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Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • • mardi 8 janvier 2019 à 00h38min
Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

Après une suspension de quelques jours, le procès du coup d’Etat de septembre 2015 a repris ce 7 janvier 2019 à Ouagadougou. Le général Djibrill Bassolé, toujours à la barre, refuse de se prononcer sur le principal élément qui l’accable : les enregistrements sonores. Malgré le travail de l’expert qui indique que les analyses acoustiques et linguistiques appliquées à ces conversations téléphoniques ne laissent transparaitre ni indice, ni trace de trucage par montage, l’ancien ministre des Affaires étrangères reste toujours droit dans ses bottes : ce sont des enregistrements « sauvages », « on va tourner en rond ».

Premier jour de procès de l’année 2019, après la suspension. Le général Djibrill Bassolé a repris place sur sa chaise pour répondre aux questions, et tenter de convaincre le président Seidou Ouédraogo et sa cour de son innocence. Seulement, l’homme ne dit rien pour sa défense, arguant que le principal élément qui l’enfonce dans ce dossier est douteux. Il s’agit de l’interception des appels téléphoniques qu’il a eus avec certains de ses correspondants pendant le coup d’Etat.

Le parquet a passé pratiquement deux heures à lire les transcriptions de ces différents appels, mais l’accusé est resté de marbre. « La toute première fois que j’ai entendu parler de ces écoutes, c’était dans les médias », a-t-il lâché. Mais cela n’a pas entamé la pugnacité du ministère public qui a continué la lecture en demandant à chaque fois au général de réagir. « Je vous dis et je vous répète pour la dernière fois que je n’entends pas commenter, ni m’expliquer sur ces éléments ».

Et pourtant, des correspondants avec qui ces conversations ont eu lieu, ont confirmé. Il s’agit notamment d’un certain Bénédicte Jean Bila, un agent de renseignement, et du chef de corps de Dori à l’époque, le commandant Henri Damiba. Rien n’y fit. Les appels téléphoniques avec le président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire ont été lus, ceux avec des inconnus, d’autres avec Fatoumata Diawara, l’ex-compagne de Ismaël Diendéré. En substance, il s’agissait d’argent à mobiliser pour encourager les éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) à se battre, de stratégie à mettre en œuvre pour la réussite du coup d’Etat, de règlements de comptes avec certaines autorités de la Transition.

Dans l’une des conversations transcrites, le général Djibrill Bassolé promet d’allumer le feu sur la tête de certaines autorités pour les amener à fuir le pays et ne plus avoir envie d’y revenir. « S’il y a compétition sans exclusion, nous sommes à Kosyam », promet l’ancien chef de la diplomatie burkinabè à son interlocuteur à l’autre bout du fil.

« Je suis désolé, on va tourner en rond. Si vous avez d’autres choses que ce que vous venez de lire, je serai disposé à discuter. Mais si c’est ce que vous venez de lire, gardez-les pour vous », a rétorqué l’accusé pour qui, les appels téléphoniques interceptés et transcris ont été fabriqués, manipulés, truqués, instrumentalisés dans le seul but de l’accabler, « c’est clair, net et précis ».

En plus, foi du général de gendarmerie, la source de tous ces éléments, c’est Internet qui n’est pas une interception téléphonique régulière. Et il croit savoir que sur Internet, on peut tout faire. Cette principale pièce sur laquelle se fonde son inculpation s’étant retrouvée sur Internet, alors le secret de l’instruction a été violé.

« C’est pareil, laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps », ajoute-t-il quand le parquet revient à la charge.

Pour le gendarme, les enregistrements sonores qui l’enfoncent n’ont aucune base légale. Les preuves ne réunissent pas un minimum de conditions de fiabilité. Il appartient donc à l’accusation de lui dire d’où viennent ces éléments, et comment ces enregistrements ont été faits et par quels opérateurs. Sans quoi, lui ne peut cautionner ce qui n’a pas été régulièrement fait. Pour sa défense, le général note que ces enregistrements mis de coté, aucune preuve de sa participation à l’attentat à la sûreté de l’Etat n’a pu être fournie par le parquet.

