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Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Oumar L. Ouédraogo • samedi 5 janvier 2019 à 00h34min
Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

L’année 2018 s’en allée avec ses épreuves, 2019 se présente pour le Burkina avec de nombreux défis. Pour parler surtout de perspectives, nous avons rencontré l’un des premiers responsables du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Dans cet entretien qu’il nous a accordés dans la matinée de jeudi, 3 janvier 2019, le Secrétaire exécutif du MPP, Lassané Savadogo, par ailleurs directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) dresse un regard-bilan de 2018 et fait des projections empreintes d’optimisme et surtout d’invite aux Burkinabè à préserver le pays des dérives.

Lefaso.net : Dans son message de nouvel an, le président du Faso a appelé à une trêve sociale, et ce, après celui lancé en juin dernier, qui a été plus ou moins suivi. Pensez-vous que cette fois-ci, l’appel sera entendu ?

Lassané Savadogo (L.S) :
ça dépendra, de mon point de vue, des dispositions qui vont être prises pour engager le dialogue avec le monde du travail. Je pense qu’il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux, et prendre des engagements également responsables. Il faut s’assurer que chaque engagement que nous prendrons est soutenable, réalisable.

Ce qui n’est pas bon, c’est de prendre des engagements et se rendre compte, au moment de la mise en œuvre, qu’on n’a pas les moyens pour ça. Cela va détériorer la confiance entre le gouvernement et les syndicats. Alors que le dialogue n’a de sens que s’il y a la confiance entre les parties. Il faut donc travailler à assurer cette confiance-là. C’est en tenant un langage de vérité, et en prenant des engagements qui sont responsables, qui seront exécutés en toute responsabilité, que nous parviendra à l’objectif.

Lefaso.net : A la faveur de son discours du 11 décembre 2018, le président du Faso a souligné la nécessité de la cohésion sociale et de l’unité nationale. Aujourd’hui, les attaques sont-là, au niveau de votre parti et de l’APMP (partis de la majorité), vous parlez de gens qui veulent empêcher la mise en œuvre du programme quinquennal du président. N’est-ce pas, finalement, un discours qui vous dessert (le régime de façon générale) ?

L.S :
Non, ça ne dessert pas. Les défis que nous avons à relever aujourd’hui sont de deux ordres. Il y a les défis que nous avons à relever en tant que Burkina Faso, et ces défis-là interpellent tous les Burkinabè. L’insécurité, c’est un défi qui concerne tous les Burkinabè. L’incivisme, la défiance de l’autorité… sont des défis qui concernent tous les Burkinabè. Ce sont des questions qui renvoient à la gouvernabilité de notre pays.

Mais il faut que le pays soit d’abord gouvernable afin qu’il soit gouvernable par tel ou tel autre parti. Et pour que le pays soit gouvernable, il faut qu’il existe. Or, aujourd’hui, il y a des menaces qui concernent l’existence même du pays. De ce point de vue, je pense qu’il y a des questions pour lesquelles, tous les Burkinabè, nous devons faire front commun, affronter les défis, pour, ensemble, être à mesure de les surmonter. Mais nous ne pouvons pas le faire dans la désunion, dans des combats intestinaux.

A des moments donnés, l’histoire se présente de telle manière à ce que tous les patriotes devraient se retrouver pour sauver la nation, face à certains périls qui la menacent. Maintenant, il y également d’autres questions pour lesquelles, la compétition entre les Burkinabè, entre partis politiques est normale. Donc, je fais la part des choses. Quand on parle de terrorisme également, je fais la part des choses : il y a deux types d’insécurité, quand j’observe. On a des actes terroristes qui sont revendiqués et il y en a qui ne sont pas revendiqués (je pense que ce sont des critères qui permettent déjà de distinguer les formes de terrorisme).

Je pense également qu’il y a un terrorisme que notre société a pu avoir produit, de par certaines inégalités qui ont été instituées dans l’histoire et pour lesquelles, il y a toujours des survivances. Il y a également des problèmes de coexistence communautaire, qui sont-là. Bref, il y a beaucoup de facteurs qui peuvent expliquer le recours à la violence, sous différentes formes, dans le cadre de la gestion de ces problèmes.

Mais, il y a une autre forme d’insécurité qui n’obéit pas à cette analyse-là et ça, c’est un terrorisme dont l’objectif est, systématiquement, de déstabiliser le pays. Ce n’est pas uniquement au Burkina que cette forme de terrorisme-là existe, elle existe un peu partout. Mais on constate que depuis un certain temps, cette forme de terrorisme est orientée particulièrement vers le Burkina Faso.

