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Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

Accueil > Actualités > Politique • • jeudi 31 janvier 2019 à 01h22min
Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

Le Cadre de concertation du Chef de file de l’opposition politique (CC/CFOP) a tenu sa deuxième réunion ordinaire de l’année 2019 le mardi 29 janvier au siège du CFOP.

Présidée par le Chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, la réunion portait sur les points suivants :
-  La mise en place du nouveau gouvernement,
-  La recrudescence des attaques terroristes,
-  Les divers.

1) La mise en place du nouveau gouvernement

L’opposition a pris acte des changements intervenus au niveau de la gouvernance de notre pays, avec la démission du gouvernement du Premier ministre Paul Kaba Thieba, la nomination d’un nouveau Premier ministre en la personne de Christophe Dabiré, et celle d’un nouveau gouvernement.

Nommer le Premier ministre et les ministres et les limoger font partie des prérogatives constitutionnelles du président du Faso. L’opposition politique en prend acte.

L’opposition tient à préciser que contrairement à certaines informations distillées ici et là, elle n’a été associée, ni de près, ni de loin, aux tractations qui ont abouti à la constitution du nouveau gouvernement.

Comme l’opposition politique l’a annoncé à plusieurs reprises, le président Roch Kaboré n’a jamais pris l’initiative de concerter l’opposition politique, ni son chef de file, sur la situation de notre pays.

A ce jour, les seuls sujets sur lesquels le président du Faso a requis l’opinion de l’opposition politique sont : la question de la nouvelle Constitution, le Code électoral et le vote des Burkinabè de l’étranger.

Cette précision et importante, pour situer les responsabilités et battre en brèche les procès d’intention faits à l’encontre de l’opposition politique présentée par les tenants du pouvoir comme hostile à l’union sacrée face au terrorisme.
La Constitution n’oblige pas le chef de l’Etat à concerter l’opposition ou son chef de file. Elle le lui recommande tout simplement. Le président du Faso est donc libre de son choix. Et l’opposition politique ne revendique pas cette concertation.

De toute façon, l’opposition part du principe que si le président Kaboré ne la concerte pas, c’est qu’il n’a pas besoin de ses conseils et avis pour sortir notre pays de l’ornière. C’est son droit, car c’est lui que les Burkinabè ont élu. Notre seul devoir, c’est de souhaiter qu’il réussisse, puisqu’il s’agit de notre patrie commune. Mais nous ne sommes demandeurs de rien.

La nomination de Christophe Dabiré et de son gouvernement survient dans un contexte de faillite complète après trois années de la gestion de notre pays par le pouvoir MPP. Le Premier ministre Paul Kaba Thieba, choisi et promu de par la volonté discrétionnaire du président Kaboré, n’a convaincu personne de sa capacité à assumer ses fonctions.

L’opposition n’entend pas porter un jugement sur la personne du nouveau Premier ministre. Comme ce fut le cas pour son devancier, il façonnera lui-même le jugement des Burkinabè par son action.

L’opposition politique note cependant que le président Kaboré a jeté son dévolu sur un cadre éminent de ce qu’on appelle communément « l’ancien régime », un cadre qui a milité et travaillé étroitement avec l’ancien président Blaise Compaoré, et que ce dernier a désigné pour représenter le Burkina Faso au sein de la commission de l’UEMOA.

En temps normal, il n’y aurait rien à dire, puisque toutes les compétences peuvent être mises à profit pour le bien du pays. Sauf que ce choix, venant du MPP, révèle une bonne dose d’hypocrisie. En effet, depuis leur prise de pouvoir, le MPP et ses alliés ont travaillé à accuser, à harceler et à diaboliser l’ancienne majorité, particulièrement le CDP. Voilà que, faute de cadres « premier-ministrables » en son sein, le MPP retourne, toute honte bue, à l’ancien régime pour y choisir le nouveau chef du gouvernement. Dorénavant, le MPP est disqualifié pour apporter un jugement de moralité sur l’ancien régime et sur l’opposition politique où siègent les partis de l’ancienne majorité.

