profite faire notre sal besogne ? De toutes les façons quelque part quelqu’un a démissionné de l’Assemblée Nationales pour s’occuper des convictions personnelles. Les autorités burkinabé sont avertis, nous avons peur aider nous svp.

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  • Le 9 février à 08:58, par Le financier En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

    Vraiment Dienderé a melangé tout le monde dans son coup d’état bête bête. Mr Tarpaga est un homme intègre. J’ai connu l’homme et ceux qui l’ont bien connu vous diront du bien de lui. Comme tous les hauts responsables des FDS et les SG des ministères, qui pouvait dire non à golf dans cette situation d’exception, où ce n’etait pas la raison qui predominait mais les armes et la barbarie du RSP et de leur guide spirituel Dienderé. Dans cette situation, s’opposer à Diendéré aurait été succidaire pour vous. Vous auriez subi le même sort que Norbert Zongo, ou la pauvre fille qui a éte tuée dans sa.chambre devant son père et si le coup d’état avait reussi, votre decès aurait été enregistré en pertes et profits, ça aurait été un non-lieu. Pour moi ceux qui par leur obligation professionnelle ont executé des missions entrant dans le cadre de leur fonction ne sont pas des complices mais des temoins. Est ce que les techiciens et journalistes qui ont couvert les évenements convoqués ou presidés par Diendéré sont des complices NON. Est ce que les SG de ministères qui étaient à la rencontre convoquée par Golf ou qui ont assuré les affaires courantes sont des complices NON. Centrons nous sur les vrais coupables, evitons la diversion. Les faits sont clairs et précis. Seuls Dienderé et ses co-auteurs croient que le peuple burkinabè croit en eux. NON nous sommes intelligents et nous avions tout compris. Donc arrêtez votre cirque et assumez vos responsabilités

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    • Le 9 février à 14:11, par Un Burkinabê En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

      Pourtant ce sont des hommes intègres qui ont fait échouer le coup. Ce sont eux les vrais intègres rt hommes. Ils se sont déplacés de l’intérieur pour rallier Ouaga.

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      • Le 10 février à 13:20, par L’Autre Africain En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

        Cher ami Burkinabè, un bon meneur d’hommes est celui qui sait évaluer ses forces avant de s’engager et d’engager ses hommes dans une bataille !
        Au moment du coup d’état le plus bête au monde, aucun corps pris individuellement , ne pouvait résister au RSP de Diendéré. Seule l’union des chefs des différents corps, pouvait venir à bout de ce bras armé de Blaise. Et comme nous étions dans une situation trouble où personne ne connaissait la position réelle de l’autre, j’adhère pleinement aux dires de l’ancien DG de la police : “ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”.
        Et Dieu merci, les commandants de pratiquement tous les corps, vue la résistance du peuple, ont su faire l’union à Ouaga comme à l’intérieur du pays, pour nous débarrasser de cette hydre.

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  • Le 9 février à 09:19, par Sapience En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

    Chers Internautes, l’écart dans le discours de Tarpaga est une preuve qu’il n’est pas crédible. Le juge doit se méfier de tels témoignages. Si au moment de l’interrogatoire, il n’a pas mentionné certaines informations (argent reçu et autres) pour défaillance de mémoire, alors que tout était ressent. En psychologie, l’amnésie et le dénie sont bien documentés. Aaaah quel procès. Bon courage au parquet. Vous jouez votre honneur et dignité.

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  • Le 9 février à 11:00, par caca En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    Le juge Seydou a du travail. Mr Tarpaga est un paranoïa et un manipulateur. Il est dedans dans ce putsch et il le confirme en disant j’ai agi en prudence parce que je connais l’homme. Mr Sy a dit non et organisé la résistance, il vit toujours, comme les syndicats aussi. Si les soldats de l’intérieur n’avaient pas fait la résistance ainsi que la communauté internationale, aujourd’hui vous serez dans vos retraites dorés. Comme le vent a vite changé de direction, le Gal Diendéré se trouve en difficulté et chacun vient pour raconter des conneries. Le lieutenant-colonel qui aussi passé était cohérent dans sa disposition et à témoignage à décharge en faveur de Mr Kousoubé qui était plus intègre que ce policier menteur. Parmi les RSP, il y a des soldats qui n’étaient pas d’accord, mais par solidarité avec les auteurs se trouvent aujourd’hui"hui dans le box. Donc venir que c’était une stratégie c’est de la démagogie.

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  • Le 9 février à 11:57, par Sidwaya Sorgho Gomis En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    Ni le Dg de la Police Nationale au temps du coup d’état ni la hiérarchie militaire qui ont approuvé le coup d’état, encore moins les Sg des ministères qui ont assuré la continuité de l’état à la demande de Diendéré en son temps, ne sont excusables dans cette affaire de coup d’état manqué. On comprend bien leur réaction face aux sollicitations de Diendéré qui passe pour être ce qu’il est, mais ils ne sont pas excusables. Pourquoi ?

