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Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • • mardi 18 décembre 2018 à 07h50min
Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

Depuis le lundi 26 novembre, le Général Gilbert Diendéré est à la barre. Ce lundi 17 décembre 2018, après quelques jours de routine, la tension est remonté d’un cran. Les avocats des parties civiles ainsi que le Parquet militaire n’ont pas manqué d’assaillir le père spirituel de l’ex-RSP de questions.

Les jours se suivent, mais ne se ressemble pas devant le Tribunal militaire institué dans cette salle des banquets de Ouaga 2000. En ce 12e jour de comparution soit depuis trois semaines maintenant, le Général Diendéré répond toujours aux questions lorsqu’il en juge la nécessité.

A la suite de certains avocats des parties civiles, Me Prosper Farama s’est plus appesantie sur les faits de haute trahison. L’avocat dit ne pas savoir si l’accusé poursuivi également pour haute trahison sera condamné ou pas, seulement il veut comprendre un certain nombre de chose et il appartiendra au Tribunal d’en apprécier.

Dans ses précédents développements, le Général Diendéré a laissé entendre que c’est sur demande de la hiérarchie militaire qu’il a envoyé cherché du matériel de maintien de l’ordre au Togo et en Côte d’ivoire.

A cet effet l’accusé demande que cette hiérarchie soit dans le box des accusés avec eux et non comme témoins. Dans le cas contraire qu’on libère ceux qui sont là. Se référant à ces propos, Me Farama demande à l’accusé si c’est pour cette raison qu’il veut que la hiérarchie soit inculpée aussi. C’est-à-dire le fait de demander du matériel de maintien de l’ordre. Pour l’accusé, la demande a été formulée lors d’une rencontre avec la hiérarchie.

Se noue alors un dialogue fort plaisant pour le public qui a effectué le déplacement. L’avocat demande à l’accusé s’il avait à l’esprit de réprimer lorsqu’il a envoyé chercher du matériel de maintien de l’ordre. Pour Diendéré, c’est le Chef d’état-major des armées qui avait fait la demande.

Me Farama revient à la charge en insistant sur le fait que le matériel était destiné à réprimer cex qui n’était pas favorable au coup de force. « Non », rétorque l’accusé qui fait comprendre à l’avocat que ce matériel pour maintenir l’ordre était non létale. Pour Me Farama il est claire que pour l’accusé, réprimer c’est tuer. « Faux » lance le Général Diendéré qui affirme que c’est ce que l’avocat insinue dans son esprit sans quoi lui n’a jamais dit cela.

« Dans quel cadre le matériel de maintien de l’ordre a été demandé. Est-ce dans le cadre d’une coopération Etat à Etat ? » interroge l’avocat. « Je ne pourrais pas répondre à la question » lance l’accusé. Selon l’avocat l’accusé en réalité ne veut pas répondre à la question.

En lisant le procès-verbal de gendarmerie Me Farama révèle que le Général Diendéré n’est pas passé par la coopération Etat à Etat, mais s’est adressé directement au Chef d’état-major des armées de ces pays en question (Togo, Côte d’Ivoire). Non sans content de donner du matériel le Général dans ces procès-verbaux aurait déclaré que 84 millions de francs CFA serait venu de la Côte d’Ivoire. C’est donc cette somme qui a été convoyée au camp Naaba Koom II et partagée aux soldats. Le Général réfute avoir reçu un tel montant de la part d’un officier vivant dans un pays étranger.

« Pourquoi ceux qui font un coup d’Etat portent des armes », demande l’avocat. « Je ne peux pas répondre à la question », réplique l’accusé. Pour l’avocat, faire un coup d’Etat n’est pas comme prendre part à un banquet. Loin d’être une partie de plaisir l’auteur du coup d’Etat va pour un affrontement. Il ne vient pas pour qu’on lui dise halte, point de coup d’Etat ici et il repart simplement.

Egalement, l’avocat demande à l’accusé si dans l’armée, un subalterne est obligé d’exécuter tous les ordres de long en large, par exemple faire un coup d’Etat. Pour le Général Diendéré, cette question d’ordre a été longuement débattu donc il ne souhaite revenir sur cette polémique.

Selon l’avocat, loin d’être une polémique il faut que le Général qui incarne une certaine valeur dans cette armée, dise haut et fort quel doit être l’attitude d’un soldat si on lui donnait l’ordre de commettre un coup d’Etat. « Vous avez dit un coup d’Etat ? Je ne sais pas si c’est un ordre militaire ou pas » répond l’accusé. Une réponse qui fait dire à l’avocat qu’il abdique à faire dire des choses de valeur au Général avec tout le respect qu’il a pour lui. Pour Me Farama, si le Général ne peut pas dire si faire un coup d’Etat est un ordre militaire ou pas, « que Dieu nous protège. Et à l’accusé de répliqué « inch Alha ».

L’interrogatoire se poursuit ce mardi 18 décembre 2018 à 9 heures.

Marcus Kouaman
(Kmagju@gmail.com)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 18 décembre 2018 à 08:30, par sheiky En réponse à : Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

    mauvaise reponse.Le Gl devait dire Amen...
    Le reste est sans commentaire.