Pour le moment, on ne peut pas dire qu’on maîtrise les origines et les acteurs de ce terrorisme, donc toutes les hypothèses sont ouvertes. Partant de là, je ne peux pas dire que ceux qui disent que le terrorisme a pour but de déstabiliser le Burkina Faso n’ont pas raison, tout comme je ne peux pas non plus dire que ceux qui agissent dans le sens opposé n’ont pas d’arguments à l’appui de leur analyse.

Mais ce que nous constatons, c’est que ce terrorisme porte un coup dûr au Burkina Faso, à son développement et nous empêche de nous concentrer sur l’essentiel : le développement de notre pays, qui est en train de se réaliser à travers la mise en œuvre du PNDES (Plan national de développement économique et social). Dans ce sens, on peut considérer que c’est un terrorisme qui fait reculer notre pays.

Lefaso.net : Vous souligniez la nécessité de s’accorder sur l’essentiel pour préserver le pays, au risque de le rendre ingouvernable. C’est aussi l’avis d’une certaine opinion. Ne pensez-vous pas donc que l’une des insuffisances en 2018, c’est le manque de dialogue entre les entités politiques, de tout bord ?

L.S : Il y a eu quand même des cadres de dialogue qui ont été institués …

Lefaso.net : … Oui, mais c’était sur des questions qui ont trait aux élections, pas vraiment sur la vie du pays !


L.S :
Si vous prenez des structures comme le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale, le Haut conseil du dialogue social, ce sont des cadres institués, qui devraient permettre de maintenir le dialogue de manière permanente.

Malheureusement, on constate, parfois, que ces cadres qui doivent servir de mécanismes pour réguler la société à travers le dialogue, dans leur mise en place, n’ont pas fait l’objet d’un dialogue approfondi, au point de pouvoir engager un consensus national autour de ces structures ou de leur composition.

Mais, je pense que le dialogue est un processus, et nous avons tiré leçon de l’expérience passée. A partir de 2019, nous allons travailler à ce que le dialogue soit une réalité. Mais comme je le dis, ce qui corrompt le dialogue, c’est souvent le manque de confiance entre les acteurs (parfois le dialogue se fait avec des arrière-pensées), les gens ne se font pas confiance…

Lefaso.net : Pourtant, c’est quasiment la même génération politique (raison pour avoir confiance, quand on sait que les leaders politiques sont pratiquement de la même génération…) !

L.S :
En principe, mais on se rend compte que ce n’est pas toujours ça. Aussi, ce n’est pas tous les acteurs qui agissent dans la clarté ; il y en a qui agissent dans l’ombre et parfois, ceux qui agissent dans la lumière du jour sont instrumentalisés par des mains qui sont dans l’ombre. Vous dialoguez à partir de ce moment avec des gens qui ne tiennent pas des mannettes.

Mais tout cela fait partie de notre environnement, et ce n’est pas l’obstacle majeur, de notre point de vue. L’obstacle majeur, c’est qu’on arrive à, autour de certaines questions bien précises, pouvoir mener un dialogue et arriver à des résultats concrets. Si on entre dans des considérations un peu globales, c‘est difficile de créer un consensus. Mais, je me dis qu’autour de certaines questions bien précises, on doit pouvoir parvenir à des consensus.

Quand je prends par exemple le prix des hydrocarbures, tous les Burkinabè savent que nous ne sommes pas un pays producteur de pétrole, nous savons également la réalité des coûts sur le marché international. Dès lors, on s’assoit, en toute responsabilité ; on a besoin d’un Etat qui fonctionne, qui arrive à faire face à ses différentes obligations, que le pays soit approvisionné en hydrocarbures (avec un minimum de sécurité), etc. Quel prix donc pouvons-nous pratiquer pour que les objectifs que nous avons fixés puissent être atteints ? On peut se comprendre !

Lefaso.net : Ce qui manque, c’est donc un cadre réel et franc !

L.S : Voilà ! On peut se comprendre. Il y a beaucoup de questions pour lesquelles, on détache le problème, de manière concrète, de toutes pesanteurs subjectives, réelles ou supposées, qui peuvent corrompre plus ou moins les acteurs, on engage les débats et on essaie de trouver des solutions. On peut ne pas avoir des positions unanimes, mais on peut engager une grande majorité des acteurs concernés autour des positions qu’on aura trouvées.

Mais ce qu’il faudra éviter, naturellement, c’est l’absence de dialogue ; si vous ne recourez pas au dialogue, cela veut dire que vous allez utiliser d’autres moyens pour prendre des décisions. Et ces moyens sont lesquels ? Donc, nous n’avons d’autre choix que de cultiver le dialogue, et nous voulons que les acteurs de la société se mettent également dans cette disposition d’esprit.