L’Opposition note aussi qu’à la faveur de ce remaniement, la décantation tant attendue s’est produite au sein du MPP. Les proches de Feu Salif DIALLO ont été chassés du Gouvernement. Quant au clan de Simon COMPAORE, il a été aussi prié de faire ses bagages. Il ne reste plus maintenant que les proches du Président KABORE. Le Chef de l’Etat n’a donc plus d’excuse. Il est pleinement responsable de tout ce qui se passe.

L’opposition politique a aussi remarqué que suite à cette nomination, certains de nos compatriotes, sans doute gagnés par le désarroi, ont exprimé des attentes fortes vis-à-vis du nouveau Premier ministre, qu’ils voient comme le « zorro » qui va réussir là où, depuis trois ans, le régime qui l’a appelé a échoué lamentablement.

L’opposition respecte leur l’opinion, mais elle les conseille de se raviser. Notre pays est régi par un système semi-présidentiel où la clé de voute, c’est le président du Faso, élu au suffrage universel. C’est lui qui détermine et conduit la politique de la nation. Pour l’aider à mettre en œuvre cette politique, il s’entoure de collaborateurs, dont le Premier ministre.

Dans un tel contexte, il est illusoire de penser qu’un Premier ministre ou un ministre peut venir réussir là où un président du Faso n’a pas réussi.
La responsabilité principale de l’échec du gouvernement depuis trois ans, et du chaos dans lequel le Burkina s’enfonce, est imputable d’abord et avant tout au président du Faso lui-même.

C’est fort de cela que l’opposition politique redit ici qu’elle n’attend rien de ce gouvernement, et réaffirme que ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina.

Les Burkinabè n’ont plus rien à attendre du régime du président Kaboré qui, en trois ans, a suffisamment montré son incapacité notoire à régler les problèmes du Burkina Faso.

Venu au pouvoir en se présentant comme la solution, le président Kaboré est aujourd’hui le principal problème de notre pays. Et aucun remaniement ou changement de ministre ne peut être une solution à ce problème. Ce n’est pas une question d’homme. C’est une question de système. Ce n’est pas une question de ministre ou de premier ministre. C’est une question de régime. Or, le régime a échoué. Il n’ya plus rien à attendre de lui.

2) La détérioration continue de la situation sécuritaire

Les participants ont condamné les attaques terroristes survenues ces derniers jours, qui ont visé particulièrement le détachement du groupement des Forces anti-terroristes (GFAT) de Nassoumbou, et les villages de Gasseliki et Sikiré dans la commune d’Arbinda, province du Soum.

L’opposition présente ses condoléances aux familles éplorées et à la nation entière.
Visiblement, les terroristes sont passés à une nouvelle méthode. Désormais, ils commettent des crimes de masse parmi les populations civiles et pillent boutiques, marchés et commerces.

Ces actes surviennent juste après le remaniement ministériel. C’est le signe que le changement de gouvernement ne les a nullement ébranlés.
L’opposition n’a cessé d’attirer l’attention du chef de l’Etat sur ses choix et priorités en matière de défense du territoire national et de protection des citoyens. Et, en retour, elle a toujours été méprisée.

Pour preuve, depuis que notre pays est en guerre avec les terroristes, le Président Roch Marc Christian Kaboré n’a jamais daigné consulter l’opposition, ne serait-ce que pour avoir sa lecture de la situation.

L’opposition constate que les ministres en charge de la défense et de la sécurité ont été remerciés, conformément à ce que les forces vives de la Nation avaient exigé le 29 septembre 2018. C’est bien la preuve que l’opposition politique a vu juste, puisque le limogeage de ceux qui occupaient ces fonctions signifie que le Président du Faso qui les avait choisis, les trouve défaillants.

De nouvelles nominations ont été faites à la tête des départements de la défense, de la sécurité et de l’Etat major général des armées.

L’opposition prend acte de la nomination de nouvelles personnes, et, pour le bien de notre pays, souhaite bien entendu qu’elles réussissent à changer la donne. Malheureusement, le doute est permis car rien n’indique que la gestion du pays, donc de la question sécuritaire, a changé radicalement de cap.

L’opposition entend le message de certains Burkinabè qui l’invitent à faire bloc autour du Président du Faso pour lutter contre le terrorisme. L’opposition a toujours été républicaine et patriotique. Malgré le mépris avec lequel le pouvoir la traite, elle a toujours apporté son soutien à toutes les initiatives prises au sein de l’Assemblée nationale, et qui vise à soutenir nos forces de défense et de sécurité dans leur lutte (état d’urgence, loi de programmation militaire, cotisations spéciales, etc.)