    Parce que quant on est désigné RESPONSABLE c’est pour l’être à tout moment ; c’est pour qu’en toutes circonstances vous puissiez dire oui quand c’est oui et non quand c’est non. Quant on ne se sent pas capable de faire preuve d’un tel courage, on décline l’offre au moment où on est consulté pour être responsable de ceci ou de cela. Dire oui à Diendéré et venir 3 ans après dire devant un tribunal qu’on faisait semblant et qu’en réalité c’était non, est une attitude IRRESPONSABLE donc indigne d’un RESPONSABLE.

    Si la responsabilité consistait seulement à être de temps en temps irresponsable et de temps en temps responsable, alors tout le monde serait capable d’être responsable.

    Comme l’a dit un internaute que ce serait-il passé si le coup avait réussi ?

    Comme le dit l’adage, le pire ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais mais c’est le silence des gens bien.

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    • Le 10 février à 02:28, par Professeur En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

      Mr Sy s’est opposé mais vie toujours vous dites.L’opposition d’un civile sans arme n’est pas la mêmes que celle d’un homme en arme.Lisez sa déposition,c’est Lazare Tarpaga qui a aidé à sauver la vie de Sy en l’appelant pour l’informer de ce qui se planifie contre lui.Demandez-vous,ou sont ceux du BIA de Koudougou qui se sont opposés a lui en 1987 ? Et les soldats du camp Ouezzin,où sont-ils pour s’être opposés ?Ils ont tous été réduits en bouillie humaine. Rappelez vous qui le RSP avait tiré à l’arme lourde contre le commissariat centrale incendiant tout le matériel .C’est exposer toute l’institution qu’est la police à la furie de ce montre qu’est la police.Sa personne importe peu,c’est toute la police qui sera visée. Il faut par moment face certaines situations ,employer la ruse.Avec le recule on peut penser que c’était faisable. Même le CEMGA qui avait une protection plus importante a joué avec tact.

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  • Le 9 février à 12:31, par Ka En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    Comme je le dit très souvent dans mes critiques : Si notre pays est embourbé dans sous-développement baigné par une marre boueuse d’injustice et de l’impunité, c’est que notre malheur vient de ce que nos intellectuels comme Sapience et autres, à défaut d’être dépositaires de la vérité n’ont même pas l’humilité d’en être assoiffés ; et ainsi faisant, ils servent comme des agents de marketing payés pour fabriquer des vérités qui les éloignent. Qu’il soit Sapience, Paul Kéré, Lagui Adama, Ce n’est pas la faute de Dieu, lui a déjà confessé que le peuple périt par manque de connaissance. Avec ce procès dont des généraux nous confirment qu’ils ont transformé notre armée en armée de Gueux, le Burkina est victimes des agents de marketing comme Sapience et autres au service du couple Diendéré-Compaoré pour détourner les juges militaires qui veulent prouver leur crédibilité auprès d’un peuple assoiffé d’une vraie justice.

    Depuis le début de ce procès théâtral dont on connait que le coup d’état a été préparer minutieusement par les deux généraux en complicité avec les responsables du CDP, notre quotidien est devenu passionnant avec toutes ces révélations liée au putschs, les affaires courantes de gestion, et le renouvellement de nos structures. Ce procès est celui qui a révéler les insuffisances et la boulimie politique et la volonté de certain réseau mafieux régional et national, de maintenir leurs amis au pouvoirs . Et je voudrai attirer l’attention de nos honorables juges militaires qui se battent pour une justice pour tous, de ne pas se laisse distraire par les salades de ces manipulateurs né pour tuer.

    L’objectif du putsch déjoué de 2015 était de mettre un coup d’arrêt à la Transition dirigée par le président Michel Kafando. Même si Gilbert Diendéré lui-même ne nie pas son implication dans cette tentative de prise du pouvoir par les armes, au début, il avait voulu faire croire à un coup monté par des sous-officiers de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) en colère, dont il aurait tout ignoré. Et pour éviter un bain de sang, avait-il soutenu, il a fini par l’assumer. Plus tard, les cinq avocats dont les Burkinabè Mathieu Somé, Paul Kéré, Olivier Yelkouni, Bernard Guizot Takoré (Ivoirien) et Jean Yaovi Degli (Togolais) qui assurent sa défense décident de prouver que le Général se devait d’agir pour rétablir l’ordre et la justice ; donc, que le putsch était justifié. Abondance de déclarations et de stratégies qui montrent à quel point Gilbert Diendéré est coincé et tente par tous les moyens de sauver sa peau. Aujourd’hui, les avocats voyous qui disent qu’ils sont amis de Gilbert Diendéré, après avoir lui soutirer l’argent, l’ont abandonné voyant qu’il est vraiment l’initiateur du coup d’état. La même stratégie est aussi adoptée par ses co-accusés de l’ex- RSP qui, sciemment ou inconsciemment, tirent des rafales sur les deux auteurs du coup d’état qui sont Djibril Bassolé et Gilbert Diendéré, en termes d’aveux.