Dans tous les cas de figure, nous, le MPP (comme tous les partis qui arrivent au pouvoir), nous ne serons pas au pouvoir ad vitam aeternam (pour toujours), mais le Burkina Faso sera-là. D’où nous avons besoin que le Burkina existe d’abord, qu’il se renforce, se développe. C’est cela d’abord notre préoccupation. Que les générations futures trouvent un Burkina en meilleur état, pour en faire le meilleur usage possible, et qu’à leur tour, elles le cèdent aux générations qui vont suivre.

Chacun apportera ainsi sa pierre à l’édification de la nation. Dans ce cadre-là, comme nous avons choisi la démocratie, qu’il y ait donc la compétition entre nous pour désigner les dirigeants, avec ce que cela comporte comme rivalité, adversité…, c’est normal. Mais, il y a une plateforme commune, c’est notre maison commune : le Burkina Faso. C’est cet esprit-là que nous devons avoir, en tant que Burkinabè ; quels que soient notre bord et appartenance politique.



Lefaso.net : Dans cet esprit, un ancien ministre de la transition estime qu’il est indispensable de faire rentrer tout le monde pour s’asseoir, se parler et faire face courageusement aux défis. Est-ce aussi votre avis ?


L.S :
Les questions qui concernent le Burkina Faso concernent tous les Burkinabè. Et chaque Burkinabè a droit à la parole. Quand on parle d’une question qui concerne tout le Burkina Faso, chaque Burkinabè a droit à la parole ; soit directement, soit à travers des représentants légitimes.

Personnellement, nous pensons qu’effectivement, pour certaines questions, on devra pouvoir donc nous retrouver dans des cadres appropriés, discuter en toute responsabilité et arriver à des plateformes aussi consensuelles que possibles. Autour de ces plateformes, nous allons nous retrouver et travailler à les mettre en œuvre pour permettre au pays de continuer à avancer.

Lefaso.net : Parti au pouvoir, quelles sont les perspectives qui s’annoncent pour le MPP ?

L.S :
A notre niveau, les perspectives 2019, c’est de poursuivre le processus de renouvellement de nos structures (qui est à un stade très avancé, mais qui n’est pas encore achevé). C’est donc de créer les conditions pour que le processus soit achevé dès le début de cette année. Après cela, nous allons faire un travail de formation à l’endroit de nos militants, parce que nous constatons qu’il y a des problèmes auxquels nous sommes confrontés et parmi ceux-ci, il y a des problèmes liés à l’absence de formation.

Nous allons travailler donc à outiller nos militants par une formation conséquente, leur permettant de jouer pleinement leur rôle, et de militants du parti et de citoyens du Burkina Faso. Parallèlement, nous travaillerons à mettre nos troupes en état de batailles, étant donné que l’année 2019 est une année charnière (il faut déjà commencer à préparer 2020). Nous savons également qu’il y a les grandes préoccupations nationales, pour lesquelles le concours de tous les Burkinabè est requis : la lutte contre l’insécurité.

Nous devons apporter notre contribution en tant que militants du parti. Nous le faisons déjà, mais nous devons le faire d’une manière encore plus efficace. Nous devons travailler à contribuer à l’accalmie au niveau du front social, pour permettre à notre pays de renouer avec la stabilité sociale, consacrer tous ses efforts à la mise en œuvre du programme du président du Faso.

Je pense que c’est (à l’heure actuelle, et en tant que militants du parti) le seul combat qui vaille la peine d’être menée. Nous travaillons également à l’instauration de la discipline au sein du parti et à l’appliquer de manière homogène à l’ensemble des militants du parti ; parce que souvent, les gens ont des sentiments qu’il y a des règles de discipline qui sont applicables à une catégorie de militants et qui ne le sont pas à une autre catégorie.

Je pense donc que nous devons travailler à ce que ce sentiment disparaisse dans la gestion du parti et que les militants soient traités sur des bases universelles. Donc, il y a un ensemble d’engagements, de défis que nous devons relever en 2019 et nous avons bon espoir que nous allons y arriver.

Lefaso.net : Parlant d’homogénéité…, on relève qu’il y a eu des difficultés en 2018 dans le cadre du renouvellement des structures, notamment à Bobo-Dioulasso (capitale économique), dans la région du nord, et dans une moindre mesure, dans la capitale (Ouagadougou) où il y a eu des grincements de dents. Des défis majeurs quand même en 2019 ?