L’homme qui a été inculpé le 6 octobre 2016 à 14h50 minutes s’est ainsi débattu toute la journée, qualifiant au passage les enregistrements de « sauvages », tout en invitant le parquet à ne plus faire cas de cela. « Si je dois être condamné, que je suis condamné, mais qu’on sache que ces écoutes ne sont pas fiables », s’est-il offusqué. Son interrogatoire se poursuit ce mardi 8 janvier 2019.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 7 janvier à 23:31, par Kabré En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Je pense que notre justice est à un niveau de bassesse et d’impudicité inimaginable. Le minimum pour des juges c’est de dire d’où viennent les éléments sur lesquels ils font des accusation si elles sont vraiment sérieuses.

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  • Le 8 janvier à 00:12, par Sawad En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    La culpabilité du general BASSOLE semble evidente mais il serait difficile, très difficile pour le parquet et la partie civile de le coincer. C’est un grand orateur, un fin connaisseur du droit, un homme très subtile et intelligent bref un gros morceau à avaler. Il n’est pas comme l’autre général, DIENDERE qui se mélange les pinceaux et dont les seules qualités sont de toute évidence, la duplicité et les complots.
    SAWADOGO

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  • Le 8 janvier à 00:22, par Mafoi En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    On est en face d’un général en carton fanfaron de la pire des espèces mais comme dit l’adage,qui ne dit mot consent parce que son angle de défense qui consiste à se débiner sur internet montre son incurie.Bien sûr,une partie de ces conversations se retrouvent sur internet (bassolet-soro,bassolé-rebecca) mais internet n’est pas l’agent causal puisqu’il s’agit d’une interception téléphonique classique vieille comme le monde.Le dire à un putschiste qui se croit général même en carton fait de la peine à voir

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  • Le 8 janvier à 01:32, par jeunedame seret En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Enregistrement sauvage ?! Bien sûr, parce que dans la forme mécanique de cet enregistrement, on n’a pas consulter l’avis de tonton Bassolé. Mais dans le fond, l’enregistrement est authentique et incontestable. Malheureusement cette captation est tellement incroyable, fabuleuse, surnaturelle que le général se sent atteint dans sa personnalité ; le général gère une dépossession impensable. Et il cherche des astuces pour piéger, intimider les juges amateurs de preuves concrètes. Voilà pourquoi il exige balayage du revers de la main cette vérité, à défaut de sources plus concrètes que internet. Donnez-lui des molécules en vibration. Et dites-lui de décrire leur variation. Ou bien, confirmez son consentement sans l’écouter. C’est comme s’il vous demandait de lui prouver que sa voix est basse ou masculine. Le général sait bien que des discours messages et images sont dans internet comme archives historiques et judiciaires. Et dans son cas, il veut vous fatiguer pour échapper. Mais ce sera impossible. Car écoute sonore Djibril original, incontestable.

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    • Le 8 janvier à 10:54, par Diallo, de Kikideni En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

      Etes vous expert en quoi ? Montrer la source
      Sans la passion et la vengence !!!

      Meme si bassole est fin, malin et autre, il y a en a comme lui au pays. Alors, il doit s’expliquer, et vous devez lui montrer la source des enregistrements, si vous ne croyez pas à l’expert qui a ete paye pour ca.

      Il faut que tout se fasse selon le DROIT et ne PAS VOULOIR S’ACHARNER SUR un individu avec passion et vengence. Si non, la fin de tout ca n’est pas pour demain.
      Si vous lui en voulez sur autre chose, deposez un autre dossier a la justice.

      Un observateur apolitique, qui ne connait pas Bassole, ni jamais rencontré.

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    • Le 8 janvier à 14:14, par le choco En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

      Tu affirme que "l’enregistrement est authentique et incontestable". Mais c’est ce que peine a démontrer tous ces gens la depuis longtemps..Si tu en la preuve incontestable que "l’enregistrement est authentique et incontestable" apporte les des a présent. sinon garde toi de telles affirmations aussi gratuite. Tous les commentaires tendent a vouloir demander au type de dire qu’il est coupable alors que pour cela il faut lui opposer des preuves incontestables et c’est toute la difficulté de l’exercice demander a vos avocats et juges. Il me semble qu’en matière de preuve irréfutable on est pas sortit de l’auberge sauf si on part du principe des affirmations gratuites...et on répète comme pour le faire craquer a l’usure. Mais il semble tenace le type.