C’est aussi l’opposition politique qui a été la première structure à appeler à l’effort de guerre. Le CFOP avait appelé solennellement l’Exécutif à aller au-delà des actions populistes (à la limite ridicules) pour poser clairement à l’Assemblée nationale le débat sur l’effort de guerre et appeler tous les citoyens (du président du Faso au citoyen lambda) à contribuer selon leurs capacités. L’Opposition lance à nouveau cet appel.

Toutefois, pour l’opposition, « faire bloc » ne signifie pas « se taire » pendant que nos FDS manquent d’armes, de munitions, de motivations. L’opposition ne se rendra jamais complice de la situation, en fermant les yeux sur le dénuement des troupes et l’absence de vision à la tête du pays.

3) Divers
De nombreux points de divers relatifs à la vie du cadre ont été examinés.
Débutée à 18h, la rencontre a pris fin à 21h, dans une ambiance de grande cordialité.

Ouagadougou, le 30 janvier 2019
Le service de communication du Chef de file de l’Opposition politique

Vos commentaires

  • Le 31 janvier à 06:38, par intégrité En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    Dabilgou est un excellent bras droit de Simon. A moins que ce dernier lui a demandé de "faire semblant de reniement" pour rester et être toujours l’œil et l’oreille de son mentor. De même après le scandale de l’or révélé par la presses que le ministre Idani a tenté de faire un holp dof spectaculaire, pour le clan Kaboré, ce dernier l’aurait maintenu pour éviter que la justice ne s’empare de ce ministre "doré" mais pour combien temps ? car toute force ou ruse a une fin.

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  • Le 31 janvier à 08:26, par KEBRE En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    Je ne suis qu’un citoyen lambda qui n’a aucune chapelle politique.
    Mais quant-il s’agit de passer à la caisse, là l’opposition ne crache pas sur la soupe( subvention de l’État).
    Les problèmes du BURKINA sont connus et comme disait Norbert Zongo : "ils sont capables de bruler notre pays pour chauffer leurs tasses de café ".
    Et effectivement le Burkina brule parce que beaucoup ne digèrent pas la perte du pouvoir.
    Que dieu aide mon pays !

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  • Le 31 janvier à 08:39, par kapre Miguel En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    Remettez votre part des 500 millions pour achat de gilets para-balles ou des minutions au profit des FDS car c’est l’argent des honnetes contribuables que vous utilisez d’ailleurs des conférences de presse stériles .

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  • Le 31 janvier à 09:21, par À-bat-les-pyromanes En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    l’heure n’est plus aux discours. À l’heure actuelle le maître mot c’est destitution. Monsieurs les députés, l’existence du Burkina est entre vos mains. Pour une simple demande de consultation du peuple pour se prononcer sur un paragraphe d’un livre, les signataires par le feu ont mis à sac la nation ; là il est question de l’intégrité, l’avenir, l’existence du pays. et comme tout le monde semble aboutir à la conclusion que le problème est les plus hautes autorités, ce qui reste à faire c’est engager sans délai la procédure de destitution. Avec le vote à bulletin secret ça devrait passer. Blaise a démissionné pour éviter un bain de sang, des centaines de morts et des milliers de déplacés ça ne dit rien à certains ? c’est là qu’on comprend qui sont les vrais assoiffés de pouvoir dans ce pays

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  • Le 31 janvier à 09:30, par YAAM SOBA En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    Ce remaniement ministériel ne donne aucune lueur d’espoir au peuple. Franchement de vous à nous, qu’est-ce que Sherrif SY connaît en matière de politique de défense ? Apparemment le Président Kaboré ne semble pas pas prendre la question du terrorisme au sérieux ! Sinon pourquoi cette nomination farfelue ?