L.S :
Pour Bobo, je peux dire que c’est gérer. Notre philosophie, c’est de ne pas faire des passages en force ; quand il y a deux groupes de militants qui se battent pour occuper des postes de responsabilité au sein du parti, il ne faut pas que les gens s’attendent à ce que la direction du parti prenne position pour tel groupe contre tel autre. Nous allons prendre position pour les deux groupes. Vous (les groupes, ndlr) devrez donc être à mesure de travailler à vous entendre.

Si vous n’arrivez pas à vous entendre, la direction du parti va travailler à ce que vous puissiez vous entendre. Cela suppose donc qu’on prenne le temps qu’il faut, écouter les uns et les autres, comprendre les griefs, les problèmes et les ambitions des uns et des autres. Une fois cela est fait, on arrive à ouvrir donc des espaces de dialogue, qui peuvent permettre d’aller vers des solutions consensuelles, des solutions auxquelles on ne pensait pas, quand on commençait les opérations de renouvellement.

Donc, au fur et à mesure qu’on avance, les gens constatent qu’il y a d’autres solutions qui sont-là et dont la mise en œuvre peut permettre à tout le monde de retrouver sa place au sein du parti. C’est ce qu’on a fait à Bobo et ça marche. Il y a trois semaines de cela, le président par intérim du parti est allé et a installé la section provinciale du parti (section provinciale du Houet, ndlr) et depuis lors, je pense que les choses évoluent dans une bonne direction. Au Kadiogo (province dont Ouagadougou est le chef-lieu, ndlr), c’est la même chose, il y a eu des problèmes et beaucoup ont été gérés au niveau du collège de désignation.

Il y a deux arrondissements pour lesquels, il y avait des difficultés : l’arrondissement 5 et l’arrondissement 9. Le collège de désignation m’a demandé de trancher, en tant que secrétaire exécutif, j’ai tranché (peut-être que la solution trouvée ne fait pas le bonheur de tout le monde, mais il y a des fois où il faut prendre des décisions et les assumer). Au niveau du nord, je pense que c’est un problème lié au choix du président de la fédération et je pense que c’est un problème résolu.

Mais au niveau du Yatenga (une des quatre provinces de la région du nord, dont le chef-lieu, Ouahigouya est aussi le chef-lieu de région, ndlr), on n’a pas encore choisi les cinq premiers responsables de la section provinciale. C’est la seule province où ce n’est pas encore fait, compte-tenu d’un certain nombre de pesanteurs. Mais nous sommes à pied-d‘œuvre et je pense que dans les jours à venir, le choix des premiers responsables du Yatenga sera effectif.

Lefaso.net : En tant que responsable de la CNSS, ayant traversé aussi des moments difficiles, quel peut être votre message de nouvel an à l’ensemble des travailleurs de votre institution ?

L.S :
A l’ensemble des travailleurs, je vais dans le même sens que le président du Faso : il faut vraiment que nous nous battons pour l’amélioration de nos conditions de vie et de travail. C’est légitime, c’est normal et c’est compréhensible. C’est cela qui amène le progrès, et le MPP est un parti de progrès, c’est un parti social-démocrate, donc un parti qui se situe du côté du monde du travail. Donc, nous sommes solidaires des travailleurs, des syndicats qui luttent pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de leurs militants (des travailleurs d’une manière générale).

Cela ne fait donc l’objet d’aucun doute. Mais, également, notre pays a des ressources très limitées et cela est connu. Nous savons également qu’il y a plusieurs composantes sociales au niveau de notre pays ; il y a naturellement des salariés (du public et du privé), mais vous avez également le plus grand nombre de nos concitoyens qui sont des paysans, des agriculteurs, des éleveurs, des artisans, des acteurs du secteur informel, etc., qui ont également des préoccupations en tant que Burkinabè, mais n’ont pas les mêmes outils que les salariés pour revendiquer des avantages, des traitements privilégiés. Mais nous formons une même nation.

Donc, nous devons faire la part des choses entre ce que nous pouvons avoir en tant que composantes de la nation et ce que nous pouvons faire avoir à toute la nation, pour que le partage soit équitable au profit des différentes composantes. Et c’est à cet exercice-là que le gouvernement se livre ; c’est un arbitrage, qui est difficile à faire. Ça peut donner l’impression que le gouvernement n’est pas suffisamment à l’écoute des préoccupations des travailleurs, qu’il y a des engagements qu’on prend et qu’on n’arrive pas à exécuter convenablement.

On peut même avoir l’impression qu’on est peut être contre telle catégorie de travailleurs par les mesures qu’on prend (quand vous prenez l’exemple des Fonds communs), mais en réalité, l’objectif du gouvernement, du MPP, c’est de créer les conditions pour que tous les Burkinabè soient à l’aise, et qu’il y ait un sentiment de traitement égalitaire entre les citoyens. Et cet arbitrage peut faire des mécontentements.