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  • Le 8 janvier à 03:03, par Ahmed En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Saĺut. Et si Guillaume Soro reconnaît comme la REBECCA que c’est lui qui a parlé. Du reste une plainte est entrain d’être posé à Abidjan sur la même base téléphonique. Il se glorifiait de la mort de certaines personnalités ivoiriennes avec Djibril. Aussi il YA DIEU.

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  • Le 8 janvier à 05:24, par Kabré En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Toi Mafoi petit envoyé de Zida et autres, ce que je demande, c’est que tout simplement le juge nous dise. "C’est moi qui ai fait ces enregistrements"

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  • Le 8 janvier à 06:22, par Achille De TAPSOBA En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Hommage à nos MARTYRS du 30,31 Octobre 2014 et du 16,17 Septembre 2015

    De Macron à Marine Le Pen lors du débat présidentiel télévisé en France : "Quand la justice ne vous arrange pas, vous dites qu’elle est politisée". La justice n’arrange pas les putschistes à la maternelle elle est donc politisée.

    « ange » Djibril homme saint sans le moindre péché est très coincé car les faits sont connus et têtus. Cela explique aisément son irration et son agacement face les juges. Rappelons un peu des faits.
    "ange" Djibril avait formellement nié les écoutes téléphoniques en septembre 2015 avec soro le rebelle. Soro dans une interview dans un media français avait juré la main sur le coeur ne pas connaître "ange" Djibril par conséquent il ne l’a jamais appelé au téléphone. Par suite, il y a eu un revirement spectaculaire de chaque côté. Ils ont mis la machine du mensonge en marche.Soro a ficelé rapidement un enregistrement audio de 4 mn attestant que c’est la version originale des écoutes téléphoniques. Drôles de cinéma !
    Bingo personne ne leur a cru.

    Lors de l’instruction coincé dans son dernier retranchement, il a reconnu avoir eu des appels téléphoniques venant de soro mais il n’a pas donné une suite favorable à la demande de ce dernier.
    Avant le passage du président français à Ouaga, "ange" Djibril avait discrètement ecrit à Macron son frère franc-maçon d’intercéder auprès du président Roch pour sa libération. Bingo

    "ange"Djibril et ses pèlerins de l’impunité dans leur stratégie atypique à eux de ruse et de mensonge vont jouer leur dernière carte : inventer une maladie imaginaire de "ange"Djibril necessitant une évacuation à l’extérieur pour l’extraire des crocs de la justice. Naturellement ce mensonge n’a pas passé devant les juges. Leur petit jeu ne pouvait pas prospérer.

    Le gros désespoir de "ange" et ses pèlerins de l’impunité viendra de l’Allemagne. L’expert allemand confirme sans appel que les écoutes téléphoniques sont authentiques ni montage ni trace dans les enregistrements audio malgré la pression mise par la Côte d’Ivoire par le petit rebelle Soro.

    La conversation téléphonique privée de "ange"Djibril n’est pas plus importante que la sécurité intérieure du BURKINA.En France ou aux USA, on n’a pas besoin de ton avis pour te mettre sous écoute téléphonique dés lors que tu deviens une menace pour le pays. "ange"Djibril avait menacé sur des médias internationaux la transition avant le putsch.Le putsch le plus bête n’est que la matérialisation de la menace des 2 "généraux " félons assassins et trafiquants d’armes dans la sous region prêts à tuer pour obtenir leurs gloires cyniques et conserver jalousement leurs intérêts personnels et égoïstes.

    Le comportement de ces 2 manipulateurs abonnés aux mensonges et à la ruse pour se blanchir ne doit étonner personne. Durant leurs carrières militaires, ils ont coulé trop de sang humain sans pitié afin de parvenir au sommet. Mentir est un exercice facile pour eux. Ils sont littéralement dans le déni total. Ils nient tout même leurs propres existences. Comment notre armée pouvait-elle être une armée républicaine sous l’ère Compaore avec de tels faux "généraux" menteurs et manipulateurs ?
    La course est finie pour ces 2 faux "généraux " qui ont toujours instrumentalisé les petits soldats victimes de la naïveté. Ils utilisent les autres pour parvenir à leurs fins. Dieu n’est pas yuruba selon notre jagon Il est Juste et Bon tout se paie sur terre. Les putschistes sont entrain de payer au prix de leurs compromissions et de leurs mensonges.