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  • Le 31 janvier à 10:07, par Camarade Fousseni En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    Sur cette déclaration, il faut reconnaître que l’Opposition politique burkinabé est sincère, contrairement à ce que certains pensent. Cette opposition est républicaine, en ce sens qu’elle use de voix et moyens républicains pour se faire entendre. Et malgré tous les coups tordus que le pouvoir MPP lui fait, elle est toujours restée républicaine. On a vu les récentes tentatives du MPP pour déstabiliser les mairies dirigées par les partis de l’opposition. On a également vu ce que le MPP a fait pour déstabiliser l’UPC , avec les frondeurs.

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  • Le 31 janvier à 12:56, par TRAORE En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    En toute sincérité dans ma vie, je déteste la politique. La politique, c’est l’art de satan et de mensonge. Hier l’opposition a demandé la démission du PM THIEBA. Cela a été fait, peut-être dû à la volonté du Chef de l’Etat. Aujourd’hui c’est cette même opposition farouche qui dit que c’est pas la nomination d’un nouveau PM qui va sauver le Burkina. Tout comme c’est pas les critiques stériles de l’opposition qui peuvent sauver le Burkina. Hummm ! Des jeux enfantins. En somme, tous les faux politiciens du Burkina Faso ne se soucient de rien que comment faire pour accéder au pouvoir. Dommage ! Que Dieu sauve le Burkina.

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    • Le 31 janvier à 15:59, par YAAM SOBA En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

      Voici le type de commentaires, des politiciens cagoulés du MPP. Si vous détestez la politique, pourquoi vous intéressez vous aux déclarations du CFOP ?
      Je vous rappelle que c’est Paul Kaba Thieba qui a décidé de démissionner au regard de son incapacité à gérer le pays. Ce n’est pas le Chef de l’état qui l’a limogé, puisqu’il n’avait personne d’autre pour le remplacer. La preuve est que e Chef de l’état est allé puiser un cadre du CDP pour nommer comme Premier ministre.
      Lorsque l’opposition critique, c’est pour l’amélioration de la bonne gouvernance et non par soif du pouvoir. Et si c’était la soif du pouvoir qui animait l’opposition politique, ce régime frileux du MPP allait avoir du fil à retordre .

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    • Le 4 février à 15:27, par Simplicité En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

      Mon frère Traoré,
      Il ne faut pas vous décourager de la politique à cause des gens sans foi ni loi. Ce qu’ils font là n’est pas de la politique. C’est la distillation de la haine, c’est de la délation.
      La politique est heureusement loin de là. C’est elle qui orchestre petit à petit le minimum de développement que l’on peut percevoir dans nos villes et campagnes. C’est grâce à elle, que les fonctionnaires ont leur salaire, c’est encore elle qui met en place un cadre d’expression et de gagne-pain de tous.
      Ces gens font du tout sauf de la politique. Mes mains vers le Ciel, implorent sa grâce, vivement une race de praticiens de la politique au Faso !

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  • Le 31 janvier à 15:25, par Ka En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    Monsieur Zépherin Diabré : J’ai toujours été aux côtés de ceux qui luttent pour les intérêts des opprimés, mais à condition que cette lutte soit dans la l’égalité. Ici je tiens à vous poser deux questions. ‘’N’avez-vous jamais été reçu par l’ancien premier ministre Kaba en tant que chef de l’opposition ? Je vous dirai quand, et dont j’ai félicité votre geste. N’avez-vous jamais rencontré le président Roch Kaboré a Kossyam en tant que chef de l’opposition ? Je peux aussi vous confirmer la date.’’ Et comme j’ai l’habitude de le dire ‘’’Dénoncer les choses qui ne vont pas n’est ni une offense ni une atteinte à la sécurité nationale, bien au contraire, c’est une aide vers la perfection qui, quoi qu’il en soit, n’est pas de ce monde.’’’’ Mais franchement, votre sortie en ce moment très critique ou le Burkina a besoin de toutes ses filles et fils soudés, n’est qu’une sortie d’une opposition qui veut faire du bruit pour exister. Car, le régime Kaboré a écouté à 100% quand vous aviez réclamé les têtes de son premier ministre et de la défense, ceux-ci pour prouver au peuple qu’un régime qui n’écoute pas des critiques et les doléances de son peuple, n’a aucun avenir dans un pays comme le nôtre.