Mais nous pensons que ce sont de mécontentements conjoncturels (c’est passager, c’est circonstanciel). Avec le temps, je pense qu’on se comprendra. L’essentiel étant que le Burkina existe et qu’il continue à se développer, que nous continuions à créer des richesses et travaillions à faire en sorte que le partage soit profitable au plus grand nombre de Burkinabè.

Lefaso.net : Nous sommes aujourd’hui 3 janvier, c’est une des dates historiques pour le Burkina. A quoi cette journée vous renvoie comme réflexion, notamment en lien avec l’actualité ?

L.S :
Effectivement, le 3 janvier 1966, le peuple s’est mis au-devant de son propre destin pour frayer des voies nouvelles pour son avenir. Je constate également que c’était une révolution inachevée, dans la mesure où elle s’est soldée par un coup d’Etat. C’est la première fois qu’il y avait un coup d’Etat au Burkina Faso, et c’est la première fois que des militaires ont fait irruption sur la scène politique nationale et depuis lors, ils n’ont plus quitté cette scène jusqu’à l’insurrection (octobre 2014, ndlr).

Vous savez également que la transition était civile, avec des visages militaires. En définitif, on est arrivé aux scrutins, avec l’élection du président Roch Marc Christian Kaboré. Je peux donc dire que depuis que le Burkina Faso existe, c’est la première fois qu’un civil est élu démocratiquement, comme président du Faso. Au cours d’élections qui n’ont fait l’objet d’aucune contestation. Ce régime-là, naturellement, arrive à un moment donné où l’incivisme n’a pas commencé hier.

L’incivisme n’a pas commencé avec l’arrivée du MPP au pouvoir, il remonte très loin dans notre histoire. Un coup d’Etat, c’est un acte d’incivisme. Quand vous regardez l’histoire du Burkina Faso (la Haute-Volta, puis Burkina Faso), il y a différents épisodes, et nous sommes héritiers de toute cette histoire-là. Et ce que nous avons aujourd’hui comme situation, c’est le produit de tous ces processus. Donc, après l’insurrection, nous avons hérité d’une situation. Nous sommes dans une véritable démocratie, avec des libertés qui sont reconnues aux citoyens. De par le passé, on n’a jamais connu une telle démocratie au Burkina Faso.

Nous sommes également un régime issu de l’insurrection, donc un régime qui aspire au changement, qui travaille pour un Burkina nouveau, mais en restant toujours dans le cadre de la démocratie, du respect des libertés. Et nous sommes maintenant dans une société ouverte : c’est la société de la communication. Ce que vous ne voulez pas dire en public, ce n’est pas la peine de le dire en privé ; parce que ça finira par se savoir.

Ce sont des situations nouvelles. On connaît ce que les réseaux sociaux ont eu sur l’insurrection, on sait comment les réseaux sociaux ont joué par rapport à l’échec du coup d’Etat. Mais avant cela, le printemps arabe… C’est donc une situation nouvelle, un ensemble de raisons qui me font dire que nous sommes dans une situation où l’Etat doit être refondé, où la société elle-même doit être revue.

C’est ce qui explique certaines difficultés auxquelles on est confronté. Certains sont très impatients par rapport aux résultats escomptés, mais ceux qui comprennent réellement le contexte connaissent les paramètres dont il faut tenir compte dans le nouveau système de gouvernance qu’il faut avoir pour un pays comme le Burkina Faso dans le contexte aujourd’hui. On ne peut pas faire la dictature aujourd’hui, imposer les choses ; on est obligé donc de tenir compte de toutes les opinions (chaque opinion ayant la possibilité de s’exprimer en toute liberté).

Il faut cultiver le dialogue, travailler à convaincre le maximum, travailler à ce que les préoccupations des uns et des autres soient prises en compte pour qu’il y ait cette harmonie, cette cohésion, ce sentiment d’appartenance à une même communauté. Il y a des velléités de toutes natures, endormies, qui n’arrivaient pas à s’exprimer (mais les problèmes étaient-là, seulement, ils n’arrivaient pas à s’exprimer).

Aujourd’hui, les conditions sont réunies pour qu’ils s’expriment. Empêcher que le problème soit exprimé n’est parfois pas la solution ; souvent, il faut laisser manifester le problème pour y trouver des solutions. Tout le monde sait que le problème de la coexistence entre communautés n’a pas commencé aujourd’hui ; des problèmes entre éleveurs et agricultures, qu’on ramène simplement à un problème entre Peulhs et Mossés. Ce qui n’est pas vrai.