    Avons-nous besoin qu’un responsable de police très intègre vienne encore confirmer que Gilbert Diendéré et ses complices Djibril Bassolé avec les responsables du CDP ont minutieusement préparé le coup d’état a la maternelle pour mettre un coup d’arrêt a la transition qui enraciner l’alternance politique voulu par le peuple ? Messieurs les juges militaires, il est temps d’arrêter la machine de projection de ce film avec des acteurs de fiction à la salle des banquets, et sanctionner ces guignols a la hauteur de leurs crimes.

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  • Le 9 février à 17:45, par KIENDREBEOGO issaka En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : “Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré”

    Quel que soit le mensonge , la vérité finira par triompher ; parmi les accuses et le témoin il y a certainement un mensonge à quelque part ; le D G de la police semble plus cohérent parce que si l’on devait reconstituer les faits ,les hommes forts du moment agiraient de la sorte en demandant le soutien des autres corps pour permettre au nouveau pouvoir de s’installer ; si un corps ne joue pas le jeu , il peut se faire attaquer comme le cas du lion à koudougou en 1987 ; heureusement que cette voici la population n’est pas restée impuissante et avec l’appui des loyalistes armés et tous ceux qui étaient dans l’ombre ont mis fin au coup d’état qui etait déjà consommé ; les faits sont têtus , mais personne ne veut endosser la responsabilité et demander pardon au peuple pour ses fils et filles qui sont tombés les armes à la main pendant ces douloureux événements.

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  • Le 9 février à 18:25, par Diasp.méric En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    Même si des personnalités militaires policiers et gendarmes avaient l’intention de soutenir, on a constaté qu’ils ne l’ont pas fait. de même au niveau du RSP on ne peut pas dire que tous ont participé. Ne pas s’opposer frontalement est une bonne posture pour préparer une action. Sinon il suffirait pour eux de se trouver quelqu’un de plus coopératif et mettre la main sur l’institution, Bref
    Il reste seulement à établir les faits de Djibril

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  • Le 10 février à 06:27, par Kdiu En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    Voici des gens sans couilles et courage. Il pouvait dire non a Dirndere a son temps. Et d’ailleurs il avait des hommes aussi. Le juge doit ouvrir l’oeil. Dirndere n a pas fait seul. Avec des autorités pleureuses comme ca., On va ou

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  • Le 11 février à 07:00, par sidbala En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    Lazare est un lâche, en tant que chef militaire il n’a rien en craindre toutes ces têtes brûlées qui pense qui pense que c’est le même soleil qui continue de tourner depuis octobre 1987 se trompent, ils disait non au général et il circule, au lieu de dire bien reçu mon général, je trouve lâche.

    C’est simplement avec les réseaux sociaux que l’insurrection a réussi, ce n’est pas avec des armes conventionnelles. Et comme le bourreau a peur du gourdin, on pense qu’il faut empêcher les internautes de donner leur point de vue, a cela ils se trompent, créez des nets a la Burkina pour y arriver.

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  • Le 11 février à 08:40, par Yabsore En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    "le Général a reconnu cependant avoir appelé le témoin le 17 septembre quand il était maintenant président du CND pour demander qu’il envoie des éléments à Yako parce que des manifestants menaçaient d’incendier son domicile" voici une phrase qui a son pesant d’or .proclamé President, il est dejormais chef supreme des armées qui donne des ordres. et Puis pour c’est le DG de la police qui ment et non le Général. personne n’ignore les situations dans lesquelles le mensonge est tolére notamment en matière de sauver une vie.

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  • Le 11 février à 09:39, par HUG En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    monsieur le DG, un homme doit assumer les conséquences de ces actes et être responsable. Le général est un homme avec deux pieds , une tête, un cœur comme vous.

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  • Le 11 février à 11:38, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    - Ousmane, ne parle pas au hasard !! Demande aux policiers qui est ce Ex-DG et ils t’en diront un peu sur lui !

    - Le Financier, demande aux policiers comment leurs indemnités étaient gérées par ce DG (notamment l’argent des gardes que les institutions payaient) et ils t’en diront un peu.

    Toi tu l’as connu ? Eh bien moi Kôrô Yamyélé je l’ai connu aussi une fois quand on m’avait mis la main dessus pour rien en plus, lors des évènements de Koudougou suite au coup d’État d’octobre 1987. Il était DPPN de la police à l’époque. Ne vous précipitez pas pour chanter les louanges des gens !!!

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 11 février à 13:26, par Etpourtant En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    Pardon Körô Yamyélé, ce monsieur n’était pas policier en 1987.

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  • Le 11 février à 14:05, par kapre Miguel En réponse à : Lazare Tarpaga, ancien DG de la police : « Ça aurait été suicidaire de s’opposer frontalement à Diendéré »

    Tous comme la hiérarchie militaire : SUICIDAIRE DE CONTREDIRE LE GÉNÉRAL PENDANT LE COUP ;

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