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Vallée de Samendeni : Environ 200 milliards de F CFA pour contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire

Accueil > Actualités > Economie • • vendredi 21 décembre 2018 à 22h30min
Vallée de Samendeni : Environ 200 milliards de F CFA pour contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire

Ce vendredi 21 décembre 2018, dans la grande salle de la mairie de Dédougou, s’est tenu l’atelier d’information sur le Programme de développement intégré de la vallée de Samendeni (PDIS). Venues des différentes localités de la région de la Boucle du Mouhoun, les forces vives ont répondu à l’appel des porteurs du programme. Les échanges ont permis aux participants de prendre connaissance des objectifs du projet, des résultats attendus et de la méthodologie du travail.

L’atelier d’information du Programme de développement intégré de la vallée de Samendeni (PDIS) dans la cité de Bankuy est le troisième du genre après Bobo-Dioulasso et Banfora dans le mois de décembre 2018. Dans l’objectif de passer les informations sur l’évolution de ce programme innovant, les porteurs du projet ont décidé de communiquer avec les forces vives de la région de la Boucle du Mouhoun.

Personne n’a été oublié. Le gouvernorat de la région représentée par le secrétaire général, les hauts-commissaires, le conseil régional, les préfets de département, les maires, les directeurs régionaux, les ONG et Organisations de la société civile, les autorités coutumières et religieuses, les projets et programmes, la Chambre de commerce et d’industrie, la sécurité, l’Antenne régionale du SP/CNLS-IST. C’est au total 173 participants qui étaient tous présents pour écouter la communication du jour du PDIS.

C’est le secrétaire général de la région de la Boucle du Mouhoun, Jérémie Kouka Ouédraogo, qui a ouvert l’atelier au nom du gouverneur empêché. Il a, au nom du gouverneur, a remercié les participants pour leur présence effective à l’atelier d’information. Il a ainsi mentionné que le programme s’inscrit en droite ligne du programme du président du Faso et, partant, du PNDES. Pour lui, le PDIS s’inscrit dans l’axe de la transformation structurelle de l’économie pour la mettre sur une nouvelle trajectoire de forte croissance. Cela favorisera, selon le gouverneur, la réduction profonde des inégalités sociales et la pauvreté rurale et urbaine. Pour le gouverneur, le PDIS est un programme ambitieux, innovant, créateur d’emplois et de richesses.

Le gouverneur a félicité les acteurs qui œuvrent pour la mise en œuvre du programme, les partenaires techniques et financiers. Il a demandé à l’assistance de s’approprier le programme qui est un espoir pour les populations de la haute et moyenne vallée du Mouhoun. Après ce discours qui aura duré un quart d’heure, le secrétaire général a officiellement déclaré l’ouverture de l’atelier d’information.
Les échanges ont pu commencer réellement avec la présentation des participants, suivie de l’exposé du PDIS qui a laissé la place aux échanges.

Le PDIS, un espoir…

Il faut retenir que le PDIS reste un espoir pour les populations rurales et urbaines des régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins en particulier et pour le Burkina Faso en général. Depuis les années 2000, le projet de construction du barrage de Samendeni est fortement soutenu par le gouvernement du Burkina Faso. A ce jour, le PDIS demeure une priorité nationale.

Plusieurs démarches et stratégies ont été utilisées pour réaliser ce projet. Et ces démarches ont porté du fruit grâce aux précieux concours des partenaires techniques et financiers. Les principaux bailleurs de fonds du programme sont l’Etat burkinabè, le Fonds saoudien (FSD), le Fonds Abou-Dhabi (FADD), le fonds OPEP (OFID), le Fonds koweitien (FKD), la BOAD, la BIDC, la BID, la BADEA. Le PDIS s’inscrit comme un ouvrage structurant, favorisant le développement des secteurs agro-sylvo pastoral, halieutique et énergétique, avec une participation active des producteurs.