    Avec cette sortie, on voit que le jeu politique au Burkina se résume en Haine et Vengeance de deux camps mortellement opposés, malgré que toi Zépherin Diabré était le premier à aller féliciter Roch Kaboré pour la fierté de notre pays dont l’élection présidentiel était crédible et transparente. Pour ka, La seule possibilité de sauver notre pays est que vous monsieur Zépherin Diabré avec les revanchards de l’insurrection du 31 Octobre 2014 qui vous entourent, essayent de quitter ce face-à-face mortel des deux protagonistes de cette crise, et apporter des solutions que de crier pour exister comme une opposition fantôme. Ce n’est pas avec les obséquieuses reproches et les cirages de pompes à tout va qu’on progresse, mais par des propositions objectives quitte à ce qu’elles soient désagréables à entendre par le régime qu’on avance.

    Avec votre enfantillage, je confirme que l’opposition au Burkina à un seul problème : ‘’celui de s’opposer à une personne qui ne lui convient pas et qu’elle ne veut pas. A partir de là tout ce qui émanerait de cette personne en tant que projet ou sous sa gouvernance comme le cas de Roch Kaboré le président au cœur d’ange, elle dira NON à tout ce qu’il fait.’’

    Pourtant 80% des opposants d’aujourd’hui qui collent à toi Zépherin Diabré pour se venger sont ceux de la majorité d’hier, c’est donc très amusant de les écouter et de remarquer que c’est l’attitude qu’ils ont eu eux-mêmes, qu’ils critiquent aujourd’hui ayant perdu le pouvoir : On fait aussi ceux qu’on a reproché à cris d’orfraie hier. Vous vous foutez éperdument que les grands perdants sont nous le peuples du Burkina qui faisons ce pays, car de part et d’autre c’est un égoïsme forcené qui ne dit pas son nom, et qui est là. Arrêtez vos charabias des maquis, et soudons-nous avec un seul objectif de sauver notre pays.

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    • Le 4 février à 10:33, par YAAM SOBA En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

      C’est à cause des intellectuels de votre TREMPE que le Burkina sera toujours pillé par prédateurs politiques. Lorsque Zephirin luttait contre les PPP gré à gré, contre les privatisations sauvages et les ventes de nos part d’actions dans les sociétés d’État, qu’avez vous fait pour empêcher ou dénoncer ces forfaiture.
      Notre armée se plaint de manque de matériels, notre système sanitaire est de plus en plus pourri, l’économie vacille, le système éducatif agonise par la faute du MPP et tout ce que vous trouves à dit, c’est "Zephirin et l’opposition qui mettent le pays en retard".
      Non c’est plutôt vous autres qui mettez le pays en retard parce que vous êtes complices de la gabegie .

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      • Le 4 février à 19:44, par Ka En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

        YAAM SOBA : Je ne suis pas un intellectuel plus que toi. Ici tu n’as pas voulu bien analysé ma critique fondée qui pourtant est du côté de tous ceux, comme Zépherin luttent pour les opprimés. L’opposition dans un pays comme le nôtre reste une organisation de lutte de classe, et toute lutte de classe est une lutte politique, et qui constitue la force motrice de développement de la société divisée en classe antagonistes. J’ai lutté main dans la main avec Zepherin Diabré de 2013 à 2014 pour un peuple opprimé par un pouvoir dictatorial et manipulateur.

        Mais la donne a changé avec une opposition de 2019 avec des revanchards qui oublient la vraie lutte avec des solutions, mais que pour se venger avec des intérêts personnels que celui du peuple. C’est pourquoi j’ai voulu dire au chef de l’opposition, qu’au départ pour une lutte de classe très active, il a cherché à rencontrer les décideurs du jour comme le président du Faso et son premier ministre Kaba pour trouver des solutions au problème de la nation, que j’ai trouvé très constructive, et une opposition qui sait opposition avec des solutions.

        Malheureusement avec des sorties comme celui de Dicko au nom de la même opposition sans des solutions que des menaces pour un premier ministre qui vient d’être nommé à la demande de cette même opposition, je dis, qu’il arrive que la lutte de classe dont veut représenter notre opposition pour le peuple opprimé ne soit plus vive comme voulait Zépherin au départ. La preuve est visible quand on voit que ce même chef d’opposition se laisse exploiter sur son dos par des personnes qui veulent se venger d’un régime qu’ils n’aiment pas.

