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Burkina Faso-Union européenne : Une rencontre de haut niveau sur le processus d’élaboration du compact pour la croissance et l’emploi

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET | Yvette Zongo • jeudi 20 décembre 2018 à 00h23min
Burkina Faso-Union européenne : Une rencontre de haut niveau sur le processus d’élaboration du compact pour la croissance et l’emploi

Le ministre de l’Economie, des finances et du développement, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory, a présidé, dans l’après-midi de ce mercredi 19 décembre 2018 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture de la rencontre de haut niveau sur le processus d’élaboration du compact pour la croissance et l’emploi. Ce processus de concertation permettra d’affiner les éléments du compact en rapport avec les investissements prioritaires du Plan national du développement économique et social (PNDES) dans les secteurs porteurs d’emplois.

Le projet compact est né de la volonté de l’Union européenne (UE) de proposer une nouvelle alliance pour des investissements et des emplois durables en Afrique en vue de relever les défis et saisir les opportunités afin de promouvoir l’emploi, la croissance et la compétitivité. Comme l’a souligné madame le ministre en charge des Finances, Rosine Coulibaly/Sory, dans son discours d’ouverture, c’est un projet mis en œuvre en marge de la session du comité d’orientation stratégique du Programme indicatif régional (PIR) tenue en juin 2018.

Un projet qui permet entre autres, la mise en place d’instruments de financement adaptés aux Petites et moyennes entreprises (PME), le développement de l’économie numérique, la poursuite du processus d’intégration par les organisations régionales en améliorant le cadre réglementaire, l’amélioration de l’environnement des affaires.

Jean Lamy ( au milieu), Chef de la délégation de l’UE au Burkina Faso

Et dans le cadre du Burkina Faso, le projet compact s’est basé sur le PNDES et vise à synchroniser et à coordonner les actions de l’UE et de ses Etats membres. Ce qui contribuera à la création d’emplois décents, à la croissance et à la mobilisation de l’investissement privé, a expliqué le ministre en charge de l’Economie. Cette nouvelle approche, dit-elle, témoigne de la détermination de l’UE à jeter les bases solides des principales interventions après 2020, tout en souhaitant des échanges fructueux pour une meilleure conduite du processus.

Pour le chef de la délégation de l’UE, Jean Lamy, le projet compact contient une première analyse sur les enjeux de la croissance et de l’emploi au Burkina Faso, en étudiant notamment les filières de transformation porteuses d’une plus-value. Et d’ajouter qu’outre les enjeux, le document contient également une description des actions déjà menées par l’UE dans les différents secteurs au Burkina Faso. Il précise qu’à terme, il pourra contenir les lignes directrices de l’UE au Burkina Faso en matière d’emploi et de croissance.

Rosine Coulibaly (au milieu), Ministre de l’économie, des finances et du développement

Les objectifs de la rencontre

Pour le chef de la délégation de l’UE, l’objectif premier de cette rencontre, c’est d’informer le gouvernement non seulement sur la démarche et également sur le contenu en termes d’actions actuelles mais aussi de faire connaître la cohérence du document, sa direction et bien sûr son alignement à la sécurité nationale. Le deuxième objectif, dit-il, c’est aussi de lancer un travail commun avec l’équipe gouvernementale vis-à-vis du banc de développement qui est un nouvel élément afin d’appuyer le secteur privé à réaliser des investissements.

Le troisième et dernier objectif, selon lui, c’est d’éclairer les actions de la coopération entre le Burkina Faso et l’UE et d’entamer une démarche d’échange, de dialogue et d’orientation à court et moyen termes avec toutes les parties prenantes. Tout en indiquant que le projet est à ce stade, un outil de travail visant trois choses, à savoir l’alignement des actions de l’UE avec les politiques de développement du Burkina, l’alignement aussi avec les engagements convenus entre les deux continents lors du sommet UA-UE tenu en novembre 2017 à Abidjan et enfin l’alignement avec les propositions de l’UE pour l’investissement, la croissance et l’emploi en Afrique de l’Ouest.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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