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  • Le 18 décembre 2018 à 09:12, par LAGUI ADAMA En réponse à : Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

    Mon général Au nom d’Allah et nom de son Excellence Blaise Compaoré qu’Allah le bénisse et le protège je vous dis que le PEUPLE réduit au silence par les terroristes des 30-31 Octobre 2014 est avec vous Mon général, de cette instance politico-militaire du MPP vous sortirez encore plus grand et le PEUPLE vous manifestera sa reconnaissance en temps opportun VIVEMENT 2020 Vive le PEUPLE Vive la DÉMOCRATIE des URNES Vive le respect inconditionnel de la constitution VICTOIRE au CDP Qu’Allah bénisse et protège son Excellence Blaise Compaoré et sa noble famille

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    • Le 18 décembre 2018 à 14:27, par DIEU VEILLE En réponse à : Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

      Quel peuple ? Celui de la Haute-Volta ? Ou celui du BURKINA FASO en la version post insurrectionnelle ?
      Sortez de chez vous , sondé au tours de vous , analysez la vie , analysez les différentes facettes de l’intelligence des jeunes d’aujourd’hui. Sont-ils toujours à l’ère de l’indépendance ? Sont-ils toujours au temps de la pression sociale exercée par le régime déchu ?
      Une seule chose , ne négliger pas la jeunesse BURKINABÈ , aujourd’hui plus que jamais ils savent qu’ils sont capables de TOUT . Méfiez-vous donc d’eux , de ce que vous leur avancez comme propos , de ce que vous avancer . Aillé un esprit claire et global d’analyse , soyez concis .

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    • Le 18 décembre 2018 à 16:26, par Juste En réponse à : Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

      Internaute LAGUI ADAMA "VIVEMENT 2020 Vive le PEUPLE Vive la DÉMOCRATIE des URNES" est ce à dire qu’il y aura un autre coup d’état en 2020 ? Je ne suis pas sûr que vous soyez en phase avec ce qui se dit au procès, j’ai l’impression que vous confondez URNES et ARMES. Quand à vos autres propos qui tendent à dire de Blaise qu’il est prophète, comme c’est un peu du domaine de la divinité, je vous laisse avec votre conscience.

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  • Le 18 décembre 2018 à 09:45, par SEUL DIEU En réponse à : Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

    LAGUI ADAMA ressemble beaucoup à un Putschiste de septembre 2015 , caché à quelque part, mais nous parents de victimes, on va te démasquer et emmener à la barre ! Attend de voir !

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  • Le 18 décembre 2018 à 11:41, par Ka En réponse à : Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

    Merci maître Prosper Farama pour tes bonnes questions à monsieur Gilbert Diendéré qui est à la limite de ses manipulations et ne sait plus quoi dire, ni mentir. Et je crois que ces questions très importantes qui prouvent que ce que les putschistes savent, ‘’’c’est que les premières heures de leurs actes dans un pays, c’est de suspendre la Constitution et rendre le pays ingouvernable pour pouvoir utilisé les armes comme celles venues des pays voisins pour piller, tuer à volonté, qui on veut, là où on veut : et vos questions très pertinentes maître P.Farama, n’auront aucune réponse même jusqu’a 100 ans comme il réclame comme sanction aux juges militaire, sans oublié celle qui est divine pour toutes et a tous.’’’

    En ne voulant pas répondre aux questions importantes, cela confirme qu’il y a des personnes comme lui depuis plus de 27 ans de gouvernance sans partage dans notre pays, qui sont bien des étiquettes par leur parcours ; ils ne sont pas des modèles contrairement à ce qu’on veut nous faire croire en se prénommant Général. Car, un militaire mercenaire et criminel en puissance, reste un mercenaire et un criminel en puissance. Et je crois que c’est fin des interrogatoires à celui qui n’a pas la honte d’accuser les autres de ses propres bêtises, en attendant un autre général peureux dans quelques jours qui va lui aussi mettre toutes ses crimes sur les autres.

    Malheureusement ce que ces généraux fabriqué pour les récompensé de leurs sadismes qui avait un but de maintenir une famille au pouvoir éternellement, nous voyons que ce que nous enseigne Machiavel dans son livre ‘’le prince’’ qui dit que, ‘’’quand l’incapacité frappe à la porte de ceux qui se disent grand, il jette l’anathème sur leur entourage,’’’ est réelle pour ces généraux qui ont comme marque de fabrique ‘’l’introverti Blaise Compaoré.’’

    Pour terminer je dis bravo au maître Prosper Farama de dire a monsieur Gilbert Diendéré qu’il le respecte : Car, ceux qui ne se rappellent pas du passé sont condamnés a le répéter. Et c’est ce qui se passe exactement avec Gilbert Diendéré. Qu’il se rappelle, ‘’il y a quelques années maitre P. Farama disait tout haut ce que d’autres disent tout bas de l’injustice et l’impunité instaurées par Blaise Compaoré et son complice Gilbert Diendiéré, et ils l’ont enfermé sans raison. Et avec ses mensonges il veut vivre encore dans un éternel recommencement, malgré tout ce qu’il a fait vivre aux autres.
    Lui au moins il peut dire Inch Alha, car ces victimes n’ont pas pu le dire. Mr. Diendéré vous aviez la chance que le Burkina de Roch Kaboré a tourner la page de vos jugements expéditifs. Et moi je dis Amen pour l’avenir du pays que nous aimons tous.

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  • Le 18 décembre 2018 à 12:38, par HUG En réponse à : Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

    Internaute LAGUI ADAMA , un peu de respect pour les morts que le Général et son ex RSP ont faits. Beaucoup de familles sont meurtries par leurs actes car ceux qui sont morts (martyrs) n’ont rien fait de mal sauf qu’ils ont dit non à ce coup d’Etat.

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  • Le 18 décembre 2018 à 15:29, par saam En réponse à : Procès du putsch du CND : Me Prosper Farama débat de la question de l’ordre militaire avec le Général Diendéré

    Ce Lagui est un personnage sans repères, sans personnalité, un sous-homme incapable d’intelligence et complètement perdu depuis que son mentor a fui ses responsabilités pour aller s’appeler Kouassi. Il est aux abois et me fais pitié vraiment ! Qui est volontaire pour l’aider à se retrouver un peu ??

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