        Conclusion : Le problème n’est pas qu’un intellectuel comme ka est un danger pour une opposition qui patine, simplement monsieur Diabré Zépherin chef de l’opposition ne revendique pas ce qui ne voit pas pour le pays, mais laisse la place a ceux qui veulent se venger agir à leur guise pour déstabiliser le pays et revenir au pouvoir pour la continuité. Merci de me lire.

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  • Le 31 janvier à 15:41, par yamasoaba En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    En quoi des problèmes au sein du MPP vous intéressent. Au lieu de vous élever au-dessus des sujets de cabaret, c’est plutôt le mounanfilgm qui vous intéresse. Comme exactement font les femmes. Mais les femmes évidemment sont encore plus intelligentes. Cette opposition n’a que l’aigreur et la délation hebdomadaire à proposer. On est vraiment en droit d’attendre mieux...

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  • Le 31 janvier à 15:51, par Volta Noire En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    Internaute Traoré, personne ne vous force à aimer la politique. Sachez que les membres de l’opposition sont avant tout, des burkinabé comme vous et moi. Et ils sont dans leur droit de critiquer, puisque cette prérogative leur est dévolue.

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  • Le 31 janvier à 16:12, par Mea Culpa En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    Avec ce nouveau gouvernement, il n’y a pas de grands changements. On constate d’abord le départ de Madame Rosine Coulibaly/Sori, ministre de l’Economie et des Finances.
    Elle était l’un des poids lourds du gouvernement passé, la plus crédible aussi bien aux yeux de l’opinion que des institutions internationales. Cela confirme plus ou moins des informations selon lesquelles la crise serait partie d’elle.
    Je note ensuite le départ de #Simon_Compaoré, ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso. Cela marque une rupture et l’homme était visiblement fatigué. Il y a aussi l’arrivée d’un ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, en la personne de Moumina #Chériff_Sy. Celui-ci était le haut représentant du chef de l’Etat, un poste dont beaucoup demandaient la suppression, son entrée au gouvernement résout en même temps cette question.

    Personnellement, j’ai suivi une conférence au cours de laquelle Monsieur Sy est intervenu sur la question de l’armée burkinabè, et ses points de vue ne m’ont pas du tout convaincu sur ce qu’il faut faire pour résoudre nos problèmes. Mais peut-être qu’on aura d’autres options stratégiques d’ici là. Il y a finalement une montée de la garde rapprochée de #Roch Marc Christian #Kaboré avec l’entrée du député Salifou Tiemtoré à la Jeunesse.

    Globalement, c’est la même équipe qui a été reconduite, un jeu de chaises musicales. Le problème ne se situe pas à ce niveau, c’est une question d’orientation globale de la politique du chef de l’Etat. C’est lui seul qui l’imprime, il faut qu’il affirme, sur un certain nombre de points, des orientations majeures. Par exemple, qu’est-ce qu’on fait par rapport à l’insécurité, à la fronde sociale, la réconciliation nationale ? Il doit se prononcer clairement sur ce genre de questions avant que le gouvernement les mette en œuvre.

    Même si nous changeons de gouvernement 40 000 fois et qu’il n’y a pas ces orientations, nous allons retomber dans les mêmes choses, la crise sociale et l’insécurité vont s’accentuer, le dialogue politique va continuer à se dégrader et aboutir à un chaos total. Ce n’est pas une affaire de #Paul_Kaba_Thiéba ou de Christophe Marie Joseph Dabiré, ce n’est pas une question d’individualité dans le gouvernement.
    De façon claire, c’est Roch Marc Christian Kaboré le problème .

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  • Le 4 février à 15:14, par Simplicité En réponse à : Situation nationale : « Ce n’est pas la nomination d’un nouveau Premier ministre qui va sauver le Burkina », selon l’opposition politique

    "L’Opposition note aussi qu’à la faveur de ce remaniement, la décantation tant attendue s’est produite au sein du MPP"
    Visiblement cette opposition a ramené la politique au Burkina à son niveau le plus bas, jamais égalé.
    Oui, qu’il y ait "décantation au MPP", où le lien avec l’urgence du moment ? Les attaques extérieurs contre le pays vous préoccupent peu au point où ce non événement vous réunisse ?
    Désolation !

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