    Chers juges ne tombez pas dans leurs pièges. Les potentiels putschistes se sont passés toujours pour des saints. À cause d’eux, beaucoup de BURKINABÉ sont à 3 mètres sous terre et trop de familles pleurent sans cesse. Ces familles frappées par le chagrin ne demandent que Justice. Appliquez la loi dans toute sa rigueur pour que ces criminels comprennent définitivement qu’ils n’ont pas le droit de supprimer la vie d’autres BURKINABE. Tolérance zéro à l’impunité. Sans Justice, il n’y a pas logiquement la paix du cœur ni la réconciliation. Force reste à la loi.

    Un jour le vérité triomphera sur le mensonge ou l’impunité.

    À nos BRAVES MARTYRS qu’ils se reposent en paix. Que justice leur soit rendue.

    Justice à Thomas SANKARA
    Justice à Norbert ZONGO
    Justice à David OUEDRAOGO
    Justice à Salifou NEBIE
    Justice à Boukary DABO

    Que le SEIGNEUR bénisse le BURKINA que nous aimons. Amen
    Paix et joie à tous les BURKINABE. Amen

    Achille De TAPSOBA le Bobolais (pur produit de Thom SANK et de Norbert ZONGO)

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  • Le 8 janvier à 07:38, par Yirkoué En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Je crois que c’est à la justice de prouver la culpabilité du général dans l’affaire qui lui est concerné et non à l’accusé de se dénoncer..

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  • Le 8 janvier à 08:05, par Haute Trahison En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    « Dans l’une des conversations transcrites, le général Djibrill Bassolé promet d’allumer le feu sur la tête de certaines autorités pour les amener à fuir le pays et ne plus avoir envie d’y revenir. « S’il y a compétition sans exclusion, nous sommes à Kosyam », promet l’ancien chef de la diplomatie burkinabè à son interlocuteur à l’autre bout du fil ».
    Effectivement c’est un habitué des têtes de ses opposants ou tous ceux qui ont affaire à lui. C’est ainsi qu’il a osé faire raser la tête de Me Halidou Ouédraogo lors de la crise survenue avec l’assassinat du journaliste Norbert Zongo. Logiquement ce faux général devrait être rasé à son tour pour avoir conspiré avec l’extérieur pour déstabiliser le Faso dans le but de devenir Président du Faso vaille que vaille alors qu’il a donné sa caution au Capitaine Blaise Compaoré pour modifier l’article 37 pour un autre bail de 3 fois 5 ans. C’est de la haute trahison !

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  • Le 8 janvier à 08:51, par Moi même En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Respect mon Général. Non à la manipulation ! Une écoute faites sur internet n’est pas classique et est facilement manipulable ! Cette pièce doit aussi être écartée parce que le secret de l’instruction a été trahi lorsque des écoutes sauvages se sont retrouvées sur internet.
    Que Dieu vous aide mon Général !

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  • Le 8 janvier à 09:04, par Je ne comprends pas... En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Il y a une chose que je ne comprends pas dans ces interrogatoires. C’est à la partie civile de prouver la forfaiture de l’accusé ou c’est à l’accusé de prouver son innonce ?
    Je crois qu’au BF le droit actuel demande à la partie civile, aux accusateurs de prouver la forfaiture de l’accusé. Ou cela a t-il changé sans que je m’en aperçoive .
    Si c’est toujours le cas le tribunal ne doit-il pas fournir aux avocats de l’accusé :
    - les demandes de mises en écoute motivées, datées et signées par un juge
    - les numéros de téléphone concernés
    - l’accord des opérateurs téléphoniques
    - les retranscriptions des écoutes ?