Comme entre autochtones et allogènes, dans certaines parties du territoire, qu’on considère souvent comme étant un problème entre des Mossés migrants et des autochtones de l’ouest ou du sud…. Ce qui n’est pas vrai non plus ; parce qu’historiquement, nous sommes une société ouverte. Quand vous arrivez dans un village, vous regardez la composition de chaque village, tous les habitants ne sont pas arrivés au même moment, ils sont arrivés de manière successive.

En fait, quand vous êtes en périodes d’abondance, vous accueillez tout le monde, à bras ouverts (vous êtes contents de les accueillir). Mais quand vous êtes dans des périodes de vaches maigres, là, les choses ne peuvent plus être comme avant. De par le passé, les terres ne posaient aucun problème, c’était un Bien qui était-là et ça ne posait aucun problème.

Aujourd’hui, les terres ont commencé à devenir rares, et cela explique donc certains problèmes que nous connaissons aujourd’hui. Il y a d’autres facteurs, d’autres variables qui sont-là et dont il faut tenir compte. Mais je pense qu’il faut avoir la patience, avoir l’intelligence et le courage d’interroger notre société et de connaître les tenants et les aboutissants des difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Et même si nous n’arrivons pas à trouver des solutions à ces problèmes, je pense qu’on va dispenser des générations futures de faire encore cet exercice de diagnostic et ils vont travailler directement à trouver des solutions aux problèmes.

Entretien réalisé par Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 5 janvier à 01:40, par Cheikh En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Dans tous les domaines (promesses faites aux travailleurs, aux retraités et pensionnés, aux licenciés et déflatés) que ce soit en direct avec le gouvernement ou à travers le Haut Conseil, çà n’a l’air de trop parler que pour gagner toujours du temps, sans aucune action. Et pourtant "Ventre affamé n’a point d’oreilles" ! Ceux qui ont faim n’ont pas les idées claires pour écouter ceux qu’ils considèrent comme repus, et cela est de bonne guerre. D’ailleurs plus on dialogue, plus on les énerve ! Donc il faut plutôt commencer à trouver au cas par cas, des solutions partielles ou définitives, cela aussi est une stratégie.

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  • Le 5 janvier à 07:25, par succes En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Voilà un homme très réfléchi, intelligent et sage au MPP. J’avoue que j’apprécie ses analyses, sa perception des choses et son tempérament. S’il était président de ce parti, le parti allait éviter beaucoup de dérapages.

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  • Le 5 janvier à 08:20, par Mogdrekindé En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    C’est vrai Monsieur le Secrétaire Exécutif du MPP qu’il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux, un peu comme cela se passait au village sous l’Arbre à palabre. Mais cela doit provenir de vous et initier par vous qui dirigez en ce moment. Plutôt que d’agir, vous et vos camarades ne font que parler pour divertir les gens sans actions concrètes de votre part. Mais une question Monsieur le S.E. "Comment pensez-vous que sans être le propriétaire du chien, on puisse s’autoriser d’attraper la tête ?"
    Vous devriez de par votre position et celles et de votre Président, et les membres de votre Bureau National supposées "hautement responsables" enfin mettre de coté vos comportement orgueilleux, insultants et surtout haineux à l’endroit du burkinabé lamda pour réfléchir sérieusement aux actes que vous posez et des réactions rassembleuses que vous devriez poser pour améliorer les choses car, il y a vraiment du feu dans la demeure ; feu qui risque de devenir un incendie un jour si vous n’en prenez pas conscience.

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  • Le 5 janvier à 09:18, par sotigui de bobo En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Merci monsieur Lassané SAVADOGO, votre intervention me donne espoir en ce sens que vous dites la pure vérité, c’est objectif et on a au moins une idée de là où vous souhaitez aller. Votre interview est optimiste et j’invite tous vos camarades politiques du pouvoir et les partis alliés à s’inspirer de vos propos. Dieu continue de vous guider et merci à Omar L. Ouédraogo de nous avoir gratifié de cette interview enrichissante en ce début d’année.

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  • Le 5 janvier à 10:17, par militant En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Merci camarade Savadogo, vous êtes un responsable sur lequel nous comptons beaucoup sur vous pour repositionner le parti, positionner les troupes et les conduire sur les champs de bataille électorale.

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  • Le 5 janvier à 10:49, par Konkona En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Mr Sawadogo, le dialogue franc dont vous parlez doit venir du MPP. Bazié de la CGTB l a si bien dit. Il faut un dialogue franc et c est ainsi que nous trouverons des solutions aux crises. Malheur à ceux qui baillonnent leur peuple.