Vers des objectifs quantitatifs et qualifiants

Selon le présentateur du programme, l’objectif global est de développer la mobilisation des ressources en eau pour accroître la production agricole et énergétique en vue de contribuer au développement socio-économique durable de la haute et moyenne vallée du Mouhoun, une région à fort potentiel économique.

Le programme vise, de façon spécifique, à assurer une croissance du secteur rural, à renforcer la sécurité alimentaire, à lutter contre la pauvreté, à protéger l’environnement, à développer le secteur agroindustriel et touristique. Le barrage de Samendeni est déjà construit avec une mise en eau effective depuis le 7 Juillet 2017 sur le fleuve Mouhoun, précisément dans le département de Bama, province du Houet, avec une capacité de stockage de 1 050 000 000 mètres cubes.

Il sera réalisé une centrale hydroélectrique avec une production annuelle moyenne de 18 Gwh, des aménagements hydroagricoles de 21 000 ha, une zone agroindustrielle à Bama, un recalibrage du Mouhoun sur 195 km. Il sera développé également le tourisme, l’hôtellerie, la pêche, la pisciculture, un plan de gestion environnementale et sociale pour la bonne mise en œuvre du programme. Avec la prise en compte des composantes ci-dessus énumérées, le programme attend des résultats tangibles et quantitatifs.

Il sera par exemple attendu, pour les productions annuelles, 10 000 tonnes de riz, 150 000 tonnes d’autres céréales, 300 000 tonnes de produits maraîchers, 50 000 tonnes de fruits et d’agrumes, 25 000 tonnes de fourrage, 2 000 000 de litres de lait, 1 800 tonnes de viande, 1 500 tonnes de poisson en pêche artisanale, 190 tonnes de poisson en pisciculture annuelle. En plus de ces chiffres gigantesques, le PDIS espère des résultats qualitatifs.

Le programme veut contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et de la croissance économique du Burkina. Il veut aussi hausser le PIB de près de 2%, contribuer de 3% à la production nationale de céréales, créer des emplois, encourager la main-d’œuvre locale à hauteur de 20%. Par ailleurs, les revenus d’exploitation sont estimés à près de 16 milliards de F CFA par an sur un volume d’affaires annuel de 30 milliards de F CFA.
Après la présentation du programme, les participants n’ont pas tari d’interrogations.

Plusieurs questions ont été adressées au PDIS pour mieux comprendre le fonctionnement et la mise en œuvre du programme. De l’aspect écologique en passant par le suivi des ressources financières, les zones d’ombre ont été éclairées pendant les échanges. Il ressort que la première phase du programme est quasiment à sa fin. Débutée en 2008 et devant s’achever en 2018, cette première partie a mobilisé 75 milliards de F CFA et a permis la mise en œuvre partielle du PGES, la construction du barrage et de la centrale hydroélectrique.

Au sortir de l’atelier, le secrétaire général, représentant le gouverneur, n’a ma manqué de saluer la pertinence du programme dont bénéficie sa région, la Boucle du Mouhoun. « Nous sommes dans une région à forte potentialité agricole. Je pense que ce programme profitera aux populations. C’est une réelle satisfaction d’entendre tout ce qui est mis en œuvre par le Programme de développement intégré de la vallée de Samendeni », s’est-il réjoui.

A son tour, le chargé de la communication du PDIS, Honoré Millogo, a souligné les réalisations effectives de la première phase du programme en ces termes : « Le programme permettra de renforcer différents secteurs d’activités, tels le secteur agricole, touristique l’hôtellerie... Avec les réalisations en cours, cela permettra la pérennité des eaux. Je crois même que le Mouhoun sera navigable. »

Les espoirs et les regards des forces vives des régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins sont tournés vers ce vaste programme à moyen et à long termes qui, à n’en point douter, participera à la sécurité alimentaire, au regard des sommes colossales mobilisées.

D. LAWALI Dembele10bene@gmail.com

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