    Eclairez moi s’il vous plaît. Merci

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  • Le 8 janvier à 09:08, par TAGROU En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Djibril est entrain de faire progressivement appel à la stratégie qu’il avait utilisée lors du procès de l’or, où sa culpabilité était pourtant avérée. En ce temps, il était le patron de la gendarmerie. Et quand ses éléments avait senti que leur chef était entrain de perdre, ils étaient venus à motos (tous terrains) barrer toutes les voies qui menaient au palais de justice. Je précise que c’était sous le règne de Blaise Compaoré, mais les TPR existaient encore et le président du tribunal était OUI Fidel. Ainsi prenait brutalement fin ce procès qui devait permettre de savoir qui avait détourné l’or du commerçant Sanfo saisi par la gendarmerie et au cours duquel un gendarme s’était donné la mort parce que voyant que Djibril, malgré les récoupements qui l’accablaient, faisait tout pour lui faire porter le chapeau. Le plus étonnant, c’est que le régime de Blaise, au lieu de condamner l’acte des pandores, était allé jusqu’à nommer Djibril Minsitre de l’intérieur. Et voici ce dernier désormais condamné à une certaine redevabilité. D’où son archarnement à casser l’opposition, quand il en avait eu l’occasion. Fallait bien témoigner à Blaise Compaoré sa reconnaissance de l’avoir sauvé du procès.

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  • Le 8 janvier à 09:09, par Danton En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Hmmm !...Un pleurnichard qui veut se faire passer pour une victime. Pour qui connait le pedigree d’intrigues de ce triste sire -de l’histoire de Yalgho au début des années 80 au foireux coup d’état contre le président Kafando en passant par les exécutions sommaires de présumés ’’bandits’’ et les assassinats d’élèves par des gendarmes, il n’y a rien d’étonnant à ses gesticulations désespérées. Mais nous, le Peuple, on est là et on regarde ce que la justice va décider. En attendant, il faut faire comprendre à ce monsieur qu’il n’est pas « général ».Danton.

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  • Le 8 janvier à 12:39, par kabré En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Moi je reste un fervent partisan de la vérité. Que le juge nous dise comment, où et quand il fait les écoutes. C’est simple. On ne peut pas dans une bassesse morale et vouloir représenter l’institution de valeur d’une nation.

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  • Le 8 janvier à 16:28, par Mogdrekindé En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Comme nous le prévoyions, ceci n’est que le début du combat avec ce monsieur et comme tout le monde peut le constater, il joue le jeu de "l’embrouille" parce que, maîtrisant fort bien les rouages judiciaires qui consistent à se taire sur ce qui peut t’embourber. Et comme le Droit et les Lois lui autorisent, c’est ce qu’il semble décider d’observer.
    Ainsi, même si le Tribunal se convainc dans son intime conviction qu’il est vraiment auteur de ce qui lui est reproché et décide de le condamner, ce sera une "condamnation par défaut" puisqu’il n’a fourni de lui-même aucune réponse pouvant et devant le faire condamner.
    C’est ce qu’il demande en disant, nous citons : « Si je dois être condamné, que je suis condamné, mais qu’on sache que ces écoutes ne sont pas fiables », fin de citation. Par cette réaction, il sait qu’une condamnation de cette manière ouvrira des procès à n’en pas finir, à savoir, des Appels répétées, des pourvoies en cassation etc à n’en pas finir.
    Il pense qu’il a tout son temps et prendra tout son temps pour ballader et le Tribunal, et tout le peuple.
    Mais ce qu’il oublie, c’est que des réactions de ce genre sont une "Expression forte" de sa "réelle Responsabilité" dans ce qui lui est reproché. Voilà un peu brossé, le jeu machiavélique du Général De Bassole.
    Nous osons espérer que les membres du Tribunal et la partie Civile ne cèderont pas son jeu et mèneront vivement ce procès jusqu’à son terme avec un verdict à la hauteur de la gravité du crime par lui commis.
    Il faut qu’il (Général de Bassole) comprenne une fois pour toute que malgré les niaiseries du Droit qui prévoient toutes les choses avec leurs contraires, la Force reste à la Loi pour peu que les Acteurs de la Justice jouent réellement et pleinement leurs devoirs.
    Ce Monsieur est vraiment très dangereux et heureusement pour le peuple burkinabé qu’il a échoué dans son entreprise et n’est pas parvenu à Kossyam. On (le peuple burkinabé) aurait chié et vraiment chier des cailloux et des boule de fer en lieu et place de notre caca naturel.

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  • Le 8 janvier à 19:04, par Adakalan En réponse à : Djibrill Bassolé sur les enregistrements téléphoniques : « Laissez tomber tout ça, on peut gagner du temps »

    Personnellement je pense qu’il faut associé nos fétiche a la justice.Aucun peuple ne peu se développé sans sa culture. C’est qui va permettre un vrai intégrité au burkinabé.

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