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  • Le 5 janvier à 13:51, par KONE En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    On vous a toujours dit que le Burkina faso est un seul pays et indivisible
    on vous a aussi dit qu’il fallait oublier les rancœurs et intégrer et fédérer tous les fils et filles du pays quelque soit son bord politique ou les sans bord mais ceux qui sont pétris de connaissances averées dans leur domaines et les plus expérimentés doivent occuper les postes de responsabilité dans l’éthique et dans l’obligation de résultat et de compte rendu pour promouvoir les attentes nombreuses et monstrueuses d’un des pays les plus pauvre au monde .
    vous n avez pas voulu écouter et maintenant les conséquences de la division d’un peuple contre lui même entraine l’insécurité général la corruption la mal gouvernance et le retour en arrière de tous les indicateurs de progrès économiques et social la gabegie le népotisme et le clientéliste la haute corruption l incivisme e,trai,é depuis la haut et l’impunité des crimes économique et politique la patrimonialisation du pouvoir toutes choses qui ont fait vomir Blaise compaoré en 2014 reviennent de plus belle au Faso après des élections démocratiques on dit souvent que le chien est retourner pour avaler ce qu’il avait vomis que dieu nous garde et qu’il nous des patriotes sincères soucieux du développement économique et social du pays de la fédération et de l’ intégration de tous les burkinabés sans distinction de sexe ni d’ethnie de région ni de classe social pour intégrer la mondialisation de l’économie qui est une opportunités pour ceux qui savent saisir et être plus compétitif plus productif plus possédant des avantages concurrentiels durables et défendables pendant longtemps Mais ceux qui vont se diviser et se combattre entre eux même et développer la médiocrité et non l’excellence vont disparaitre de leur mort naturelles et anticipée de la carte du monde , un monde sans pitié aujourd’hui pour les médiocres

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  • Le 5 janvier à 14:27, par Gwandba En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Contrairement à ceux qui m’ont précédé, je ne vais pas rester dans l’équilibrisme. Je trouve pour ma part que ce monsieur est l’exemple type des personnes qui nous gouvernes. Dire des choses apprises par cœur venant des pseudo socialistes démocrates français sans même saisir la substance.
    A force de réciter leurs leçons, on va finir par croire que ce gouvernement est l’auteur des attentas que nous subissons au Burkina. Une manière pour eux de justifier l’échec certain du quinquennat de Rock car, tous sont au courant de son incapacité à gouverner quoi que ce soit.
    donc, créer cette situation pour ensuite faire appel aux idées de tout le Burkina pour gouverner parce que eux n’ont pas d’idées.
    le but de la conquête du pouvoir obtenu grâce aux fraudes d’ailleurs étaient de se mettre à l’abri de la justice qui va leurs demandé des comptes car, ce sont les personnes qui ont battis le règne de Blaise COMPAORE. surtout celui qui est mort dans une chambre d’hôtel parce qu’il a pris trop de viagra pour satisfaire une fille de joie parisienne . suivez mon regard.

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  • Le 6 janvier à 07:05, par Harouna En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Merci à M Sawadogo pour son interview. Rien ne Peut se faire sans la reconcilliation . C’ est incontournable . Ce Monsieur est plus lucide que le PF qui disait à Paris que personne n’ a chassé les exilés du pays.

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  • Le 6 janvier à 07:47, par ombre En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    J’espère que vos camarades liront cette interview et prendront exemple. Le Burkina est un et indivisible et a besoin de tous ses enfants. Courage à vous et continuez à nous gratifier de votre sagesse et clairvoyance

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  • Le 6 janvier à 08:45, par Vraiment En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Big up Camarade SEN. Ensemble, nous vaincrons. Si les gens pensent que c’est dans l’incivisme que l’on peut tout gagner, que c’est les calculs politiciens tout en étant représentant d’un mouvement syndical que l’on peut arracher des combats, faire prendre des engagements irréalistes aux dirigeants...ça nous retombera tous sur la face. C’est clair que le BF ne peut pas résoudre du coup tous les problèmes posés. Donc, que chacun pense à la maison Burkina Faso d’abord

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  • Le 6 janvier à 14:41, par SOME En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Lassante tu comprends bien la situation mais je ne peux accepter ta langue de bois de politique politicienne. Tu te positionner déjà pour lancer la campagne, c’est ton rôle mais vous oubliez une donne fondamentale c’est les circonstances qui vous ont amené au pouvoir : C’est une insurrection populaire que vous avez trahie. Je ne peux pas accepter que toi qui a été un grand militant étudiants sous la révolution ayant encore de la lucidité et de l’analyse tu les mettes en poche ou plutôt au service d’une cause qui ne sert pas le peuple. Oui je sais ce que tu as subi pour finir par te ranger armes et bagages du côté des assassins et fossoyeurs de la révolution. Je le comprends mais je ne l’accepte pas !
    Dans la situation actuelle de notre pays je ne me lancerai pas dans une analyse profonde ici, mais vous savez très que vous au gouvernement vous ne prenez pas les bonnes mesures lorsque vous vous décidez à bouger le petit doigt et vous le savez. Ici tu viens tenir une langue de bois polîtique. Non ! Vous avez les moyens mais vous ne faites rien pourquoi ? Telle est la vraie question !
    Tu sais très bien et tous les autres pourquoi ! Vous êtes même tombes comme un enfant dans ce gros piège de vous présenter comme dans une "démocratie normale avec un président normal et des institutions normales". Voici votre fin. Vous avez oublié le peuple le peuple lui n’oublie pas. Je pensais qu’il y aurait un sursaut de votre part mais vous enfermé dans de faux rails que des ennemis infiltrés en votre sein vous ont mal conseillés. Quand on n’a pas pu terrasser l’ennemi on l’embrasse et on finit par l’étouffer. Les dernières sorties de roche ne donnent pas espoir d’un sursaut mais l’autisme le plus profond. Ne pensez qu’il n’y a pas de choix possible autre que vous aujourd’hui au Burkina. Ne surestimez pas vos forces:on est au Burkina même si la morale n’y est plus et pour cause...
    Réveillez vous (je ne suis pas témoin de Jéhovah ) la fin est proche. Arrêtez d’écouter ces fausses théories de communicateurs et bla bla bla etc vous êtes en train de vous avoir comme des idiots
    SOME

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    • Le 7 janvier à 17:18, par Dieubenis En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

      Un pays quand il a été détruit il lui faut du temps pour se reconstruire.le mpp n’est pas Le père Noël pour tout faire en Même temps comme si c’était de la magie.je suis désolé en mandat on ne pas reconstruire un pays qui n’avait rien dans ses caisses .vous êtes toujours là à critiquer.jamais un mot d’encouragements ne sors de votre bouche.comme si ,si vous étiez à leur place vous pourrez mieux faire .dite Dieu merci pour les routes que nous auront .et prier Dieu que de mandat en mandat quil yait quelque chose de nouveau dans le pays .nous ne pouvons pas avancer parce qu’on reconnaît jamais les efforts des autres .critiquer la vous apporte quoi ?cest pas comme si votre argent du mois augmentais .je pense qu’au stade où le pays se trouve chacun doit évoquer Dieu au lieu de remettre la faute sur son semblable .je t’encourage beaucoup à prier .

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  • Le 7 janvier à 14:04, par la force révolutionnaire En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    merci monsieur SAWADOGO c’est toi qui devrait diriger le MPP ou l’assemblée parce que au moins tu es un homme averti.à lire ton analyse tout le monde s’y trouve opposition comme pouvoir citoyen lambda comme dirigeant..
    mais dis à ton pouvoir que l’augmentation du budget de l’assemblée NATIONALE sans qu’on ne puisse contrôler les dépenses est inacceptable pour les travailleurs.

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  • Le 7 janvier à 20:53, par Le vigilant du Sahel En réponse à : Situation nationale : « Il faut engager un dialogue franc, ouvert et responsable, à tous les niveaux » (Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP)

    Je voudrais dire à l’internaute Dieubenis qu’un pays normal doit avoir des priorités. Si on veut tout faire on risque de ne rien faire du tout. Le Burkina Faso a besoin de quoi pour se développer ? l’énergie, l’eau et les routes. Malheureusement, nous avons commencé par les routes parce qu’on n’a ni priorités, ni cohérence dans nos interventions. Aujourd’hui, l’insuffisance d’énergie plombe les efforts du Pays. Des délestages tous les jours. La situation est identique au niveau du secteur de l’eau : Coupure et insuffisance d’eau. Dans ce contexte, comment voulez-vous que le Pays (80% paysans) se développe sans la disponibilité de l’eau ? Après ces deux domaines viennent en dernière position les routes pour améliorer le transport de la production. Hélas, sans énergie et sans eau on ne peut pas produire suffisamment. . C’est à ce niveau qu’il faut agir. Il y a des domaines qui créent des effets d’entrainement. Sans le développement de ces secteurs, toute l’économie patauge sans résultat. Le Gouvernement doit revoir les priorités du pays. Tout ne peut pas être prioritaire à la fois.

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